Perrin

  • « Français, c'est moi, Churchill, qui vous parle. » Le lundi 21 octobre 1940, les auditeurs français de la BBC entendent pour la première fois la voix du Premier ministre qui s'adresse directement à eux, et, au surplus, dans leur langue. Car Winston Churchill, qui est assurément le plus francophile de tous les dirigeants étrangers de la Seconde Guerre mondiale, compte dans sa généalogie des ascendants français à la fois du côté de son père et de sa mère - sa grand-mère maternelle, par exemple, a vécu à Paris de 1867 à 1873 -, et a très tôt appris la langue.
    La relation qu'il entretient avec la France ne se résume pas à ses séjours dans les luxueuses villas de la Côte d'Azur ou aux liens établis avec de Gaulle. Très tôt, en effet, Churchill a baigné dans l'histoire de France, une histoire, à ses yeux, qui est pleine de bruits et de fureur : c'est Jeanne d'Arc, Napoléon, c'est la solidité du poilu et la Première Guerre mondiale, c'est Clemenceau et la force de la volonté et du verbe. Parfois admiratif du génie français, parfois exaspéré par les « frogs », il réservera toujours une place particulière à l'hexagone. Et si, déclare-t-il un jour, « le Tout-Puissant dans son infinie sagesse, n'a pas jugé bon de créer les Français à l'image des Anglais », il sait bien que, sans cette France turbulente et imprévisible, il n'aurait sans doute pas connu un tel destin.

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  • Alors qu'un nouveau volet des aventures de James Bond sortira en avril 2020, l'intérêt autour de son créateur, Ian Fleming (1908-1964), n'a cessé de grandir, porté par une question lancinante : a-t-il été lui-même un des modèles de 007?
    Né dans une famille écossaise fortunée, entouré de personnalités au caractère bien affirmé, Fleming, après une éducation des plus classiques, va longtemps chercher sa voie : un début de carrière militaire avorté, un passage très important chez Reuters, où il apprend à écrire simplement et rapidement, quelques années dans la banque... il est voué semble-t-il à un avenir relativement médiocre, dont le préservent d'une certaine façon ses succès féminins, qui en feront une sorte de roué. La guerre est le vrai déclic : Fleming rejoint le renseignement naval, où il imagine les plans les plus audacieux et se fait remarquer par sa capacité à résoudre les problèmes comme par le peu de respect qu'il manifeste pour la hiérarchie. Immédiatement après-guerre, il recommence à vivoter, entre piges journalistiques et séjours à la Jamaïque où il acquiert une maison en 1946 : « Goldeneye ».
    Fleming entre en littérature un peu par hasard, en 1952, entamant une décennie d'intense création, livrant, coup sur coup, une dizaine d'épisodes de James Bond - le premier en 1953 : Casino Royale. Mêlant aventures exotiques, intrigues parfois absurdes, "méchants" invraisemblables, torture, sadomasochisme, séduction et sexe, le genre est totalement renouvelé et séduit un public de plus en plus nombreux. Dès la fin des années soixante, James Bond est un produit d'exportation majeur, un élément du "Soft Power" : il contribue, au même titre pourrait-on dire que la monarchie, au prestige mondial du Royaume-Uni. Son influence est telle que, dans le contexte de la guerre froide, l'on en vient à se demander s'il n'a pas même influencé la politique étrangère de l'Angleterre et des États-Unis...
    Christian Destremau, fort de sa grande connaissance de la culture britannique, brosse avec maestria le portrait intime de ce génie créateur dont le héros, d'épisode en épisode, continue à fasciner des millions de personnes.

  • Au crépuscule de son règne, Hitler regretta d'avoir négligé le Moyen-Orient : « Tout l'Islam vibrait aux nouvelles de nos victoires », déclarait-il alors. Mais l'idéologie nazie a-t-elle réellement trouvé des relais en Iran, en Egypte ou en Irak ? Le monde arabe a-t-il effectivement collaboré avec l'Axe ? Pour répondre à ces questions controversées, Christian Destremau retrace les principales étapes du second conflit mondial au Moyen-Orient : la guerre en Cyrénaïque, la politique du Reich en Palestine, le coup d'Etat antibritannique en Irak, le rôle de Vichy en Syrie. En portant le regard sur ce théâtre d'une importance capitale, notamment en raison des puits de pétrole et de la question de la Palestine, l'auteur apporte nombre d'éclairages novateurs sur la Seconde Guerre mondiale.

  • Ce livre offre une plongée inédite au coeur de la machine de guerre allemande, japonaise ou anglo-saxonne entre 1941 et 1945.
    Les télégrammes secrets récoltés et analysés par christian destremau montrent en effet combien l'histoire de la seconde guerre mondiale est sans cesse à réécrire : le déclenchement de la guerre contre l'urss, l'imbroglio de pearl harbor, les complots de vichy, les tentatives d'assassinat contre hitler, les derniers moments de la déportation des juifs ou l'emploi de la bombe atomique ne se lisent plus de la même manière.
    Les révélations contenues dans cet ouvrage conduisent à se poser une question : compte tenu de ce qu'ils savaient, les chefs britanniques et américains ont-ils pris les bonnes décisions ?.
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  • Archéologue et agent de renseignements, Thomas Edward Lawrence (1888-1935) se disait «à moitié poète», se voulait «intouchable», et mourut prématurément dans un accident de moto. Voila comment est trop souvent résumé la vie de Lawrence d'Arabie.
    Les facettes de Lawrence sont en réalité si nombreuses que sa vérité est plus insaisissable que la légende qu'ont propagée ses hagiographes comme ses détracteurs. Historien et archéologue, orientaliste, poète, géologue, photographe, diplomate, homme d'action d'une incroyable témérité et chef de guerre, il fut un personnage complexe et contrasté, non exempt de zones d'ombre. S'appuyant sur des archives neuves (notamment issue des archives Londoniennes) et une connaissance profonde de L'empire britannique au Moyen Orient, Christian Destremau renouvelle considérablement ce que nous pensions savoir de la vie et de l'action de celui que Churchill considérait comme l'«un des êtres les plus extraordinaires de son temps».

  • Louis Massignon (1883-1962) fut à la fois un remarquable spécialiste de l'Islam et du monde arabe, un agent d'influence du Quai d'Orsay et un intellectuel engagé dans toutes les batailles du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.
    Indéfectible patriote, comme son plus farouche adversaire Lawrence d'Arabie, il milita très tôt pour l'indépendance de l'Algérie. En privé, le personnage se révèle tout aussi complexe et passionnant : catholique au mysticisme fervent, il demandera notamment à être ordonné prêtre selon le rite melkite.

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