Ethnologie

  • L'ethnologie et l'anthropologie constituent deux formes d'une même démarche. L'ethnologie devient pleinement autonome au XXe siècle grâce à l'enquête de terrain, à l'observation participante et à des théories à visée comparatiste (culturalisme, fonctionnalisme, structuralisme).  L'anthropologie finit par en universaliser la portée en intégrant à son approche aussi bien le changement social que les cultures modernes et occidentales. Ces disciplines analysent l'ensemble des activités sociales et culturelles (dont les nôtres).

  • Devenu référence incontournable de l'entrée dans la discipline, ce manuel d'initiation à l'ethnologie présente ses méthodes et concepts fondamentaux ainsi que ses principaux paradigmes de l'évolutionnisme au structuralisme et ses grands domaines de recherche parenté, économie, politique, religion... Chacune de ces contributions est présentée de manière synthétique et illustrée d'extraits de l'oeuvre des auteurs les plus marquants de l'anthropologie française, britannique, américaine ou allemande, depuis les pères fondateurs (Morgan, Tylor, Boas ou Mauss) jusqu'aux contemporains (Lévi-Strauss, Balandier, Sahlins ou Geertz).
    Véritable instrument pédagogique, cet ouvrage, réactualisé dans cette quatrième édition, prépare l'étudiant à une lecture critique des oeuvres, tout en laissant entrevoir la complexité des débats et des controverses qui ont alimenté l'histoire de cette discipline.

  • Dans nos sociétés de la mobilité et de la mondialisation, comment rendre compte de la dimension culturelle des territoires et de la complexité des espaces ? Les déterminants anthropologiques sont souvent oubliés, mais ils n'ont pas disparu : nos espaces quotidiens restent empreints de règles, obéissent à des conventions et répondent à des valeurs, le plus souvent implicites. D'où l'intérêt de cette synthèse et réflexion sur les formes et les usages de l'espace. Si toutes les sociétés ont en commun de fonder, habiter, classer, distribuer, transformer et reformuler, elles le font toutefois de diverses manières. Selon quelles logiques et avec quels enjeux ? Cette 2e édition, enrichie de nouvelles illustrations, développe plus largement la question de la représentation de l'espace. Les étudiants, chercheurs et professionnels trouveront ici une ressource privilégiée pour appréhender de façon globale tous les défis de la spatialité.

  • Les textes sont des structures tellement diverses et complexes qu'il est impossible d'en établir une typologie. En revanche, on peut repérer des segments de plus petite taille, généralement composés de plusieurs phrases : les séquences. Cet ouvrage de référence étudie les caractéristiques de cinq prototypes de séquences : narratif, descriptif, argumentatif, explicatif et dialogal. Sa nouvelle édition intègre l'évolution des recherches en didactique du français et des langues étrangères ainsi qu'en linguistique du discours et analyse littéraire.

  • Une  initiation à l'ethnologie  qui  présente les fondamentaux du domaine : grands courants de pensée (évolutionnisme, diffusionnisme, structuralisme, anthropologie culturelle, anthropologie sociale ...), grands auteurs, naissance et développement  de la discipline  depuis le XIXes., méthodes et concepts de base.  grands dommaine de recherche (parenté, politique, économie, religion), techniques d'enquête.  La vision est globale comparative, faisant valoir les influences entre écoles et  le "recours méthodologique"  aux sciences voisines. Au total,  une synthèse,  étayée de textes  de référence, qui s'appuie sur les "classiques" et, pour cette 3e édition s'enrichit de l'exposé des orientations et développements nouveaux  du domaine.

  • Le monde a changé, l'ethnologie aussi. Son objet s'est profondément modifié : les sociétés réputées «  traditionnelles  » - qu'il s'agisse des sociétés de l'ailleurs, autrefois appelées primitives ou exotiques, ou bien des paysanneries d'Europe - ont été saisies par la modernité. Dès lors, le contraste n'est plus aussi net avec un monde occidental lui-même éclaté, traversé par les revendications identitaires, travaillé par l'implantation en son sein de multiples diasporas, et mis à la question par son propre «  progrès  ». Le brouillage du partage entre «  eux  » et «  nous  » confronte la discipline à de nombreux défis.Un quart de siècle après le classique Éléments d'ethnologie, dirigé par Robert Cresswell (Armand Colin, 1975), le présent ouvrage dresse l'état des lieux d'une discipline désormais plus diverse, plus ouverte et moins soumise aux dogmes des écoles de pensée. Au travers des travaux et axes de recherche les plus récents, il revisite les grandes notions classiques (parenté, pouvoir, rituel, etc.), comme les plus contemporaines (art, écologie, anthropologie cognitive) et retrace l'évolution des concepts relatifs aux principales aires géographiques.Au-delà des thèmes fondateurs sont prises en compte les formes actuelles des manifestations sociales ou culturelles, tout comme les contradictions et les réticences du terrain lorsque d'anciens «  indigènes  », revendiquant un droit de regard sur leur histoire et sur les études dont ils étaient autrefois l'objet, utilisent le savoir ethnologique pour fonder leurs revendications.À la fois porteur d'héritage et soucieux de répondre aux exigences d'une meilleure compréhension du contemporain, cet ouvrage constituera une référence indispensable pour les étudiants, qui y trouveront des pistes de réflexion pour choisir leur sujet de recherches et leur terrain d'étude. Synthèse précieuse pour tous ceux qu'intéresse l'évolution de nos sociétés, il contribuera à faire partager le regard des ethnologues sur le monde.Martine Segalen, professeur, Paris X-Nanterre ; Alain Babadzan, professeur, Paris Montpellier ; Laurence Caillet, professeur, Paris X-Nanterre ; Michèle Coquet, chargée de recherches, CNRS ; Philippe Erikson, maître de conférences, Paris X-Nanterre ; Bernard Formoso, professeur, Paris X-Nanterre ; Jacques Galinier, directeur de recherches, CNRS ; Éric Garine, maître de conférences, Paris X-Nanterre ; Georges Guille-Escuret, chargé de recherches, CNRS ; Michael Houseman, directeur d'études, EPHE ; Raymond Jamous, directeur de recherches, CNRS.
    Les concepts. L'ethnie en question, débats sur l'identité. Bernard Formoso Le politique. Marianne Lemaire Religion et rituel. Laurence Caillet, Raymond Jamous La parenté. Martine Segalen Technologie et économie : l'homme producteur. Georges Guille-Escuret Écologie et sociétés. Éric Garine, Philippe Erikson L'anthropologie de l'art. Michèle Coquet L'ethnolinguistique, la pragmatique et le champ cognitif. Aurore Monod Becquelin, Valentina VapnarskyLes aires culturelles. Les études africanistes. Michael Houseman Les études américanistes. Philippe Erikson, Jacques Galinier, Antoinette Molinié Ethnologie de l'Océanie. Alain Babadzan Les études européanistes. Martine Segalen Ethnologie du monde arabe. Raymond Jamous Ethnologie de l'Inde, de l'aire himalayenne, de l'Asie du Sud-Est, de la Chine, du Japon. Raymond Jamous, Anne de Sales, Bernard Formoso, Laurence Caillet.

  • Discipline émergente, la muséologie se situe à l'intersection de différents domaines des sciences sociales : sociologie, pédagogie, sciences de la communication, histoire. Elle s'intéresse à l'ensemble des musées, quelle qu'en soit la nature. Depuis la première édition de ce manuel, en 2003, la muséologie a affirmé sa place parmi les disciplines académiques et comme formation professionnelle.
    L'ambition de cette introduction à la muséologie est de couvrir le large éventail des points de vue portés sur le musée, de montrer leurs interrelations et de mettre en lumière les conditions de l'équilibre entre les différentes fonctions que le musée est appelé à exercer au sein de la société.
    À travers une iconographie variée, les auteurs proposent aussi leur propre regard sur le musée, une muséologie, qui souligne la dimension politique de l'institution muséale.
    La quatrième édition de cet ouvrage a permis de renouveler l'approche de la gestion des musées et de rendre compte des développements récents des techniques muséographiques, en particulier des nouvelles technologies.

  • Tandis que la plupart des musées d´ethnographie régionale conçus sur un modèle classique peinent à toucher leurs visiteurs, et que les musées locaux se multiplient, un nouveau modèle est en train d´émerger : le musée dit « de société » ou « de civilisation ».
    Cette « catégorie » de musées offre de multiples visages - de la collection thématique au musée national, du musée de plein air aux musées sans objets - et une complexité passionnante à explorer : enjeux politiques, problématique identitaire, rapports affectifs avec la mémoire, statut du patrimoine ethnologique, professionnalisation au détriment du « charme » que certains apprécient...
    Comment ces musées se sont-ils constitués ? Quelles en sont les spécificités ? Comment répondent-ils aux problématiques contemporaines ? Quels publics peuvent-ils toucher ?
    Cet ouvrage, première grande synthèse sur le sujet, vient faire le point sur ces institutions, interroger leur devenir dans la société mondialisée et multiculturelle d´aujourd´hui et montrer également que l´approche « de société » ne s´applique pas à une discipline mais concerne tous les types de musées.

  • Fruit d'enquêtes de terrain d'ethnographes ayant vécu en immersion, ce beau livre, abondamment illustré, nous plonge en terres nomades dans les mondes de la toundra, la taïga, et le steppe. Que reste-t-il des modes de vie ancestraux ? Beaucoup plus que l'on ne le croit, le nomadisme, forme parfaite d'adaptation à l'environnement, refait l'admiration des sédentaires.

  • Dans un monde en crise, nos repères individuels et collectifs sont affectés, la place de l'homme est bouleversée. Par son regard lucide et critique, Marc Augé éclaire notre temps en revisitant les grands thèmes de l'anthropologie : notion de personne, d'espace, nouveaux rituels, genre, pouvoir, etc. à l'aune de la globalisation et de la planétarisation des échanges.

  • Recherche analyse ce courant dans une Amérique latine confrontée aux effets de la mondialisation. Le rôle du néo-pentecôtisme en Amérique latine est ainsi appréhendé à travers trois dimensions : la production, via le religieux, d'un « individu compatible », globalisé, selon une logique pleinement intégrée de marché ; la gestion, via le religieux, du rapport individu-communauté-universel, qui renvoie aux nouvelles appartenances communautaires ; l'établissement, enfin, via le religieux, d'un rapport renouvelé au politique, dans une logique où, loin de s'éprouver comme autonomes l'un par rapport à l'autre, religion et politique se mêlent en permanence. L'ouvrage se donne ainsi pour ambition, au-delà de l'étude du cas latino-américain, de se saisir, dans une perspective résolument théorique, du religieux comme indicateur et mode de gestion des évolutions que connaissent les sociétés actuelles. Jesús García-Ruiz, anthropologue, est directeur de recherche émérite au CNRS et dispense à l'EHESS un enseignement sur les rapports entre le religieux, l'ethnique et le politique dans le contexte latino-américain. Patrick Michel est politiste et sociologue, directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS. Le labex TransferS s'attache à étudier les déplacements sémantiques liés à la circulation des langues, des textes et des modèles culturels.

  • Chaque soir dans la région de Cuzco, au Pérou, le chaman don Carlos convoque ses esprits auxiliaires au cours d´une réunion à laquelle prennent part quelques habitués, des patients et leurs familles. Ces doubles immatériels de la terre et des montagnes, apu et pachamama, surgissent alors, tels des oiseaux, par quelques battements d´ailes, dans la pièce cérémonielle plongée dans une obscurité complète. Ce rituel est celui de la mesa, au cours duquel le chaman « s´envole » pour se poser sur une table et s´entretenir, sous une identité autre que celle de la personne sociale, avec les participants.  Fruit de plusieurs années de recherches menées au sein de contextes (ville/campagne) et de milieux socio-économiques différents, Faire parler les montagnes propose, à travers le récit du parcours initiatique d´un jeune métis, une lecture inédite de l´espace à la fois géographique et symbolique des Andes péruviennes. L´étude de la mesa, comme expérience de l´émergence du « monde-autre », révèle ainsi les représentations collectives et les savoirs qui permettent aux hommes de gérer l´aléatoire, et vient renouveler la compréhension du chamanisme andin.  Sébastien BAUD, docteur en ethnologie, est membre du Centre de Recherche et d´Étude en Sciences Sociales de l´université de Strasbourg. Ses recherches portent sur les savoirs et pratiques écologiques et chamaniques au Pérou parmi les populations andines de la région de Cuzco et les Awajún (groupe jivaro).

  • L'ethnologie et l'anthropologie constituent deux moments ou deux formes (selon les traditions françaises ou anglo-saxonnes) d'une même démarche. Imaginée au XVIIIe siècle, construite progressivement au XIXe autour de la notion de « primitif », l'ethnologie devient pleinement autonome au XXe siècle grâce à l'enquête de terrain, à l'observation participante et à des théories à visée comparatiste (culturalisme, fonctionnalisme, structuralisme).L'anthropologie finit par en universaliser la portée en intégrant à son approche aussi bien le changement social que les cultures modernes et occidentales. Ces disciplines analysent l'ensemble des activités sociales et culturelles (dont les nôtres) et critiquent les perspectives valorisant le primitivisme ou le folklore.Jean Copans est professeur d'ethnologie à l'université Descartes.
    Introduction : un projet original. Le métier d'anthropologie. La question des origines et la construction du champ ethnologique. Les liens du social. Cultures, religions et symboles, rituels et langages. Renouvellement et/ou mutations

  • Cette troisième édition réactualisée d'un ouvrage devenu en quelques années une référence incontournable de l'entrée dans la discipline s'adresse à tous ceux qui souhaitent s'initier à l'ethnologie et plus particulièrement aux étudiants en sciences sociales.
    Les méthodes et les concepts fondamentaux de la discipline y sont examinés, ainsi que ses principaux paradigmes, de l'évolutionnisme au structuralisme, et ses grands domaines de recherche, parenté, économie, politique, religion... chacune de ces contributions est présentée de manière synthétique et illustrée d'extraits de l'oeuvre des auteurs les plus marquants de l'anthropologie française, britannique, américaine ou allemande, depuis les pères fondateurs (morgan, tylor, boas ou mauss) jusqu'aux contemporains (lévi-strauss, balandier, sahlins ou geertz).
    Les notions clés de l'ethnologie constitue un instrument pédagogique qui, donnant la parole aux auteurs eux-mêmes, prépare l'étudiant à une lecture critique de leurs oeuvres, tout en laissant entrevoir la complexité des débats et des controverses qui ont alimenté l'histoire de cette discipline.

  • L'élargissement des recherches aux objets proches permet à l'anthropologie de se renouveler et de conserver sa pertinence dans le monde contemporain. Mais quel statut donner aujourd'hui à un savoir qui ne se réclame plus, depuis longtemps, du positivisme scientifique, et qui n'a plus pour objet d'étude principal un Autre lointain réputé porteur d'une altérité absolue oeDix ethnologues réfléchissent ici sur les recherches qu'ils ont menées sur des terrains peu communs (parlementaires, énarques, anciens alcooliques, sans logis, jeunes confrontés au sida, électriciens, etc.), font état de leurs interrogations, doutes et incertitudes, et présentent les réponses qu'ils ont élaborées pour gérer des situations qui sortent du cadre de l'ethnographie «  classique  ». Ils abordent ce qui s'est joué pour eux sur les nouveaux terrains en procédant, le cas échéant, à des mises en perspective avec leurs terrains «  exotiques  » antérieurs.Ces réflexions, suivies d'un stimulant bilan personnel, récapitulatif et prospectif, dressé par Maurice Godelier ainsi que d'éclaircissement concernant les notions et conceptions présentes au coeur des débats actuels, font de ce livre un outil indispensable à tous ceux, étudiants, professionnels et autres, qui sont conscients des défis inédits que l'ethnologie, et l'ensemble des sciences sociales, doivent absolument relever aujourd'hui.Christian Ghasarian, professeur d'ethnologie à l'université de Neuchâtel (Suisse) et chercheur associé au LAIOS (CNRS), a animé et coordonné les travaux d'une équipe de spécialistes : Marc Abélès (CNRS), Irène Bellier (CNRS), Patrice Cohen (Institut français de Pondichéry), Philippe Erikson (Paris-X), Sylvie Fainzang (EHESS), Patrick Gaboriau (CNRS), François Laplantine (Lyon-II), Anne-Marie Losonczy (EPHE), Paul Ottino, et recueilli la contribution de Maurice Godelier (EHESS).
    Sur les chemins de l'ethnographie réflexive. Le terrain et le sous-terrain. Du lointain au proche : réflexions sur le passage d'un terrain exotique au terrain des institutions politiques. De l'autre côté du miroir : réflexions sur l'éthnologie des anciens alcooliques. Le chercheur et son double : à propos d'une recherche sur le vécu des jeunes de la Réunion face au sida. De l'énigme réciproque au co-savoir et au silence : figures de la relation ethnographique. Point de vue sur le point de vue : les enjeux sociaux du discours ethnologique : l'exemple des sans logis. Un terrain de 35 heures... Réflexions dialogiques sur les recherches d'anthropologie finalisée en entreprise. L'anthropologie genre métis. Agir et parler dans les campagnes merina des années 1960. Briser le miroir du soi.

  • La mondialisation et l'assomption du global encouragent, par compensation, l'attention au local et la défense des « petites » identités ; en France même, l'attention au « patrimoine ethnologique » est plus vive que jamais. Cette attention mérite d'être interrogée en tant que telle. Elle s'inscrit dans le fil des démarches successives qui ont contribué à l'émergence d'une véritable anthropologie de la France. Sous quels auspices celle-ci s'est-elle construite ? Comment les regards ont-ils évolué oeLe présent ouvrage retrace ce long parcours. Au temps de la «  découverte  » de l'Europe par les voyageurs succède celui de l'enregistrement de la «  tradition populaire  », et de la constitution, de ce fait, d'un véritable trésor national. Puis, peu à peu, l'ethnographie de la France, longtemps simple discipline de «  cueillette  », ouvre la voie à une ethnologie plus proche de celle pratiquée sur les sociétés exotiques, et souvent remarquable. Jusqu'à ce trait marquant des approches contemporaines, qui est d'apparaître comme des moyens d'intervention territoriale autant que de compréhension et d'être inséparables de leur usage social.Ce livre s'adresse aux étudiants des premier et second cycles en sciences humaines et sociales comme aux candidats aux concours des métiers des archives, des bibliothèques et des musées ; au-delà, il retiendra l'attention de tous ceux qui souhaitent conjuguer passion du patrimoine, vision critique et mesure des enjeux.MICHEL VALIÈRE, successivement ethnologue à la Région et à la DRAC de Poitou-Charentes, chargé de mission au Musée national des arts et traditions populaires à Paris, puis maître de conférences associé, est aujourd'hui membre du LARESCO-ICOTEM à l'université de Poitiers. Ses travaux et publications portent, essentiellement, sur les oeuvres orales et les récits de vie.
    Des sources pour l'ethnologie de la France : rappels historiques. L'inventaire ethnographique d'une «  France sauvage ». Collectes et collecteurs. Du folklore à l'ethnographie. Le patrimoine linguistique de la France. Thématiques.Terrains. Les usages sociaux de l'ethnologie de la France. Une dynamique du Patrimoine. Recompositions identiaires : « Une France de Pays ».

  • Entre écrit et oral, le conte a frayé sa voie jusqu'à nos jours : dans un contexte d'attrait renouvelé pour les arts de la parole, sa pratique, naguère reléguée au rayon des loisirs enfantins, s'impose aujourd'hui comme un moyen d'intervention culturelle privilégié : heures en bibliothèque et autres chemins de la parole, soirées, veillées et festivals de spectacle vivant...Michel Valière retrace de manière alerte ce parcours qui mène, depuis le temps où le conte jetait les bases d'une véritable littérature en Europe, via l'embellissement de la tradition orale et de la production de chefs-d'oeuvre devenus des classiques, puis le recueil par les folkloristes et ethnographes de rites et cultures, parlers et légendes qui constituent de véritables trésors nationaux, à ce revival contemporain. Ce dernier, loin de représenter un retour passéiste, met en oeuvre avec une force singulière la dialectique moderne de l'identité et de la différence.Ce livre s'adresse aux étudiants en Sciences humaines et sociales, Lettres et langues, aux candidats aux concours des métiers de la culture (bibliothèques) et de l'enseignement (IUFM), aux conteurs eux-mêmes, soucieux de s'inscrire dans une perspective historique et anthropologique, aux soignants qui utilisent le conte dans leurs démarche ; au-delà, il retiendra l'attention de tous ceux qui souhaitent conjuguer passion du patrimoine et goût pour le « beau parler ». Michel Valière, successivement ethnologue à la Région et à la DRAC de Poitou-Charentes, chargé de mission au Musée national des arts et traditions populaires à Paris, puis maître de conférences associé, est membre du LARESCO-ICOTEM à l'Université de Poitiers et du CTHS. Ses travaux et publications ethnographiques portent, essentiellement, sur les oeuvres orales et les récits de vie.
    Contes et conteurs : un enracinement culturel en Europe. Des collecteurs de littératures orales; Terrains et pratiques de l'oralité. Les éditions de répertoires. Le conte, un référent universel. Le conte et son usage social. Le renouveau : figures de conteurs contemporains.

  • 2e éditionLongtemps, l'anthropologie de la parenté a été considérée comme un domaine d'une haute technicité. L'absence d'une synthèse introductive à la fois accessible et suffisamment riche pour ne pas réduire à l'excès la complexité et l'enjeu des questions abordées n'arrangeait rien. Le présent ouvrage y a remédié. Devenu un « classique » depuis sa parution initiale, sous le titre Anthropologie de la parenté, en 1996, complété et enrichi à l'occasion de cette nouvelle édition, il tiendra mieux sa place de référence fondamentale, en des temps où les interrogations sur la famille, la montée de l'individualisme, etc., se sont multipliées.Les contributions des Morgan, Malinowski, Murdock, Lévi-Strauss, Evans-Pritchard sont étudiées en détail ; les ouvrages fondamentaux sont présentés ; les champs de recherches spécialisés comme les terminologies ou la problématique de l'inceste sont explicités. Une attention particulière a été consacrée aux débats qui ont marqué la discipline et aux sociétés qui les ont motivés. Il en résulte un fascinant voyage autour du monde.Car l'étude des sociétés réputées exotiques reste la condition d'une meilleure compréhension de l'Homme en société, et notamment de nos propres institutions et valeurs, tant il est vrai que la famille continue d'occuper une place fondamentale dans toutes les sociétés du monde.Destiné en premier lieu aux étudiants en sciences sociales, ce livre est une référence incontournable pour tous ceux qui veulent asseoir sur un substrat scientifique et rigoureux leur réflexion sur la parenté, la reproduction et transformation des structures familiales.Robert Deliège est professeur d'anthropologie à l'Université de Louvain-la-Neuve. Il est membre de l'Académie royale de Belgique et l'auteur nombreux ouvrages.
    Concepts généraux. Les terminologies de parenté. La prohibition de l'inceste. La théorie évolutionniste. Chasseurs, cueilleuses, économie. Polygynie et matrifocalisation. La polyandrie. Mariage préférentiel et alliance. Sexualité et paternité aux Trobriands. Complexe d'Oedipe et psychanalyse. Culture et personnalité.

  • Un tour du monde des usages et de la mise en valeur du corps à travers les cultures : le corps en beauté, en puissance, en métamorphose, en échange, en vente, en devenir... Des corps robots japonais aux performances du lutteur sénégalais, prenant le parti de l'éclectisme et de la diversité, cet album est une invitation au voyage, à la découverte des cultures et de l'altérité.

  • Anthropogéographe et ethnohistorien, écrivain de talent et cinéaste, directeur-fondateur du Centre d´études arctiques, Jean Malaurie est une figure incontournable de l´avancée des savoirs sur les mondes arctiques. Ancien réfractaire et savant inclassable, son parcours et son oeuvre ont exercé une influence déterminante sur l´évolution des sciences de l´homme.  Penser la complexité de l´être humain, enseigner les vertus salutaires du doute procédural, adopter une approche globale du savoir, redonner la voix aux minorités, développer une anthropologie partagée, prôner une philosophie écologique : autant d´impératifs qui ont guidé la recherche malaurienne.  Jean Malaurie, une énergie créatrice retrace l´archéologie de la pensée et l´itinéraire intellectuel de ce chercheur humaniste, fondateur de la mythique collection d´anthropologie narrative « Terre Humaine ».  S´appuyant sur un riche matériel documentaire, un long travail d´archive et de nombreux entretiens exclusifs, l´auteure propose une lecture critique et une mise en perspective raisonnée de la pensée malaurienne, relève ses idées-forces, sa cohérence d´ensemble et son avant-gardisme.  Giulia BOGLIOLO BRUNA, ethnohistorienne, docteur ès lettres, spécialiste des voyages à la Renaissance et de la pensée inuit, est membre du Centro Studi Americanistici CSACA de Pérouse et du Centre d´études arctiques (CNRS-EHESS, Paris).

  • Une écriture des gestes est-elle seulement imaginable ? Quelle forme pourrait-elle prendre ? Dans quelle mesure serait-elle semblable aux écritures des langues vocales ? Cet ouvrage aborde des thèmes entièrement inédits, s'appuyant sur les résultats des études des langues des signes des Sourds, et décrit, pour la première fois en France, la langue des signes des Indiens des Plaines de la fin du XIXe siècle.

  • Si les noms de personne ont fait l´objet de nombreuses études anthropologiques, les liens entre nomination et organisation sociale ont souvent été sous-estimés. Les auteurs de cet ouvrage, résultat d´une élaboration collective procédant par allers-retours entre enquêtes de terrain et réflexions théoriques, entendent y remédier en proposant des synthèses, des études de cas et une bibliographie étendue sur la question.  La première partie présente l´histoire, les débats et les propositions autour de la nomination et des noms propres selon les paradigmes qu´offrent l´anthropologie, la linguistique et les sciences cognitives. Pourquoi le développement de la notion d´organisation sociale a-t-il fait l´impasse sur le rôle de la nomination ? D´où vient l´idée communément répandue en linguistique que les noms propres n´auraient pas de signification ? La nomination se réduit-elle à une mise en catégories ?  Huit études ethnographiques complètent cette première partie. De l´Océanie au Brésil en passant par le continent africain, ces études de cas permettent d´illustrer le rôle et l´importance de la nomination dans l´organisation de la collectivité. Des formes sociales difficiles à comprendre dans les schèmes classiques de l´anthropologie apparaissent ainsi sous un nouveau jour, affinant notre compréhension des noms propres, de leurs significations et de leurs valeurs sociales.  Sophie Chave-Dartoen est maître de conférences en ethnologie à l´université Bordeaux - Segalen.  Cécile Leguy est professeur d´anthropologie linguistique à l´université Sorbonne Nouvelle - Paris III.  Denis Monnerie est professeur d´ethnologie à l´université de Strasbourg.

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