• Insensés que nous sommes ! Nous nous aimons. Quel songe avons-nous fait, Camille ? Quelles vaines paroles, quelles misérables folies ont passé comme un vent funeste entre nous deux ? Lequel de nous a voulu tromper l'autre ? Hélas ! cette vie est elle-même un si pénible rêve ; pourquoi encore y mêler les nôtres ? Ô mon Dieu, le bonheur est une perle si rare dans cet océan d'ici-bas ! Tu nous l'avais donné, pêcheur céleste, tu l'avais tiré pour nous des profondeurs de l'abîme, cet inestimable joyau ; et nous, comme des enfants gâtés que nous sommes, nous en avons fait un jouet.

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  • « Alors ces hommes de l'Empire, qui avaient tant couru et tant égorgé... se regardèrent dans les fontaines de leurs prairies natales, et ils s'y virent si vieux, si mutilés, qu'ils se souvinrent de leurs fils, afin qu'on leur fermât les yeux. Ils demandèrent où ils étaient ; les enfants sortirent des collèges, et ne voyant plus ni sabres, ni cuirasses, ni fantassins, ni cavaliers, ils demandèrent à leur tour où étaient leurs pères. Mais on leur répondit que la guerre était finie, que César était mort, et que les portraits de Wellington et de Blücher étaient suspendus dans les antichambres des consulats et des ambassades, avec ces deux mots au bas : Salvatoribus mundi.
    Alors s'assit sur un monde en ruines une jeunesse soucieuse. »

  • Octave, bohème et libertin, plaide auprès de marianne, sa cousine par alliance, la cause de son ami, le timide et romanesque coelio.
    Mais il n'obtient d'autre résultat que d'intéresser la jeune femme en sa propre faveur. par " caprice ", elle lui offre un rendez-vous. octave alors s'efface au profit de coelio, mais le fait ainsi tomber dans un guet-apens. drame de l'amitié autant que drame de l'amour, les caprices sont surtout le drame de l'identité perdue : coelio est le double d'octave ; octave est " une autre marianne ". le chassé-croisé des personnages, divaguant comme octave toujours ivre, errant comme coelio définitivement perdu dans ses rêves, ou trottant comme marianne allant et venant de chez elle à l'église au rythme des heures canoniales, fait du caprice à la goya la figure même d'un destin cruel et absurde.

  •    1537... Alexandre de Médicis, qui a plongé Florence dans le vin et le sang, couve un serpent dans son sein : Lorenzo, qui guette auprès de lui l'occasion de tuer le tyran. Hélas ! au service de ce débauché, la jeune « taupe » s'est amollie au point de ressembler maintenant à un « lendemain d'orgie ambulant ».


        Qui pis est, Lorenzo a perdu foi en sa mission.
    Romantique peut-être, mais réaliste et lucide, cet apprenti terroriste ne croit plus que la mort d'Alexandre suffira à sauver Florence. « Prends le chemin que tu voudras, tu auras toujours affaire aux hommes. »     Et en effet, son forfait accompli, Côme succède à Alexandre, un Médicis à un autre Médicis ...

       Sous les pavés... des pavés.

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  • «Ah! Marianne, c'est un don fatal que la beauté!» Mariée à un vieillard jaloux, la vertueuse Marianne déchaîne les passions, notamment celle de Coelio, dont Octave vient lui louer les qualités et les mérites. Mais Marianne n'a d'yeux que pour ce dernier... De ce trio amoureux, gouverné par les caprices du coeur, ne pouvait naître que le drame.

    Comédie à l'issue tragique et au ton peu conventionnel, la célèbre pièce de Musset met en scène les désirs et les revendications d'une femme dans un cadre italien propice à tous les jeux de masque. Longtemps condamné par la censure, Les Caprices de Marianne continue de fasciner par son éminente modernité.

    - Objet d'étude : Dire l'amour - Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes - Prolongement : Pour aller plus loin (mise en scène, débat, étude d'images et lectures complémentaires)

  • Un prince échange son identité avec son aide de camp afin de mieux connaître sa promise et un jeune bourgeois munichois criblé de dettes prend celle d'un bouffon décédé : voilà bien tous les éléments réunis pour une comédie divertissante, idéale pour l'étude en classe au lycée ! Cette édition pédagogique permettra d'étudier la parole au théâtre, Musset et le drame romantique, mais aussi le personnage du bouffon au théâtre.

    2de-1re : Le théâtre.

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  • Dans le Paris des années 1830, un jeune dandy inconstant, en perpétuelle contradiction avec lui-même, tombe fou amoureux de deux femmes. Si la riche marquise de Parnes et la modeste madame Delaunay se ressemblent, leur condition les sépare. L'une est une aristocrate, mariée, reine de son domaine huppé de la Chaussée d'Antin. L'autre, veuve, vit modestement de ses travaux de couturière. Pour la première fois de sa vie, Valentin va devoir faire un choix.
    Musset nous offre une variation pleine de charme sur un thème universel, et assortit son observation amusée du trio d'une réflexion plus profonde sur les mécanismes de l'amour.

  • Un spectacle dans un fauteuil, composé par Musset en 1832, est un recueil poétique qui réunit à la fois une dédicace, une tragédie, une comédie, et un poème. L'auteur joue avec les attentes du lecteur, invité à imaginer un spectacle en lisant. Il suggère que le théâtre peut se passer d'une salle mais non d'un public, fût-il réduit à un seul individu. Ce principe lui permet d'exprimer toute sa fantaisie, qu'elle soit sombre dans La Coupe et les Lèvres ou aérienne dans À quoi rêvent les jeunes filles. L'inventivité de Musset se déploie aussi bien dans ce théâtre en liberté que dans l'insolente dédicace et dans le chef-d'oeuvre poétique qui referme le recueil, Namouna.

  • Né après Lamartine, Vigny et Hugo, Musset sera l'éternel cadet du roman-tisme, et Rolla le dira bientôt : « Je suis venu trop tard dans un monde trop vieux. » Lorsqu'en 1829 ? il a dix-neuf ans ?, il fait paraître son premier re-cueil, les Contes d'Espagne et d'Italie, il ne cache rien de son insolence icono-claste, et cette liberté d'allure, cette impudeur clairement affichée, s'accompagnent d'une grâce juvénile qui fait tout pardonner. Pleine de promptitude et de nonchalance, de désinvolture et pourtant d'efficacité, sa poésie va s'ouvrir au théâtre, accueillir tous les registres ? mondain, politique, satirique ou comique ? et bien sûr toutes les expériences amoureuses qu'elle évoque du ton le plus badin au plus grave.
    Passé l'âge de trente ans, il n'y a plus chez Musset que des surgissements sporadiques, et cependant parfois superbes : cette oeuvre est tout entière une oeuvre de jeunesse. Poète de la facilité dont le Je n'en finit pas d'envahir l'oeuvre ? Peut-être. Mais dans ce Je ouvert et finalement mobile, chacun peut se reconnaître. La poésie de Musset a besoin du lecteur, de sa sensibilité et de sa voix, pour s'accomplir et se réaliser : cette fragilité secrète est ce qui la fait vivre encore pour nous.

    Édition de Frank Lestringant

  • Jeune dandy ironique et désinvolte, valentin, vingt-cinq ans, jure qu'il ne se mariera jamais... ce proverbe, l'un des plus gais de musset, démontre avec grâce et fantaisie qu'en amour du moins, on ne saurait jurer de rien.

  • Sur un théâtre ancien, faisons des pièces ludiques. Tel pourrait être le mot d'ordre d'Alfred de Musset quand il s'adonne au proverbe, genre dont Il ne faut jurer de rien et On ne saurait penser à tout sont d'incontestables réussites.
    Impertinentes et drôles, ces pièces bousculent les formes théâtrales empesées et le sérieux des convenances. L'esprit fuse, les surprises succèdent aux quiproquos, les incongruités aux cocasseries. L'alacrité du ton, le sens du rythme et la verve de l'échange dépoussièrent les situations déjà vues et dégourdissent les dialogues. Voici venu le temps de la jubilation théâtrale.

  • De son premier grand amour, Musset a conclu que la faculté d'aimer lui serait à jamais étrangère ; d'où, peut-être, les caractéristiques de son théâtre : ce dégoût de la débauche, ce vain désir d'un bonheur simple, cette conviction que rien de pur ne sera plus offert à qui s'est une fois livré au plaisir. Sous cet éclairage, qu'est-ce que Lorenzaccio, sinon le drame de l'idéal absent, du scepticisme absolu et du désespoir qui saisit l'homme affronté à la perte d'un paradis ? S'il est réducteur de négliger chez Musset le versant de la fantaisie, qui inspire nombre de ses pièces, on se gardera d'oublier que l'auteur du Chandelier est aussi celui de La Matinée de don Juan, un court fragment dont le héros vieilli mène, par le truchement d'un Leporello sans illusions, la quête sans espoir, comme machinale, de l'idéal féminin.
    La nouvelle édition du Théâtre complet de Musset contient les quinze pièces rassemblées sous le titre de Comédies et proverbes et ici données à lire dans leur version originale, antérieure aux manipulations imposées par les contraintes de la scène. Elle procure également les oeuvres dramatiques non recueillies par leur auteur ou publiées posthumes, ainsi que des fragments et des ébauches où l'on trouve du meilleur Musset. On découvrira en appendice les textes qui sont à la source de Lorenzaccio : le livre XV des Chroniques florentines de Varchi et la pièce de George Sand, Un conspiration en 1537.

  • Bibliolycée : une collection d'oeuvres classiques conçue pour les élèves de lycée et recommandée par les enseignants

    - Le texte intégral annoté.

    - Un questionnaire bilan de première lecture.

    - Des questionnaires d'analyse de l'oeuvre.

    - Des corpus accompagnés de questions d'observation et de travaux d'écriture.

    - Une présentation de l'auteur et de son époque

    - Un aperçu du genre de l'oeuvre et de sa place dans l'histoire littéraire.

  • Non, Madame ; je veux dire ceci : que l'amour est immortellement jeune.
    Et que les façons de l'exprimer sont et demeureront éternellement vieilles. Les formes usées, les redites, ces lambeaux de romans qui vous sortent du coeur on ne sait pas pourquoi, tout cet entourage, tout cet attirail, c'est un cortège de vieux chambellans, de vieux diplomates. de vieux ministres, c'est le caquet de l'antichambre d'un roi ; tout cela passe, mais le roi ne meurt pas : l'amour est mort, vive l'amour !

  • - oeuvre en texte intégral, suivie d'une anthologie sur la question politique.
    Au programme de terminale L (Tle L) pour le bac 2013.
    En lien également avec l'objet d'étude « Le texte théâtral et sa représentation : du XVIIe siècle à nos jours » du programme de français en première (1re).
    - Une édition annotée et commentée par Laurence Rauline, professeur agrégée de lettres modernes, docteur en littérature française de l'âge classique.

    Le texte.
    Florence, en 1537. Alexandre de Médicis, un tyran brutal et débauché, dirige la ville. Lorenzo, son cousin, a un seul but : l'assassiner, pour libérer les Florentins. Réussira-t-il à faire advenir la République ?
    Lorenzaccio, l'un des exemples les plus achevés du drame romantique, est une pièce où se mêlent l'Histoire et la réflexion sur le pouvoir.

    L'anthologie.
    Les textes de l'anthologie invitent à approfondir la question politique et à prendre en compte les liens qui l'unissent à la représentation théâtrale.

    Le dossier.
    Le texte est associé à un dossier critique, qui comprend :
    - des repères historiques et biographiques.
    - des fiches de lecture permettant de dégager les principaux axes de lecture de l'oeuvre.
    - des exemples d'adaptations théâtrales.
    - deux groupements thématiques composés de textes complémentaires et de documents iconographiques en couleurs.
    - des sujets de type bac, pour l'écrit et pour l'oral.

  • Dans la première pièce, le comte rend visite un jour de pluie à la marquise pour lui déclarer son amour. Mais il est maladroit ; elle en a assez qu'on lui répète qu'elle est jolie... Dans«Un caprice», une jeune femme pleure de voir son jeune époux parti au bal, mais a disparu quand celui-ci rentre. Au programme des classes de français de 3e.

  • Ce recueil rassemble trois des plus célèbres pièces de Musset - Lorenzaccio, On ne badine pas avec l'amour, Les Caprices de Marianne -, ainsi que deux comédies de société, Le Chandelier et Il ne faut jurer de rien. Tour à tour cyniques et exaltés, ces textes composés entre 1833 et 1837 sont hantés par les thèmes qui ont fasciné l'enfant terrible du romantisme:l'enchantement et les rigueurs de la passion, et la difficulté d'être au monde. En rassemblant ces pièces à l'origine destinées à la seule lecture et tardivement portées à la scène, cette édition entend redonner au public et aux comédiens plaisir à lire et jouer Musset, ce poète avec lequel «l'Amour, fléau du monde, exécrable folie, n'avait jamais été étreint plus au vif et, pour ainsi dire, plus au sang» (Sainte-Beuve).

  • - Les poésies d'Alfred de Musset, tout à la fois lyriques et badines, audacieuses et tendres, charment par leur esprit. Tantôt odes à une muse, tantôt longues histoires rappelant les pièces du théâtre dans un fauteuil du dramaturge, elles reflètent la diversité de l'oeuvre de l'artiste. Conseils à une Parisienne et autres poèmes choisis réunit sous forme de recueil les plus beaux textes de l'un des grands auteurs romantiques.

    - Alfred de Musset est né à Paris en 1810 et mort en 1857. Enfant prodige, poète et dramaturge à la vie tumultueuse, amant de George Sand, et admiré par les plus grands, de Sainte-Beuve à Victor Hugo, il est considéré comme l'un des plus grands écrivains romantiques français.
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  • Contes

    Alfred De Musset

    Écrits par Musset dans la dernière partie de sa vie, entre 1842 et 1854, ces contes doux-amers dépeignent des héros solitaires en quête de bonheur, dont l´itinéraire est semé d´épreuves, d´émerveillements et de désillusions.

    Plongeant leurs racines dans la nuit de l´enfance, ils composent un monde où l´on croise des chevaliers sans fortune (Pierre et Camille), des frères ennemis (Les Frères Van Buck) et des fées marquises (La Mouche)... Mais Musset y décrit aussi la société de son temps, comme dans Mimi Pinson, où il donne à la figure de la grisette ses lettres de noblesse. Dans l´Histoire d´un merle blanc, fleuron de ce recueil, l´auteur parle de sa condition d´artiste incompris, d´amant délaissé et de poète maudit. Plus émouvants que féeriques, plus réalistes que fabuleux, ces contes aux accents contrastés sont les chants du cygne de Musset.

  • «Je suis bien de l'avis de ceux qui aiment Musset, oui, c'est un poète à mettre au-dessus de Lamartine et de Victor Hugo ; mais ici ce n'est pas encore article d'évangile.» Dans les années qui suivent ce jugement de Balzac (Lettre à madame Hanska, 18 octobre 1834), Musset allait imposer aux sceptiques toute l'étendue de son génie de poète : par l'abondance des sujets traités et la diversité de ses tonalités, par son renoncement à l'ironie qui imprégnait encore les Premières Poésies et la conquête d'un lyrisme maîtrisé, le recueil des Poésies nouvelles est l'acte de naissance d'une nouvelle «grande poésie» accordée à son temps.

  • Nouvelles

    Alfred de Musset

    « Je ne connais personne qui n´aimât pas la littérature de M. de Musset, quant à moi, je le dis, elle me plaît infiniment » : c´est en ces termes que Balzac salua la parution des Nouvelles.
    Publiées dans la Revue des Deux Mondes entre 1837 et 1839, elles relatent des histoires de coeur tour à tour légères et graves, drôles et mélancoliques. Dandies et grisettes, espiègleries, baisers volés, rendez-vous furtifs, adieux déchirants : on devine toute la fantaisie des liaisons de l´auteur dans ces récits mettant en scène un homme épris de deux femmes (Les Deux Maîtresses), un amant artiste (Le Fils du Titien), ou encore un garçon sans le sou bien décidé à rassembler cent mille écus pour épouser celle qu´il aime (Croisilles)...
    Empruntant tout à la fois au roman d´analyse classique, au récit grivois et au conte de fées, Musset accède ici à la haute maîtrise de son art de prosateur.

  • Lorenzo : tu me demandes pourquoi je tue alexandre ? songes-tu que ce meurtre, c'est tout ce qui me reste de ma vertu ? si tu honores en moi quelque chose, toi qui me parles, c'est mon meurtre que tu honores, peut-être justement parce que tu ne le ferais pas.
    Voilà assez longtemps, vois-tu, que les républicains me couvrent de boue et d'infamie et que l'exécration des hommes empoisonne le pain que je mâche. j'en ai assez d'entendre brailler en plein vent le bavardage humain ; il faut que le monde sache un peu qui je suis, et qui il est... ma vie entière est au bout de ma dague et dans deux jours, les hommes comparaîtront devant le tribunal de ma volonté (lorenzaccio, acte iii, scène iii).

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