Pauvre Belgique (PREFACE ET INTRODUCTION DE JEAN-BAPTISTE BARONIAN)

À propos

C'est le 24 avril 1864 que Baudelaire, accablé par les soucis et les dettes, se rend en Belgique pour entreprendre une tournée de conférences dans le but de se refaire grâce à ses talents de critique d'art éclairé. Mais les illusions ne durent pas. Baudelaire ne déplace guère les foules. Il se fixe à Bruxelles, et plein d'amertume prépare un pamphlet contre son éphémère pays d'accueil, qui figure, à ses yeux, une caricature de la France bourgeoise. Le féroce Pauvre Belgique ! restera inachevé. Pressentant la mort inéluctable de ce royaume qu'il juge artificiel, il résume son épitaphe en un mot : Enfin !
C'est aussi en Belgique que Baudelaire rencontra Félicien Rops, qui illustre pour le poète les Fleurs du mal. Lors d'une visite à l'église Saint-Loup de Namur en sa compagnie, Baudelaire y perdra connaissance. Le malaise ne sera pas sans suite : il en gardera des troubles cérébraux ayant comme conséquence une aphasie. C'est en Belgique que Baudelaire a perdu la parole.
Les textes de Baudelaire sur la Belgique, derrière une misanthropie maladive, montre un Baudelaire en pleine détresse et glissant irrémédiablement vers la mort.
Le volume, outre Pauvre Belgique, contient les "Amoenitates Belgicae" et des extraits de la correspondance de Baudelaire concernant la Belgique.
Préface et introduction de Jean-Baptiste Baronian.


Rayons : Littérature > Romans & Nouvelles


  • Auteur(s)

    Charles Baudelaire

  • Éditeur

    Aden Belgique

  • Distributeur

    Belles Lettres

  • Collection

    Label Litterature

  • EAN

    9782805920073

  • Disponibilité

    Épuisé

  • Nombre de pages

    112 Pages

  • Longueur

    18 cm

  • Largeur

    10 cm

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Charles Baudelaire

En 1827, son père meurt mais cet homme lettré, épris des idéaux des Lumières et amateur de peinture, peintre lui-même, lui laisse un héritage spirituel. Un an plus tard, sa mère se remarie avec le chef de bataillon Aupick. Renvoyé du lycée pour une vétille en 39, Baudelaire choisit de mener une vie en opposition aux valeurs bourgeoises incarnées par sa mère et son beau-père. Il entreprend un voyage vers les Indes qui écourté, imprégnera pourtant son imaginaire (amour de la mer, vision d'un ailleurs exotique). De retour à Paris, il s'éprend de Jeanne Duval, jeune mulâtresse, avec laquelle il connaîtra tous les charmes et le amertumes de la passion. Dandy endetté, il est placé sous tutelle judiciaire et connaît dès 1842, une vie misérable. Il commence alors à composer plusieurs poèmes des Fleurs du mal. Critique d'art et journaliste, il combat les formes exaltées du romantisme. En découvrant, puis en traduisant l'oeuvre de Poe, il trouve l'esthétique de la poésie pure, quête du beau perçu par l'imagination . En 48, il participe aux barricades mais est surtout préoccupé d'aller fusiller... Aupick. Les Fleurs du mal paraissent en 1857 et le recueil est en partie condamné "pour outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs". La nouvelle édition de 61 sera enrichie et restructurée mais aussi amputée des six plus beaux poèmes qui ont été interdits par le juge Pinar.
Le poète part alors pour la Belgique et se fixe à Bruxelles où il prépare un pamphlet contre ce pays qui figure à ses yeux une caricature de la France bourgeoise.Il meurt d'aphasie et de paralysie en 1867.

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