Sciences sociales / Société

  • Les femmes et le pouvoir

    Mary Beard

    • Perrin
    • 6 Septembre 2018

    Si la question de la place des femmes dans les structures du pouvoir est d'une actualité brûlante, la misogynie a des racines anciennes. Dès l'Odyssée d'Homère, les femmes se sont vues interdire tout rôle de premier plan dans la vie civique, le discours public, indissociable du pouvoir politique, étant défini comme masculin. Pour mieux cerner la violence exercée sur les femmes afin de leur intimer le silence, Mary Beard puisse dans l'histoire de Méduse ou de Philomèle (dont la langue fut coupée), d'Elizabeth Ire ou d'Hillary Clinton. Elle revisite ainsi, avec humour, la question de l'égalité des sexes et explique pourquoi, depuis deux mille ans, l'on a réservé aux femmes qui s'expriment et revendiquent le pouvoir une image détestable. Edifiant et salutaire !

  • « Faire une pause [...] afin de réfléchir sérieusement à ce qui me paraît être un tournant fondamental de notre Histoire. » Voilà ce à quoi nous convie l'auteur. Alors que l'histoire vivante est mue par les« accélérations simultanées de la technologie, de la mondialisation et du changement climatique, et par leurs interactions », que, depuis 2007, nous produisons plus que jamais informations et connaissances, il faut s'arrêter et tenter de comprendre pour mieux faire usage de cette accélération du présent incarnée dans le tournant majeur de la numérisation dont l'auteur se fait à la fois l'analyste et l'historien. Un essai cardinal pour comprendre le "nouveau monde".

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  • Des pèlerinages aux randonnées, des drailles transhumantes aux manifestations politiques, il n'y aura guère eu d'interruption dans la pratique de la marche. La circulation pédestre fait l'homme. Elle est une activité constitutive de l'être humain.
    Pour en faire l'histoire, Antoine de Baecque part à la rencontre de toutes les formes de marches, et des hommes qui les pratiquent : les peuples et les métiers dont l'identité même semble nomade et pédestre, des Lapons aux Sioux, des colporteurs aux bergers ; les pèlerins, selon toutes les traditions, ceux qui remontent aux sources du Gange ou empruntent le Tôkaidô, comme les marcheurs de Compostelle et de La Mecque. Et si la marche a quasiment perdu ses professionnels, elle a inventé ses praticiens du week-end, ses usagers du temps libre, les randonneurs. Mais l'on chemine aussi en ville, depuis l'apparition des promenades urbaines du XVIIe jusqu'aux « manifs » les plus récentes.
    Qu'elle permette de mieux vivre, de survivre ou qu'elle soit le support incarné de revendications, la marche a une histoire. Antoine de Baecque, nourri aux sources les plus diverses, déploie ses talents d'historien et de conteur pour offrir un livre profondément original et vivant.

  • Le terrorisme, s'il ne répond à aucune définition satisfaisante, a indéniablement une histoire ancienne et complexe qui ne saurait se réduire à une succession d'attentats, de revendications et de procès. Le présent ouvrage explore ce passé pluriséculaire et dresse la première synthèse de la violence politique qui frappe le monde occidental comme oriental. Loin des stéréotypes et des reconstructions idéologiques, il s'attache à étudier le poids réel du phénomène depuis la fin du XVIIIe siècle ainsi que les réponses que s'efforcent d'apporter les sociétés ou les pouvoirs qui en sont les victimes.

  • On étudie traditionnellement le couple à travers le prisme du mariage. Or celui-ci n'est qu'une forme de couple parmi d'autres, rejetant à la marge ce qui lui échappe : concubinage, amour libre, Pacs, relation extraconjugale, mais aussi fratrie, compagnonnage médiéval ou amitié exclusive. Notre imaginaire associe pourtant Castor à Pollux plus qu'à sa femme Hilaïre, Montaigne à La Boétie et Rodin à Camille Claudel.
    D'abord multiples, les unions se sont progressivement cristallisées autour de la notion d'amour héritée d'une conception chrétienne et exclusive du couple. Cette alliance indissoluble, révolution qui ne s'est pas imposée sans heurts, a inscrit le couple idéal dans la durée. Mais en définitive, qu'est-ce que le couple ? Comment se forme-t-il et sur quoi repose-t-il ? Les enjeux de nos sociétés modernes (libération de la femme, reconnaissance de l'homosexualité.), l'évolution des mentalités (libertinage, individualisme.) et les récentes réformes législatives (Pacs, mariage pour tous.) ont-ils modifié sa conception ?
    Entreprenant de lui rendre son ampleur, Jean Claude Bologne retrace pour la première fois son histoire de l'Antiquité à nos jours. Concise et clairvoyante, cette grande synthèse élargit le champ de réflexion d'un sujet de tout temps fondamental. Car si l'institution matrimoniale est en crise, le couple comme nouvelle forme de sociabilité n'a jamais été aussi florissant.

  • La Chine, celle d'hier comme d'aujourd'hui, est le "laboratoire" de Jean-Luc Domenach. Depuis 5 ans, il a pu y travailler à ciel ouvert, en arpentant les rues de Pékin ou celle de Shangaï, en multipliant les rencontres avec l'homme de la rue, le chef d'entreprise, l'intellectuel ou le responsable politique. Le sinologue de réputation internationale s'est transformé en chroniqueur du quotidien, en explorateur des arcanes du pouvoir local, en ethnologue d'une société beaucoup moins exotique que nous l'imaginons. Mais l'érudit et l'expert en relations internationales, pointe toujours les contradictions d'une Chine qui aspire à la grandeur, s'en donne les moyens par un travail forcené et doute du présent. On s'attend à lire des "choses vues" ; on découvre le film le plus exact, autant que saisissant, d'une Renaissance douloureuse.

  • Tous les Français, naguère, étaient élevés selon des valeurs identiques. Il existait une France de gauche et une France de droite, une France laïque et une France chrétienne, mais la morale de l'instituteur ressemblait à celle du curé. À partir des années 1970, sous l'effet d'une double révolution - celle de la société et celle des idées -, chacun a pris l'habitude de définir ses propres critères du bien et du mal. Le résultat, aujourd'hui, c'est que les règles collectives s'effacent, ouvrant la porte à une société éclatée, où le seul guide est l'intérêt personnel. Une tendance encouragée par le moralement correct qui prêche le principe de plaisir, le droit à la différence, le devoir de tolérance, la transgression des traditions, la relativité des conventions. Mais peut-on vivre sans valeurs partagées ? Pour sortir de la crise qui se manifeste des banlieues à l'école, de l'État à la famille, du travail à la culture, il faudra bien réinventer des codes communs.

  • S'appuyant sur une analyse historique des moeurs et des faits de société, Norbert Elias s'est efforcé d'expliquer, à travers son oeuvre, la rationalisation progressive des comportements par le développement de l'Etat à partir du XVIe siècle. Ce faisant, il a cherché à dépasser la traditionnelle opposition entre individu et société.
    A la différence des historiens travaillant sur les époques médiévale et moderne, les spécialistes du xxe siècle, n'ont pas, ou peu, utilisé sa réflexion. Pourtant, les violences de la Grande Guerre, le relâchement des moeurs et des corps à l'entre-deux-guerres, les colonisations européennes, le sport de masse, l'impérialisme américain, etc. constituent autant de sujets pour lesquels son approche peut se révéler pertinente.
    Contribuant au dialogue interdisciplinaire cher à Elias, cet ouvrage présente d'abord l'oeuvre du sociologue, pour confronter ensuite sa réflexion sur le « processus de civilisation » à des phénomènes majeurs du XXe siècle.
    La redécouverte passionnante d'une référence de la pensée contemporaine.

  • Selon la doctrine dominante du néolibéralisme, la mondialisation engendre une uniformisation planétaire des comportements, pensées et sensibilités constitutifs des diverses cultures. A cette idéologie de la " culture globale " s'oppose la mondialisation des revendications identitaires, aussi bien collectives qu'individuelles. Les diverses nations du monde, fascinées par la modernité occidentale, cherchent à y accéder tout en affirmant leurs spécificités. Les individus réinterprètent les concepts de la modernité relatifs à la citoyenneté et à la nationalité, aux défis et aux dérives de la science, aux valeurs controversées de l'humanisme, aux recherches éthiques, à la relation à soi et à l'autre, à l'expérience du mal et de la souffrance. De l'identité et du sens est un livre qui tient de l'anthropologie politique. Le champ d'application de cette réflexion s'étend aux quatre coins du globe, partout où naissent des conflits identitaires et où la définition de soi en tant que sujet devient complexe, engendrant des déchirures.

  • L'imposture pédagogique

    Isabelle Stal

    • Perrin
    • 21 Août 2008

    Une radiographie sans concession de ce qui fut longtemps présenté comme une excellence française et qui se révèle un échec cuisant de notre Education Nationale, la faute en incombant à la pédagogie moderne.

    D'où vient la catastrophe scolaire que nos enfants subissent ?
    En une génération, un système d'enseignement assez efficace et, qui plus est, pour le plus grand nombre s'est quasiment effondré. Des dizaines d'ouvrages ont inventorié des maux variés - corporatisme syndical, égalitarisme pédagogique, baisse des exigences en raison d'une massification non maîtrisée -, mais celui d'Isabelle Stal est le premier à s'attaquer au coeur du système : la formation des maîtres.
    De l'intérieur, car elle enseigne en IUFM, Isabelle Stal décortique le jargon pédagogique, le refus professoral d'enseigner, les manières dont la lecture, l'écriture, l'orthographe, la grammaire sont bradées et négligées, les ravages de l'informatique qui pousse les élèves à recopier des informations sans jamais les penser. Voilà comment une pédagogie destructrice est en train de gâcher une génération.

    Isabelle Stal, docteur en philosophie, est professeur à l'IUFM de Nice. Elle a écrit La Philosophie de Sartre et L'Ecole des barbares.

  • Leurs noms sonnent aux oreilles du grand public comme autant de cavernes d'Ali Baba : " villa Mont morency ", " Belgravia square ", country club, gated communities à Beverly Hills ou à Manhattan. De Paris au coeur de Rio, de Los Angeles ou de Delhi, ces morceaux de ville en copropriété prolifèrent depuis trente ans. Les raisons en sont connues sécurité, verdure, loisirs et voisins choisis. S'y ajoutent désormais la surveillance médicale, la remise en forme ou le souci communautariste - entre végétariens, entre pratiquants d'une même religion, entre homosexuels... - tandis que les abords de ces " ghettos de riches " sont sous surveillance vidéo, gardés par des vigiles et toute une batterie de codes et de barrières.
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  • Chaque dimanche, les églises évangéliques sont prises d'assaut par des milliers de fidèles. Du jamais vu depuis des années chez les chrétiens ! Alors que l'on fête en 2009 le cinquième centenaire de la naissance du Picard Jean Calvin, retour sur une révolution silencieuse.

    Ils sont plusieurs centaines de millions dans le monde, mais aussi des centaines de milliers en France. Et leur nombre augmente tous les jours. Cinq siècles après Jean Calvin, les évangéliques mettent le feu à la planète avec un protestantisme que le théologien picard aurait du mal à reconnaître : spectaculaire, ultramystique, émotionnel, rompu aux armes de la communication et du marketing le plus avant-gardiste.
    L'enquête menée ici s'attache à comprendre ce courant spirituel déjà très ancien : les évangéliques puisent leurs racines en Europe, notamment dans la France de Louis XIV au temps des Camisards, puis, fuyant le Vieux Continent, s'acclimatent en Terre promise... américaine. Depuis quelques années, ils ont trouvé un nouvel auditoire européen que, peut-être, le christianisme classique ne parvient pas à satisfaire...
    Qui sont-ils ? De l'Amérique des megachurches à l'Afrique des cent mille sectes, de droite ou de gauche, des groupes les plus modérés aux plus apocalyptiques, la planète évangélique est multiple et paradoxale. A mal les connaître, on leur suppose tant de filiations... Sont-ils la branche religieuse de la CIA ? Un produit de la globalisation ? Un vaudou chrétien ? Ou, comme les évangéliques aiment à le croire, le renouveau avéré du christianisme version XXIe siècle ?

  • Jane dieulafoy

    Gran Aymeric

    • Perrin
    • 31 Juillet 1992

    A travers la participation de Jane Dieulafoy aux combats de la guerre de 1870, dguise en franc-tireur, ou ses explorations archologiques au Moyen-Orient, les auteurs rvlent le destin de cette fministe acharne.

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