• Une révolution culturelle

    Jack Lang

    De 1958 à aujourd'hui, Jack Lang a profondément marqué la vie culturelle française. Dans ce livre, on suit, jour après jour, étape après étape, la fondation et la mise en oeuvre de la nouvelle politique des arts qu'il a imaginée. Une véritable révolution.
    Au coeur de cet ouvrage : les multiples notes confidentielles que Jack Lang a adressées au président de la République François Mitterrand, émaillées de jugements et de recommandations, ici publiées pour la première fois. À partir de ces pièces originales, on assiste à la naissance de la Fête de la musique et du Grand Louvre, aux débats autour du prix unique du livre ou de l'Opéra-Bastille, parmi les mille et un projets des « années Lang » inspirées par une ambition dans ce domaine restée inégalée. On pénètre également dans les arcanes du pouvoir et du jeu politique.
    Cette somme de documents « bruts » et de première main permet au lecteur de comprendre et d'apprécier l'oeuvre ainsi accomplie en connaissance de cause. Le symbole d'un volontarisme politique mis au service de l'art.

  • Si elle est la cinquième langue la plus parlée au monde, la langue arabe reste en France une inconnue à la résonance sulfureuse. Insuffisamment enseignée, elle est au coeur de polémiques qui faussent sa perception.
    Dans ce livre de combat, Jack Lang s'attaque à ces idées reçues. Il invite le lecteur à découvrir l'histoire étonnante et la richesse d'une langue introduite en France il y a des siècles, et qui appartient aujourd'hui à notre patrimoine culturel. Il plaide pour que l'école de la République accorde toute sa place à son enseignement.
    Manifeste pour la reconnaissance d'une langue de France, cet ouvrage est aussi un plaidoyer pour l'ouverture culturelle et le plurilinguisme.


  • il y a un mystère laurent le magnifique.
    en 1469, citoyen d'une république, il atteint au pouvoir des plus grands princes à l'âge de vingt ans. en un temps essentiellement guerrier, il gouverne l'italie par le pouvoir de son argent et le talent de sa diplomatie. son nom est à jamais associé à la
    renaissance florentine. florence est montagne et plaine. ainsi se dédouble ce livre : histoire d'une faillite, récit fondateur d'une légende. il décrit la chute lente et grandiose des médicis à l'agonie d'un siècle secoué par trois crises majeures : les turcs avancent en méditerranée, l'europe bascule au nord, les principautés italiennes se déchirent.
    il élucide les moyens par lesquels laurent s'impose comme le colosse politique de son temps, prend le visage de l'homme universel qui caractérise la renaissance et singulièrement florence, incarne enfin la figure éternellement moderne du héros en politique.

  • Nelson Mandela

    Jack Lang

    " Mandela est devenu un mythe. C'est ce mythe dont j'entends raconter la genèse, la force et l'exemple. J'ai rencontré Mandela voilà plus de quinze ans après avoir contribué au boycott de l'ancienne Afrique du Sud et milité pour sa libération. L'homme était à la hauteur de son mythe : un guerrier, un sage et tout autant un homme de culture théâtrale. C'est ce qui nous a rapprochés spontanément et c'est la manière dont j'ai choisi d'aborder un personnage d'exception. " Mandela, né en 1918, c'est à la fois le rebelle, qui entend combattre l'injustice faite par des Blancs, d'abord par le droit et dans la non-violence, comme un Gandhi, puis dans l'illégalité et la clandestinité dès 1944. C'est aussi le captif sans haine qui découvre le théâtre en prison, se transforme en homme d'Etat prêt à donner sa mesure, sitôt libéré, dans une négociation impossible où l'écoute, la tolérance et la démocratie lui permettent d'éviter un bain de sang. C'est enfin celui qui renonce à la revanche pour incarner une "nation arc-en-ciel". J'ai voulu être le passeur de cette destinée auprès des lecteurs d'aujourd'hui. " Jack LANG

  • Francois Ier

    Jack Lang

    François Ier, dans la mémoire collective des Français, c'est une date - 1515 - et un exploit, Marignan. Il est rare qu'un événement cache à ce point l'ensemble d'un règne, d'une époque.
    Pour en percer les mystères, Jack Lang a pris le parti d'écrire un essai qui se lise aussi comme une biographie politique. Avec, pour fil conducteur, l'inspiration sans cesse puisée au coeur d'une Italie rêvée, admirée, convoitée, et dont François Ier n'hésite pas à s'approprier les plus remarquables témoignages.
    Cette imprégnation italienne, on la retrouve dans l'effort prodigieux d'un monarque pour façonner une Renaissance à la française, synthèse du modernisme italien et de la tradition nationale. Mais ce livre montre que c'est un pays tout entier qui se trouve entraîné dans une extraordinaire mutation : la modernisation de l'Etat, la réorganisation des finances, le renforcement de l'autorité monarchique s'opèrent également avec de constants emprunts au-delà des Alpes. L'Amérique de François Ier, c'est l'Italie.

  • « Vingt ans après sa mort, cent ans après sa naissance, François Mitterrand n'a jamais été aussi nécessaire. Le temps a fait son oeuvre. L'agressivité de circonstance a reflué. Les déçus permanents ont mis de l'eau dans leur vin aigre. Surtout, les historiens ont fait la part des choses. Ils ont redonné du crédit à une oeuvre majeure, à un double septennat progressiste et libérateur, où la justice et l'égalité ont gagné beaucoup de terrain. J'ai accepté avec ferveur de faire revivre la mémoire d'un président de gauche qui a fait de moi son ministre de la Culture et de l'Education. Je me suis confronté à l'ensemble de l'action du politique et de la vie de l'homme, avec ses méandres, ses silences, ses échecs. Mais aussi et surtout, avec sa constance dans les convictions, son acharnement dans la bataille, son brio dans l'accomplissement de sa tâche. J'ai été le partenaire de François Mitterrand dans cette entreprise de transformation des mentalités et des attitudes d'un pays qui avait besoin de s'émanciper, de se moderniser. Nous n'avons pas toujours été d'accord sur tout, mais jamais cela n'a jamais altéré notre proximité confiante, notre enthousiasme fidèle. J'ai été un ami admiratif, un compagnon chaleureux, un soutien offensif et créatif.
    Je suis heureux de faire revivre cet acteur majeur du changement et de conjuguer son souvenir au présent de l'incitatif. »  

  • Une ecole elitaire pour tous

    Jack Lang

    A la tête du ministère de l'education nationale pendant deux ans, jack lang a fortement contribué à la métamorphose de l'école.
    Ce livre propose une synthèse des réformes qui ont jalonné son mandat et qui font désormais corps avec la réalité vivante de l'école : de la refondation des programmes de l'école maternelle et de l'école élémentaire à la nouvelle architecture des diplômes universitaires, de la réforme du collège à la rénovation de la formation des maîtres. elles s'appliqueront à cette prochaine rentrée cet ouvrage volontairement austère veut être un outil ou un instrument de travail à la destination de ceux qui veulent juger sur pièces.
    Ce petit livre a également pour modeste ambition de redonner une boussole à une école depuis un an en perdition. on ne peut réformer l'école sans l'aimer. et sans changer d'abord la société.

  • En juillet 1981, quelques semaines à peine après son élection, le Président de la République François Mitterrand lance le chantier du Grand Louvre. Fleuron de sa politique de grands travaux (Opéra Bastille, Arche de la Défense, Cité de la musique), l opération vise à rénover de fond en comble un vieux musée prestigieux mais complètement inadapté à sa fonction, et à le transformer en plus grand musée du monde.

  • "Mandela est devenu un mythe. C'est ce mythe dont j'entends raconter la genèse, la force et l'exemple. J'ai rencontré Mandela voilà plus de dix ans après avoir contribué au boycott de l'ancienne Afrique du Sud et milité pour sa libération. L'homme était à la hauteur de son mythe : un guerrier, un sage et tout autant un homme de culture théâtrale. C'est ce qui nous a rapproché spontanément et c'est la manière dont j'ai choisi d'aborder un personnage d'exception.
    "Mandela, né en 1918, c'est à la fois le rebelle, qui entend combattre l'injustice faite par des Blancs. d'abord, par le droit et dans la non-violence, comme un Gandhi, puis dans l'illégalité et la clandestinité dès 1944. C'est aussi le captif sans haine qui découvre le théâtre en prison, se transforme en homme d'Etat prêt à donner sa mesure, sitôt libéré, dans une négociation impossible où l'écoute, la tolérance et la démocratie lui permettent d'éviter un bain de sang. C'est enfin celui qui renonce à la revanche pour incarner une "nation arc-en-ciel". J'ai voulu être le passeur de cette destinée auprès des lecteurs d'aujourd'hui." Jack Lang

  • Trente ans après le 10 mai 1981, le ministre de la Culture emblématique d'une certaine idée de la gauche brosse le portrait d'une amitié, d'une fidélité, d'un enthousiasme partagé. Dans ce livre personnel, bienveillant et lucide à la fois, il raconte les intuitions et les constances du militant socialiste, les visions et les réticences du chef d'Etat, les goûts et les ardeurs de l'homme privé. A sa suite, le lecteur accompagne François Mitterrand auprès des siens, à Latche, à Solutré, à son domicile parisien rue de Bièvre, ou, à travers la planète, à la rencontre des grands de ce monde. Il entre dans les coulisses des grands moments et événements que François Mitterrand et Jack Lang ont conçus ensemble : la cérémonie d'investiture au Panthéon, les célébrations du Bicentenaire de la Révolution française, la mise en oeuvre du grand Louvre.

  • J. Lang, ancien ministre de la Culture et de l'Education nationale, revient sur son parcours, de son enfance dans les années 1940 à son poste de président de l'Institut du monde arabe. Symbole des années Mitterrand, durant lesquelles il a initié des projets tels que la fête de la musique ou la pyramide du Louvre, il évoque de nombreuses figures du XXe siècle, comme G. Garcia Marquez et F. Castro.

  • « Notre patrimoine n'est pas réductible à Versailles, au Louvre, au Mont-Saint- Michel, à la basilique de Vézelay, ou au palais des Papes... Il est l'ensemble des biens que nous allons léguer aux générations futures, nos paysages, nos maisons, le dessin de nos villes, les bancs sur lesquels nos enfants iront s'asseoir, les rues dans lesquelles ils se promèneront, les places où ils se rencontreront.
    Les touristes qui viennent par millions visiter nos villes ne les traversent pas en apnée, de leur hôtel aux monuments, en se bandant les yeux. Ils veulent goûter aussi à notre art de vivre et à la diversité extraordinaire de nos paysages. Préservons cette richesse. Empêchons son enlaidissement.
    Il est temps que le respect de la beauté passée se double d'une exigence de la beauté à venir. Le «patrimoine» ne doit pas être seulement le mot sacré représentant d'un temps vertueux et révolu. Le soin consacré à certains espaces et monuments bien définis doit s'appliquer aussi à tout ce qui fait notre quotidien, le patrimoine de demain, les lieux collectifs, les transports publics, les zones périphériques, le mobilier urbain.
    Des générations ont façonné le visage de la France. Pour éviter que la nôtre ne la défigure pour longtemps alors que le concert des intérêts à court terme est assourdissant, nous devons réveiller notre capacité à embellir notre pays. ».

    À l'occasion des 30 ans des Journées du Patrimoine, Jack Lang sort de son silence pour s'indigner ouvertement de la laideur qui menace quotidiennement le territoire français. Celui qui avait lancé l'opération « Levez les yeux » pour sensibiliser les enfants à la beauté de leur patrimoine a décidé de pousser un « coup de gueule ».

  • Chiffres et preuves accablantes à l'appui, Jack Lang dévoile avec rigueur et brio, dans cette Lettre au Président de la République, les méthodes cyniques et les conséquences désastreuses de la politique menée depuis 2007 touchant l'Education nationale : une destruction inexorable et massive des emplois, maquillée à grands coups de réformes dont l'amateurisme le dispute à la malhonnêteté. Il met ainsi au jour ce qu'il faut bien nommer un Vandalisme d'État. Si sévères qu'en soient les conclusions, sa critique a d'autant plus de force qu'elle privilégie l'analyse objective, loin des facilités de la polémique partisane. C'est d'ailleurs pourquoi il la prolonge par une réflexion de fond sur les problèmes inédits auxquels l'École doit aujourd'hui faire face et les initiatives nouvelles qui pourraient y répondre.

  • "Lorsque j'ai su que vous étiez nommé ministre de l'éducation nationale, j'étais plutôt confiant: il me semblait que nous partagions une même foi en l'école et en ses professeurs. J'avais même pour vous, je peux bien le reconnaître, estime et considération: vous me paraissiez modéré, intelligent, cultivé, fin connaisseur du ministère, toutes qualités nécessaires pour servir la cause de l'éducation avec honnêteté et ambition [...]. Cinq mois plus tard, coup de théâtre: sans la moindre consultation, vous décidez d'anéantir ce que vous aviez encensé. Les programmes que vous portiez hier aux nues sont soudainement voués aux gémonies [...]. Comble de l'imposture: vous proclamez un retour aux apprentissages fondamentaux, tout en organisant leur affaissement.
    Un maître mot résume votre plan: paupérisation. Cette école au rabais, vous la fondez sur trois principes: la réduction du temps réservé au service public de l'école, l'appauvrissement des programmes et des contenus, l'asphyxie des moyens. Trois principes camouflés sous vos annonces martiales d'un retour aux sources, qu'en réalité vous asséchez.... C'est aux parents et à leurs enfants que je pense, aux professeurs, à tous ceux qui, abusés par vos manipulations, sont en plein désarroi. ma volonté est de les aider à comprendre les réalités de la régression en cours et de rétablir la vérité."

  • Une présentation de 100 chefs-d'oeuvre de la culture dans les domaines de l'architecture, de la musique, des arts plastiques, du cinéma, de la littérature) et de l'éducation qui ont été moteur de changement de la société.

  • Préparant la Conférence mondiale sur le droit des femmes, Jack Lang a voulu consacrer un livre - à la fois une enquête, un manifeste, une réflexion... - à cette affaire. Son livre, au style vif et passionné, fait donc sien le programme du poète Aragon : "La femme est l'avenir de l'homme" - et Jack Lang entend ce "slogan" dans un sens politique et culturel. La thèse de l'ouvrage ? Les femmes, aujourd'hui (surtout celles du tiers monde), sont l'équivalent du prolétariat au XIXe siècle. C'est dire qu'il en fait les acteurs d'une mutation sociale sans précédent qui caractérisera les années à venir. Les portraits alternent avec des enquêtes : on passe d'une conversation avec une féministe du Zimbabwe à l'affaire du tchador, des problèmes de l'infanticide féminin en Chine à la question du contrôle des naissances, de l'islam au Vatican, de la reine Fabiola (qui tient, paradoxalement, un grand rôle dans ce livre) aux drames de l'excision. Il s'agit, tout de même, de l'émancipation de la moitié de l'humanité !

  • En 150 pages claires, fortes, solidement étayées par les études économiques les plus récentes, l'expertiste d'économistes et de syndicalistes français, mais aussi par les expériences menées chez certains de nos voisins européens, attachés comme nous aux principes d'un droit du travail protecteur des salariés et de l'Etat-Providence, ce livre démontre que le chômage est un mal français bien réel, mais qui peut être vaincu à travers sept pistes d'actions concrètes. Sept pistes inspirées par une « philosophie » assez simple : corriger les mécanismes naturels du marché par des règles, des accords entre partenaires sociaux et des interventions publiques (en investissement ou en fonctionnement) pour créer en France une économie de marché solidaire et de plein emploi. 1. Vaincre le chômage en créant les emplois de demain. Constant : despécialisation industrielle de la France. Solution : pour contrer les effets de délocalisation, il faut assurer le développement de la France sur les industries à haute valeur ajoutée et les services. Les Etats-Unis conduisent cette politique industrielle et de recherche avec succès. Nous le pouvons aussi. 2. Vaincre le chômage en éradiquant l'échec scolaire à la source. Constat : le chômage est lié à l'échec scolaire déterminé lui-même dans la petite enfance. Solution : suivi individuel des tout jeunes élèves en difficulté scolaire issus le plus souvent des milieux défavorisés. 3. Vaincre le chômage en augmentant le nombre d'individus diplômés et qualifiés : nous avons exactement le même niveau de chômage que les Etats-Unis par niveau de diplôme, mais nous avons un nombre de diplômés beaucoup moins important que les Etats-Unis. Poursuivre la révolution scolaire par le développement massif de l'Université est un enjeu essentiel. 4. Vaincre le chômage en subventionnant le travail non qualifié. 35% des chômeurs sont non-qualifiés. Les mécanismes spontanés du marché ne permettent pas de résorber ce chômage, sauf à baisser dramatiquement la rémunération de ces travailleurs, soit directement, soit en les cantonnant dans des contrats à temps partiels qui ne permettent pas de vivre. La gauche doit corriger ces mécanismes de marché et favoriser l'emploi de ces salariés en subventionnant leur embauche dans le cadre d'accords entre partenaires sociaux. 5. Vaincre le chômage en favorisant la reprise d'activité pour les chômeurs (création de l'Allocation Différentiel de Revenu proposée par R. Godino) : pour ne par décourager le retour à l'emploi des RMIstes, encore faut-il que le fain de revenu soit suffisant. Tel n'est pas le cas aujourd'hui, d'où la nécessité de mettre en place un dispositif puissant. 6. Vaincre le chômage en favorisant l'entrée dans la vie active des jeunes (emplois-jeunes). 7. Accroître considérablement le coût du licenciement et de l'indemnisation chômage pour les entreprises afin de favoriser les entreprises vertueuses.

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