Dalloz

  • L'arrivée au pouvoir du Hamas en Palestine et la victoire de Kadima en Israël ont considérablement modifié la donne politique au Proche-Orient.
    Dans ce nouveau contexte et face aux échecs répétés du processus de paix, l'instauration de la paix est-elle toujours possible ? La suspension des aides financières européennes et américaines déstabilise l'Autorité palestinienne et accentue la crise économique. Et pourtant, l'amélioration de la situation économique dans les Territoires palestiniens est essentielle pour que naisse un Etat palestinien politiquement viable et qu'un règlement durable du conflit soit trouvé.
    Si on ne fera pas plier les Palestiniens " en les affamant ", les attentats terroristes ne réussiront pas non plus à faire plier les israéliens. La seule issue possible est une paix négociée, juste et globale, qui ne devra exprimer la défaite ni de l'un ni de l'autre. Le conflit israélo-palestinien, qui suscite de vifs débats au sein de la société française, est devenu d'une importance géostratégique majeure pour le monde.
    La communauté internationale dans son ensemble est concernée, et elle doit montrer une réelle volonté politique de favoriser le dialogue. Le projet de paix ne pourra s'établir qu'avec l'intervention active de l'Europe et de la France, qui doivent tenter de relancer le processus de paix par la détermination de leur action et de leur mobilisation. Des universitaires et des parlementaires français, mais aussi des représentants israéliens et palestiniens apportent ici un éclairage sur les perspectives de paix pour la région.

  • La France s'était donné plusieurs priorités dans le cadre de sa présidence de l'Union européenne du 1er juillet au 31 décembre 2008, à savoir la défense, l'énergie, l'environnement, l'immigration.
    Il s'agissait de relancer l'Europe de la défense à travers un renouveau de la Politique européenne de sécurité et de défense (révision de la stratégie européenne de sécurité, création d'une cellule de planification et de gestion des opérations autonomes, fixation de règles régissant le lancement des coopérations structurées permanentes, mutualisation de certaines capacités militaires). La France avait également pour ambition de faire face à la brusque augmentation du prix des matières premières énergétiques, facteur aggravant les tensions inflationnistes à l'échelle européenne.
    Elle souhaitait trouver un accord " post-Kyoto " au niveau européen afin de défendre une seule position face aux autres grands acteurs mondiaux. Enfin, elle envisageait de définir une approche commune des politiques migratoires, et de la coordonner avec celle des Etats de la rive Sud de la Méditerranée. Par ailleurs, si le sport ne figure pas encore au coeur des compétences de l'Union européenne, la présidence française a oeuvré dans ce sens.
    Comment la France a-t-elle fait avancer ces dossiers prioritaires ? A-t-elle atteint ses objectifs ? Quel bilan peut-on tirer de ses actions ? Cet ouvrage confronte les points de vue sur le bilan de la présidence française de l'Union européenne de personnalités françaises et étrangères de haut niveau - décideurs politiques et économiques, diplomates, hauts fonctionnaires, universitaires - réunies en février 2009 à l'occasion de la première édition des Entretiens européens d'Enghien-les-Bains (Val d'Oise).

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