• Le roi des Schnorrers

    Israël Zangwill

    • Sillage
    • 26 Octobre 2015

    Un schnorrer est, en yiddish, un mendiant dont le talent réside dans la verve avec laquelle il amène les donateurs potentiels à exercer la charité à son profit.

    Dans le quartier juif de Londres, à la fin du XVIIIe siècle, le Roi des Schnorrers est Manasseh da Costa, sépharade à l'imposante stature et à l'éloquence redoutable. Sa maîtrise des textes sacrés et ses dons de dialecticien n'ont d'équivalent que son aplomb ; du financier le plus avisé au rabbin le plus retors, personne n'est en mesure de se soustraire à sa volonté.

    Quand un petit schnorrer polonais fraîchement émigré, aussi modeste que roué, va se mettre en tête d'épouser sa fille, un combat sans merci va s'engager.

    /> Roman d'une drôlerie irrésistible, Le Roi des Schnorrers est l'un des textes les plus fameux d'Israël Zangwill (1864-1926).

  • Chad gadya !

    Israël Zangwill

    «Chad Gadya joua le rôle d'un cristal dans un liquide sursaturé. Sur les plus sensibles, il agit à la manière d'une conversion : bouleversement intérieur, crise de larmes, vie soudainement changée » écrit André Spire. Et à relire aujourd'hui ce récit, qui eut, en France, une influence considérable au début du XXe siècle, l'émotion est intacte, comme est intacte la puissance des mots que choisit sa ­traductrice pour témoigner de ce judaïsme qui, dans un double mouvement, revient à lui-même et, y revenant, s'y révèle comme autoémancipation, dont les contours apparaissent à la manière d'une photographie sortant du bain.

  • Israel Zangwill (1864-1926) est né à Londres dans une famille de juifs russes émigrés.
    Instituteur puis journaliste, il se tourne très vite vers l'écriture avec des romans, nouvelles et pièces de théâtre sur la vie dans le ghetto de Londres où le réalisme se mêle à l'humour et au grotesque (Tragédies du ghetto, Comédies du ghetto, Rêveurs du ghetto, Le Roi des Schnorrers). Ces oeuvres lui valent le surnom de " Dickens juif " et le placent au rang des plus grands parmi ses contemporains.
    Ecrit en 1891, Le Grand mystère du Bow sera la seule contribution de Zangwill au genre policier. Mais cette unique incursion revête une importance majeure : non seulement Le Grand Mystère du Bow est considéré par les historiens de la littérature policière comme le tout premier roman de meurtre en chambre close mais chacun s'accorde à louer la logique et l'ingéniosité du dénouement de l'intrigue. Grâce à un ton à la fois enlevé et émaillé de références, grâce au regard ironique qu'il pose sur tous ses protagonistes, de l'intellectuel prétentieux au limier de Scotland Yard sur de son fait, en passant par les divers acteurs de la machine judiciaire, Zangwill brosse, dans Le Grand Mystère du Bow, un portrait critique de la société victorienne, sur fond de petites gens d'un quartier populaire, de syndicalistes et de politiciens.

  • " Toutes les autres nations avaient eu leur temps de prospérité et avaient disparu.
    Israël poursuivait son chemin avec une force et un courage invaincus. Prodigieux ! Miraculeux même ! Ah ! Que ne pouvait-il, lui aussi, s'appuyer sur cette foi solide ! Son âme était de l'Orient, mais son cerveau de l'Occident. Son intelligence s'était nourrie aux mamelles de la science, qui classifie tout et n'explique rien. Il était épuisé par le grand effort des siècles, tant d'époques de persécutions, tant de moeurs, de langues, de nationalités adoptées ! Son âme devait ressembler à un palimpseste sur lequel les nations, l'une après l'autre, avaient imprimé leur marque.
    " Historiques ou imaginaires, tous les héros d'Israël Zangwill sont pris entre Orient et Occident, tradition et modernité, fidélité et innovation, lettre et esprit. Devant des choix fondamentaux de vie, insertion dans un passé accepté, rejeté ou remodelé, ils font entendre leur voix. Ainsi, chacun des héros de ce livre cherche sa voie à sa manière et laisse sa trace. Chacun est un " rêveur de rêves ".

  • Du XVIIe siècle au milieu du XX , Londres voit s'installer des vagues successives de Juifs immigrés après trois siècles de bannissement : sépharades chassés d'Espagne et du Portugal par l'Inquisition, puis ashkénazes d'Europe centrale et orientale poussés à l'exil par de sanglants pogroms.
    L'East End, le quartier de Whitechapel fut, pour la plupart, à la fois le point d'arrivée et le point de départ vers une vie nouvelle.
    Aujourd'hui il ne subsiste rien de ce lacis de rues pittoresques et misérables qui grouillaient de toutes les activités d'un peuple, hormis la saga qu'Israël Zangwill, lui-même enfant du Ghetto, nous laisse en témoignage unique d'un monde disparu.
    L'immense succès des Enfants du Ghetto (1892) valut à son auteur le surnom de Dickens juif.
    Rires et larmes, comique et tragique, satire féroce et tendre empathie accompagnent notre immersion au sein d'une foule de personnages intensément vivants, forts d'une étonnante vitalité dans l'adversité : petites gens, parvenus, bourgeois petits, moyens et grands et certains types traditionnels du folklore juif : le schnorrer (le mendiant), le shadh'en (le marieur), le shlemihl (le pauvre type), le bouffon.
    Tous sont confrontés dans leur vie la plus quotidienne aux choix qui s'imposent aux immigrés : fidélité à leurs traditions culturelles, religieuses, linguistiques, culinaires, volonté d'adaptation à la société dominante, tout en navigant, au prix de quelles concessions, de quelles trahisons, de quels enthousiasmes - entre déracinement et enracinement, entre une identité transmise et une identité à construire.

  • "The Big Bow mystery" is a crime novel written in 1892 by Israel Zangwill, otherwise famous for his humorous works and his political engagement towards the cause of Zionism. Considered to be the first "locked-room mystery", written several years before Le mystère de la chambre jaune by Gaston Leroux, it is also one of the best known English crime classics. A great novel full of ingenuity and humour, social satire, it is a must-read!

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