• Dans cet essai concis, brillant, et extrêmement polémique, Noam Chomsky, un des critiques les plus virulents du nouvel ordre mondial, montre comment, sous couvert de divers paravents (organisation mondiale du commerce, OTAN, etc.) le capitalisme, en particulier américain, est en train d'imposer au monde une véritable tyrannie, qui empiète non seulement sur la souveraineté des Etats, mais aussi sur celle des individus eux-mêmes.

  • « Qui mène le monde ? Cette interrogation en soulève une autre : quels principes et quelles valeurs mènent le monde ? Cette question devrait préoccuper en premier lieu les citoyens des pays riches et puissants. Ceux-ci jouissent en effet d'une liberté, de privilèges et de possibilités considérables, fruits des luttes de leurs prédécesseurs, et se trouvent devant des choix décisifs quant à la manière de répondre à des enjeux d'une importance cruciale pour l'humanité. »

    Dans cet ouvrage, achevé au lendemain de l'élection de Donald Trump, Noam Chomsky offre une vue d'ensemble de la géopolitique actuelle et une synthèse des rouages politiques qui la sous-tendent : des sanctions américaines contre l'Iran à la politique de torture que pratique l'armée des États-Unis, en passant par la montée en puissance de la Chine et ses conséquences sur les États-Unis et l'« ordre mondial », sans oublier la nouvelle guerre froide qui couve en Europe de l'Est et la guerre planétaire contre le terrorisme.

    De moins en moins contraintes par la structure que l'on dit encore démocratique, les puissances mondiales d'aujourd'hui ont un tel potentiel destructeur qu'il est plus urgent que jamais de prêter attention à leurs détracteurs.

  • Qui aurait cru qu'un virus apparu dans un marché chinois de Wuhan allait mener à une pandémie mondiale qui a coûté la vie à des centaines de milliers d'individus en l'espace de quelques mois et forcé presque tous les pays à imposer des quarantaines, à confiner des villes entières et à fermer leurs frontières?? Et pourtant, ce sont les images qui nous resteront en tête lorsque nous repenserons à l'année 2020. En raison des dimensions et des effets de cette crise, il est clair que nos sociétés en ont des leçons à tirer et il est tout aussi évident qu'elle entraînera de profondes transformations dans l'ordre international. Quelles sont ces leçons et à quelles sortes de changements devons-nous nous attendre?? Ce livre cherche précisément à répondre à ces questions.
    Ces essais portent un regard critique sur l'évolution des démocraties libérales, montrent le potentiel que cette crise sanitaire globale nous offre pour reprendre le contrôle de la mondialisation telle que nous la connaissons depuis 50 ans, en plus d'expliquer en quoi cette pandémie pourrait accélérer la fin de l'ordre libéral international.
    En tant que premier livre portant sur les enjeux géopolitiques et économiques de la pandémie, ces essais critiques et sans complaisance seront d'un intérêt pour tout lecteur intéressé à comprendre les enjeux politiques de cette crise et à s'interroger sur la manière dont les sociétés ont cherché à combattre ce virus mortel.

  • L'An 501

    Noam Chomsky

    L'An 501 tente de jeter un regard clairvoyant sur les 500 ans de la conquête européenne du monde, depuis l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique le 12 octobre 1492. Dans cet ouvrage publié initialement en 1993, Chomsky expose les mécanismes et principes au fondement de cet envahissement et ce que celui-ci laisse entrevoir pour l'avenir. Car en l'an 501, alors que les États-Unis d'Amérique ont pris le relais de l'hégémonie mondiale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en développant le plus puissant et implacable empire que le monde ait connu, force est de constater que la conquête continue.
    Vingt-cinq ans après sa parution, L'an 501 demeure un incontournable pour comprendre les dynamiques géopolitiques actuelles et pour s'initier à la pensée politique de Noam Chomsky. Dans un style tout imprégné d'une âpre ironie qui n'est pas sans rappeler Voltaire, le célèbre linguistique et intellectuel analyse la situation en Haïti, en Amérique latine, à Cuba, en Indonésie et ailleurs, tout en décrivant la constitution d'un tiers-monde au coeur même des États-Unis. Chomsky dresse des parallèles entre les génocides de l'époque coloniale et l'exploitation et les meurtres associés à l'impérialisme contemporain.
    Véritable cours d'histoire des cinq derniers siècles dont le propos est encore criant d'actualité, cette nouvelle édition est bonifiée d'une préface inédite de l'auteur dans laquelle il rappelle que la conquête se poursuit toujours.

  • Rock machine

    Norman Spinrad


    Le Rock'n Roll a-t-il (encore) une âme ?

    États-Unis, XXIe siècle. La multinationale MUSIK règne en maîtresse absolue sur l'industrie musicale, mais les stars virtuelles qu'elle génère ne durent pas. Il leur manque le souffle du rock, le vrai, celui qui ne faiblit jamais. MUSIK charge alors une incorruptible routière du rock, Gloriana O'Toole, de créer de toutes pièces une authentique star. Un défi artistique, mais aussi à l'éthique de celle qu'on surnomme la Grand-Mère du Rock'n Roll.
    Et une occasion à ne pas manquer pour le Front de Libération de la Réalité, qui tente dans l'ombre de renverser l'ordre mondial à coup de guérilla virtuelle...
    « [Un] mélange, fortement pimenté, des milieux de l'électronique, de ceux du business rock artificiel, de la drogue électronique et des bas fonds, des amours et des trips [...] Une Amérique qui ressemble un peu à la ville de Blade Runner. » Roger Bozetto
    « Quand on embrasse du regard la carrière de Spinrad, on découvre un artiste agitateur, un auteur engagé parvenant à transcender ses sujets dans la forme narrative. Il a de nombreuses fois su attirer notre attention sur des sujets sociétaux importants, mais sans pour autant verser dans la propagande. Il livre dans son oeuvre le meilleur des deux mondes : des récits engagés peuplés d'êtres de chair et de sang, qui sèment dans les esprits les graines du doute et de la remise en question. » Paul Di Filippo

  • La violence qui caractérise l'histoire de l'humanité doit être mise en rapport avec la nature humaine, l'édification des civilisations, l'historicité des États et la constitution de l'ordre mondial. Comprendre ce phénomène revient tout d'abord à l'inscrire dans les rapports sociaux, politiques, interactionnels et humains. Marqueur des temps et traductrice du monde, la violence recèle l'authenticité d'une société évanescente et d'un monde en déconfiture. Incarnation d'un mode de barbarie transcendantale portant la signification du monde dont les nouveaux totalitaires nihilistes n'ont pas fini d'exprimer le sens. Vision pessimiste ou lecture eschatologique, l'auteur souligne ici la finitude oppressante à laquelle l'homme et la société sont soumis. De ce fait, l'humanisme découle de l'impossibilité de déduire ce monde de cette matérialité qui se structure autour de la violence. Le principe d'existence de l'homme est donc à repenser afin qu'il puisse vivre en harmonie avec Dieu et la nature. La centralité, la prééminence et l'autofondement de l'homme doivent faire place à un triptyque Dieu, homme et nature devant servir de démenti à une herméneutique de la fin. L'idée de l'existence d'une transcendance apporterait ainsi une ontologie et une téléologie ; solution pour vivre sans violence où théologie, sens de la vie et nature créent une trilogie idéale à la paix intérieure et au monde contemporain. Par cet essai politico-philosophique, P. C. Belomo Essono apporte une réflexion nécessaire sur le monde et une herméneutique de la violence et de l'humanisme élaborée et pertinente.

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