• Qualifiée de «fléau de la Terre» par l’ONU, la pénurie d’eau est une menace bien réelle: 3,6 milliards d'individus en souffrent déjà l'équivalent d'un mois par année et, si rien n'est fait, c’est une personne sur deux qui n’aura pas accès à l’eau en 2050. Chaque jour, au moins deux milliards de personnes dans le monde boivent de l’eau contaminée par des excréments et plus d’un demi-million d’entre elles en mourront chaque année. Militante de la première heure pour le droit à l’eau, Maude Barlow a sillonné la planète pour défendre ce bien commun et dénoncer les visées des grandes entreprises qui font main basse sur l’or bleu, que ce soit pour l’embouteiller et la vendre à prix fort ou pour alimenter des industries polluantes, avec de graves conséquences sur les populations locales et leur accès à l’eau potable. Pour Maude Barlow, écologie et droits de la personne ne font qu’un, car plus nous malmenons l’eau, en la pompant de façon excessive et en la polluant, moins il en reste à partager équitablement. Devant l’inaction des États, Maude Barlow appelle à faire barrage à la privatisation de cette ressource vitale par les Véolia, Suez, Coca-Cola et autres Nestlé, en embrassant le modèle des communautés bleues. Né au Canada avant de se répandre ailleurs dans le monde, ce mouvement citoyen vise à faire reconnaître le droit à l’eau et à s’assurer que la gestion des services d’eau demeure sous la gouverne publique. Par cette invitation à faire de l’eau un trésor collectif, Maude Barlow en appelle à un monde plus bleu, une communauté à la fois.

  • Cet ouvrage de référence rassemble d'une manière systématique les points fondamentaux de la doctrine catholique concernant la vie sociale. A la lumière de l'Evangile, l'Eglise y rappelle la valeur éminente de la personne humaine dans ses relations familiales, économiques, et politiques.
    Le compendium de la doctrine sociale de l'Eglise est organisé autour de trois thèmes : « Le dessein d'amour de Dieu pour l'humanité », « La famille, cellule vitale de la société », et « la Doctrine sociale et l'action ecclésiale ». Un index très riche le complète.

  • Le bien commun

    Noam Chomsky

    Doit-on revendiquer l'égalité des revenus pour tous les citoyens? La mondialisation est-elle inéluctable? Les termes «gauche» et «droite» ont-ils encore un sens? Les médias peuvent-ils être progressistes? Devons-nous avoir une idée claire de nos objectifs à long terme pour élaborer une stratégie politique? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles tente de répondre «Le bien commun».

    Construit à partir d'entretiens avec le journaliste indépendant David Barsamian, cet ouvrage constitue un véritable condensé de la pensée politique de Noam Chomsky. De la philosophie d'Aristote à la montée en puissance des multinationales, en passant par la rectitude politique de la gauche américaine ou la logique des relations internationales, il couvre un large spectre de sujets ayant fait la renommée de cet intellectuel engagé.

    Fidèle à sa posture rationaliste, Chomsky ne voit pas dans les phénomènes qu'il analyse les résultats d'un complot, mais plutôt ceux «d'un capitalisme d'État ordinaire» contre lequel il appelle à résister. «Le bien commun», publié en anglais pour la première fois au tournant du millénaire, développe un propos encore criant d'actualité.

  • Dans cet ouvrage de philosophie politique écrit dans le tumulte de la Première Guerre mondiale, le célèbre mathématicien et philosophe anglais Bertrand Russell avance que l'humanité court à sa perte et qu'il est impératif de modifier en profondeur notre manière de vivre, de penser, d'éduquer, de produire et de consommer, bref qu'il est absolument nécessaire de transformer le monde. Mais par-dessus tout, Russell nous rappelle à quel point la formulation d'idéaux doit être au coeur de tout engagement politique.

    Capitalisme et socialisme, nationalisme et internationalisme, organisation du travail, progrès, liberté individuelle... Le texte tiré de conférences publiées pour la première fois en 1917 offre un condensé clair et accessible des positions que le philosophe défendra tout au long de sa vie. Dans cette première traduction intégrale en français de Political Ideals, présentée avec brio par Normand Baillargeon et Chantal Santerre, on retrouve le lyrisme, mais également l'humour et l'ironie qui caractérisent si bien Russell.

    Un essai incontournable pour quiconque veut s'initier à la pensée sociale et politique de ce philosophe considéré comme l'un des plus importants penseurs du XXe siècle.

  • En rappelant les fondements de la liberté religieuse et sa dimension sociale et communautaire, ce texte fondamental veut promouvoir une authentique culture du bien commun et du dialogue dans les sociétés démocratiques et pluri-religieuses. Un document nécessaire à l'heure des fondamentalismes.
    La Commission théologique internationale a pour tâche d'étudier les questions doctrinales importantes, surtout celles qui revêtent un aspect nouveau, et d'apporter une assistance au magistère de l'Église.
    Dans cette perspective, ce nouveau document propose d'utiles éléments de discernement pour réfléchir sur l'évolution qu'a connue la problématique de la liberté religieuse. En effet, depuis la déclaration conciliaire Dignitatis humanae, plusieurs nouveaux défis ont surgi : recrudescence du fondamentalisme, tentations communautaristes, inflation des droits individuels déconnectés de la vérité de la nature humaine, dérives de l'État éthiquement neutre vers des formes douces de totalitarisme... En rappelant les fondements du droit naturel à la liberté religieuse et sa dimension sociale et communautaire, le texte insiste sur la valeur de la liberté religieuse pour promouvoir une authentique culture du bien commun et du dialogue dans les sociétés démocratiques et pluri-religieuses.
    Dans la préface à l'édition française, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des évêques de France, souligne combien le thème de la liberté religieuse interpelle à la fois chacune des religions et les sociétés politiques. Un guide de lecture, propre à l'édition française, donne quelques clés pour entrer de façon fructueuse dans le document.

  • Droit à l'alimentation, droit au logement, droit à l'eau. Dans les dernières décennies, la défense de droits collectifs semble s'être imposée dans le cadre des luttes sociales. Or, nous dit Brewster Kneen, le paradigme des droits est devenu si dominant dans le débat social et politique occidental qu'il s'apparente à une tyrannie. L'hégémonie du discours des droits est telle qu'il menace jusqu'à la capacité de nos sociétés à concevoir des interventions publiques efficaces en faveur de la justice sociale et du bien commun.

    La reconnaissance de droits sociaux dispense généralement les décideurs d'intervenir pour remédier à l'injustice et prend davantage une valeur incantatoire. La cause de cette impuissance réside en partie dans le mariage de la philosophie des droits avec l'individualisme et le libéralisme économique. Ériger un objectif en un droit, c'est le réduire à une revendication individuelle. Passant en revue toute une série de droits, l'auteur démontre que cela a pour effet de miner la solidarité sociale dans la poursuite de cet objectif. L'exemple du droit à l'alimentation le démontre bien: sa reconnaissance n'a jamais nourri personne. Le débat se déplace alors des structures socioéconomiques qui génèrent l'injustice vers l'État, dont on attend qu'il apporte un remède ponctuel.

    Remettant en question le prétendu universalisme des droits de la personne, Kneen cite plusieurs exemples de sociétés «non occidentales» où la notion même de droit individuel est absente, au profit d'un langage de la responsabilité à l'égard d'autrui. S'y élaborent des solutions collectives locales qui ont des chances d'apporter des remèdes concrets aux maux sociaux, ce qu'une société d'individus retranchés derrière leurs droits individuels et de propriété se révèle de plus en plus impuissante à accomplir.

  • Nous vivons depuis quelques décennies une privatisation et une atomisation de la société, qui instituent les individus en concurrents et leur font perdre le véritable sens du social: la coopération. En philosophie aussi, le concept de « social », auquel on préfère souvent les idées de « commun » ou de « communauté », peine aujourd'hui encore à être reconnu. Cet essai propose donc, à la suite de Dewey, de défendre « la valeur du social en tant que catégorie » de la pensée.

    Il s'agit d'analyser les raisons qui ont conduit à ce discrédit, puis de reconstruire un concept qui possède à la fois une fonction descriptive et une portée morale et politique. Le livre avance la thèse que le travail, en tant qu'association et coopération, est porteur d'une exigence proprement démocratique, et que cette exigence n'est autre que l'expression politique de la structure sociale. Sur cette base, devient possible une critique des dispositifs qui privent concrètement le travail de sa dimension démocratique et répriment sa logique coopérative.

  • Des chemins à investir
    Un de nos plus grands désarrois actuels est la progressive disparition de ce que nous appelons le Bien Commun. Nous ne comprenons pas pourquoi ce qui était encore efficace il y a peu ne l'est plus ; pourquoi la machine publique qui produisait globalement du bien pour nous tous, s'est enrayée. Nous pouvons être gagnés par l'amertume et le ressentiment. Ne devrions-nous pas regarder cette évolution avec lucidité ? Sinon, des tragédies pourraient bien nous submerger et la barbarie revenir.
    Il importe donc de comprendre ce qui nous arrive en ce début de XXIe siècle, où est passé ce Bien Commun qui nous tenait positivement ensemble et s'il n'est pas en train de se métamorphoser en une autre forme.
    Cet ouvrage montre ce qui est en train de naître au coeur de la société, ils s'ouvrent des chemins inédits et enthousiasmants pour la pensée et pour l'action.

  • L'expression « vivre-ensemble » est devenue omniprésente dans le discours social et politique. Exigence de notre époque, clé de voûte de l'éducation pour le XXIe siècle, le vivre-ensemble est devenu un leitmotiv qu'il semble commode de ne pas définir - chacun pouvant dès lors lui donner sa propre acception, voire l'utiliser à toutes les sauces. Nous avons donc entrepris d'en éclairer le sens par l'analyse d'écrits dans le champ de l'éducation, où le terme « vivre-ensemble » figure dans le libellé du titre.
    Le lecteur ou la lectrice qui s'intéresse à la question du vivre-ensemble trouvera dans cet ouvrage une définition et ses déclinaisons de cette expression pouvant servir de pistes pour situer sa propre perspective, ou encore pour établir ce que peuvent sous-entendre ceux et celles qui utilisent ce terme, d'apparence consensuelle, dans l'espace public.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage reprend le compte rendu intégral du colloque organisé à Aix-en-Provence, en juillet 1995, sous la direction du Professeur Jean-Yves Naudet, sur le thème de l'éthique économique. Il s'agit du deuxième colloque organisé sur ce sujet par le Centre de Recherches en Éthique Économique et des Affaires et Déontologie Professionnelle, après celui de 1994, consacré à l'enseignement et à la recherche en éthique économique. Le colloque de 1995 a porté d'une part sur les fondements de l'éthique dans une société pluraliste, d'autre part sur les chartes éthiques des entreprises, enfin sur la justice dans la vie économique. Le Centre de Recherches en Éthique Économique et des Affaires et Déontologie professionnelle, organisateur du colloque, est rattaché à la Faculté de Droit et de Science Politique de l'Université d'Aix-Marseille III. Il regroupe notamment des économistes et des juristes et se veut à la fois un lieu de rencontres, de documentation et de recherche sur les différents sujets liés à l'éthique économique et à la déontologie professionnelle. Le Centre de Recherches a pu organiser ce colloque grâce à l'appui de l'Université d'Aix-Marseille III et du Club des euro-métropoles.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans une époque qui a perdu beaucoup de ses repères politiques, éthiques et moraux et où chacun s'interroge sur l'avenir, il paraissait nécessaire de poser la question : Qu'est-ce que la monarchie ? Expression politique du passé ou bien forme de régime permanente ? La monarchie peut-elle être une réponse au temps présent ? Quatre universitaires, sans polémique, avec la rigueur scientifique qui les anime, ont accepté de répondre à cette question sur quatre points de vue : ceux de l'histoire des faits et de celui de l'économie ; celui des idées politiques et enfin sur celui de la philosophie. Ce livre devrait rendre de grands services à tous ceux pour qui l'amour de la patrie demeure le fondement de toute vie sociale. Ph. M.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Tous les jeunes veulent construire une Cité plus fraternelle et plus juste. Elle ne se construira pas, ils le savent, sans de profondes transformations sociales ; sans une « démocratisation » de l'économie et de la culture... Mais beaucoup cherchent encore quelles structures politiques leur permettraient de participer réellement aux grandes décisions qui orientent le destin collectif. Le présent volume leur offre quelques éléments d'information et de réflexion sur les conditions proprement politiques d'une démocratie authentique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Depuis plusieurs années, avec-plus de violence que dans les sociétés occidentales développées, un certain nombre d'évêques, de prêtres et de fidèles contestent et combattent l'action souvent conjointe des autorités politiques et religieuses du continent catholique par excellence, l'Amérique latine. Cette opposition, encore légale pour beaucoup, mais déjà révolutionnaire chez certains dont Camilo Torres est le modèle, s'est fait particulièrement remarquer lors du voyage du pape en Colombie et autour de la réunion du CELAM (Conseil épiscopal latino-américain) à Medellin. Alain Gheerbrant, qui a suivi sur place les événements, a recueilli ces témoignages isolés, ces lettres collectives de prêtres "contestataires" ou rebelles. Certains de ces messages n'ont pas suivi la voie hiérarchique. Tels de leurs auteurs se sont mis hors-la-loi de l'Eglise et de leur pays. Mais on n'en trouvera guère chez qui cette rébellion n'est pas d'abord parole d'amour.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pour la première fois, depuis la Libération au moins, un grand intellectuel catholique, connu pour sa familiarité tant avec l'hégélianisme qu'avec le marxisme, et aussi indépendant de la droite traditionnelle que de la gauche progressiste, s'attache au commentaire d'un document pontifical important : le message de Noël 1956 de S.S. Pie XII. Dans les deux premières parties, le R.P. Fessard développe la pensée du Pape sur la « contradiction » du monde où nous vivons, la tension entre la nature et l'histoire, la liberté et la tradition. Dans la troisième partie, l'éminent Jésuite s'attaque aux problèmes précis et actuels auxquels le Pape faisait allusion : la répression de Hongrie, la campagne franco-anglaise de Suez, la valeur de l'O.N.U., et le désarmement. Le chrétien intelligent et moderne évitait, en général, des références trop précises aux textes pontificaux. Le R.P. Fessard rompt, de manière spectaculaire, avec cette discrétion. À ce titre, sa "Libre méditation sur un message de Pie XII" constitue un véritable événement.

  • La finance a mauvaise réputation : souvent qualifiée d'inutile, elle est en outre suspectée d'être immorale. Certains sont tentés de condamner la finance, au nom de ses dérives. Cet ouvrage veut faire le point, en insistant sur la bonne finance, celle qui joue un rôle économique utile, sans cesser d'être éthique. Cette réflexion sur l'éthique financière s'appuie sur des fondements philosophiques et économiques solides, cherche les fondements religieux d'une éthique financière, dans le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam, et enfin jette des regards croisés sur les débats actuels d'éthique financière. Il s'agit du compte rendu intégral du sixième colloque d'éthique économique organisé à Aix en Provence sous la direction du professeur Jean Yves Naudet.

  • Responsabilité, liberté : la participation est au coeur de la doctrine sociale chrétienne. N'est-elle pas au coeur de tous ceux qui adhèrent généreusement à une idéologie visant à rendre plus humaine la "société de consommation" ? La participation réussira-t-elle à mettre un terme aux contresens dans lesquels vit le monde du travail depuis que le libéralisme l'a "désorganisé" ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'ordre mondial nouveau et la fin de l'Histoire, l'unanimisme après les drames de Timisoara et de Carpentras : ces événements nous emmènent-ils vers le meilleur des mondes ? Regardons. Sommé d'être une bête d'agir, immergé dans les béatitudes de son efficience, l'homme court après son annulation. Les idéaux sont décrétés inutiles, les idées impuissantes. Sous les feux du spectacle, le politique plaide pour sa disparition, le juste s'évanouit dans l'ajustement, la liberté s'éclate jusqu'à la servitude. Pourquoi ? Efficacité et vitesse : la technique règne, impose ses règles. Appropriation totale de la planète par le calcul, elle transforme la Terre et ses habitants en stocks combustibles, en fluides d'énergie. Inexorable, subreptice, le totalitarisme postdémocratique enlace l'existence de ses rêts. Homme, peuple, droit s'effacent sous l'empire des secteurs et des compétences, des appareils et des connivences. Tout est moyen pour le moyen. Nous voyageons vers un monde sans fenêtres. Sommes-nous voués à devenir machinaux ? Auguste, radicale et sophistique, une République-site doit naître, pour maîtriser la logique de ces réseaux et de ces flux en folie qui arasent l'humanité. Vivifiée par les savoirs, mesurée à l'aune d'une écologie politique, elle incendierait la mélancolie technicienne par la jubilation d'un nouveau lien social. Habiter la technique : tel est l'enjeu.

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