• Cette histoire des formations d'hélicoptères de l'Aéronautique navale est dérivée du dossier n° 2 de l'ARDHAN qui porte ce titre, et qui a d'abord été éditée sous la forme du disque compact n° 10 (CD 10) en 2014, en pensant que le choix de ce support moderne et peu onéreux en favoriserait la diffusion. Cet objectif n'a pas été atteint. Cette nouvelle édition, revue et améliorée, vous est donc proposée.
    Ce livre comporte deux parties qui traitent, pour la première, des débuts des voilures tournantes dans l'Aéronautique navale et de la montée en puissance de leur usage au cours des guerres d'Indochine (sur les porte-avions) et d'Algérie (dans les djebels).
    En deuxième partie, cette phase initiale fondatrice a été suivie de la reconversion de ces hélicoptères pour assurer des missions proprement navales, comme la lutte ASM, les essais de dragage de mines et les missions de sauvetage (sauvegarde des activités aéronautiques des nouveaux porte-avions Clemenceau et Foch, et secours maritime à partir de terre au profit de la pêche et de la navigation commerciale et de plaisance).
    Ces nouvelles missions n'ont pas fait renoncer aux missions de transport tactique héritées de l'expérience algérienne, et les hélicoptères HSS-1 puis Super Frelon ont pu montrer leur pleine capacité à les exécuter. De nouveaux hélicoptères ont aussi été mis en service pendant cette période (Lynx WG13 pour la lutte ASM à partir des nouvelles frégates, Dauphin SA365 F et N pour la sauvegarde des porte-avions et le secours maritime). Et pendant quarante-six ans, plusieurs formations se sont succédé pour assurer le groupe aérien du PH Jeanne d'Arc.
    Les hélicoptères mis en oeuvre ont dû, inévitablement, être un jour retirés du service, et des formations ont connu aussi le même sort, mais les missions continuent et les formations actuelles s'emploient à les assurer, avec de nouveaux hélicoptères et selon de nouvelles modalités. Cette continuité de l'action fait l'objet de la troisième partie de ce dossier n° 2, dont le caractère évolutif a conduit à le publier sur le site de l'ARDHAN www.aeronavale.org, afin de pouvoir le tenir à jour des évolutions constantes. Mais, là aussi, vous assisterez au transfert progressif de cette troisième partie dans des livres, dont le prochain, arrêté à la fin de l'année 2017, devrait sortir en 2018. Et, souhaitons le, d'autres livres continueront de suivre cette histoire !

  • La relation de l'histoire des formations d'hélicoptères de l'Aéronautique navale a débuté, dans le livre n° 38 de l'ARDHAN, publié en juin 2017, par ses deux premières parties relatives au début des voilures tournantes dans l'Aéronautique navale, puis à la montée en puissance des hélicoptères au cours des opérations en Indochine et en Algérie, et enfin à leur confirmation dans leur rôle opérationnel en lutte ASM, en transport tactique et en sauvetage maritime, avec la mise en oeuvre d'hélicoptères qui ont depuis été retirés du service.
    Mais l'activité des formations d'hélicoptères s'est poursuivie, avec la mise en service de nouveaux types d'appareils, et la troisième partie de cette histoire, consiste en la relation de ces nouvelles activités : l'objet de ce livre n° 40 de l'ARDHAN, c'est l'histoire des formations actuelles depuis qu'elles mettent en oeuvre leurs hélicoptères actuels, jusqu' à l'année 2017.
    Ce livre sera naturellement suivi par d'autres ouvrages, car l'histoire des hélicoptères de l'A.N. n'est pas près de s'arrêter ! Mais pour connaître la suite il faudra d'abord consulter le site de l'ARDHAN www.aeronavale.org, (monographies, hélicoptères) avant que la substance du prochain livre soit réunie !

  • Cet hélicoptère construit par Westland au Royaume-Uni a fait partie d'un programme destiné aux forces armées britanniques et françaises, qui comprenait aussi le Puma SA330 et la Gazelle SA340 de l'Aérospatiale. L'Aéronautique navale a commencé à le mettre en oeuvre en 1978, au sein de l'escadrille 20S, sous l'égide du CEPA à Saint-Raphaël, avant de l'affecter successivement aux flottilles 31F, 34F et 35F. Ce cahier retrace les grandes lignes des activités du Lynx au sein des formations et des frégates F67 et F70 dont il constituait une partie du système d'armes. Des acteurs de cette mise en oeuvre du Lynx ont apporté, dans ce cahier, leurs contributions anecdotiques sur leurs expériences sur cet appareil, et je les en remercie. Mais, au bout de 41 ans des services très efficaces et appréciés rendus par cet appareil, il a fallu se résoudre à y mettre fin en le retirant du service, avec la mise en sommeil de la dernière formation qui le mettait en oeuvre, la flottille 34F de Lanvéoc, le 4 septembre 2020.

  • L'hélicoptère Super Frelon est venu logiquement s'inscrire dans l'évolution du concept d'emploi des hélicoptères au sein de l'Aéronautique navale. Au début, à partir de 1951, les missions assignées aux hélicoptères étaient la sauvegarde des manoeuvres d'aviation à bord des porte-avions et plus largement les missions de soutien de région et de sauvetage côtier. Et puis, le conflit algérien, à partir de 1954, a fait progresser le concept d'emploi vers le transport d'assaut des troupes sur un territoire très large, où leur souplesse d'emploi a fait merveille. La Marine y a pris sa juste part, à l'égal des deux autres armées, mais déjà son objectif était d'utiliser les hélicoptères, non plus seulement dans des missions d'assaut terrestre, mais surtout, dans des missions proprement maritimes comme la lutte ASM. A cette fin, les trois flottilles d'assaut déployées en Algérie ont été dotées, à partir de 1958, de HSS-1, créés dès l'origine par Sikorsky comme des hélicoptères ASM.
    Pendant la durée de ce conflit, l'état-major réfléchissait déjà au successeur du HSS-1, en visant une capacité d'action tout-temps. C'est ainsi qu'est né le programme SE 3210 Super Frelon développé par Sud Aviation à partir de 1961. Le 7 décembre 1962, le prototype 01 du « Super » effectuait son premier vol. Le développement de ce programme s'est ensuite résolument enchaîné avec la mise en service du prototype 02 et de quatre appareils de présérie (03 à 06) à partir de 1964. En 1965, la CEPA de Saint-Raphaël s'est vue confier une opération d'endurance sur le SF 03, qui s'est malheureusement terminée par la perte accidentelle de cet appareil. En 1966, le début de la mise en service des premiers appareils de série, destinés à servir au CEP pour les expérimentations nucléaires, a aussi été marquée par la perte d'un SF et de son équipage. Ces deux accidents auraient bien pu marquer la fin de ce programme, qui a cependant été maintenu grâce à la détermination des services et des personnels qui en avaient la charge.
    A partir de 1967, le Super Frelon est enfin reparti sur des bases techniques plus sûres, et il a assuré, successivement, les missions au profit de la force océanique stratégique (FOST) (au CEP pour l'essai des armes, puis en métropole pour la sécurité des SNLE par ses capacités de lutte ASM), puis les missions de sauvetage maritime, où ses capacités tout-temps ont permis d'élargir considérablement les possibilités d'action, et enfin des missions d'hélitransport opérationnel à partir des porte-avions et des transports de chalands de débarquement (TCD).
    Cette « épopée » a duré 45 ans, de 1965 à 2010, au sein de l'Aéronautique navale ; neuf formations d'hélicoptères ont successivement participé à son écriture, et c'est cette longue histoire que ce livre se propose de retracer.

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