• Si nous voulons ébranler, voire abolir, les structures capitalistes qui menacent aujourd'hui toute vie sur la planète, Noam Chomsky et Marv Waterstone affirment avec force qu'il faut commencer par réévaluer les outils que nous utilisons pour interpréter le monde. C'est ce qu'ils démontrent dans ce livre tiré d'un cours qu'ils ont donné ensemble à l'université de l'Arizona, en faisant ressortir les liens souvent imperceptibles entre la fabrique du sens commun et le pouvoir. Cet ouvrage didactique et incisif est une véritable leçon d'autodéfense contre l'hégémonie contemporaine, le réalisme capitaliste.

  • Bien que sévèrement touchée par la pandémie de la Covid-19, apparue dans la ville chinoise de Wuhan, la Chine a été la seule grande économie du monde à afficher une croissance insolente en 2020, une performance qu'elle devrait renouveler facilement et même largement dépasser en 2021. À nouveau réuni avec l'arrivée à la Maison-Blanche de Joe Biden, l'Occident s'organise, mais en vain, pour lui barrer la route. La Chine, bientôt la première puissance économique du globe, représente un défi majeur pour les prochaines générations de Terriens, que ce soit en termes de réchauffement climatique, de transition écologique, d'hyper développement économique, d'innovation technologique et de bouleversements politiques engendrés par son modèle de développement qui lui est unique.

    Pierre-Antoine Donnet, diplômé de chinois, est l'ancien rédacteur en chef central de l'Agence France Presse, dont il a été le correspondant à Pékin et à New York.

  • Dès 1925, Zweig pressent l'un des grands bouleversements sociaux de notre siècle : l'uniformisation du monde. Si le concept de mondialisation reste alors toujours à inventer, il examine avec perplexité des sociétés qui gomment progressivement toutes leur aspérités. Avant même l'invention des smartphones, il nous décrit l'avènement de l'instantanéité. Ce culte de l'éphémère joue finalement un rôle central dans l'uniformisation ici dénoncée.

    Dans ce texte saisissant d'actualité, Zweig pose un regard sensible sur une époque foncièrement hostile envers les originaux. Un essai à lire comme le témoignage lucide d'un homme définitivement en rupture avec l'esprit de son temps. Dernier recours pour les individualités récalcitrantes : fuir en elles-mêmes, pour oublier l'oppression du collectif.

    Stefan Zweig (1881-1942), de nationalité autrichienne, est l'un des auteurs de langue allemande majeurs du XXe siècle. Romancier, essayiste et dramaturge, il est l'auteur de plusieurs classiques, comme Amok ou La Confusion des sentiments. S'il rencontre le succès de son vivant, son existence bascule à l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Exilé au Brésil et désespéré par la guerre, il se suicide en 1942.

  • Consultante en design de réputation internationale, fille d'un ponte de la sécurité américaine présumé mort le 11 septembre 2001, Cayce Pollard se voit confier une mission très spéciale : trouver le créateur de mystérieux clips vidéo diffusés sur le net. Le courant culturel underground qu'il génère dans le monde entier intéresse son nouvel employeur bien plus que l'argent.

  • En 1906, une épidémie de fièvre typhoïde se déclare dans une famille de l'État de New York . Chargé d'en découvrir la source, George A. Soper enquête. En examinant les antécédents de Mary Mallon, la nouvelle cuisinière, il découvre que sept des huit familles pour lesquelles elle a travaillé ont été frappées par la maladie.

    La voici désormais identifiée comme la première porteuse saine de la fièvre typhoïde. Elle se voit confinée pour trois années sur l'île North Brother. Finalement, en 1910, Mary Mallon est libre à condition de changer de métier. Elle reprend néanmoins du service sous divers pseudonymes. Démasquée, la voici de nouveau en quarantaine à compter de 1915, où elle restera confinée jusqu'à la fin de ses jours, en 1938.

    George A. Soper (1870-1948) était un éminent ingénieur et épidémiologiste américain, docteur de l'université Columbia. Il s'est notamment illustré en 1938, en identifiant Mary Wallon comme le premier humain porteur sain de la fièvre typhoïde. Il est l'auteur de Leçons d'une pandémie paru chez Allia.

  • Épidémiologiste et ingénieur sanitaire en avance sur son temps, George A. Soper fut l'un des premiers à tirer les leçons du désastre sanitaire de la grippe espagnole. Dès 1919, face à l'incapacité de dégager un point de vue consensuel sur la nature de l'épidémie, il parvient à synthétiser en seulement quelques pages, les connaissances et les débats de l'époque sur le sujet.

    Soper, avec une prudence et lucidité remarquables, y dénonce l'indifférence avec laquelle les maladies respiratoires sont habituellement observées, cause selon lui de notre incapacité à nous en prémunir. Il apparaît ainsi comme un véritable lanceur l'alerte et un précurseur. On est finalement frappé de constater qu'un siècle plus tard, la recherche n'a que peu avancé dans la compréhension de telles maladies...

    George A. Soper (1870-1948), était un éminent ingénieur et épidémiologiste américain, docteur de l'université Columbia. Il s'est notamment illustré en 1907, en identifiant Mary Mallon comme le premier humain porteur sain de la fièvre typhoïde. Il est l'auteur de plusieurs articles scientifiques, notamment parus dans la prestigieuse revue Science, où il publia en 1919 The Lessons of the Pandemic.

  • REPÈRES ET CLÉS POUR DÉCRYPTER L'ACTUALITÉ


    L'économie a-t-elle des frontières ? Qui régule l'économie mondiale ? La croissance économique est-elle essentielle ? Peut-on réconcilier le marché et la démocratie ? Ces questions resurgissent au fil de l'actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage propose des définitions, analyse des problématiques et donne des repères pour nous aider à y voir plus clair. Spécialiste incontestée, l'auteure propose 40 fiches documentées pour cerner les enjeux et les défis du monde global. L'ensemble est illustré de cartes, de graphiques et de tableaux.


    « Pour vous, l'économie, c'est compliqué ? Avec Sylvie Matelly, tout devient facile à comprendre. »

    PASCAL BONIFACE

    SYLVIE MATELLY est directrice adjointe de l'IRIS et économiste. Docteure en économie internationale, elle mène d'une part des recherches sur les questions d'industries et de politiques de défense et, d'autre part, de contrôle des exportations et de la corruption. Sur ces sujets, elle produit des études, tant pour les institutions que pour les entreprises. Elle est déjà l'auteure, avec Carole Gomez, d'un essai, Argent sale : à qui profite le crime ?, paru aux éditions Eyrolles.

  • Les discussions et conférences rassemblées dans ce livre offrent une perspective profonde et généreuse pour comprendre l'état du monde, et notamment les enjeux liés au pouvoir. Y sont abordés le fonctionnement des médias, les systèmes d'éducation, la crise environnementale, le complexe militaro-industriel, la mondialisation, les stratégies militantes, et plus encore. Comprendre le pouvoir couvre ainsi l'intégralité de la pensée de Noam Chomsky et en constitue la meilleure introduction qui soit.

    La pensée politique de Chomsky ne cherche à imposer ni une vision nouvelle ni une grande idée. Elle se distingue bien plutôt par sa capacité à compiler une énorme quantité d'informations factuelles pour les rendre signifiantes. Par un travail d'analyse concrète de grande ampleur, Chomsky s'emploie toujours à démasquer, cas après cas, les tromperies des organisations occidentales les plus puissantes. Émaillés d'une grande quantité d'exemples, ses textes incitent à penser par soi-même et encouragent l'esprit critique. Comprendre le pouvoir se présente ainsi sous la forme très accessible d'échanges, de discussions, de conversations avec des militants, étudiants et chercheurs, échanges nous enjoignant à réfléchir avec eux.

  • 1985. Cyprien Minier-Bartho, médecin urgentiste, reprend le cabinet d'un médecin de campagne mort prématurément. Sa femme, infirmière, et lui s'installent dans une routine harassante, au fin fond de la province : visites à domicile, consultations au cabinet, urgences...2018. Cyprien Minier-Bartho, médecin généraliste atteint d'un cancer, refuse de se soigner et prépare sa sortie. Il fait sa dernière tournée la veille de Noël sur fond de fermeture d'usine et d'occupation de rond-point. La campagne se meurt, comme les vieux paysans ignorés du pouvoir central. À la fois résignés et résolus, ils n'ont qu'une peur, c'est d'abandonner leur terre et d'être emmenés finir leurs jours aux Guerrets. Le généraliste les comprend : il prendra soin d'eux jusqu'au bout... de ses forces... et des leurs.

    Patrick Cargnelutti vit à Carhaix. Passionné de musique, de littérature et de peinture, il s'intéresse à la politique et à l'écologie. Après de nombreux engagements associatifs, il cofonde (2013) le webzine littéraire Quatre Sans Quatre et crée l'émission de radio « Des polars et des notes ». Auteur de Peace and Death (Jigal Polar, 2017), lauréat du prix Dora-Suarez de la nouvelle 2017 pour « Amin » (Enfantillages, AO), son dernier roman noir, Succession, est paru chez Piranha en septembre 2020.

  • L'ouvrage dénonce les mythes de l'industrialisation et du développement pour s'attaquer aux véritables raisons : la destruction des sources de créativité et le surréalisme suicidaire.

  • Les crises liées la mobilité se succèdent. Le mouvement des Gilets Jaunes, né du refus des limitations de vitesse et de la taxe carbone, et l'immobilisation forcée d'une bonne partie de la planète en 2020, en sont emblématiques. De fait, la vitesse de déplacement du train, de la voiture, de l'avion, combinés à la révolution numérique d'internet, ont permis à la mobilité d'occuper une place centrale dans nos vies quotidiennes. Mais si voyager loin, rapidement et à bas coût exauce les rêves de liberté et de découverte d'une partie toujours plus importante de la population mondiale, la mobilité véhicule, renforce, voire produit de la fatigue, des inégalités sociales, des systèmes peu résilients et génère des problèmes environnementaux majeurs.

  • Contre l'emprise du seul discours biologique, le grand éthicien français sollicité par tous les médias explique, avec son équipe inégalée de cent chercheurs, quels sont, un à un, les véritables enjeux de l'Après-pandémie. Un livre incisif, décisif pour enfin comprendre les erreurs d'aujourd'hui et relever les défis de demain.
    Personne ne pensait une pandémie envisageable dans nos sociétés modernes. Une " crise sanitaire d'ampleur " a pourtant provoqué sur le plan international un phénomène de déstabilisation et d'effondrement en jeu de dominos. Il convenait d'inventer des réponses immédiates, concrètes et agiles.
    C'est au coeur de la crise, devant les lendemains incertains, quand le surplus d'informations condamnait au silence toute analyse, qu'une équipe de cent chercheurs rassemblés autour de l'éthicien Emmanuel Hirsch a décidé d'engager la réflexion. De la philosophie à l'anthropologie, de l'économie à l'épidémiologie, de la sociologie aux sciences politiques, ils retracent pour nous ce qu'est l'expérience d'un inattendu qu'il nous faut désormais penser, intégrer et surmonter ensemble.
    L'urgence politique actuelle consiste à créer les conditions favorables aux approfondissements, aux concertations et aux arbitrages. Une crise sociale sans précédent pourrait constituer l'autre rebond de cette menace pandémique. Comment décider de choix vitaux ?
    Un livre incisif, au coeur de l'engagement, décisif pour comprendre, anticiper, se mobiliser et relever les défis d'une pandémie ou de toute autre crise sanitaire à venir.

  • En 2050, il est fort probable que l'Inde aura pris la première place économique devant la Chine et les États-Unis. Pourtant, nous comprenons mal cet immense pays. Aussi le projet de ce livre simple, clair, nourri de travail de terrain, est-il de nous y initier. L'auteure saisit cette société vivante, diversifiée, tolérante et violente. Elle évoque les croyances, la morale, les habitudes, les normes mais aussi ce qui est caché : le rôle des castes et de la famille dans la mobilité sociale et dans les relations de travail, la religiosité quotidienne, la notion de temps, la ruralité en face des mégapoles, le monde des fêtes, le rapport au corps et à la sexualité, la place des femmes dans cette société patriarcale et le regard porté sur les Occidentaux...Une lecture aussi instructive que passionnante.

  • Dans la ville natale de l'auteur, trois adolescentes agressent un homme, ou plutôt un type, représentant caractéristique d'une classe d'êtres fashion. Témoin de ce lynchage, Éric Chauvier vient au secours de l'homme mais, déjà, les silhouettes des jeunes filles se sont éclipsées. La victime décline toute aide puis se dirige vers un bar, le bien-nommé Dark Rihanna, "bar-club très tendance", avaient décrit les journaux au moment de son ouverture. Le narrateur la suit, pénètre à son tour dans ce temple mondialisé - décoration new-yorkaise, murs de briques vertes, plafonniers industriels, le tout orné de reproductions d'oeuvres de Basquiat et de Keith Haring, de photographies de William Burroughs ou de Jack Kerouac. La clientèle du bar compose une collection de types : du "gentleman farmer hyperurbain" à la jeune femme un peu queer en passant par une fausse Patti Smith et une Debbie Harry plus réussie. Étranger dans la ville qui l'a vu grandir, l'anthropologue tente de saisir ce qu'il voit sans parvenir à en être lui-même acteur. Comment dans ces conditions devenir l'"observateur participant" prôné par l'ethnologie moderne ? Chauvier souhaiterait commander une bière. Ce qui semble peine perdue, tant les codes du lieu lui échappent.Devant le jeu de références remâchées qui s'étalent sous ses yeux, de Booba à Rihanna, Éric Chauvier explore avec une ironie pour le moins radicale les failles des représentations, la terreur tapie ou calfeutrée de ces nouvelles métropoles du désir. Parviendra-t-il à consommer ? Dans son non-genre, ce livre est une merveille.

  • De toutes les émotions, la colère est l'une des plus puissantes. Elle s'accompagne de bien d'autres affects - indignation, culpabilité, amertume, ressentiment, haine, désir de vengeance - dénominateurs communs d'une actualité bouillonnante mais particulièrement confuse. Violences politiques et terrorismes transnationaux, soulèvements populaires et protestations « indignées » à travers le monde, insurrections armées au long cours, montée des populismes et reflux des nationalismes, regains et consolidations autoritaires, haine de l'« autre », interminables guerres civiles et conflits gelés, rancoeurs sociétales nouvelles comme plus anciennes, belligérances numériques inédites... Inexorablement, sous nos yeux, c'est bien la colère qui semble dévorer une globalisation que d'aucuns qualifiaient autrefois d'« heureuse ». Se plaçant sur le terrain singulier de la géopolitique, Myriam Benraad analyse ce qu'« être en colère » signifie, comment cette émotion se manifeste à l'échelle planétaire, quels en sont les protagonistes, dynamiques et enjeux. Assistons-nous à un phénomène passager ou cet emportement général, visible partout, a-t-il déjà mué en logique durable laissant craindre un XXIe siècle particulièrement brutal et instable ?

  • Les crises sont un temps d'épreuve mais, en rebrassant les cartes de nos vies, elles offrent aussi l'occasion d'un renouveau. La pandémie de COVID-19 nous a frappés de plein fouet aux plans personnel et collectif. Elle aura ainsi été un vaste laboratoire qui nous montre d'autres possibles.

    Nous avons renoué avec notre vulnérabilité, avec notre finitude, avec notre besoin les uns des autres et avec notre soif de sens ; nous avons été confrontés aux inégalités sociales et à la fragilité de groupes importants de notre population. Au plan spirituel, nous avons redécouvert le prix de la prière, des rassemblements, des sacrements, et les liens intimes qui unissent ces différentes réalités.

    Tirerons-nous de ce vécu des leçons durables pour notre mode de vie, nos relations, notre société, notre économie mondialisée ? L'auteur s'attarde aussi aux défis que crée ou révèle la pandémie pour l'Église, fragilisée comme institution, et pour les communautés chrétiennes, appelées à se renouveler dans un contexte de changements sociaux accélérés.

    Nous avons quelque chose à recevoir de cette tranche de vie. Seule la certitude d'être faits pour aimer et pour être aimés donne son sens profond à l'aventure humaine.

    Évêque auxiliaire pour l'archidiocèse de Québec, Marc Pelchat est aussi un ancien professeur et doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval.

  • Repères et clés pour décrypter l'actualité

    Ni tout à fait en Europe ni tout à fait en Asie, la Russie interroge : quelle est sa stratégie politique ? Quels développements économiques envisage-t-elle ? Comment se positionne-t-elle face aux États-Unis et face à cette nouvelle grande puissance qu'est la Chine ? Ces questions traversent l'histoire contemporaine et resurgissent au fil de l'actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair. Spécialiste incontesté, l'auteur propose 40 fiches documentées pour cerner les enjeux et les défis de la région. L'ensemble est illustré de cartes, graphiques et tableaux.


    "Jean de Gliniasty dénoue l'énigme russe et porte un éclairage édifiant sur des réalités loin d'être monolithiques"
    Pascal Boniface

  • Repères et clés pour décrypter l'actualité

    Quelle est la stratégie politique et économique de la Chine ? Comment évolue son régime ? Quelles relations avec le reste du monde ? Ces questions traversent l'histoire contemporaine et resurgissent au fil de l'actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair.

    Spécialiste incontesté, l'auteur propose 40 fiches documentées pour cerner les enjeux et les défis de la région. L'ensemble est illustré de cartes, graphiques et tableaux.


    "La Chine va devenir prochainement la première puissance mondiale. Pierre Haski nous explique avec clarté ce qu'il est indispensable de savoir sur ce pays."
    Pascal Boniface

  • « Depuis 40 ans... » : la formule fait florès depuis décembre 2018 et le mouvement des Gilets jaunes, jusqu'au président de la République Emmanuel Macron évoquant « quarante années de malaise qui resurgissent ». Le dérapage de la France est connu : désindustrialisation, envol d'un chômage de masse, explosion des déficits, des charges fiscales et sociales, un tournant symbolisé par un budget public toujours déficitaire depuis 1974, quand survient le premier choc pétrolier. Un tournant majeur a en effet eu lieu durant cette année charnière et celles qui l'ont suivie avec l'essoufflement de la croissance dans le monde occidental et, de façon inverse, l'entrée de plusieurs pays du « Tiers-Monde » dans un processus d'émergence et d'industrialisation accéléré. Déficit structurel des échanges, manque de compétitivité de l'industrie nationale... la France est l'un des pays qui se sont adaptés le plus mal à cette nouvelle donne mondiale. Une faiblesse structurelle qui, au-delà du rattrapage des Trente Glorieuses (et de ses illusions) remonte à 1945 et au poids de l'État-providence placé essentiellement sur les entreprises. Au fil des décennies, aucun gouvernement français de droite ou de gauche ne remettra en cause un système soumettant les producteurs nationaux à une véritable taxe douanière à l'envers. Ce handicap est devenu chronique quand la Communauté économique européenne s'est plongée, à partir des années 1970, dans l'océan du libre-échange mondial. Écrit par deux historiens réputés de l'économie et des entreprises, Le Virage manqué dresse le constat clinique du décrochage de la France au cours de la décennie 1974-1984 en analysant ses causes structurelles et son déroulement, sans oublier la responsabilité des gouvernements et des élites nationales choisissant - le gouvernement de Raymond Barre excepté - de faire peser sur l'industrie plutôt que sur les ménages le poids de la contrainte extérieure grandissante de l'économie ouverte et de la mondialisation qui va s'étendre à l'ensemble du globe dans les années 1980-1990.

  • Onde de choc sans precedent a l'echelle du globe, la crise du coronavirus a revele plus que jamais les limites de la mondialisation, accelerant notre prise de conscience des desequilibres qui frappent la planete.

    A rebours des discours sur la demondialisation, la decroissance ou l'imminence d'une catastrophe ineluctable, Dominique Mockly demontre que nos societes peuvent rebondir positivement et reprendre la main sur la spirale d'emballement caracteristique des dernieres decennies.

    Face a un monde en « surchauffe », choisir la voie de la « mondialisation decompressee » nous donnera l'occasion de grandir collectivement, de franchir un stade de maturite supplementaire et d'ecrire une nouvelle page de creation de valeur partagee pour l'humanite.

    Convaincu que les entreprises ont un role complementaire de la puissance publique a jouer dans ce mouvement progressif de decompression, Dominique Mockly plaide pour une meilleure articulation entre les differentes echelles territoriales et l'ensemble des acteurs de l'economie, afin de donner naissance a un systeme plus resistant, reactif et respectueux de la diversite. Son message, pragmatique et volontariste, offre des solutions et des eclairages inedits a tous ceux qui souhaitent reinventer la mondialisation. 

  • Le monde change mais la science économique évolue peu. Le capitalisme menace la démocratie qui ne parvient plus à le réguler. Ces deux constats sont à l'origine de cet ouvrage. Partant des initiatives citoyennes qui s'opposent au capitalisme, les auteurs construisent une nouvelle vision du vivre ensemble : se défaire de la représentation libérale de l'économie pour bâtir une démocratie écologique et solidaire grâce à la délibération dans l'espace public. En effet, la meilleure façon de favoriser la liberté de chacun est de créer une intelligence collective basée sur la participation de tous.

    Le délibéralisme est une construction théorique qui articule une réflexion économique (la délibération comme principe d'allocation des ressources), une théorie politique (la démocratie radicale) et un nouveau cadre symbolique (l'épistémologie de la complexité).

    À l'heure où la critique antisystème nourrit les ennemis de la démocratie, il est temps de passer de la déconstruction à la reconstruction, de la mise en lumière des dysfonctionnements réguliers à l'éclairage des fonctionnements alternatifs, de la soumission au désespoir du réel à l'espérance constructive de l'utopie. La tâche la plus urgente du chercheur est d'ouvrir, à nouveau, l'espace des possibles. 

  • La culture doit etre l'un des plus ambitieux projets africains au xxie siecle. Au moment ou la mondialisation et la pandemie de Covid-19 accelerent tous les processus de dematerialisa- tion des economies, il nous faut envisager la culture africaine comme une boussole capable de montrer aux Africains et au reste du monde un nouveau cap.

    Prise dans son acception la plus large, englobant la litterature, les arts vivants, les langues, les arts plastiques, les productions audiovisuelles et cinematographiques, la musique ou l'architecture, la culture doit faire l'objet d'une promotion et d'une strategie de developpement a l'echelle continentale portee par une volonte commune. Il s'agit d'une double revolution, spirituelle et economique, que les civilisations africaines, dans leur formidable diversite, doivent mener pour construire le xxie siecle.

     

    Ode aux richesses eternelles de l'Afrique, a sa jeunesse, a ses talents, a sa creativite, le texte de Moussa Mara est un manifeste qui invite a oeuvrer collectivement a une renaissance culturelle du continent africain, source d'inspiration pour les civilisations du monde entier.

  • Le bien commun

    Noam Chomsky

    Doit-on revendiquer l'égalité des revenus pour tous les citoyens? La mondialisation est-elle inéluctable? Les termes «gauche» et «droite» ont-ils encore un sens? Les médias peuvent-ils être progressistes? Devons-nous avoir une idée claire de nos objectifs à long terme pour élaborer une stratégie politique? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles tente de répondre «Le bien commun».

    Construit à partir d'entretiens avec le journaliste indépendant David Barsamian, cet ouvrage constitue un véritable condensé de la pensée politique de Noam Chomsky. De la philosophie d'Aristote à la montée en puissance des multinationales, en passant par la rectitude politique de la gauche américaine ou la logique des relations internationales, il couvre un large spectre de sujets ayant fait la renommée de cet intellectuel engagé.

    Fidèle à sa posture rationaliste, Chomsky ne voit pas dans les phénomènes qu'il analyse les résultats d'un complot, mais plutôt ceux «d'un capitalisme d'État ordinaire» contre lequel il appelle à résister. «Le bien commun», publié en anglais pour la première fois au tournant du millénaire, développe un propos encore criant d'actualité.

  • Le tantale est un métal rare, précieux et très
    recherché. Que nous apprendrait-il s'il pouvait
    nous révéler son histoire ?
    Découvrez son voyage et ses aventures depuis
    la République démocratique du Congo, où il est
    extrait, en passant par l'Asie où il est transformé pour arriver jusqu'à nos téléphones cellulaires.
    Et après ? Qu'est ce qu'il devient ?
    Tantale nous raconte tout.

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