• L'histoire vraie des Français d'Algérie (1830-1962) Nouv.

    Après la conquête de cette terre d'Afrique qui n'avait pas encore de nom en 1830, on a présenté le peuplement aux Français comme une chance unique de quitter la misère, qui sévissait dans l'Hexagone, et aussi comme une fabuleuse aventure humaine. Cent trente-deux ans plus tard, ils revenaient d'où ils étaient partis, par bateaux entiers, déracinés, accablés de reproches. En métropole on jugeait leur accent vulgaire, on disait qu'ils avaient mal traité les Algériens, les exploitant paraît-il sans vergogne, amassant des fortunes... Rétorquer qu'ils avaient contribué à faire passer la société arabo-berbère du Moyen Âge à la modernité ne leur servait à rien : on les rendait responsables d'une guerre, qu'ils avaient de surcroît perdue.
    La vérité, bien sûr, n'est pas aussi abrupte. Raphaël Delpard, qui a combattu en Algérie, rendu à la vie civile, a tenté de comprendre, de réunir les faits, non pas au niveau de l'examen politique, mais à celui de l'homme de la rue. Il expose, sans langue de bois ni favoritisme pour aucune des communautés, les errances, les craintes, les erreurs, les malentendus ; il met en lumière l'abandon de Paris, que l'Algérie n'a vraiment jamais intéressée ; les manipulations et les mensonges d'une classe politique qui, après la fin de l'Indochine, trouva avec le conflit franco-algérien, le discours satisfaisant son ego, devenant de facto le porte-parole d'une prétendue misère, qu'elle n'a pourtant pas rencontrée.
    L'Histoire vraie des Français d'Algérie : une page d'histoire, d'amour et de larmes, entre deux grands peuples qui ne se sont pas encore remis de leur rendez-vous manqué.

  • Simone Signoret et Yves Montand sont nés en 1921.
    C'est l'occasion de les honorer et de les faire revivre.
    Ce livre ne propose pas d'évoquer leur carrière magistrale mais leur vie de femme et d'homme. Le milieu familial où ils ont vu le jour. La confrontation avec la misère et la lutte pour s'imposer dans la vie.
    Avec une plume inspirée et chaleureuse, l'auteur nous propose d'attacher nos pas aux leurs. De saisir leur complicité et les codes qui gouvernaient leur mode de vie. De s'interroger, en compagnie de l'astrologue Martine Barbault, s'ils devaient se rencontrer - étaient-ils destinés l'un à l'autre ? De les suivre dans la dénonciation des injustices et les combats qu'ils ont menés sans relâche, avec un courage et une détermination exemplaires.
    Ce livre est l'occasion d'aller à la rencontre du couple qui compte parmi les plus célèbres du XX e siècle.

  • C'est la fête à Parigné-l'Évêque, dans la Sarthe. En ce jour de la Saint-Jean, Louise, 20 ans, se laisse séduire par Justin, un fermier des environs. Le garçon, qui vient de reprendre l'exploitation familiale après la mort de ses parents, tombe sous le charme de la jeune lavandière.
    À peine sont-ils mariés que la guerre éclate - la grande, celle de 14. Justin troque la fourche pour le fusil et s'en va labourer les champs de bataille. Son épouse, qui ignore tout des travaux de la ferme, se retrouve seule.
    Mais, à l'heure de la moisson, une extraordinaire entraide s'organise. Louise peut compter sur le soutien de ses voisines, privées comme elle de leur mari. Et sur celui d'un capitaine belge en mission au Mans. Ingénieur agronome dans le civil, l'homme va se montrer d'un grand secours. Peut-être même trop...
    Un magnifique hommage aux femmes qui ont contribué à la survie du pays aux heures les plus terribles de son histoire.

  • De 1940 jusqu'en 1944, trois mille enfants juifs de France ont été cachés, pour la majorité d'entre eux, par des familles françaises ou dans des couvents, afin d'échapper à la barbarie nazie. Enfermés dans leur tête, mais visibles au milieu des autres, ils ont vécu la détresse, l'abandon, l'obligation de se surveiller en permanence pour ne pas être dénoncés.
    Après la guerre, ils n'ont trouvé que des cendres. Des parents et grands-parents morts dans les camps d'extermination, des maisons habitées par d'autres. Parfois, pas même une photographie pour dessiner le visage de ceux qui avaient disparu.
    Ce sont ces enfants cachés devenus adultes que Raphaël Delpard a rencontrés et longuement interrogés, afin de porter à la connaissance de la mémoire collective ce que fut la tragédie de ces enfants...
    ... sans oublier les onze mille autres, déportés de France et exterminés dans les chambres à gaz.

  • Le combat des pères

    Raphaël Delpard

    • Rocher
    • 6 Février 2019

    Lors des jugements de divorce, la garde des enfants est attribuée à la mère dans 80 % des cas. Pourquoi les pères sont-ils encore aujourd'hui systématiquement exclus ? Pendant plus d'un an, Raphaël Delpard a rencontré des pères, des sociologues, des pédopsychiatres, des avocats, des membres d'association, des juges des Affaires sociales... Son enquête retrace la détresse de ces pères, leur combat quotidien, et met au grand jour les dysfonctionnements et les discriminations de notre système judiciaire : le père est confronté aux convocations arbitraires au poste de police, aux demandes exorbitantes de pensions alimentaires, aux mensonges et aux coups bas, à l'arrogance des experts, à l'indiscrétion des enquêteurs sociaux...
    Au terme du calvaire, épuisés, cabossés par le dur combat qu'ils mènent pour exister auprès de leurs enfants, nombreux sont les pères qui abandonnent, allant jusqu'à commettre l'irréparable pour certains. Un dossier édifiant qui révèle le sort des enfants injustement privés de leurs pères, et celui des pères injustement privés de leurs enfants.

  • Après les attentats meurtriers qui ont frappé notre pays en 2015 , il apparaît nécessaire de faire bloc autour de valeurs communes censées constituer le socle de la société française . Le drapeau tricolore en est un des éléments à la fois symbolique incontestable et incontournable . Malgré les divergences qu'il suscite , il n'en demeure pas moins un refuge solide et fort . Ces trois couleurs représentent la France , son peuple et son histoire , que la narration développe ici , avec une écriture fluide et puissante .
    Comment le drapeau est il né ? Comment s'est il construit et quelle fut son évolution au cours des siècles ?
    Pour répondre à toutes ces interrogations , l'auteur nous entraîne sur les chemins jusqu'alors restés secrets de ce drapeau , et nous montre que les trois couleurs ont chacune leur histoire et leur propre signification .

  • Le destin d'un enfant caché pendant l'Occupation. Parigné-l'Evêque dans la Sarthe, 1942. Louise Blanc a accepté d'héberger un orphelin d'environ six ans que lui a confié un réseau protestant de sauvetage d'enfants. Il est convenu qu'elle recevra chaque mois, de la part d'une mystérieuse bienfaitrice connue sous le nom de la « Sarthoise », un petit pécule qui lui permettra de subvenir à ses besoins. Louise donne un nouveau prénom à l'enfant, Jean, et l'inscrit sous son propre nom de famille à l'école. Jean, d'abord en état de choc, s'acclimate peu à peu à son nouvel environnement. Les habitants du bourg l'acceptent comme l'un des leurs. Il noue même une relation de complicité avec l'Ogre, un colosse d'aspect patibulaire qui vit de rapine et loge dans une masure isolée. Un jour, le facteur avise Louise qu'une dénonciation anonyme a été envoyée à la gendarmerie l'accusant de cacher un enfant juif. Pour protéger Jean, elle est obligée de le cloîtrer pendant plusieurs semaines dans le grenier. Mais c'est une autre petite fille, qui se trouve dans la même situation, qui est arrêtée à sa place. Jean retourne alors à l'école bien que la menace d'une nouvelle dénonciation continue de planer

  • De 1945 à 1954, des milliers de jeunes Français ont embarqué pour l'Indochine. La plupart d'entre eux se sont engagés dans le conflit non pas pour « casser du Vietnamien » comme on l'a dit trop souvent, mais pour des raisons économiques : il était alors difficile de trouver du travail dans un pays ruiné par la Seconde Guerre mondiale.
    À travers une enquête s'appuyant sur les témoignages bouleversants de nombreux soldats - qui s'inscrit dans la même démarche que ses précédents livres -, Raphaël Delpard nous plonge au coeur du quotidien de ces hommes qui ont découvert un Viêtnam extrêmement violent, l'horreur de l'affrontement avec les terribles combattants indochinois, les camps d'internement où moururent des centaines de prisonniers français dans des conditions abominables, mais aussi la bêtise des politiques en charge du problème.
    Les Rizières de la souffrance : jamais un document n'avait atteint un tel degré dans l'exploration de la peur et de la souffrance.

  • Lucrèce Borgia

    Raphaël Delpard

    • De boree
    • 28 Octobre 2016

    Le projet proposé consiste à mettre en lumière la relation amoureuse vécue par des personnages que l'histoire a qualifi és de célèbres. Ces personnages, présentés comme hors du commun, aiment-ils de la même manière que l'homme de la rue, ou est-ce que leur célébrité les pousse à un comportement différent ? Il s'agit donc d'ausculter la relation sentimentale et de la raconter dans le style historique romanesque S'il est un personnage célèbre qui illustre à la perfection le principe de la collection Le roman d'amour c'est bien Lucrèce Borgia. En effet cette jeune femme, née à Subiaco en 1480 en Italie et morte à Ferrare en 1519, mêlée très jeune à la cour du cardinal valencien Roderic Borgia (future pape Alexandre VI) dont elle est la fi lle naturelle, doit sa célébrité autant pour sa beauté que pour ses moeurs prétendument dissolues. Mais elle marqua aussi son époque en qualité de protectrice des arts et des lettres. La vie et l'histoire de Lucrèce sont intimement liées à ce quatorzième siècle italien fastueux et décadent.

    Douée d'une surprenante beauté, dès son plus jeune âge Lucrèce attire naturellement les hommes. On raconte qu'elle aurait eu son premier amant à 12 ans. Ils sont nombreux à profi ter de ses faveurs jusqu'au jour où son frère César et son père la forcent à épouser Giovanni Sforza. Le drame de Lucrèce commence alors...

  • En juin 1967 , le jeune état d'Israël est contraint , pour la troisième fois depuis sa création en 1948 de faire face à un conflit armé .A la stupéfaction générale , les Juifs parviennent en 6 jours , au prix d'une action foudroyante , à repousser la puissante offensive de la coalition de huit états arabes menée par L'Egypte du président Nasser . Non seulement ils mettent en fuite les militaires, mais ils poussent l'audace jusque devant les murs de Damas .
    Mais voilà soudain que cette victoire a un goût de poison . Pour les pays musulmans , en effet , le coup est trop rude . Dès lors , avec l'aide des soviétiques , ils vont mettre en place ce qui peut apparaître comme l'une des plus grandes machinations médiatiques du 20 ème siècle pour retourner l'opinion .De victimes , les Juifs vont devenir les voleurs de la terre des arabes , ou plutôt d'un peuple palestinien inventé pour la circonstance . Vous découvrirez comment les agents du KGB ont façonné l'image mythique d'un Yasser Arafat qui ne sera pas sans rappeler dans l'inconscient collectif le Che Guevara , icône adorée des mouvements de la gauche européenne .S'appuyant sur des documents rares de l'époque , Raphaël Delpard met en lumière avec un souci d'historien les conséquences du renversement des rôles agencé par les acteurs du moment .Cinquante ans plus tard , le lecteur mesurera alors au fil de ces pages l'importance de cette période l'Histoire.

  • "210 millions de femmes, d´hommes et d´enfants, dans 50 pays, sont persécutés en raison de leur foi. Imaginez si, sur les 508 millions d´habitants d´Europe, les Français, les Italiens, les Allemands et les Belges étaient chaque jour en butte aux pires maltraitances : bastonnade, lapidation, tortures en tous genres, viols, emprisonnement, discrimination, assassinat. Sur simple dénonciation, pouvant à tout moment être accusés de blasphème. Et cela, dans le silence assourdissant des États, et des Commissions des droits de l´homme de l´ONU, et de l´Union européenne. Le film entend montrer ce que recouvre le terme générique de ""persécutions"" avec l´aide de témoins . comprendre pourquoi au XXI° siècle on tue des chrétiens . mettre à jour la faillite des États, la disparition de la liberté religieuse et de conscience, promise en 1948 avec la Déclaration universelle des Droits de l´Homme. "

  • Personne ne peut contester l'extraordinaire Résistance cheminote lors de la Seconde Guerre mondiale.
    Pourtant, derrière les actes de bravoure, il existe une page noire : celle des convois de déportation raciaux et politiques. Comment expliquer que, dans le même temps, des trains ennemis aient été sabotés, et que ceux dans lesquels étaient entassés des milliers de femmes, d'hommes et d'enfants soient passés sans encombre ? Quel a été précisément le rôle des chemins de fer français ? Pourquoi la Résistance n'a-t-elle jamais arrêté un convoi racial ou politique ? Pour quelle raison les cheminots n'ont-ils pas usé de leur droit à la désobéissance ? Les Convois de la honte : une enquête fouillée, apportant des réponses claires, étayée par des entretiens inédits, des révélations et des documents encore jamais dévoilés.

  • Le sort d'une enfant aveugle dans la France rurale pendant la Grande Guerre. Un village de la Sarthe en 1918. Clarisse se prépare à sa première rentrée des classes comme jeune institutrice. Elle a trouvé un poste dans l'école d'un village de la Sarthe dont elle est originaire. Elle est d'abord logée chez son oncle, dont la fabrique de toile de chanvre fait vivre des milliers de tisserands travaillant à domicile dans les campagnes environnantes.
    Peu de temps après la rentrée scolaire, elle fait la connaissance de Domina, la petite sour aveugle d'un de ses élèves. A cause de son handicap, l'enfant reste confinée auprès de sa mère, une rempailleuse, qui vit dans une masure à l'écart du village. Curieuse, vive, intelligente, Mina ne demande qu'à apprendre ; Clarisse entreprend de lui donner des leçons à domicile. Les progrès de la petite aveugle sont si rapides que la maîtresse décide de lui faire une place dans sa classe.
    Mais l'intrusion d'une enfant "pas comme les autres" dans l'école communale suscite l'hostilité de la population et la jeune institutrice doit bientôt faire face à une redoutable cabale.

  • Focus sur un événement méconnu de notre histoire : la Conférence d'Evian ou la conférence de tous les abandons et de toutes les lâchetés.

  • Nez au vent, foulée légère, pour la toute première fois Julien goûte à la liberté. Il fuit sa vie ballottée d'une famille d'accueil à l'autre. Mais, vite repris par les gendarmes, l'orphelin est mené dans un centre d'éducation pour jeunes délinquants et vagabonds. Il trouve réconfort auprès de Tristan, un peu plus âgé et plus mûr, dont les parents, juifs, ont été déportés. Un jour, ils parviennent à s'enfuir, direction la Sarthe, que Julien connaît bien pour y avoir grandi. Là, leur destin sera lié à celui de la petite Marie, placée chez des fermiers qui la maltraitent.
    Ces trois compagnons, que la vie n'a pas épargnés, vont alors s'enrôler dans un réseau de résistance...
    Quel sera le prix de leur engagement ? Sacrifieront-ils leur enfance, leurs rêves au nom de leur combat ?

    Un hymne à la vie et à la jeunesse.

  • De 1945 jusqu'à 1954, des milliers de jeunes Français ont embarqué pour l'Indochine. La plupart d'entre eux se sont engagés dans le conflit non pour « casser du Vietnamien », comme on l'a trop souvent dit, mais pour des raisons économiques : il était alors difficile de trouver du travail dans un pays ruiné par la Seconde Guerre mondiale. À travers une enquête s'appuyant sur les témoignages bouleversants de nombreux soldats, l'auteur nous plonge au coeur du quotidien de ces hommes qui ont découvert un Vietnam extrêmement violent, l'horreur de l'affrontement avec les terribles combattants indochinois, les camps d'internement où moururent des centaines de prisonniers français dans des conditions abominables, mais aussi la bêtise des politiques en charge du problème. Soixante-six ans après, nous revivons également, dans les moindres détails, la tragique bataille de Diên Biên Phu, qui vit périr de nombreux combattants de l'armée française assiégée...

  • 340 millions de chrétiens persécutés dans le monde : comment rester indifférent ? Nouv.

    340 millions de femmes, d'hommes, et d'enfants sont de nos jours persécutés en raison de leur foi chrétienne.
    Imaginez si, en Europe, les habitants de l'Autriche, du Dane- mark, de France, d'Allemagne, d'Espagne, d'Angleterre, de Norvège, et d'Italie étaient chaque jour en bute aux pires maltraitances :bas- tonnade, lapidation, tortures en tous genres, viols, emprisonne- ments arbitraires, discrimination, assassinat. Sur simple dénon- ciation, ils peuvent à tout moment être accusés de blasphème. Et cela dans le silence assourdissant des États, des Commissions des droits de l'homme aussi bien à l'ONU qu'à l'Union européenne.
    L'enquête qui a paru en 2009 et qui est réactualisée pour les besoins de la nouvelle édition entend montrer ce que recouvre le terme « persécution » avec l'aide de témoins ; de situations ; com- prendre pourquoi, au XXI e siècle on tue des chrétiens ; mettre à jour la faillite des États, la position fragile de la liberté religieuse et de conscience promise en 1948 avec la Déclaration des droits de l'homme. Essayer d'y voir plus clair avec la charia négatrice de la liberté religieuse qui est pourtant acceptée comme référence au sein des organisations internationales.
    Saisissez le dossier des chrétiens persécutés : ce n'est pas un effet d'annonce, mais une terrifiante réalité qui ne cesse de s'amplifier et qui se déroule à un jet de pierre de notre conscience. Si rien n'est fait pour arrêter le flot destructeur, plus tard, que restera-t-il des chrétiens en dehors des lieux sanctuarisés ? Et vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.

  • Dans les années 60 dans la Sarthe, Émile exploite une petite ferme et tire un maigre revenu de la vente de son lait à la coopérative. À trente-cinq ans, le célibat lui pèse mais comment intéresser les jeunes femmes, irrésistiblement attirées par le mirage de la ville ?  Quand un banquier vient lui faire miroiter des rentrées d´argent régulières s´il se lance dans l´élevage industriel de porcs qu´encourage la Communauté européenne, Émile se laisse tenter. La subvention de Bruxelles ne couvre cependant qu´une partie de l´investissement et il lui faut contracter un emprunt. Émile se met à croire en l´avenir, d´autant qu´il ne laisse pas insensible la fi lle du propriétaire d´une écurie de chevaux voisine. Mais la rentabilité de sa nouvelle activité se révèle dérisoire et quand le cours du porc s´effondre du fait de la surproduction et de l´imprévoyance des technocrates, Émile, criblé de dettes, est pris à la gorge. Que faire ? Vendre la ferme et changer de métier ou s´accrocher coûte que coûte à son lopin de terre ancestral ?

  • L'histoire officielle de la guerre d'Algérie s'est peu intéressée aux civils, français ou autochtones, leur préférant le récit des combats et les témoignages d'appelés. Ils furent pourtant les premières victimes du conflit. Comment ont-ils vécu au quotidien durant les huit années d'affrontements ? De quelle manière ont-ils réagi aux bombes et aux grenades du FLN ?
    Raphaël Delpard s'est attaché à faire entendre la voix des anonymes, femmes et hommes, qui furent les grands sacrifiés de cette guerre et de sa mémoire. Il montre comment s'est dégradée la relation entre Européens et Algériens, cédant à la méfiance et à la peur. Comment le délitement de la société algérienne a entraîné les communautés dans un affrontement sournois, générateur de haine. Il donne la parole aux enfants de l'époque qui, accrochés à leur paradis, ne croient pas à la guerre, refusent l'inéluctable et tournent le dos au massacre dont ils sont parfois les témoins, jusque dans leur famille. Tandis que d'autres, face à la fin programmée de la présence européenne, s'engagent dans la lutte armée, imposant à leur tour un terrorisme de survie.
    Témoignages inédits et archives jamais révélées mettent au jour les cicatrices toujours à vif d'une tragédie qui n'a pas encore livré tous ses secrets ni toutes ses souffrances.

  • 1940: les lycéens, étudiants, apprentis professionnels, meurtris par la défaite et par la débâcle, refusent de s'installer dans la compromission de la collaboration et sous l'autorité de l'Allemagne nazie.
    Naissent peu à peu dans les lycées, les collèges, les facultés des réseaux de résistance dont les animateurs ont quatorze ans pour les plus jeunes et dix-huit ans pour les aînés. La manifestation du 11 novembre 1940, qui a pour but de commémorer la victoire de 1918, est le premier acte témoignant de la volonté de ne pas se soumettre: plus de 2 500 lycéens et étudiants viennent déposer des fleurs sur la tombe du soldat inconnu.
    Ils affrontent soudain la police parisienne et les soldats de la Wehrmacht. Le choc est terrible: il y a des arrestations, des emprisonnements, des blessés et un mort. Alors, la résistance de la jeunesse s'étend rapidement à l'ensemble du territoire et les actions menées par des adolescents, remarquables de maturité et d'imagination, se multiplient. Le tribut qu'ils ont payé est lourd: citons, parmi tant d'autres, les lycéens de Buffon, de Nice et des otages du camp de Châteaubriant atrocement exécutés.
    C'est donc un mouvement injustement oublié que Raphaël Delpard met aujourd'hui en lumière avec émotion et rigueur historique.

  • Ils n'ont pourtant pas conquis l'Algérie par les armes. Ils s'étaient installés dans une province française, celle-ci réclamait son indépendance, on allait la lui donner, mais non sans canaliser la haine sur ceux qui avaient osé venir l'habiter. Les meilleures intentions ont parfois besoin de victimes expiatoires. Pas étonnant, dans ces circonstances, que dès le lendemain des accords d'Evian, ce soit la curée. Après le massacre de 140 000 Harkis, pour les pieds-noirs, c'est « la valise ou le cercueil ». En quelques mois, plus d'un million d'entre eux fuient vers la « métropole ». Mais en France, personne ne veut en entendre parler. L'opinion publique les abandonne, les pouvoirs politiques s'en désintéressent, pas un intellectuel ne vient à leur secours. L'Histoire elle-même voudra les oublier...
    Raphaël Delpard tente de mettre un terme à cette tragique ségrégation dans des pages brûlantes, étayées par des témoignages forts et des documents inédits. Une réhabilitation qui s'impose, après une aussi scandaleuse injustice.

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