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Medicis Entrelacs
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L'imagination créatrice dans le soufisme d'ibn arabi
Henry Corbin
- Medicis Entrelacs
- 5 Octobre 2006
- 9782908606416
Ibn'Arabi (Murcie 1165-Damas 1241), philosophe, théologien et mystique musulman, est reconnu dans la tradition du Soufisme comme le plus grand Maître.
C'est le philosophe qui a sans doute le mieux théorisé l'unicité de Dieu, reconnaissant la présence divine en toute forme et toute image. Disant de lui : " Je ne suis ni un prophète, ni un Envoyé, je suis simplement un héritier, quelqu'un qui laboure et ensemence le champ de la vie future ". Ibn'Arabi se donnait la capacité de convoquer les prophètes hors de " présences imaginales " se considérant comme l'équivalent des Envoyés de Dieu.
Plus qu'une biographie du Maître Ibn'Arabi, l'ouvrage est une étude, une analyse approfondie de l'univers de la spiritualité comme source de l'" imagination créatrice ". Selon ces réflexions et méditations, la Création, macrocosme cosmique, ombre visible de la lumière originelle est d'abord une matérialisation du verbe divin. Aux conditions initiales de la création des mondes répond la créature imaginant aussi son monde ou ses mondes, poursuivant elle-même la création et renouvelant.
C'est par cette étude, fondatrice dans son oeuvre, que Corbin a forgé le concept " d'imaginal ", initiant ici le décloisonnement qu'il poursuivra à travers toute son oeuvre entre l'imaginaire et la science.
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La vie de Mohammad Djalâl al-dîn Rûmî, tournée vers la quête de la vérité et de l'union mystique, est une invitation à changer de regard pour voir au-delà des apparences et des formes, à transformer la matière du soi pour n'être « rien » afin de devenir « tout », dans un mouvement de retour vers le Créateur. Il choisit la poésie pour partager son expérience : elle permet de transcender les mots et de dire l'indicible. Elle fut sa matière pour narrer la beauté de la théophanie et l'amour du divin. Près de 70 000 distiques sont le fruit de sa quête et de sa relation avec celui qui fut son maître, son initiateur et son bien-aimé spirituel : Shams de Tabriz. Poète de l'amour mystique par excellence, huit siècles plus tard Rûmî nous interpelle encore par la ferveur et l'incandescence de son oeuvre qui célèbre le dépassement de soi pour atteindre l'amour divin. Leili Anvar nous convie à mettre nos pas dans ceux du maître de Konya dont l'expérience radicale fait voler en éclats les aspirations ordinaires et les désirs matériels pour vivre l'aventure de l'âme et de l'amour spirituel. Elle nous fait toucher l'intensité et la richesse de ce message éternel porté par l'un des plus grands poètes qu'ait connu l'Orient.
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Le réexamen de la personnalité de Moïse Maïmonide ne laisse pas d'être riche d'enseignements. Et pourtant, on ne parvient pas à déchiffrer entièrement l'énigme d'une telle vie, celle d'un penseur juif persécuté, tourmenté par le destin malheureux de son peuple et obligé de quitter son Andalousie natale pour la lointaine Egypte où il vivra ses vieux jours. Le même constat s'impose quant à son oeuvre. Alors que la philosophie et la théologie sont aujourd'hui deux vocables presque antinomiques, pour un penseur du XIIe siècle, il en allait autrement : la philosophie proprement dite, c'est-à-dire une spéculation différente des sciences traditionnelles qui se réclament de la révélation, visait les mêmes objectifs que la théologie ou la science de la Tora, mais avec des moyens différents. Ainsi, Maïmonide s'est délibérément rallié au modèle et à la tradition des lettres judéo-andalous qui l'avaient précédé. D'une certaine manière, il fut l'héritier des philosophes et des théologiens espagnols d'Espagne qu'il dépassera en tentant une synthèse originale entre les doctrines d'Aristote et les enseignements de la Tora. Esprit épris d'universalité, Maïmonide a souhaité rouvrir la voie de l'alliance de l'homme avec Dieu : pour lui, les sources et les documents de la révélation doivent connaître une exégèse spirituelle, seule apte à en faire éclater l'infinie richesse.
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Confucius fut, a-t-on bien souvent dit, plus un sage qu'un philosophe. C'était se méprendre sur son ambition, quoiqu'il ne l'affichât pas si souvent. Il fut l'un par ses actes et l'autre par ses mots. En ces deux cadres, il n'eut de plus grand amour que celui qu'on accorde au genre humain, de plus grande ambition que de le hausser à l'acmé de ses talents multiples par tous moyens à sa disposition. En son temps, les hommes de bien se tournaient vers un passé supposé fournir un idéal ; il s'attacha à rebâtir en eux les valeurs supérieurs du bien, du noble, du juste qu'il pensait incarnées dans les sages princes de jadis, dans les saints rois des premiers temps connus. Il voulut changer le monde en changeant les hommes : si le premier avait été sur la bonne voie, aurait-il tant cherché à corriger ceux-ci ? Penseur inclassable et intemporel, Confucius inventa que tout homme est digne, car « frère des hommes ». Il sut même hisser cette dignité à un niveau que peu de penseurs en Chine dépassèrent après lui. Pour cela seul, il mérite assurément d'être pour toujours appelé « le Maître ».
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Si Platon a célébré l'Âme du monde, elle fut aussi vénérée, plus tard, par d'autres traditions philosophiques. Elle est l'anima mundi des chrétiens du Moyen Âge, la nafs al-Kuliyya ( l'Âme universelle ) des musulmans, la shakti de l'Inde... Médiatrice ent
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Les sens du Tao ; comprendre Lao Zi et vivre mieux
Benoît Saint girons
- Medicis Entrelacs
- 30 Novembre 2016
- 9791090174443
La vie de Lao Tsi, à l'instar du Tao, demeure aussi obscure que mystérieuse.
Pourquoi donc un nouvel ouvrage sur le Daode Jing, texte déjà le plus traduit au monde ? Le Daode Jing n'est certes pas la seule montagne de sagesse dont il est possible d'entreprendre l'ascension mais rares sont les textes qui atteignent, en si peu de mots (5000 idéogrammes chinois environ) un tel sommet de profondeur.
Lao Tsi avait prévenu au chapitre 70 : « Mes paroles sont faciles à comprendre [...] pourtant personne au monde ne les comprend. » Certes, mais le Daode Jing présente néanmoins des perspectives concrètes pour une qualité de vie tendant vers la spiritualité.
Cheminer sur la voie du Tao, c'est en effet reprendre contact avec sa nature et envisager un autre paradigme du rapport aux autres et au monde. C'est en accordant un peu de place au vide, en se plaçant en retrait par rapport à un certain nombre de mythes et de préjugés que l'on accèdera à un espace de liberté et de sérénité. On étudie ainsi moins le Tao qu'on ne se découvre soi-même. On le conceptualise moins qu'on ne le vit. Parti en quête de son essence, on ne finit pas de trouver des sens au Tao !
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Grande mystique, philosophe, enseignante, militante syndicale, ouvrière en usine, engagée dans la guerre d'Espagne puis dans la Résistance à Marseille puis à Londres, Simone Weil recherche le Vrai, le Beau et le Bien et s'achemine vers le Christ en étudiant passionnément aussi les religions prémonothéistes, principalement les Upanishad. Son parcours fulgurant ira du Platonisme, qu'elle n'abandonnera jamais, aux Évangiles, du marxisme théorique à l'anarchisme. Elle rencontre Trostky, est l'amie de Souvarine. Elle abandonnera un pacifisme très militant pour s'engager dans la guerre. Révoltée contre tous les systèmes d'oppression, sa vie ardente se veut proche des faibles et des affamés.
C'est auprès de Gustave Thibon, du Père Perrin et des dominicains de Marseille qu'elle recherche Dieu tout en s'opposant à l'Eglise Catholique. Sa rencontre avec le Christ sera parsemée d'illuminations à Solesmes, à Assise et au Portugal. Elle désire passionnément le baptême s'en rapproche et s'en éloigne. Elève d'Alain, elle rencontre ou correspond avec Bousquet, René Daumal, Bernanos, son frère André, grand mathématicien, Raymond Aron dont la femme était sa collègue au lycée. Avec tous, inlassablement, elle discute de religion, d'histoire, de politique et de mathématiques.
A travers un dialogue contradictoire mais nuancé, les auteurs examinent les différentes facettes de ce diamant aux mille reflets que constitue l'oeuvre de Simone Weil que certains admirent avec ferveur autant que d'autres la critiquent avec douleur. Ignorant jusqu'à son existence même, un nombreux public sera heureux de faire sa connaissance et trouvera de quoi alimenter leur recherche par la lecture de textes dont la qualité la plus indiscutable est la beauté et le chatoiement de la langue et des idées.
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Lettre ouverte à celui qui critique le soufisme
Ahmad al- 'alawi
- Medicis Entrelacs
- 16 Septembre 2011
- 9782908606737
Un peu moins d'un siècle après sa rédaction, ce traité de défense du soufisme, sur la base du Coran et de l'exemple du Prophète, n'a rien perdu de son mordant. Alors qu'aujourd'hui les intégrismes les plus étroits se développent un peu partout dans le monde, cette "lettre ouverte" du shaykh al-Alawî constitue une véritable oeuvre de salubrité publique. C'est clans le cadre des polémiques opposant soufis et milieux réformistes qu'il eut l'occasion de l'écrire en 1921. Servi par une rhétorique efficace et un style incisif, il y réfute une par une les critiques des adversaires du soufisme en se référant aux fondements de l'islam, le Coran et les paroles de son Prophète, ainsi qu'aux témoignages de nombreuses personnalités de la civilisation islamique au fil des siècles. Il redonne ainsi leur véritable sens à des notions musulmanes fondamentales, souvent incomprises ou défigurées.
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Dominicain et théologien mystique allemand, professeur de théologie à l'université de Paris, prédicateur à Strasbourg et à Cologne, Maître Eckhart fut le maître du mouvement mystique rhénan. Sa doctrine, imprégnée du néoplatonisme du Pseudo-Denys, nous est parvenue au travers d'une oeuvre latine, à destination du public universitaire, et surtout d'une oeuvre allemande, composée de traités et de sermons, issus de sa prédication dans la vallée du Rhin auprès des béguines et des soeurs de son ordre. Condamnées à l'époque par l'Eglise, ses thèses furent néanmoins répandues par ses deux principaux disciples, Jean Tauler et Henri Suso. Par eux, la mystique rhénane ou allemande exerça une influence à l'échelle européenne. Il fallut toutefois attendre le XIXe siècle pour que soit redécouverte l'oeuvre de Maître Eckhart lui-même, prélude à une série d'interprétations, sérieuses ou extravagantes, de sa doctrine. Aujourd'hui encore, Eckhart suscite une indéniable fascination.
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Face de dieu, face de l'homme ; herméneutique et soufisme
Henry Corbin
- Medicis Entrelacs
- 1 Avril 2008
- 9782908606430
Henry Corbin a su montrer au fil de ses travaux quelle était l'importance de la figure de l'Imâm en islam iranien. Dans les articles qui composent ce recueil, il poursuit cette mise en évidence de l'Imâm : le guide, qui est à la fois " la Face divine montrée à l'homme et la Face que l'homme montre à Dieu ". Mais cette exploration le conduit bien au-delà de l'Iran, car cette double figure vient aussi interroger les autres religions, et en particulier les théologies chrétiennes de l'Incarnation. Selon Henry Corbin, on ne peut vraiment comprendre l'intention profonde de l'islam iranien, sans procéder à une herméneutique comparée, impossible sans le monde " imaginal " sur lequel l'ouverture du recueil fait ici le point de façon complète. Ainsi pourra-t-on lire un de ses chef-d'oeuvre en ce domaine : l'éclairage mutuel de la gnose ismaélienne et de la pensée du grand visionnaire suédois Swedenborg. Sans déconnecter la métaphysique des sciences des religions, le voyage nous dévoile le sens de ces philosophies prophétiques, de ces théosophies mystiques.
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Dans la culture moderne occidentale, la sagesse spinoziste peut valoir comme " un modèle de la nature humaine la plus parfaite " pour reprendre une formulation de Spinoza lui-même. En effet, pour ce philosophe, le sage est un homme libéré de tout préjugé et de toute passion par l'usage constant de la raison pour la conduite de la vie. Ce rationalisme, s'il se réfère à un Dieu-Nature infini, reste essentiellement un souci de l'homme pour l'homme, une sorte d'humanisme. Libéré d'une Providence personnelle et imaginaire, le sage reçoit tous les événements avec sérénité, et cette sérénité rationaliste est toujours en même temps une " béatitude ". Le sage spinoziste, à travers toute l'histoire de la pensée européenne, apparaît donc bien comme l'homme libéré, serein et parfaitement heureux, totalement intégré à l'univers infini et à la société civile où il vit. C'est la prégnance et la perfection de cette sagesse qui nous incitent à interroger de plus près cette philosophie qui nous propose cela même que nous cherchons : la liberté d'esprit et le bonheur vrai.
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Que de signes contiennent les cieux et la terre ! Mais les hommes passent à côté et s'en détournent.
(Coran, 12, 105). " C'est ainsi que les livres célestes et les récits prophétiques contiennent de nombreuses allusions à l'Unicité pure, mais les âmes ont un penchant pour la terre et s'accrochent obstinément au niveau de l'analogie et de l'opposition. " Comme le rappelle le Shaykh al-'Alawî, nombreuses sont les allusions à la doctrine ésotérique de l'Unicité, que ce soit par les prophètes ou les grands maîtres spirituels au fil des siècles.
Dans le présent commentaire intuitif et inspiré de la sourate de " L'Etoile " dont les premiers versets traitent en des termes extrêmement synthétiques de l'expérience de la vision divine, il soulève le voile de ce sens intérieur de la Révélation. Ce traité est suivi de Sublime Présence, un des poèmes extraits de son Dîwân (recueil de poèmes).
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L'athéisme expliqué ; ce que croient ceux qui ne croient pas
Paul Desalmand
- Medicis Entrelacs
- 9 Mai 2017
- 9791090174467
Un exposé à la fois historique et théorique de ce qu'est l'athéisme. La partie historique part de l'Antiquité pour en venir aux grandes figures du XXe siècle et à l'actualité. Est évoquée au passage l'extraordinaire figure de l'abbé Meslier, « un athée de choc », disciple de Descartes.
Une partie « Problèmes et controverses » aborde les thèmes qui reviennent le plus souvent : origine des religions, le problème du mal, l'athée et la vertu, réponse des athées à quelques arguments...
Une troisième partie « Dévoiement et perspectives » montre comment l'athéisme a pu se transformer pour ressembler à une religion et envisage l'avenir pour ce mode de pensée. Il s'agit ici d'un essai qui présente l'athéisme dans son ensemble et non d'un engagement en faveur d'une thèse.
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Râbi'a al-'Adawiyya est la sainte la plus célèbre de l'Islâm.
Elle est l'objet d'une vénération qui se poursuit encore de nos jours, aussi bien au sein des milieux populaires que des cercles soufis. Son culte n'est guère précédé que par celui rendu aux filles du Prophète elles-mêmes. Ses paroles et ses poèmes, recueillis et transmis au fil des siècles par une chaîne ininterrompue de spirituels, souvent parmi les plus grands, conservent aujourd'hui encore toute leur actualité et constituent un enseignement des plus précieux pour tous ceux qui sont en quête d'une réalisation intérieure.
Sa vie de même est un exemple non seulement pour toutes les femmes mais aussi pour tous les hommes, qu'ils soient musulmans ou non. Dans le Langage des oiseaux, 'Attâr écrit qu'" elle n'était pas une femme ordinaire mais plutôt l'équivalente de cent hommes. " Elle a été reconnue comme telle par tous les grands maîtres spirituels de son temps aussi bien que des siècles suivants de Ghazâlî au Shaykh `Alawî en passant par Ibn 'Arabi et Rûmî.
Toujours selon `Attâr, son plus prestigieux biographe, " aussi bien en termes de pratiques spirituelles que de gnose, Râbi'a n'avait pas d'égal à son époque. " Avant même l'existence des confréries soufies telles que nous les connaissons aujourd'hui, " les hommes ont vu en elle une seconde Marie, une pure "soufre". " On ne peut traiter de soufisme sans la mentionner. Cette étude, la plus exhaustive écrite à ce jour, retrace la vie de cette sainte irakienne et répertorie, non seulement ses actes et la quasi-totalité des paroles et poésies qui nous sont parvenues d'elle, mais en rappelle les racines aussi bien coraniques qu'issues de la vie du Prophète
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Benoît xvi et les traditionalistes
Grégoire Celier, Olivier Pichon
- Medicis Entrelacs
- 8 Janvier 2007
- 9782908606393
Les catholiques traditionalistes, on en parle beaucoup. Depuis trente ans, ils ne cessent de revenir dans l'actualité. On croit bien les connaître . Mgr Lefebvre et Saint-Nicolas du Chardonnet, soutanes et messes en latin. Mais qui sont-ils vraiment ? D'ou viennent-ils ? Que veulent-ils ? L'élection de Josef Ratzinger comme pape sous le nom de Benoît XVI a été percue par ce courant religieux comme une " divine surprise ". Les positions conservatrices du pape sont notoires . il désire faire rentrer les traditionalistes dans l'Eglise grâce à des " accords ". Pourquoi Benoît XVI s'y intéresse-il ? Les traditionalistes sont-ils disposés à signer de tels accords ? Afin de comprendre leur état d'esprit, Olivier Pichon, journaliste et historien, a voulu aller à la source. Il a interrogé l'abbé Grégoire Celier, depuis vingt ans prêtre de la Fraternité Saint-Pie X (la congrégation fondée par Mgr Lefebvre). Il lui a demandé d'expliquer la position de la Fraternité Saint-Pie X sur les propositions venant de Rome. Il n'a pas hésité à lui poser toutes les questions et objections qui sont celles de chacun de nous. Un dialogue parfois brutal, sans concession ni langue de bois, très éclairant, qui nous renseigne enfin sur les positions réelles de la mouvance traditionaliste.
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Au-delà des débats sur la place de la femme en Islam et des polémiques qui l'animent, cet ouvrage s'adresse à celles et ceux qui souhaitent se faire une idée de quelle fut la vie des femmes qui entourèrent le Prophète. A partir de sources historiques souvent méconnues du grand public, 'Abd Allâh Penot recrée ici l'ambiance qui fut celle de cette époque et redonne vie à une galerie de figures étonnantes et animées d'une foi ardente. Plus éloquentes que les arguments des "pour" et des"contre" il invite à la découverte de certaines des plus brillantes personnalités féminines de l'islam naissant. Sous forme de brefs récits issus de témoignages d'époque, le lecteur pourra ainsi se faire une idée des rapports qui furent ceux des femmes et des hommes dans les premiers temps de la Révélation. Il verra que, si la suprématie de l'époux y est sans conteste affirmée, la femme se prononce sur les sujets les plus graves avec une hardiesse qui contredit à l'évidence l'image d'une femme servile et déconsidérée qui peut lui être attribuée.
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Le prof et le poète ; à l'école de la poésie
Bruno Doucey
- Medicis Entrelacs
- 5 Mars 2007
- 9782908606386
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La crise de l'environnement naturel est un rappel externe de la crise spirituelle des hommes et des femmes qui, ayant délaissé les cieux au nom de la terre, risquent maintenant de détruire celle-ci. La résolution de cette crise sans précédent ne requiert pas seulement des réponses théoriques, mais une réelle conversion du regard de l'homme moderne sur son environnement et un changement de sa conception du monde. Constatant que chaque tradition spirituelle possède d'importantes connaissances sur l'ordre de la nature, et s'appuyant sur elles, en les faisant dialoguer, l'auteur appelle à la redécouverte de cette science sacrée de l'ordre naturel. Cherchant à faire apparaître les dimensions religieuses et spirituelles de la crise environnementale et estimant que la conception de l'ordre religieux de la nature doit être réaffirmé, il invite le lecteur à préserver le caractère sacré de la vie.
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De l'âme aux yeux, en passant par le coupe de foudre, le baiser, le visage, le désir, la fièvre, l'auteur dessine, non pas la " carte du tendre ", mais celle de l'Amour fou.
C'est donc à un voyage que nous invite Michel Cazenave vers les territoires de l'amour-passion et de l'amour mystique : " vers ces îles mystérieuses au-delà de l'horizon ou attendent, comme les fauves, toute la force du sexe et la puissance de l'âme, la violence d'un désir qui ne sait de limites, la jouissance absolue de l'esprit et du corps, l'un à l'autre rejoints... ". A travers citations et poèmes, c'est à un choix forcément subjectif que c'est livré l'auteur.
Il ne prétend pas " vouloir recenser tous les livres embrassés par les flammes de l'amour ", tout au contraire, il revendique cette subjectivité, due aux " humeurs fugitives " qui ont inspiré ce florilège de l'amour éternel.
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Mort, régression et renaissance ; selon la vision de la psychologie jungienne
Marie-Louise von Franz
- Medicis Entrelacs
- 19 Novembre 2014
- 9782908606928
En partant de la vision jungienne de l'au-delà, avec quatre autres auteurs qui abordent ces questions, et en chef de file de la réflexion sur ce thème, Marie-Louise von Franz propose quelques considérations de nature à la fois théorique et pratique sur le processus du vieillissement, le grand âge et la préparation à la mort.
Barbara Hannah, sa collègue et amie, se penche ensuite sur les cas d'un homme qui, ayant perdu sa foi une fois arrivé sur le versant déclinant de sa vie, se voit confronté à l'impérieuse nécessité de se forger une attitude nouvelle par rapport à la vie et à son image de Dieu.
Dans l'essai suivant, Alfred Ribi nous offre tout un florilège de songes et visions sur le thème ; et il développe l'idée que le processus de la mort est autant pour chacun de nous que pour toute l'espèce humaine une tâche à accomplir afin de naître à une autre vie.
A la lumière des légendes populaires collectées en Suisse, Gotthilf Isler nous apporte les témoignages de sagesse de gens du peuple, hommes et femmes, au sujet de la mort et de l'éternité telles qu'elles transparaissent à travers d'impressionnants événements synchronistiques.
Reprenant la parole, Barbara Hannah nous initie à la confection du corps de diamant selon l'alchimie chinoise ou, en termes occidentaux, à la distillation du lapis, la pierre philosophale, couronnement de la vie terrestre et entrée dans l'immortalité.
Pour finir, nous suivons, sous l'égide de Hansueli F. Etter, les légendaires vie et mort - par meurtre - de saint Meinrad, l'ermite d'Einsiedeln en Suisse, qui illustrent l'intégration de l'ombre personnelle, la rencontre avec l'image de Dieu et l'acceptation du côté sombre de la divinité en la personne de la Vierge Noire. L'auteur met du même coup en perspective les images archétypiques et leur lent développement à travers les siècles.