Littérature traduite

  • Pour vous qui commencez l'étude du coréen, ou qui désirez plus simplement découvrir cette langue, l'apprentissage de l'écriture Hangeul et la prononciation sont des passages obligés. Ce manuel d'initiation et d'exercices offre toutes les explications nécessaires à la maîtrise de l'écriture et de la prononciation coréennes. Après une première partie théorique, vous serez invité à mettre vos acquis en pratique dans le cadre de situations typiques d'écriture. Vous pourrez ainsi vous entraîner à employer du vocabulaire et des expressions du quotidien pour vous présenter, demander votre chemin ou rédiger des cartes postales. Le tableau d'étude du Hangeul vous aidera à prononcer et à mémoriser consonnes et voyelles en vous appuyant sur la romanisation. Détachable, il vous accompagnera partout pour des révisions en un clin d'oeil. Retrouvez aussi des feuilles d'écriture en fin d'ouvrage pour vous entraîner à loisir. Les fichiers MP3 de tous les textes sont téléchargeables en ligne.

  • Il semble clair que Shakespeare a véritablement et consciemment conçu ses oeuvres comme les vecteurs de sa sagesse politique - ses pièces historiques en fournissent la preuve. Shakespeare a cherché à y développer un point de vue raisonnable sur la nature du régime anglais et sur la façon dont il devait être accepté et révéré par les générations ultérieures d'Anglais. Il a réussi dans son entreprise, car les Anglais, à bien des égards, comprennent véritablement leur histoire de la façon dont il l'a dépeinte. Sur ce point, son dessein était clairement politique. C'est en se référant d'abord aux préoccupations de la société civile qu'il a compris ce qui pouvait éblouir et passionner son public.
    Est-il vraisemblable que ce ne fût là rien de plus qu'une série d'histoires bonnes pour le théâtre ? Peut-on raisonnablement prétendre que Shakespeare s'est jeté précipitamment dans la composition de pièces historiques parce qu'il avait besoin d'argent, ou encore qu'il ignorait les faits les plus importants de l'histoire anglaise parce qu'il n'avait jamais fait d'études ? Ce serait comme dire que Jefferson, sans s'intéresser vraiment aux principes politiques, a écrit la Déclaration d'indépendance parce qu'il voulait être célèbre, et que le succès de cette déclaration tient au fait qu'elle fournit un excellent discours de 4 juillet...

  • Connues sous le titre américain de Christian gauss Lectures, ces cinq conférences complètent la Théorie de l'agir communicationnel en justifiant d'un point de vue philosophique la nécessité de passer d'une théorie de la conscience à une théorie du langage.
    C'est donc notamment à propos de Husserl et de Wittgenstein que Habermas met ici en lumière quelques-unes des raisons pour lesquelles a été mis en oeuvre le plus important, sans doute, des changements intervenus dans la pensée de ce siècle.

    Des réalités telles que les institutions, les traditions, les normes ou le langage ne peuvent être générées ni par des actes individuels ni par l'action autonome de structures ou de systèmes qui ne sauraient rendre compte du sens de ces entités pour les sujets.
    Il s'agit donc de sortir des impasses d'une théorie de l'intentionnalité et de la conscience, grâce à une théorie des symboles ; et il s'agit d'éviter des difficultés d'une fondation phénoménologique de l'intersubjectivité, grâce à une théorie qui part d'emblée de concepts intersubjectifs comme ceux de règle ou de rôle. Il s'agit, enfin, de libérer de ses limites la critique thérapeutique de la conscience solipsiste, telle qu'elle est proposée par Wittgenstein.

    Si Husserl a inspiré les sociologues, c'est à travers son idée d'un rapport interne de la société à la vérité.
    Si Wittgenstein les a inspirés, c'est par sa théorie des conventions symboliques qu'aucun sujet isolé ne saurait instaurer ou maintenir en vie. Habermas généralise ici les intuitions de ces deux penseurs en développant une théorie de notre compétence à communiquer au moyen du langage ordinaire. Sous ses aspects triviaux, cette compétence dissimule la profondeur philosophique de nos facultés à discerner entre le vrai et le faux, la sincérité et la fausseté, la justice et l'injustice.

  • Dans l'Évangile selon Matthieu, les mages venus d'Orient guidés par l'éclat d'une étoile, rendent hommage à l'Enfant Jésus, lui offrant de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
    Avec eux, tout ce que la Terre recèle de somptuosité et de puissance sacrée vient s'incliner devant la faiblesse d'un enfant dont la royauté est infiniment supérieure à la leur. C'est l'Épiphanie, qui fut plus célébrée que Noël, et qui reste une fête majeure.
    Des premières célébrations dans la chrétienté orientale aux galettes et couronnes d'aujourd'hui, la légende n'a cessé de connaître de multiples interprétations, en passant par ses métamorphoses médiévales et modernes. Dans l'entrelacs des conceptions populaires et des redéfinitions théologiques ou politiques, elle est un extraordinaire révélateur de nos permanences culturelles et de nos évolutions. Sait-on, par exemple, que c'est très tardivement qu'un des mages est figuré en Noir, à l'heure des Grandes Découvertes, quand l'Occident chrétien s'ouvre au monde ? que l'Épiphanie a beaucoup servi ensuite dans des versions « métissées » ?
    Il fallait le talent unique de Richard C. Trexler pour nous conter cette histoire captivante, tout en nous en faisant percevoir le sens profond.

  • Notre société hyper-médiatique aurait tué l'enfance? Dans cet essai récent, déjà considéré comme un classique et traduit pour la première fois en français, l'auteur offre un point de vue lucide et accessible sur les principaux changements introduits par l'omniprésence médiatique. Non les médias n'ont pas tué l'enfance et leur influence n'est pas néfaste, en soi. Mais leur accessibilité immédiate et permanente brouillent les frontières entre enfants et adultes et influencent les étapes de développement des enfants. Ce constat appelle à une rédéfinition du rôle de l'Etat et à de nouveaux modes de contrôle.

  • La comparaison est au coeur de l'enseignement de la science politique : sur les formes des régimes et sur les modalités d'exercice du pouvoir, l'organisation des partis... Cette sous-discipline obéit à des règles et des méthodes précises présentées dans ce manuel. Après en avoir défini les principes (problème - hypothèse de travail - choix des comparaisons - recueil des données), il pointe les biais à contourner dans l'exercice de la comparaison et propose des conseils méthodologiques favorisant la lecture des travaux fondés sur la comparaison.

  • Comment s'explique le phénomène républicain dans la France du XIXe siècle ? Quelles sont ses origines ? Quelles en ont été les grandes figures, les écoles ? Cet ouvrage propose une compréhension globale de ce phénomène à partir d'une analyse de la société, des élites et des artistes dans la France du XIXe siècle.

  • Un manuscrit retrouvé, des pages conservées pendant un demi-siècle et exhumées par ses enfants après sa mort : Piera Sonnino avait trouvé le courage et la force de raconter le récit de la déportation de sa famille. Le livre s'ouvre sur la lente érosion des droits et des libertés des Juifs italiens. Depuis 1938, en effet, les lois raciales ont été adoptées par Mussolini. Les Sonnino - Piera, ses parents, ses trois frères et ses deux soeurs - prennent la fuite mais, arrêtés en octobre 1944, ils seront envoyés à Auschwitz et exterminés les uns après les autres dans les camps nazis. Précision, force de l'écriture, extrême pudeur: ce témoignage intime et féminin, qui parvient à nommer l'innommable, est universel. Grâce aux mots, la mémoire peut enfin affronter l'abîme de la douleur et du mal. Ce livre a connu un grand retentissement en Italie.

  • 1918: l'europe sort exsangue d'un conflit interminable dont l'ombre continuera, des années durant, de hanter les vivants.
    Une génération trouve refuge dans le souvenir qu'elle porte aux disparus. a travers toute l'europe, les rituels du deuil prennent une importance encore jamais vue. la commémoration emprunte diverses formes: érection de monuments aux morts, pèlerinages sur les tombes, multiplication des cérémonies, séances de spiritisme. le désespoir imprègne aussi l'ensemble des arts (cinéma, peinture, sculpture, architecture, littérature) révélant ainsi que la grande guerre ne s'est pas traduite par une rupture radicale entre modernité et tradition, comme on le dit souvent.
    Ce livre, qui couvre la france, la grande bretagne et l'allemagne, montre au contraire que les artistes d'avant-garde et les artistes plus traditionnels dans leur volonté de représenter les horreurs de la guerre et d'exprimer la souffrance, utilisèrent les mêmes cadres de référence empruntés aux siècles passés (art religieux, romantisme, imagerie biblique, spiritisme, théosophie). sans cette terrible empreinte de la guerre, on ne saurait comprendre l'histoire culturelle de l'europe de la première moitié du xxe siècle.

  • Ouvrage pionnier.
    Personal influence (influence personnelle) marque, dès sa première parution aux etats-unis, en 1955, une rupture profonde dans l'histoire de la sociologie des médias. il faut dire que les auteurs y battent en brèche l'idée communément admise de la propagande manipulatrice des médias. en réalité, et c'est ce que montrent elihu katz et paul lazarsfeld, à partir d'une enquête de terrain menée non loin de chicago, les effets des médias ne peuvent être que limités.
    Il faut aussi savoir prendre en compte l'influence des relations interpersonnelles et le rôle des leaders d'opinion. des conclusions que le buzz sur internet ou bien encore le marketing viral ont remises au goût du jour. il était donc grand temps que le public francophone puisse enfin s'emparer de ce livre fondateur, dans l'édition que l'on peut considérer comme la plus complète. elle bénéfice de la nouvelle introduction rédigée en 2005 par elihu katz, d'une présentation d'eric maigret, ainsi que de la post-face originale de daniel cefaï, son traducteur.
    Elle intéressera principalement les étudiants en sociologie, communication, marketing, sciences politiques, mais aussi tous ceux qui ne satisfont pas de la thèse des médias super-manipulateurs.

  • The Discovery of Grounded Theory (1967) est l'un des ouvrages de méthodologie les plus importants dans l'histoire de la sociologie américaine. À l'origine d'un vaste mouvement de redéfinition des paramètres de l'enquête de terrain, de l'analyse des données et de la production théorique, la méthode novatrice qu'il présente a connu des développements constants et suscite un intérêt de plus en plus large à l'échelle internationale. Longtemps resté à l'écart des débats qu'il suscite, le public francophone peut enfin accéder, grâce à cette traduction, au texte fondateur de ce courant. À partir d'une critique des démarches statistiques et expérimentales en sciences sociales assortie de nombreux exemples, l'ouvrage promeut une forme nouvelle d'analyse comparative pour produire une théorie « ancrée », c'est-à-dire enracinée dans les données du terrain. Parce qu'il pose les bases de cette approche dans un style à la fois simple et rigoureux afin d'en diffuser la pratique, ce classique peut également être considéré comme un manuel d'introduction.

  • Au sortir de la dernière guerre, l'europe était prostrée.
    Dévastée, livrée au chaos, elle a vu ses régions orientales tomber du joug nazi sous l'empire soviétique. aujourd'hui, l'effondrement de l'urss appartient au passé et l'union européenne s'étend de l'atlantique à l'ukraine. comment notre continent a-t-il su renaître des ravages inimaginables de la pire guerre qu'il ait connue ? comment a-t-il pu supporter, puis surmonter, la déchirure que la guerre froide lui infligea de part en part ? comment l'europe a-t-elle vécu l'effondrement du monde soviétique et incorporé l'héritage du communisme ? comment, enfin, la lente acceptation de la responsabilité de l'holocauste a-t-elle, paradoxalement, renforcé notre identité européenne ? fresque magistrale du tournant d'un monde, des ruines de la guerre à la construction de la nouvelle europe, après-guerre ne peut se réduire à une thèse : ce livre est un jaillissement continu d'idées, de rapprochements brillants et de mises en perspective inspirées.
    D'un souffle rare, son récit est ponctué d'analyses éblouissantes qui nous entraînent dans un voyage unique par sa richesse et sa profondeur, à travers notre passé. un grand moment d'histoire.

  • Son adhésion dépourvue de repentir au nazisme vaut au théoricien politique Carl Schmitt (1888-1985) de partager l'odeur de soufre du philosophe Heidegger. Ce passé sinistre aurait dû le condamner à l'oubli. Or sa mort précéda sa renaissance.
    Ce représentant de la droite autoritaire extrême privé de toute chaire universitaire est désormais considéré comme l'un des principaux penseurs politiques des deux derniers tiers du XXe siècle. Tout comme Heidegger a conservé l'amitié de Hannah Arendt, Carl Schmitt, qui se voulait « juriste officiel du Troisième Reich », a exercé après 1945, une profonde influence sur les secteurs idéologiques les plus divers. Connu auparavant pour son refus de soumettre l'État à l'éthique et à l'économie, pour affirmer au contraire son autonomie inscrite dans sa capacité illimitée de décision, Schmitt a pris un autre visage après la Seconde Guerre mondiale. Rompant l'ostracisme qui le frappait, certains ont alors isolé et radicalisé ses concepts pour les transformer en armes contre la démocratie libérale, tandis que d'autres l'ont fait, à l'inverse, pour la libéraliser à l'extrême et refouler l'État dans un esprit « libertaire » proche de la logique présente de la mondialisation.
    Cet ouvrage dépasse la controverse classique et ressassée sur Carl Schmitt pour se concentrer sur ce second aspect de la réception de sa pensée d'après 1945.
    Promue au rang de « standard» dans le monde anglo-saxon, cette étude pénétrante de Jan-Werner Müller apporte au public francophone une lumière inédite sur un penseur transformé en objet de fascination intellectuelle.

  • Ce livre retrace la vie et le règne brefs de l'empereur julien (331-363 après j.
    -c): sa jeunesse, ses années à la tête de l'armée romaine en gaule avant d'être proclamé empereur par ses troupes, son ascension au cours de la marche sur constantinople, les mois de turbulences à antioche et, enfin, sa campagne malheureuse contre les perses. l'homme, une des figures les plus ambiguë de l'antiquité, fascine par ses exploits de guerrier, mais c'est surtout sa politique religieuse que la postérité retiendra.
    Car julien, révélant son hostilité fondamentale au christianisme, abrogeant les mesures prises contre les païens et les juifs, prône le retour au paganisme et va contre son temps. s'appuyant sur la critique des sources anciennes - le témoignage des amis et des ennemis de julien ainsi que les écrits de l'empereur lui-même - g. w. bowersock révèle un visage plus nuancé de l'homme que l'image longtemps retenue par l'historiographie.
    S'il était un remarquable guerrier et un grand philosophe, il apparaît un piètre homme politique: sa tentative de restauration de la religion païenne, dans le contexte de la progression du christianisme, était inéluctablement vouée à l'échec.

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