• Nomadland

    Jessica Bruder

    Les mensonges et la folle cupidité des banquiers (autrement dite « crise des subprimes ») les a jetés à la rue. En 2008, ils ont perdu leur travail, leur maison, tout l'argent patiemment mis de côté pour la retraite.
    Ils auraient pu rester sur place, à tourner en rond, en attendant des jours meilleurs. Ils ont préféré investir leurs derniers dollars et toute leur énergie dans l'aménagement d'un van customisé, et les voilà partis. Ils sont devenus des migrants en étrange pays, dans leur pays lui-même, l'Amérique dont le rêve a tourné au cauchemar. Tantôt ils se reposent dans un paysage sublime ou se rassemblent pour un vide-grenier géant ou une nuit de fête dans le désert. Mais le plus souvent, ils foncent là où l'on embauche les seniors compétents et dociles : entrepôt Amazon, parc d'attraction, camping... Parfois ils s'y épuisent et s'y brisent.
    Partie pour écrire un long article sur le phénomène de société qu'ils incarnent, Jessica Bruder a passé trois ans à les rencontrer, à les suivre, à parcourir des milliers de kilomètres avec eux, pour finir par vivre leur vie, de l'intérieur.
    Parmi eux, il y a sa chouchou : Linda May, 69 ans, qui taille la route mais dont le rêve est de bâtir un jour de ses mains un géonef, de s'y poser, et d'y couler des jours heureux.
    Le film tiré de cet ouvrage a reçu le Lion d'Or à Venise et le Prix du Festival International du Film de Toronto (TIFF) en 2020.

  • Tout le monde serait vert, de Trudeau à Macron, en passant par Amazon et Total! Comment expliquer alors l’accélération dramatique de la crise écologique? Si l’humanité subit déjà la violence des changements climatiques, nous ne sommes pas tous égaux devant ce fléau. Il est temps d’identifier les véritables pollueurs et les faux alliés pour enfin opérer un virage écologique vital. Et pour dépasser le consensus vert pâle qui vante le marché du carbone ou les technologies vertes, il faut poser la question taboue : celle de la sortie du capitalisme.

    Cours d’autodéfense sur l’économie et l’écologie, ce dialogue à partir de vingt grands mythes renverse les lieux communs. Vous y apprendrez pourquoi dénoncer la surproduction et non la surconsommation ou pourquoi une économie capitaliste fondée sur les énergies renouvelables est irréaliste. Vous apprendrez aussi à mieux connaître les intérêts et stratégies de l’industrie fossile, à organiser notre économie autrement et à bâtir un mouvement écologiste populaire.

    Antidote à l’apathie, mine d’or d’arguments pour tous vos débats, Pour une écologie du 99% donne à la fois les clés pour comprendre les origines de cette crise et l’impulsion nécessaire pour nous pousser à l’action. Le temps presse, nous n’avons pas le luxe de nous perdre sur de fausses pistes.

  • Le bien commun

    Noam Chomsky

    Doit-on revendiquer l'égalité des revenus pour tous les citoyens? La mondialisation est-elle inéluctable? Les termes «gauche» et «droite» ont-ils encore un sens? Les médias peuvent-ils être progressistes? Devons-nous avoir une idée claire de nos objectifs à long terme pour élaborer une stratégie politique? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles tente de répondre «Le bien commun».

    Construit à partir d'entretiens avec le journaliste indépendant David Barsamian, cet ouvrage constitue un véritable condensé de la pensée politique de Noam Chomsky. De la philosophie d'Aristote à la montée en puissance des multinationales, en passant par la rectitude politique de la gauche américaine ou la logique des relations internationales, il couvre un large spectre de sujets ayant fait la renommée de cet intellectuel engagé.

    Fidèle à sa posture rationaliste, Chomsky ne voit pas dans les phénomènes qu'il analyse les résultats d'un complot, mais plutôt ceux «d'un capitalisme d'État ordinaire» contre lequel il appelle à résister. «Le bien commun», publié en anglais pour la première fois au tournant du millénaire, développe un propos encore criant d'actualité.

  • La mondialisation est une notion théorique et une réalité, celle de l'après-guerre froide. Elle domine à la fois une grande partie des analyses en sciences sociales et les rapports économiques et politiques qui se tissent continuellement entre ses principaux acteurs, comme les États, les firmes multinationales et les organisations internationales. Malgré cette domination, jamais la mondialisation n'a été aussi sévèrement critiquée - souvent par les pays riches, les mêmes qui, a priori, devaient en retirer le plus de bénéfices. Elle a créé de vastes inégalités et des maux qui nous imposent la réflexion sur la conceptualisation de ce phénomène qui est toujours difficile à cerner.

    Le présent ouvrage rassemble les contributions de chercheurs du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM) portant sur la mondialisation et trois de ses enjeux : le commerce, l'investissement et le travail. Il se présente comme un bilan des recherches des auteurs, mais aussi comme un outil visant à inciter et à faciliter l'établissement de liens de complémentarité entre les nombreuses études faites sur le sujet. La mondialisation est une réalité dont l'essence est globale. De son analyse effectuée dans cet ouvrage se dégagent de multiples liens interdisciplinaires.

    Éric Boulanger est codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est (OAE) et chargé de cours en politique asiatique et en relations internationales au Département de science politique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Il se spécialise dans l'économie politique asiatique et la politique intérieure et étrangère du Japon.

    Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'UQAM, codirecteur de l'OAE et directeur adjoint du Conseil québécois d'études géopolitiques. Ses recherches portent principalement sur les concepts, les méthodes et les outils de la géopolitique ainsi que sur les dynamiques géopolitiques en Asie du Sud-Est et de l'Est.

    Michèle Rioux est professeure titulaire au Département de science politique de l'UQAM et, depuis octobre 2011, directrice du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM). Elle s'intéresse, notamment, aux organisations internationales et à la gouvernance globale, aux firmes transnationales, à la concurrence, à la société de l'information, au régionalisme et à l'intégration économique.

  • Le nom du père

    Sébastien Meier

    Paul Bréguet, ancien inspecteur de police, sort de prison après plus de deux ans de détention. Avec l'aide de la procureure Emilie Rosetti, l'ex-flic décide d'élucider le mystère qui entoure la mort de son amant, Romain Baptiste. Réseaux de prostitution, évasion fiscale et corruption ne vont pas faire dévier de leur objectif les deux détectives, bien au contraire.Dans ce polar qui jette une lumière crue sur la Suisse des banques et des montages fiscaux, Sébastien Meier reprend avec brio les protagonistes de son précédent ouvrage, Les Ombres du métis, dont la morgue et les paradoxes font tout le charme.Né en Suisse romande en 1988, Sébastien Meier s'intéresse tôt à la littérature. Il crée à 22 ans les éditions Paulette où il publie une quinzaine d'ouvrages. En parallèle, il cofonde le collectif Fin de Moi, consacré aux arts de la scène, et s'investit au sein du bimensuel romand La Cité. Récompensé par le prix Lilau 2015 du polar pour Les Ombres du métis, il partage aujourd'hui sa vie entre l'écriture et le voyage.

  • Affaires d'espionnage, amendes records, fusions... Le sort semble s'acharner sur les entreprises françaises. En apparence, rien ne relie les condamnations de BNP Paribas et Alstom ou le rachat d'Alcatel et Lafarge. En coulisses, certains Etats peu scrupuleux ont déclaré la guerre aux fleurons tricolores. Leur objectif : déstabiliser, piller et racheter pour régner. Car nos pépites font un carton à l'international. Réacteurs nucléaires, produits de luxe et hightech sont devenus la proie des investisseurs étrangers, adeptes des profits à court terme et des économies de R&D. Au côté des grands groupes, ETI et PME ne sont pas épargnées. Soutenu par des professionnels de la sécurité et de l'intelligence économique, cet ouvrage dresse un bilan accablant pour notre économie. Privées de débouchés, dépouillées des technologies qu'elles ont mis des années à développer, nos entreprises sont en plein décrochage. Or ce désastre n'est pas l'effet du libre jeu des marchés : il traduit une mondialisation à géométrie variable, régie par des dispositifs juridiques et sécuritaires étrangers visant à éliminer toute concurrence. Seul un traitement de choc pourra éviter la mort programmée de l'entreprise française : droit de regard de l'Etat dans les domaines stratégiques, mobilisation d'investisseurs nationaux, déploiement d'un arsenal juridique en matière de secret des affaires, renforcement et synergie des services de sécurité. Loin de prôner un retour au protectionnisme, ce livre réaffirme la nécessité d'un patriotisme économique au-delà des clivages, avant qu'il ne soit trop tard.Olivier Hassid, ancien directeur général du CDSE (Club des directeurs de sécurité des entreprises), est docteur ès sciences économiques, directeur dans un grand cabinet d'audit et de conseil international. Lucien Lagarde, doctorant en droit à l'université Paris 2 Panthéon-Assas, est rattaché à l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire.

  • Des migrantes africaines massacrées dans un motel à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Un groupe financier au pouvoir sans limites. Une femme en fuite avec des documents qui pourraient bien signer l'arrêt de mort du groupe, ou le sien... À la solde de la firme sans scrupules, des tueurs professionnels se lancent à sa poursuite, talonnés par le duo d'enquêteurs formé par Valentin Pescatore et Leo Méndez. S'ils n'ont pas les mêmes méthodes - plus musclées pour Pescatore, plus cérébrales pour Méndez -, ces deux-là ont la même ténacité et la même aversion pour les cartels de la drogue et pour les entreprises qui au grand jour lessivent leur argent sale.
    Un polar haletant qui plonge le lecteur au coeur de la toile tissée entre trafiquants en tout genre et multinationales corrompues.

  • Dès son premier livre (Sous la boucane du moulin, 2015), Sébastien Bérubé s'est imposé rapidement comme l'un des représentants majeurs de la nouvelle génération de poètes acadiens et francophones. Son propos sur les injustices et les enjeux sociaux et politiques actuels font de lui le porte-parole des sans-voix et le dénonciateur des inégalités de ce monde. Dans Maudire les étoiles, son troisième livre, le poète joue à la fois avec le registre de la révolte et celui d'une certaine nostalgie liée à l'enfance.

  • Plutôt que le regard fragmenté des spécialistes, c'est un regard global que Denis Blondin pose sur l'argent, sur sa magie, aussi bien que sur sa sorcellerie. La Mort de l'argent ne propose pas une avalanche de chiffres ou de faits, mais une collection d'idées et de points de vue sur la société, sur l'être humain, sur la forme sociale dans laquelle se sont incarnés l'Occident et l'univers mondialisé qui s'est trouvé placé sous sa gouverne.

    Une fois désacralisé, l'argent retrouve sa vraie place dans notre histoire, soit celle d'une invention humaine comme n'importe quelle autre, succédant au règne de la parenté et à celui de la religion. Une invention qui a connu un incroyable succès, mais qui arrive peut-être à son terme, parce qu'elle crée plus de nouveaux problèmes qu'elle n'en résout.

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