Histoire des Amériques

  • Les grands jours qui ont changé l'Amérique Nouv.

    Il suffit d'une journée pour changer le cours de l'Histoire. Lorsque des femmes, des hommes, par leur courage, leur ambition ou leur vilénie, infléchissent soudain le destin d'une nation. Ce 3 juillet 1863 par exemple, quand l'Amérique déchirée par la guerre civile, hagarde, réalise qu'elle vient d'exterminer 50 000 des siens sur une colline de Pennsylvanie. Ce 20 juillet 1969, quand, grâce au pari fou de John Kennedy mais aussi à la science de l'Allemagne nazie, deux hommes marchent dans la poussière lunaire. Ce 15 octobre 2017, lorsqu'une actrice lance deux petits mots sur les réseaux sociaux, Me Too, et déclenche une révolution mondiale. Ou cette après-midi furieuse du 6 janvier 2021 qui voit des insurgés attaquer le Capitole à l'appel d'un président malveillant...

    Conjuguant la rigueur de l'historien et la plume du grand reporter, les auteurs révèlent les coulisses de ces journées exceptionnelles qui ont fait l'Amérique depuis ses origines et renversent bien des mythes. En une succession de nouvelles épiques, ils tissent une histoire des Etats-Unis d'un genre inédit, une aventure passionnée et chaotique qui nous plonge dans l'inconscient d'un pays-monde épris de liberté mais tenaillé par la violence. Une histoire où la quête de l'universel se conjugue avec l'obsession de la grandeur.

    En voici le sommaire :

    Chapitre 1. 22 novembre 1621 : Le Mayflower ;
    Chapitre 2. 4 juillet 1776 : La Déclaration d'Indépendance ;
    Chapitre 3. 2 décembre 1823 : La doctrine Monroe ;
    Chapitre 4. 6 mars 1836 : Le Texas se choisit un destin américain ;
    Chapitre 5. 24 janvier 1848 : Le jour qui donne vie au grand mythe de l'Ouest ;
    Chapitre 6. 19 novembre 1863 : Abraham Lincoln refonde la nation ;
    Chapitre 7. 29 décembre 1890 : Les Américains enterrent les nations indiennes ;
    Chapitre 8. 4 juillet 1917 : Les Etats-Unis endossent le rôle de puissance mondiale ;
    Chapitre 9. 29 octobre 1929 : Le jour où s'effondre le capitalisme made in USA ;
    Chapitre 10. 7 décembre 1941 : L'Amérique se retrouve entrainée dans la seconde guerre mondiale ;
    Chapitre 11. 6 août 1945 : Hiroshima ;
    Chapitre 12. 27 août 1963 : Le discours de Martin Luther King ;
    Chapitre 13. 22 novembre 1963 : L'assassinat de JFK ;
    Chapitre 14. 20 juillet 1969 : Les Etats-Unis décrochent la Lune ;
    Chapitre 15. 9 août 1974 : Le Watergate ;
    Chapitre 16. 30 avril 1975 : Le jour ou l'Amérique abandonne le Vietnam et ses illusions ;
    Chapitre 17. 12 juin 1987 : L'Amérique précipite la fin de la guerre froide et celle de l'URSS ;
    Chapitre 18. 20 avril 1999 : Le massacre de Columbine ;
    Chapitre 19. 11 septembre 2001 : Le terrorisme islamiste frappe au coeur de la nation ;
    Chapitre 20. 19 mars 2003 : La guerre du Golfe ;
    Chapitre 21. 4 novembre 2008 : Le jour où les Etats-Unis se donnent un président noir.
    Chapitre 22. 15 octobre 2017 : Me Too ;
    Chapitre 23. 6 janvier 2021 : Donald Trump vaincu appelle à l'insurrection ;
    Annexe. L'Histoire des Etats-Unis en Cent jours ;

  • Cutshin creek Nouv.

    Cutshin creek

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    Si tous les États américains sont frappés par la Grande Dépression (1930-1940), certaines régions souffrent plus que les autres. Les mines de charbon des Appalaches, dans le Kentucky, ferment les unes après les autres, laissant sur le carreau des familles entières. Privées de ressources, certaines se lancent dans le trafic d'héroïne, plus lucratif que les longues journées passées au fond des galeries. Souvent illettrés, les habitants des montagnes isolés survivent dans de petites masures, dans des conditions proches de celles des premiers pionniers américains. Leur mentalité violente est caractérisée par une farouche indépendance et un individualisme sauvage. Kathryn, la bibliothécaire à cheval qui parcourt plus de 300 km par semaine en montagne pour tenter de maintenir un lien social avec ces familles, dans la cadre du New Deal lancé par Roosevelt, n'est pas la bienvenue dans la cabane des Trivette. Les trois frères qui vivent chez leur mère terrorisent la vallée, entre deux séjours au pénitencier. La frêle book lady devra faire preuve d'intrépidité et d'un courage sans faille pour sauver sa vie. Maîtrisant à la perfection les codes du western, combat entre le bien et le mal, entre culture et sauvagerie, entre courage et lâcheté, entre intelligence et bêtise, Séverine Gauthier et Benoît Blary mettent en scène un monde totalement inconnu au travers d'une figure féminine puissante et originale.

  • Dans ses dernières années, le grand écrivain américain James Baldwin a commencé la rédaction d'un livre sur l'Amérique à partir des portraits de ses trois amis assassinés, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr. Partant de ce livre inachevé, Raoul Peck a reconstitué la pensée de Baldwin en s'aidant des notes prises par l'écrivain, ses discours et ses lettres. Il en a fait un documentaire - salué dans le monde entier, sélectionné aux Oscars et remportant le César 2018 - aujourd'hui devenu un livre, formidable introduction à l'oeuvre de James Baldwin. Un voyage kaléidoscopique qui révèle sa vision tragique, profonde et pleine d'humanité de l'histoire des Noirs aux États-Unis et de l'aveuglement de l'Occident.

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  • À la fois concis et ambitieux, ce livre retrace l'histoire de la lutte des Noirs américains pour l'égalité et la citoyenneté dans les années 1950 et 1960. S'émancipant d'une histoire focalisée sur les figures iconiques comme Rosa Parks ou Martin Luther King, Thomas Holt propose une histoire from below (« par en bas ») qui met les anonymes au centre de la narration pour mieux restituer les logiques profondes du « Mouvement ».
    Symboliquement, l'auteur débute son récit en 1944 par le geste de sa propre grand-mère Carrie s'asseyant à l'avant d'un bus, espace réservé aux Blancs. Loin d'en faire une héroïne, l'auteur rappelle qu'il y eut de nombreux actes de rébellion semblables. Ces multiples actions individuelles, souligne-t-il, permirent l'émergence du Mouvement des droits civiques qui allait s'épanouir au cours de la décennie suivante.
    À côté d'un récit précis des faits majeurs, Thomas Holt montre donc que la résistance a été animée avant tout par des citoyens ordinaires, souvent des femmes, ouvrant la voie aux mouvements féministes de l'après-Seconde Guerre mondiale. Cet ouvrage constitue un apport précieux à l'étude des résistances à l'oppression raciale et une boussole pour penser notre présent et envisager l'avenir.

  • Histoire des Etats-Unis t.2 : de 1919 à nos jours Nouv.

    Cette magistrale Histoire des États-Unis retrace la naissance et le prodigieux essor d'une société multiculturelle sans cesse en mutation et du « rêve américain ». L'histoire de ce pays neuf est celle d'une inexorable avancée territoriale, d'un développement démographique et économique phénoménal et d'une construction politique et constitutionnelle reposant sur un équilibre complexe.
    Par une fine approche socioculturelle et un grand art de la synthèse, Bertrand Van Ruymbeke relate avec passion plus de cinq siècles d'histoire, petite et grande - la fondation des colonies, la Révolution, la guerre de Sécession, la conquête de l'Ouest, la ségrégation, l'assassinat de Kennedy, le Vietnam, le Watergate, les otages de l'ambassade américaine à Téhéran, le scandale Monica Lewinsky, la présidence Obama, l'élection de Trump et de Biden etc. Cette histoire, celle d'un pays qui a connu certes des succès et des élans d'optimisme, de croissance et d'inventivité, mais aussi des échecs, des hésitations, des revirements, des malheurs et des erreurs, est étonnante, fascinante même, voire exceptionnelle.

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  • Histoire des Etats-Unis t.1 : 1492-1919 Nouv.

    Cette magistrale Histoire des États-Unis retrace la naissance et le prodigieux essor d'une société multiculturelle sans cesse en mutation et du « rêve américain ». L'histoire de ce pays neuf est celle d'une inexorable avancée territoriale, d'un développement démographique et économique phénoménal et d'une construction politique et constitutionnelle reposant sur un équilibre complexe.
    Par une fine approche socioculturelle et un grand art de la synthèse, Bertrand Van Ruymbeke relate avec passion plus de cinq siècles d'histoire, petite et grande - la fondation des colonies, la Révolution, la guerre de Sécession, la conquête de l'Ouest, la ségrégation, l'assassinat de Kennedy, le Vietnam, le Watergate, les otages de l'ambassade américaine à Téhéran, le scandale Monica Lewinsky, la présidence Obama, l'élection de Trump et de Biden etc. Cette histoire, celle d'un pays qui a connu certes des succès et des élans d'optimisme, de croissance et d'inventivité, mais aussi des échecs, des hésitations, des revirements, des malheurs et des erreurs, est étonnante, fascinante même, voire exceptionnelle.

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  • « Un des plus grands écrivains de notre époque. » Toni Morrison.

    En 1927, la jeune anthropologue Zora Neale Hurston part en Alabama rencontrer Cudjo Lewis. À quatre-vingt-six ans, Cudjo est l'ultime survivant du dernier convoi négrier qui a quitté les côtes du Dahomey pour l'Amérique. Pendant des mois, Zora Neale Hurston va recueillir sa parole, devenir son amie, partager ses souffrances. Le témoignage de Cudjo restitue comme nul autre la condition d'un esclave : de sa capture en 1859 à sa terrifiante traversée, de ses années d'esclavage jusqu'à la guerre de Sécession, puis son combat pour son émancipation.

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  • Guerres indiennes : du Mayflower à Wounded Knee (1620-1890) Nouv.

    La conquête et la colonisation du continent nord-américain par les puissances européennes puis par les Américains furent marquées par une longue série de conflits avec les nations indiennes qui peuplaient déjà l'ensemble du territoire bien avant l'arrivée de l'homme blanc. De cadeaux de pacotille en négociations truquées, de promesses jamais respectées en traités violés, de déportations massives en attributions de réserves misérables, c'est par la guerre que les Blancs ont imposé leur vision du Nouveau Monde au nom de la « civilisation » et de la « vraie religion ».Depuis l'arrivée du Mayflower en 1620 jusqu'au massacre de Wounded Knee en 1890 où s'achève la conquête, Robert Marshall Utley et Wilcomb E. Washburn, spécialistes de la question indienne, retracent les trois cents ans de la dramatique résistance indienne à l'avancée inexorable des colons, sur tout le territoire américain. Des Cherokees, Iroquois, Séminoles, Cheyennes, Apaches, Sioux et des autres tribus, ils font revivre les figures légendaires, Sitting Bull, Géronimo, Cochise, ou moins connues mais tout aussi déterminantes, comme Pontiac, Tecumseh, Black Hawk ou Chef Joseph...Reprise en poche d'un grand format paru en 1992.

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  • De génération en génération, les récits des Indiens se sont longtemps transmis oralement. Richard Erdoes et Alfonso Ortiz ont entrepris d'en rassembler un grand nombre, émanant de multiples tribus de tout le continent nord-américain. Puisés aux meilleures sources ethnologiques du XIXe siècle ou racontés par des voix contemporaines, ces mythes de la création du monde et des êtres vivants sont l'expression de croyances et de traditions, mais aussi d'une vision du monde, d'une philosophie et d'une spiritualité qui ont encore beaucoup à nous apprendre.

  • En 1542, soit un demi-siècle après le premier voyage de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde, les monarques ibériques interdirent l'esclavage des Indiens aux Amériques, du littoral oriental des Etats-Unis jusqu'à la pointe de l'Amérique du Sud. Pourtant, comme le révèle ici l'historien Andrés Reséndez, il a perduré pendant des siècles sur tout le continent. Des centaines de milliers d'autochtones ont ainsi été victimes de kidnapping et d'asservissement brutal, envoyés dans l'enfer des mines d'or ou livrés aux pionniers en tant qu'esclaves, y compris aux Etats-Unis, jusqu'à la seconde moitié du XIXe siècle.
    Cet esclavage de masse a décimé les populations amérindiennes aussi sûrement que les maladies apportées et transmises par les Européens : à travers des documents inédits, ce récit terrible et passionnant en apporte la preuve. Alors que de nombreux pays, et les Etats-Unis en particulier, sont aux prises avec l'héritage du passé, Andrés Reséndez dévoile un chapitre essentiel d'une histoire douloureuse à laquelle il est plus que jamais nécessaire de se confronter.

  • De génération en génération, les récits des Indiens se sont longtemps transmis oralement. Richard Erdoes et Alfonso Ortiz ont entrepris d'en rassembler un grand nombre, émanant de multiples tribus de tout le continent nord-américain. Puisés aux meilleures sources ethnologiques du XIXe siècle ou racontés par des voix contemporaines, ces mythes de la création du monde et des êtres vivants sont l'expression de croyances et de traditions, mais aussi d'une vision du monde, d'une philosophie et d'une spiritualité qui ont encore beaucoup à nous apprendre.

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  • Mary Crow Dog est une Indienne, de la nation Sioux Lakota. Née en 1954, elle grandit sur une réserve du Dakota du Sud dévastée par le chômage et l'alcoolisme. Cette violence du quotidien conjuguée au racisme ordinaire l'amènent, à l'adolescence, à rejoindre l'American Indian Movement. Elle est ainsi de ceux qui, encerclés par l'armée et le FBI, occupent Wounded Knee en 1973. C'est là qu'elle met au monde son premier enfant et devient pour les siens OhitiKa Win - « Femme Brave ».
    Publié pour la première fois en 1990 et récompensé par l'American Book Award, ce témoignage poignant est sans équivalent dans la littérature indienne. La voix de Mary Crow Dog, décédée en 2013 à l'âge de 58 ans, reste unique, elle qui raconta avec une violence et une noblesse sans égales le parcours d'un peuple à la redécouverte de lui-même, dans une Amérique qui cherche à l'ignorer. Elle fut aussi la première à évoquer la vie des femmes indiennes dans l'ombre des hommes « braves », et son combat reste une source d'inspiration pour toutes celles qui, de par le monde, continuent à se battre pour leurs droits.

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  • Le socialiste Léon Chautard est arrêté dans la foulée des journées de juin 1848 et « transporté » de Montmartre à Belle-Île, puis d'Algérie et au bagne de Cayenne en 1852, dont il réussit à s'évader. Après des pérégrinations au Surinam hollandais et en Guyane anglaise, il trouve refuge aux États-Unis en 1857 où, au contact du milieu abolitionniste, il écrit et publie le récit de son évasion.
    Cette trajectoire singulière témoigne avec force des influences réciproques et des réseaux de solidarité entre les mouvements révolutionnaires en France et aux États-Unis. Elle est aussi emblématique du combat républicain et antiraciste pour l'abolition de l'esclavage en métropole et outre-mer, ainsi que de la communauté de destins entre les clubs de Montmartre et les cercles militants de Boston, à la veille de la guerre de Sécession. Au coeur du xixe siècle insurgé, le récit de Léon Chautard pose en outre un jalon dans l'émergence d'une littérature de témoignage à la croisée du roman picaresque et du récit d'esclave, dont Frederick Douglass, Solomon Northup ou Nat Turner sont aujourd'hui les représentants les plus connus. En situation d'exil politique, le narrateur s'inscrit dans la lignée d'une parole populaire à laquelle il s'associe en tant qu'homme blanc, socialiste et européen.
    Michaël Roy qui a trouvé, traduit et documenté ce texte ouvre la voie pour une histoire de l'abolitionnisme dont les acteurs internationaux furent aussi bien métropolitains et ultramarins, blancs et noirs, bourgeois et ouvriers.

  • « Coureurs de bois, voyageurs, traiteurs, hommes du Nord, mangeurs de lard, hommes libres, chasseurs des montagnes »?: ces appellations pittoresques témoignent d'une Amérique oubliée, celle d'avant la conquête de l'Ouest. D'origine européenne, les hommes qu'on désignait ainsi sillonnaient le Nouveau Monde en quête de fourrures, séjournant et parfois hivernant parmi les Amérindiens ; ils formaient des sociabilités itinérantes et masculines, étroitement associées aux communautés autochtones. Restituer leurs circulations, c'est repenser la construction des sociétés coloniales dans leur rapport à l'espace, à l'ordre et à l'altérité, et mettre au jour des expériences singulières de la masculinité, comme d'une certaine forme de liberté. Le lecteur est ainsi convié au dévoilement d'une aventure interculturelle intense et méconnue, longue pourtant de deux siècles et qui s'est jouée sur tout un continent.

  • Le jésuite portugais Fernão Cardim, missionnaire dans les terres brésiliennes à la fin du xvie siècle, est un personnage clé pour la connaissance des Indiens du Brésil. Son parcours tient parfois du roman d'aventures.

    Cardim est envoyé au Brésil en 1582 pour rendre compte de l'avancée de l'évangélisation. Il se familiarise aussitôt vec l'environnement et observe finement la faune et la flore brésilienne, tout autant que les coutumes des populations indigènes. Il compile ses impressions dans deux textes qui reflètent toute la curiosité que ce territoire suscite chez celui qui le découvre. Nous publions ici l'un d'eux, De l'origine des Indiens du Brésil et de leurs coutumes, adoration et cérémonies, qui propose une description très détaillée des indiens, notamment tupinamba.

    Ces écrits ont eu un destin des plus rocambolesque ! Une fois au Brésil Cardim ne le quittera qu'une fois, le temps d'une mission à Rome. Alors qu'il s'apprête à revenir au Brésil, il est fait prisonnier par un corsaire anglais et sera retenu pendant 2 ans en Angleterre entre 1601 et 1603. Il porte dans ses bagages les deux textes. Le corsaire les vend immédiatement. Après maintes publications et traductions sous des noms erronés, ce n'est qu'en 1881 qu'un chercheur brésilien republie le traité en portugais et l'attribue à Cardim sans hésitation ! Voici donc une destinée hors du commun pour un texte qui offre de précieux renseignements sur les moeurs et coutumes indigènes et tout particulièrement les rites anthropophages.

    Cette première édition française apporte une nouvelle pierre à l'édifice des connaissances des sociétés brésiliennes. C'est une source riche et précise qui permet aussi de mieux comprendre des enjeux tout à fait contemporains, comme l'importance notamment de protéger les peuples et les communautés indiennes brésiliennes d'un gouvernement mortifère.

  • Martin Luther King, Malcolm X, Rosa Parks. Dans la mémoire collective, ces trois noms résument trop souvent à eux seuls le long combat des Noirs américains pour l'égalité, la justice et la dignité. Au-delà du récit convenu centré sur ces grandes figures héroïques, ce livre retrace la lutte des Africains-Américains, depuis l'émancipation des esclaves en 1865 jusqu'au mouvement Black Lives Matter aujourd'hui, en redonnant toute leur place aux acteurs - et aux actrices - anonymes mais essentiels de cette histoire inachevée.
    Proposant une analyse globale des mouvements de revendications noirs, l'auteure décrit avec talent la longue sortie de la ségrégation dans l'ancien Sud esclavagiste et les luttes radicales engagées par les Noirs pour y mettre un terme. Mais elle raconte aussi une histoire moins connue : celle de l'« apartheid américain » dans le Nord et l'Ouest et des mobilisations quotidiennes des Africains-Américains pour l'amélioration de leurs conditions de vie.

  • - Si l'on remet en cause le roman national, doit-on pour autant transformer les héros en méchants, ou peut-on nuancer, par exemple en replaçant les individus dans le contexte de leur époque ?

    - l faut présenter un tableau complexe. Mais pas trop complexe. Inutile de finasser pour parler de Hitler. Certains individus ont joué un rôle assez dépourvu d'humanité.

    - Donc Colomb, par exemple, est un méchant ?

    - Quand je décris Colomb, je n'omets pas qu'il était un homme courageux, un grand navigateur, qu'il a accompli un exploit. C'est un aspect des choses. Mais il y a un autre aspect : il a débarqué sur ce continent pour utiliser les gens qui vivaient là afin de rapporter des profits ; dans ce dessein il a mutilé, tué, réduit en esclavage. Oui, on peut l'humaniser. On peut parler de ses actions positives, ou de ses qualités personnelles. Mais à la fin, dans une approche éthique de l'histoire, si quelqu'un a commis des atrocités, on porte un jugement sur cela. Ainsi, on complète le portrait. On est plus proche de la vérité. » En 2007, le journaliste Ray Suarez a eu avec Howard Zinn une série d'entretiens autour de son oeuvre majeure, Une histoire populaire des États-Unis. Zinn revient sur divers épisodes, de la conquête du territoire à la « guerre contre le terrorisme » en passant par la révolution, la guerre civile, les luttes ouvrières des XIXe et XXe siècles, les guerres mondiales, la guerre froide ; et il développe sa conception de l'écriture de l'histoire. Une introduction parfaite à l'oeuvre de Zinn, où l'on retrouve sa manière inimitable d'aborder clairement et directement les questions les plus complexes.

  • Une colossale et complexe machine policière.

    FBI. Trois lettres qui sonnent fort ! Les films d'action et les séries télévisées nous ont abreuvé d'agents fédéraux en prise avec le crime, tandis que les médias ne cessent de nous rappeler l'existence de la célèbre agence fédérale américaine.
    Mais qui sont ces policiers dont la célébrité a franchi l'océan ? Leur recrutement et leur formation à Quantico en font-ils des hommes aguerris pour lutter contre les criminels de notre temps, ou des agents « formatés » pour accomplir des missions particulières ordonnées par l'administration centrale ? Comment le Federal Bureau of Investigation a-t-il évolué depuis sa création en 1908 ?
    Cet ouvrage retrace l'évolution historique du FBI, étudie la façon dont un modeste service fédéral est devenu une colossale et complexe machine policière, qui étend son autorité sur la société civile et politique, aux États-Unis comme à l'étranger. On y lira l'histoire extraordinaire des « hommes de l'ombre » sur la piste des fameux gangs des années 1920 ou des cagoules blanches du KKK. On y verra aussi ces agents spéciaux, aux ordres de l'administration et d'un chef tyrannique, Edgar Hoover, pourchasser l'antiaméricanisme, la contestation sociale ou les réfractaires à l'uniforme. Enfin, on suivra l'auteur sur les voies de la science, de la réflexion humaine et de l'intelligence artificielle, afin de découvrir les instruments modernes que se donne le Bureau pour lutter contre la criminalité.

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  • À l'aube du 30 avril 1871, dans le canyon d'Aravaipa en Arizona, une troupe d'Indiens Tohono O'odahm, de Mexicains et d'Américains massacrait dans leur sommeil plus de cent quarante Apaches, en majorité des femmes et des enfants.
    Avec un authentique talent d'écrivain, Karl Jacoby interroge dans ce livre les raisons profondes de la violence dans l'Ouest américain et les ombres portées qu'elle projette encore aujourd'hui. En imprimant à son enquête la forme de quatre récits juxtaposés rapportant l'histoire de chaque communauté impliquée, puis la mémoire que chacune d'entre elles a gardé de la tuerie, il propose une vigoureuse réflexion sur les effets provoqués par les actes génocidaires dans la pratique historienne, le travail de mémoire et la production de la violence.

  • Christophe Colomb, les cow-boys et les Indiens, les vahinés, Martin Luther King, Fidel Castro... François Reynaert nous emmène, par cette nouvelle brillante synthèse, dans ce que les Européens, en les découvrant, ont vu comme des « Nouveaux Mondes » : les Amériques et l'Océanie.
    Lorsque l'on évoque l'histoire des Grandes Découvertes, les noms de Colomb, de Cortés ou de Moctezuma nous viennent à l'esprit. Si l'on aborde l'Amérique latine, la liste s'allonge : Bolívar, Perón, Zapata, Fidel Castro, Pinochet ou Hugo Chávez. N'aurait-on pas plaisir à voir toutes ces personnalités replacées dans leur contexte ?
    Tant de films, de séries, de romans nous ont raconté la révolution américaine, la guerre de Sécession, les cow-boys et les Indiens ou les luttes de Martin Luther King que l'on croit tout savoir de l'histoire des États-Unis. Est-on sûr d'en comprendre précisément les ressorts ?
    À l'inverse, la connaissance générale que l'on a de l'histoire de l'Océanie se résume à fort peu : des vahinés et des cocotiers. Quel dommage ! Depuis l'aventure du peuplement de cet immense espace par des populations en pirogue jusqu'aux grandes batailles qui s'y sont déroulées au xxe siècle, elle est pourtant d'une richesse inouïe.

    François Reynaert nous emmène dans ce que les Européens, en les découvrant, ont vu comme des « Nouveaux Mondes » : l'Amérique et l'Océanie. Avec le talent de conteur qui a fait le succès de ses précédents livres, il nous offre une synthèse claire et accessible de plusieurs millénaires d'histoire. Il nous fait voyager des grands empires précolombiens à l'Amérique de Trump, des premiers Polynésiens au Pacifique du xxie siècle.

  • Des rives du Mississippi à la côte Pacifique, la conquête de l'Ouest a oeuvré à la construction de la nation américaine et a durablement imprégné les mentalités collectives. Célébrée par le septième art, elle symbolise l'une des plus grandes aventures humaines des temps modernes. De cette période ont émergé des figures légendaires qui hantent notre imaginaire. Davy Crockett, Geronimo, Kit Carson, Buffalo Bill, Jesse James, Billy the Kid, Calamity Jane et les frères Dalton...
    Autant de personnages charismatiques dont l'histoire véridique, souvent méconnue, nous invite à entreprendre un voyage au coeur de la fabuleuse épopée du Far West. Une histoire de courage, de violence, d'espoir et de conquête.

  • Quetzalcoatl est l'une des divinité majeures des civilisations de l'aire méso-américaine. Serpent à plumes et homme-dieu du Mexique, prêtre-roi divinisé hostile aux sacrifices humains, législateur, artiste et justicier, il n'en finit pas de se métamorphoser. Il participe aussi à la création du monde et, grâce à son sacrifice, donne vie au cinquième soleil sous lequel nous vivons encore aujourd'hui.
    Conçu autour des multiples facettes de la divinité, le livre de Carmen Bernand est une superbe et fascinante initiation aux croyances du Mexique.

  • La photographie de l'une des Neuf, Elizabeth Eckford, 15 ans, huée et insultée, fait la une des journaux le lendemain. L'Amérique est bouleversée. Commence alors un bras de fer qui oppose le gouverneur de l'Arkansas Orval Faubus au président des États-Unis Dwight Eisenhower. Thomas Snégaroff, spécialiste des États-Unis, est allé sur place pour enquêter sur cet épisode majeur de l'histoire de la lutte pour l'égalité des droits. Grâce à des témoignages inédits et des archives publiques exploitées pour la première fois, il nous livre un récit captivant et émouvant qui brosse un portrait de l'Amérique d'hier et d'aujourd'hui.

  • Été 1874, de l'or est découvert en territoire indien. À leurs risques et périls, des milliers de prospecteurs s'y aventurent. Pour protéger son peuple, le chef Sitting Bull prend alors la tête d'une coalition de Sioux et de Cheyennes.
    Guerrier, homme-médecine et guide spirituel, Sitting Bull mène son peuple dans une série de combats contre les tuniques bleues. Le 25 juin 1876, il remporte la bataille de Little Big Horn face au 7e de cavalerie du lieutenant colonel Custer. Cet affrontement est devenu un événement mythique de l'histoire des États-Unis. Or, qui l'incarne mieux que Sitting Bull, figure emblématique de l'indien des Plaines, épris de liberté, attaché à son mode de vie et fier de ses traditions ?

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