Arts et spectacles

  • Les nombres sont, dans la pensée pythagoricienne, « l'étoffe » de l'univers, les principes qui gouvernent toutes choses. L'oeuvre d'art n'échappe pas à ce constat : elle s'appuie sur un rythme et des proportions, par conséquent sur le nombre, et c'est encore plus manifeste lorsqu'un nombre est au centre de son sujet, historique ou fictif. Cet ouvrage envisage la façon dont la représentation artistique est régie par le nombre des éléments qu'elle renferme, objets, personnages, motifs structurels. Il constitue, plus largement, un panorama de la présence esthétique et symbolique des nombres dans tous les arts.
    Explorant les neuf premiers nombres, l'essai de Robert Bared, de type encyclopédique et fort d'une objectivité pédagogique, interroge aussi notre relation à l'autre et à nous-même, à travers le narcissisme, le dédoublement, le triangle amoureux, le quatuor amical, et se lit comme une invitation sensible à une autre intimité du monde.

  • Qu'il suscite engouement, fascination, appréhension ou désir, le livre a fait l'objet de très nombreuses représentations picturales donnant la mesure du vaste champ d'exploration qu'il offre aux artistes. Motif hautement symbolique, qu'il soit sacré ou profane, il ouvre également les portes de l'univers feutré de la lecture. Un livre pour quelle lecture ? À voix audible ou intérieure ? Lecture solitaire ou partagée ? Passive ou critique ? Lecture de divertissement ou quête de vérité ? Lecture utilitaire et savante ou bien gratuite et ouverte sur l'imaginaire ?

    De la Renaissance au XXe siècle, ce livre richement illustré invite à percer quelques uns des mystères du livre et de la lecture.

  • Dès avant l'invention du miroir, et pour ainsi dire depuis le premier reflet dans l'eau, le peintre n'a eu de cesse de se réfléchir au travers de sa peinture : réflexion de soi et sur soi, sur son image et son identité, sur la fabrique de son art. C'est cette mise en abyme, cette projection du peintre et de la peinture dans le tableau que ce livre entend explorer.

    Cette autocélébration de l'art pictural est étudiée successivement à travers les allégories de la peinture (identifiables à ses attributs et à la mise en avant de ses défis illusionnistes), à travers la tradition de l'autoportrait du peintre représenté le plus souvent les outils de son art entre les mains (palettes, pinceau, chevalet), à travers également l'importance que revêt la signature comme signe d'authentification et comme posture vis-à-vis de la postérité, à travers enfin le représentation de l'atelier.

    A quoi s'ajoute toute une dimension scopique (les rapports de l'imitation avec le reflet) de la célébration de la peinture qui relève de la métapeinture à la faveur de laquelle la réflexion narcissique du peintre se porte sur le statut ontologique du tableau. Les thèmes principaux de cette mise en abîme de la peinture sont la représentation du miroir comme symbole de l'imitation et de l'illusionnisme, celle du tableau dans le tableau et l'exaltation du trompe-l'oeil conçu comme autocitation du caractère matériel de la peinture (cadre, toile à nu, revers de tableau découvrant son châssis) ou comme témoin de l'artifice virtuose du pouvoir illusionniste de cette dernière (introduction de la mouche ou des accidents de fêlure des matériaux représentés dans la peinture).

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