• Empire

    Negri Antonio

    Qu'est-ce que l'empire ? " un appareil décentralisé et déterritorialisé de gouvernement qui intègre progressivement l'espace du monde entier.
    " prenant acte de la transformation du monde dans l'après-guerre froide, michael hardt et antonio negri s'efforcent de repenser à nouveaux frais les formes de la domination mondiale. empire est un essai " utopique " de philosophie politique, une tentative d'écrire un nouveau " manifeste communiste " pour notre temps. étudiant les régimes d'exploitation et de contrôle qui caractérisent l'ordre du monde, les auteurs cherchent à définir les conditions d'une société réellement démocratique.
    Face à l'empire se dressent désormais les " multitudes ", des formes nouvelles de résistance micro-politiques qui manifestent un puissant " désir de communauté humaine ".
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  • Domination et sabotage (1977) est l'un des textes clés de la Séquence rouge italienne des années 1960-1970. Il constitue une intervention décisive, qui est, tant par sa portée théorique que politique, comparable à Ouvriers et capital de Mario Tronti. Contribuant à cette grande séquence d'insubordination ouvrière et sociale qui a culminé lors du "mouvement de l'Autonomie de 77", Antonio Negri insiste sur la reconfiguration des potentialités de rupture avec l'ordre capitaliste dont est porteur le sujet de classe.

    "Refus du travail", "l'autovalorisation prolétaire est sabotage", etc. ; autant de mots d'ordre qui renvoient à l'émergence d'une nouvelle figure de la conflictualité sociale.

  • Dans cette série d'interventions prononcées entre la publication d'Empire et celle de Multitude, deux volumes qui ont été salués par la critique internationale et qui ont probablement changé le regard que nous portons sur la mondialisation, Antonio Negri revient sur un certain nombre de points essentiels pour sa propre analyse. Il s'agit, dans un regain de précision qui n'exclut ni la ferveur politique ni la passion du monde, de construire des instruments nouveaux pour penser notre présent à la hauteur de ce qu'il est : irrémédiablement différent, complexe, difficile. Mais il s'agit aussi de réaffirmer tout à la fois la nécessité de comprendre et celle de s'indigner devant l'injustifiable, et de nourrir envers et contre tout l'idée d'une autre manière de vivre ensemble parce que le présent est porteur de révoltes, d'espoirs et de progrès.
    Dans cette fascinante généalogie de la pensée négrienne, dans ce « laboratoire » mis à disposition des lecteurs, lentement, certains concepts prennent forme ; des hypothèses émergent - d'abord de manière seulement esquissée, puis avec plus de force ; des argumentations se construisent.
    Traversées de l'Empire est à la fois un précieux texte permettant d'aborder de manière différente l'une des pensées majeures de la critique politique du xxie siècle, et la trace passionnante d'une pensée en train de se faire, procédant par à-coups, reprises, corrections et nuances, et n'hésitant pas à remettre à l'ouvrage ce qui semblait tenu pour acquis : le récit d'une aventure intellectuelle autant que celui d'une remarquable analyse critique de actualité.

  • Troisième ouvrage issu de la collaboration entre Antonio Negri et Michael Hardt, Commonwealth poursuit la critique du triumvirat république, modernité et capital, en affirmant la nécessité d'instituer et de gérer un monde de richesses partagées. Le commun en question est de nature écologique mais aussi biopolitique, puisque ce sont les connaissances, langages, images, codes, affects et réseaux de communication qu'une société produit de manière collective. Face à une république devenue république de la propriété privée - tant au niveau national que global - au fil des constitutions et des grandes révolutions bourgeoises, la multitude doit apprendre à se réapproprier le commun, et devenir par là un projet d'organisation politique.
    Pour ce faire la critique ne suffit pas, aussi Negri et Hardt esquissent-ils les ligne de fuite de l'alter-modernité - ces forces de résistance mais aussi de renouvellement. Negri et Hardt confient donc la lutte des classes à l'autonomie croissante du travail biopolitique. Ainsi les aptitudes économiques montrent la voie aux aptitudes politiques de la multitude. Cet ouvrage, et l'étude des manières d'instituer le commun qu'il propose, gagne une nouvelle perspective au vu des événements récents, notamment du printemps des révoltes arabes.

  • Antonio negri, art et multitude traduit de l'italien par judith revel, nicolas guilhot, xavier leconte et nicole sels. où donc situer le beau dans le passage du moderne au postmoderne ? la question ne s'arrête pas à l'abstraction. une mutation s'est opérée. selon antonio negri, créer n'a plus aucun lien avec quelque nature que ce soit, ce n'est pas non plus une sublimation, mais une démesure (« excédence ») qui découvre des formes instituées comme surplus de la production. dans un monde global à tendance impériale, créer et générer deviennent des gestes de résistance, réinventant constamment des singularités (objets, signes) prises dans le commun : c'est la multitude.
    Antonio negri, philosophe, essayiste et dramaturge, a participé aux luttes politiques et sociales des années 1960-70 en europe. longtemps professeur de sciences politiques à paris, il est l'auteur de nombreux ouvrages de philosophie parmi lesquels marx au-delà de marx (bourgois, 1979), l'anomalie sauvage, puissance et pouvoir chez spinoza (puf, 1982) et, en collaboration avec michael hardt, empire (exils, 2000). trilogie de la différence (stock, 2009) rassemble ses pièces essaim (2004), l'homme plié (2006) et cithéron (2007).

  • La véritable politique des philosophes classiques, c'est leur ontologie, tel est le principe qui guide ce livre, écrit en prison pendant les années 1979-1980.
    Le néoplatonisme de la renaissance avait forgé l'utopie d'un développement spontané du capitalisme de marché. mais les grandes philosophies bourgeoises - descartes, hobbes, rousseau, hegel - devront insérer la crise au coeur de ce développement, et donc de l'ontologie. pour elles, l'appropriation suppose toujours la médiation dialectique d'un pouvoir qui lui est extérieur. à l'opposé, spinoza reprend l'exigence révolutionnaire de la renaissance, mais en transformant complètement son cadre ontologique.
    Coupant court à toute dialectique, qui n'est jamais que la ruse ultime de la médiation bourgeoise, il pense l'être comme surface, plénitude, multiplicité. il forme ainsi une théorie de la pratique collective et de la force productive humaine, toujours tendue vers plus d'autonomie. radicalement matérialiste, cette philosophie qui affirme la puissance contre le pouvoir devient alors une anomalie sauvage, inscrite dans cette autre anomalie historique : la hollande du xviie siècle.

  • Ce livre n'est pas un manifeste. Les manifestes entendent faire advenir un autre monde en endossant le rôle du prophète qui crée un peuple à son image. Les mouvements de protestation contemporains, dont Occupy Wall Street ou les Indignés constituent la dernière expression, ont renversé cet ordre, rendant les manifestes et les prophètes obsolètes. Ils sont descendus dans la rue et, au lieu de suivre les puissants sur leurs lieux de réunions officielles ou officieuses, ils ont occupé les places et les espaces publics : ils n'entendent pas tant constituer une menace face aux puissants qu'une force de proposition. Plus important encore, ces multitudes mobilisées, à travers leurs discours comme leurs pratiques, leurs slogans et leurs désirs, ont engendré de nouveaux principes politiques : comment leurs déclarations peuvent-elles devenir les principes d'organisation d'une nouvelle société ? Comment peuvent-elles réinventer des relations sociales susceptibles de ruiner les rapports d'exploitation de l'ancien monde ? Comment ces déclarations de révolte peuvent-elles devenir un pouvoir véritablement constituant ?

  • Selon antonio negri et giuseppe cocco, comme le montre exemplairement la situation latino-américaine, nous vivons aujourd'hui un interrègne historique caractérisé par la crise du pouvoir souverain, crise comparable à celle qui marqua le passage de l'époque médiévale aux temps modernes.
    Cette situation exige de nous que nous nous libérions de tous les dogmatismes, y compris de ceux qui se présentent comme " révolutionnaires ". a l'opposé des commentateurs qui voient dans les mouvements politiques latino-américains qui ont porté lula, kirschner, chavez et evo morales au pouvoir le symbole d'un renouveau triomphal de la perspective " nationaledéveloppementiste " de l'anti-impérialisme classique ou qui leur reprochent au contraire leur supposée pusillanimité, negri et cocco avancent l'hypothèse selon laquelle le problème qui s'impose aujourd'hui aux pays latino-américains n'est pas de relancer les politiques de développement économique " nationalistes ".
    Il s'agit plutôt, d'une part, de gouverner l'interdépendance qui constitue la réalité nouvelle de l'amérique latine à l'heure de la mondialisation et, d'autre part, de maximiser l'autonomie et la puissance d'agir des mouvements populaires et indigènes inédits qui s'y sont épanouis. prolongeant, illustrant et précisant les analyses développées précédemment par michael hardt et antonio negri dans empire et multitude, les auteurs de global nous permettent de saisir avec force ce qui aujourd'hui se joue d'essentiel en amérique latine notre monde.

  • Le philosophe politique italien Toni Negri s'interroge ici sur la place de l'art dans le monde actuel.
    Dominé par la globalisation et la saturation du capitalisme, l'art comme le travail sont devenus abstraits. Où donc situer le beau dans le passage du moderne au post-moderne? La question ne s'arrête pas à l'abstraction. Une mutation s'est opérée. Selon Negri, créer n'a plus aucun lien avec quelque nature que ce soit, ce n'est pas non plus une sublimation, mais une démesure (" excédence") qui investit la multitude et découvre des formes à situer comme surplus de la production.
    Dans un monde global à tendance impériale, pour qui la guerre est nécessaire, créer et générer deviennent des gestes de résistance, réinventant constamment des singularités (objets, signes), mais prises dans le commun. C'est la multitude. Le désir d'expression artistique est partout présent quand la multitude agit de manière créative. L'art investit la vie, là où elle se reproduit parce que notre puissance est plus grande que notre capacité à nous exprimer, " c'est là que la chair du monde peut devenir corps, et la génération peut devenir beauté".
    Les seules valeurs artistiques qui vaillent anticipent ce devenir de la multitude.

  • Est-il possible de développer un discours qui soit à la fois philosophique, poétique et politique à propos d'un auteur de la grandeur de Leopardi ? Est-il possible de s'engager dans une lecture qui fasse de la rencontre paradoxale entre critique philologique et critique philosophique la ligne d'une interprétation politique du poète qu'est Leopardi. Tel est l'objectif poursuivi par ce livre. Ce livre est né dans d'étranges conditions. Je commençai à relire Leopardi (un auteur de prédilection de mon adolescence) en prison. Cette lecture me contraignit ironiquement (mais pas seulement) à me confronter à une situation analogue de solitude théorique et de défaite politique. En même temps que Leopardi, je lisais le Livre de lob. Pourtant ni l'un ni l'autre de ces textes ne me poussaient vers des conclusions pessimistes vis-à-vis de la solitude et de la défaite. Pourquoi ? Le Livre de lob, cette formidable pâte mythico-théologique, était parcouru par une instance immanentiste et une perception de l'éternité qui brisaient toute détermination catastrophiste et/ou eschatologique : dans la douleur et dans la solitude, Job " voyait ", et ainsi se réappropriait son Dieu. Dans le gigantesque Zibaldone où il exprimait sa pensée, ponctuellement interrompu et illuminé par de prodigieuses pièces poétiques, Leopardi construisait un discours philosophique et politique entièrement ouvert sur l'à-venir. Là où la douleur et la solitude deviennent la condition réaliste de la vie, il est possible d'ouvrir un espace d'espérance, d'inventer une désutopie active et d'entrevoir une praxis constitutive d'un monde nouveau : ainsi, Leopardi se réappropriait son Dieu. Cette lecture de Leopardi me fut utile pour résister. Mais était-elle vraie, était-elle adéquate à la réalité dans laquelle se mouvait sa poésie ? Antonio Negri

  • Fin du modèle social-démocrate, implosion des "pays socialistes": quel est l'avenir des gauches dans le monde à l'ère de la mondialisation ? Pour répondre à cette question, Antonio Negri revisite les moments décisifs de l'histoire de la gauche depuis 1989 : de la naissance du zapatisme à l'émergence du mouvement altermondialiste, des grèves de 1995 en France à la montée en puissance du travail précaire dans l'ensemble de l'Europe.
    Goodbye Mister Socialism, en effet. Le vieil Etat-providence a vécu. Comment, dès lors, inventer les nouvelles voies de la transformation sociale ? Loin de toute résignation, Antonio Negri montre que, face à la reconfiguration des pouvoirs, le bien commun n'est pas un vain mot. oeuvrer à sa réalisation est aujourd'hui, plus que jamais, possible. Entretiens avec Raf Valvola Scelsi.

  • Première étude en langue française de l'oeuvre de l'architecte et théoricien italien Manfredo Tafuri. Un chapitre de la pensée italienne (l'école de Venise) qui, à la fin des années 70, s'ouvre à certaines pistes de recherche novatrices à propos du rôle, de la fonction et des possibilités inexplorées de l'art de bâtir dans son rapport aux grands espaces de l'urbanisation contemporaine.

    L'occasion pour l'auteur de montrer de quelle manière la critique opéraïste de l'architecture a pu tracer les limites idéologiques de la discipline et les contours matériels d'un secteur décisif de la production contemporaine à travers une brillante rencontre entre philosophie et technique, militantisme politique et pratiques professionnelles.

  • Spinoza subversif

    Antonio Negri

    • Kime
    • 15 Février 2002

    Dans cet ouvrage Antonio Negri rassemble des essais spinoziens écrits depuis 1981, année de publication de la première édition de son livre L'Anomalie sauvage.
    Dans ces nouveaux essais Negri approfondit son interprétation du concept de " puissance " de Spinoza, et la confronte aux lectures spinoziennes de Gilles Deleuze, Alexandre Matheron, Pierre Macherey, Etienne Balibar et autres interprètes contemporains, surtout en s'attardant sur le concept de démocratie. Les recherches de Negri portent essentiellement sur la question du politique chez Spinoza, en l'intégrant principalement dans une dimension de critique de la modernité - de la modernité dans sa genèse et dans sa crise, de Leopardi à Heidegger.
    Last not least : pourquoi le retour de Spinoza sur la crise de la pensée politique de la gauche ? Pourquoi Spinoza réussit-il encore à décliner une pensée de la transformation radicale ?

  • CHAPITRE I. - Pouvoir constituant : le concept d'une crise, 1 III. Sur le concept juridique de pouvoir constituant, 1 III. Procédure absolue, constitution, révolution, 18 III. De la structure au sujet, 36 CHAPITRE II. - " Virtù " et fortune. Le paradigme machiavélien, 53 III. La logique du temps et l'indécision du Prince, 53 III. La démocratie comme gouvernement absolu et la réforme de la Renaissance, 84 III. Ontologie critique du principe constituant, 109 CHAPITRE III. - Le modèle atlantique et la théorie du contre-pouvoir, 133 III.

    @SOMM 1S " Mutatio " et " anakuklôsis ", 133 III. Harrington : le pouvoir constituant comme contre-pouvoir, 151 III. Le moteur constituant et l'obstacle constitutionnaliste, 175 CHAPITRE IV. - L'émancipation politique dans la Constitution américaine, 191 III. Pouvoir constituant et " frontière " de la liberté, 191 III. " Homo politicus " et machine républicaine, 210 III. Crise de l'événement et inversion de la tendance, 236 CHAPITRE V. - Révolution et constitution du travail, 257 III. Énigme rousseauiste et temps des Sans-Culottes, 257 III. La constitution du travail, 283 III. Terminer la Révolution, 306 CHAPITRE VI. - Le désir communiste et la restauration de la dialectique, 331 III. Le pouvoir constituant dans le matérialisme révolutionnaire, 331 III. Lénine et les Soviets : le compromis institutionnel, 352 III. Le socialisme et l'entreprise, 385 CHAPITRE VII. - La constitution de la puissance, 399 III. " Multitudo et potentia " : le problème, 399 III. La désutopie constitutive, 411, III. Au-delà de la modernité, 425 Index des noms, 441

  • Antonio Negri
    Du retour
    Abécédaire biopolitique

    A comme. Arme, Attentat, Action, Attente, Avenir.
    B comme. Brigades Rouges.
    C comme. Champ.
    D comme. Déchirure.
    E comme. Empire, Eugénisme.
    F comme. Fascisme.
    G comme. Globalisation.
    H comme. Heidegger, Hybridation.
    I comme. Inconscient, Innocence, Invention.
    J comme. Jamais plus, Joie.
    K comme. Kant, Kairòs.
    L comme. Lombard.
    M comme. Multitude, Matière, Monstre.
    N comme. Nommer, Negri, Neutre.
    O comme. Oppression.
    P comme. Panique, Prière, Passion.
    Q comme. Que dire oe
    R comme. Résister, Retour.
    S comme. Sensualité.
    T comme. Tentation, Terre, Twin Towers.
    U comme. Unité.
    V comme. Venise.
    W comme. Wittgenstein.
    /> X comme. l'inconnue de l'équation.
    Y comme. Yeux.
    Z comme. Zénon d'Elée.

  • By colonizing and interconnecting more areas of life ever more deeply, empire has created the possibility for a revolutionary kind of democracy. This book consolidates the stature of its authors as two of the world's most important political philosophers.

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