Lux Canada

  • «La COVID-19 a révélé des défaillances flagrantes et de terribles injustices dans le système capitaliste actuel. Cette situation représente à la fois une crise et une possibilité. Tout dépend des actions que les gens choisiront de mener».

    Si nous voulons ébranler, voire abolir, les structures capitalistes qui menacent aujourd'hui toute vie sur la planète, Noam Chomsky et Marv Waterstone affirment avec force qu'il faut commencer par réévaluer les outils que nous utilisons pour interpréter le monde. C'est ce qu'ils démontrent dans ce livre tiré d'un cours qu'ils ont donné ensemble à l'université de l'Arizona, en faisant ressortir les liens souvent imperceptibles entre la fabrique du sens commun et le pouvoir. Cet ouvrage didactique et incisif est une véritable leçon d'autodéfense contre l'hégémonie contemporaine, le réalisme capitaliste.

  • En 2018, le journaliste allemand Emre Feroz est allé rencontrer Noam Chomsky à l'Université d'Arizona, à Tucson, près de la frontière avec le Mexique.
    Il a tiré un livre des ses entretiens avec l'un des intellectuels les plus importants de notre époque.
    Chomsky y parle notamment de ce qu'on appelle par erreur la «crise des migrants» et de l'impérialisme, du réchauffement planétaire et de la menace nucléaire, de la présidence de Donald Trump, de la responsabilité des intellectuels, des religions et de l'éducation.
    On le dit souvent, Noam Chomsky se répète, mais les thèses justes et cruciales comme la sienne doivent être martelées, affinées, ciselées. C'est ce que Feroz permet à Chomsky de faire dans ce recueil d'entretiens, bref et percutant.

  • Cet ouvrage aborde le néolibéralisme sur le terrain qui, dès ses origines, fut le sien : le choix de la guerre civile en vue de réaliser le projet d'une pure société de marché. Une guerre de domination polymorphe qui sait parfois se doter des moyens de la coercition militaire et policière, mais qui se confond souvent avec l'exercice du pouvoir gouvernemental et qui se mène dans et par les institutions de l'État.

    De Hayek à Thatcher et Pinochet, de Mises à Trump et Bolsonaro et de Lippmann à Biden et Macron, le néolibéralisme a pris et prend des formes diverses selon ce que commandent les circonstances. Et ce qui apparaît, dans cette perspective stratégique, c'est l'histoire d'une logique dogmatique implacable qui ne regarde pas aux moyens employés pour affaiblir et, si possible, écraser ses ennemis.

  • Que signifie être «indépendant», dans le monde du livre? De qui l'éditeur et le libraire sont-ils indépendants et, surtout, à quelles fins? Quelle «édition indépendante» peut constituer un modèle économique viable? Et que nous apprennent les remous qui l'agitent sur les formes contemporaines de contrôle de la parole et l'amenuisement sournois de l'espace démocratique?

    Dans le sillage d'analyses comme celle d'André Schiffrin et à partir d'exemples tirés du Québec et de la France, ces réflexions décrivent un monde du livre toujours plus menacé par les conglomérats médiatiques et les géants du web, mais où, paradoxalement, s'épanouit une édition indépendante foisonnante. Dans ce contexte, il devient urgent de clarifier cette notion pour qu'éditeurs et libraires puissent, ensemble, continuer de diffuser des formes et des idées radicales : l'indépendance doit être le fruit d'une réflexion commune et d'une quête collective, car à quoi bon être indépendant tout seul?

  • «Qui mène le monde? Cette interrogation en soulève une autre : quels principes et quelles valeurs mènent le monde? Cette question devrait préoccuper en premier lieu les citoyens des pays riches et puissants. Ceux-ci jouissent en effet d'une liberté, de privilèges et de possibilités considérables, fruits des luttes de leurs prédécesseurs, et se trouvent devant des choix décisifs quant à la manière de répondre à des enjeux d'une importance cruciale pour l'humanité.» Dans cet ouvrage, achevé au lendemain de l'élection de Donald Trump, Noam Chomsky offre une vue d'ensemble de la géopolitique actuelle et une synthèse des rouages politiques qui la sous-tendent : des sanctions américaines contre l'Iran à la politique de torture que pratique l'armée des États-Unis, en passant par la montée en puissance de la Chine et ses conséquences sur les États-Unis et l'«ordre mondial», sans oublier la nouvelle guerre froide qui couve en Europe de l'Est et la guerre planétaire contre le terrorisme.

    De moins en moins contraintes par la structure que l'on dit encore démocratique, les puissances mondiales d'aujourd'hui ont un tel potentiel destructeur qu'il est plus urgent que jamais de prêter attention à leurs détracteurs.

  • Les discussions et conférences rassemblées dans Comprendre le pouvoir donnent une perspective profonde et généreuse pour l'évaluation de l'état du monde et pour la compréhension du pouvoir, depuis le fonctionnement des médias modernes jusqu'à la globalisation, en passant par le système d'éducation, les crises environnementales, les stratégies militantes, le complexe militaro-industriel, et plus encore. Comprendre le pouvoir couvre ainsi toute l'étendue de la pensée de Chomsky, à laquelle il constitue la meilleure introduction qui soit.

    Ce qui distingue la pensée politique de Noam Chomsky n'est pas une vision nouvelle ou une seule idée synthétique. Sa grande contribution réside dans sa maîtrise d'une énorme quantité d'informations factuelles, et dans son habileté surprenante à démasquer, au cas par cas, les mécanismes et les tromperies des puissantes organisations du monde d'aujourd'hui. Sa méthode implique l'enseignement au moyen d'exemples incitant les gens à penser par eux-mêmes de façon critique. Comprendre le pouvoir épouse à merveille cette méthode en présentant, sous forme de dialogues clairs, une vue d'ensemble des réflexions de ce grand intellectuel états-unien.

  • Depuis les ouragans meurtriers de 2017, Porto Rico est la proie du capitalisme de désastre qui exploite l'état de choc des victimes de la destruction pour les déposséder entièrement de leur monde. Dans les décombres de leur île, les habitants de Porto Rico s'opposent aux ultra-riches libertariens dans une lutte pour l'avenir: reconstruira-t-on pour ceux qui y vivent ou pour ceux qui veulent y faire fortune? Les Portoricains ont choisi d'apprendre de la catastrophe, révélatrice du colonialisme, et de rebâtir leur monde en le libérant de sa dépendance. Mais les agioteurs de la destruction ne l'entendent pas ainsi. Naomi Klein décrit le pillage, mais elle raconte surtout comment ces hommes et femmes s'organisent pour subvenir à leur besoins et tenir tête à la prochaine tempête.

  • Dans ce livre, celui que l'on associe volontiers à la "conscience morale" des Américains s'exprime sur des sujets qui sont emblématiques de l'inquiétante époque dans laquelle nous sommes entrés il y a quelque temps: Trump, la Russie de Poutine, l'Europe, la crise des migrants, la montée de l'intégrisme religieux. À 88 ans, Chomsky regarde le monde en proie à des régimes autoritaires et totalitaires, un néolibéralisme débridé, une crise écologique dévastatrice, une guerre perpétuelle, mais ce qu'il voit surtout, ce sont les mouvements sociaux qui résistent à l'injustice et les inégalités. Même si la situation est critique, Chomsky défend un point de vue optimiste. Il persiste et signe:
    Non seulement est-il encore possible d'espérer, mais l'espoir est plus que jamais indispensable.

  • Plongée dans le quotidien disloqué de huit foyers des quartiers pauvres de Milwaukee, Wisconsin, où chaque jour, des dizaines de familles sont expulsés de leurs maisons. Arleen élève ses garçons avec les 20$ qui lui restent, chaque mois, après avoir payé le loyer.
    Lamar, infirme, s'occupe des gamins du quartier en plus d'éduquer ses deux fils, et essaie de se sortir de ses dettes. Scott, infirmier radié, toxicomane, vit dans un mobile home. Tous sont tous pris dans l'engrenage de la dette, et leur sort est entre les mains de leurs propriétaires.
    Fruit de plusieurs années de terrain, ce livre magistral et captivant montre comment les politiques publiques en matière de logement et d'aide sociale et les règles sauvages du marché de l'immobilier fabriquent et entretiennent la pauvreté.

  • La mort de Michel Foucault en 1984 coïncide avec la disparition des espoirs de transformation sociale qui ont marqué l'après-guerre, mais pendant la dernière décennie de sa vie, Foucault a tenté de refaçonner notre compréhension du politique et de la gauche, ce à quoi sa génération avait échoué. C'est dans cette perspective qu'il s'est intéressé au néolibéralisme en tant qu'outil permettant de penser une gouvernementalité de gauche et de repenser les fondements conceptuels de la gauche. Pour lui, le néolibéralisme permettait à la gauche de penser de nouvelles formes politiques, de repenser la résistance, d'imaginer un cadre intellectuel ouvrant un espace aux pratiques minoritaires, et de réaliser le projet qu'il a énoncé à la fin de sa vie, celui d'être « pas tellement gouverné »

  • Google et Facebook, Apple et Microsoft, Siemens et GE, Uber et Airbnb: le modèle d'affaire dominant aujourd'hui, celui des plateformes pair-à-pair du capitalisme numérique, s'enrichit grâce à la collecte de données. Si les entreprises qui l'adoptent prospèrent, elles peuvent créer leur propre marché, voire finir par contrôler une économie entière, un potentiel monopolistique inusité qui s'inscrit dans la logique du capitalisme dit classique, mais soulève d'importantes questions pour quiconque s'applique à imaginer un futur post-capitaliste. C'est ce que démontre Nick Srnicek dans ce texte bref et d'une rare clarté qui retrace la genèse de ce phénomène économique, l'analyse de manière limpide et aborde la question de son impact sur notre avenir.

  • La restructuration néolibérale des institutions entraîne une militarisation des forces policières et de leurs tactiques de maintien de l'ordre. À Ferguson comme à Sivens, on constate que ce sont les plus démunis qui font les frais du nettoyage social continu facilité par de nouveaux outils législatifs, instruments de surveillance et armes à létalité réduite. En étudiant l'histoire de la police, à la lumière des travaux de Bourdieu, Boltanski et Wacquant, Lesley Wood propose d'aller au-delà du portrait des forces de l'ordre comme simples instruments des élites politiques et cherche à interpréter l'escalade de violence dans la réponse policière à la grogne sociale et dans sa défense de sa légitimité. Avec une préface de Mathieu Rigouste, auteur de La domination policière (La Fabrique, 2012).

  • Malgré la précision qu'on leur attribue, les drones ne visent pas juste, la plupart du temps. En 2012, par exemple, cette arme a tué plus de 200 personnes au Yémen dont seules 35 étaient considérées comme représentant une menace pour la population américaine.
    De plus, ces assassinats qu'on dit ciblés affaiblissent le renseignement anti-terroriste en attisant la colère des populations visées et en empêchant la collecte d'informations.
    Jeremy Scahill et toute l'équipe du site d'investigation The Intercept analyse ici une série de documents qui leur ont été confiés par un lanceur d'alerte issu du milieu du renseignement. Un document glaçant qui révèle comment l'État s'arroge le droit de vie et de mort sur des centaines de personnes.

  • « La culture de l'illusion est une forme de pensée magique grâce à laquelle des prêts hypothécaires sans valeur se transforment en richesse, la destruction de notre assise manufacturière se transforme en possibilité de croissance, l'aliénation et l'anxiété se transforment en conformisme pétulant, et un État qui mène des guerres illégales et administre des colonies pénitentiaires où l'on pratique ouvertement la torture à l'étranger devient la plus grande démocratie du monde. » Avec son bonheur de façade et ses émotions fabriquées, la culture de l'illusion étend son emprise sur les États-Unis.
    D'un salon de l'industrie de la pornographie à Las Vegas aux plateaux de la télé-réalité, en passant par les campus universitaires et les séminaires de développement personnel, Chris Hedges enquête sur les mécanismes qui empêchent de distinguer le réel des faux-semblants et détournent la population des enjeux politiques réels.
    Le portrait qui s'en dégage est terrifiant : régie par les intérêts de la grande entreprise, la culture américaine se meurt aux mains d'un empire qui cherche à tirer un maximum de profit de l'appauvrissement moral, intellectuel et économique de ses sujets. Une nouvelle couverture pour un livre qui est malheureusement toujours et de plus en plus d'actualité.

  • Il y a presque dix ans - avant WikiLeaks et Occupy Wall Street qui les ont portés sur le devant de la scène - Gabriella Coleman s'est plongée dans l'observation participante du phénomène des hackers. Elle en a tiré un portrait de cette communauté mystérieuse dont les actions soulèvent parfois des questions éthiques. Le récit de cette immersion dans la sous-culture de Anonymous présente en détail certains des plus connus d'entre eux, des personnages complexes à la trame politique et culturelle sophistiquée. Dans une approche plus globale et théorique l'auteure creuse la question de l'éthique et de la métaphysique du hacker, étudie le personnage du troll, et décrit les mécanismes de répression conçus par les pouvoirs politiques pour contrer cette nouvelle forme de contestation politique.

  • Les institutions politiques s'écroulent, aux États-Unis comme ailleurs, créant un vide que comblent les formes les plus dangereuses et délirantes d'extrémisme. Nos sociétés ont fait le deuil de la démocratie sociale. Les élites, de gauche comme de droite, ont été aspirées par des technocraties et ne suscitent plus qu'un ressentiment dont l'intensité va grandissant. Cette colère des classes exploitées se déchaîne, et surgissent de partout les charlatans prêts à la canaliser pour protéger les puissances régnantes.
    C'est ainsi que Donald Trump est devenu celui qui sera probablement le candidat Républicain aux prochaines élections, que Marine Le Pen gagne en respectabilité, et que partout se répandent l'anxiété et la peur. Les signes ne trompent pas : l'âge des démagogues est arrivé.
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  • Astra Taylor déconstruit le mythe d'un monde plus égalitaire et démocratique grâce à Internet et à la dématérialiation en a rmant que pour chaque « tweet », chaque « j'aime » et que pour tout « partage », le monde numérique ne fait que refl éter et amplifi er les inégalités du monde réel.
    En ligne, comme dans la vie, l'attention et l'infl uence sont largement infl uencées par ceux et celles qui les détiennent déjà. Ainsi, le monde virtuel laisse plutôt place à un réarrangement des rapports de force qu'à une révolution.

  • Le capitalisme contemporain substitue à la vie réelle le simulacre des algorithmes et du spectacle, et génère une détresse psychique qui se répand comme une traînée de poudre nihiliste. Alliant philosophie, psychanalyse et faits dits "divers", Franco "Bifo" Berardi explore les racines économiques et politiques du terrorisme suicidaire qui, de Columbine à Utøya, repousse les frontières de la cruauté. Dans les décombres de la société et de l'éthique, l'imagination épique, terreau des héros de jadis, n'est plus qu'une aberration dystopique de la réalité. Mais tout n'est pas perdu. En s'inspirant de Guattari, Berardi propose l'ironie comme stratégie pour se libérer de l'emprise meurtrière du capitalisme absolu et laisse entrevoir un possible étrangement lumineux. Préface d'Yves Citton.

  • La citoyenneté - le « droit d'avoir des droits », comme l'a définie Hannah Arendt - est aujourd'hui refusée à des centaines de millions de personnes - déracinés, réfugiés, apatrides et autres « illégaux ». Pour quelques happy fews, en revanche, les passeports sont des produits de luxe qu'ils collectionnent comme des toiles de maître, pour se simplifier la vie et payer moins d'impôts.
    Ce reportage montre ce qu'est devenue l'idée de citoyenneté à l'ère des gigantesques mouvements de population et de la privatisation des États. D'un côté, les ultra-riches ont accaparé le titre de « citoyens du monde » et sont les seuls à jouir, avec leurs capitaux, d'une planète sans frontières. De l'autre, des nationalités bradées, comme dans l'invraisemblable transaction conclue entre l'une des nations les plus pauvres du monde, les Comores, et les Émirats arabes unis qui, pour régulariser la situation des apatrides sur leur territoire, ont acheté au prix de gros des dizaines de milliers de passeports comoriens.
    Une captivante enquête sur les cosmopolites, volontaires ou malgré eux.

  • Dans ce nouveau recueil de textes empreints d'un sentiment d'urgence, Noam Chomsky dresse l'inventaire des horizons possibles, menaçants ou exaltants, de ce jeune XXIe siècle. Il y explore les défis d'aujourd'hui : le fossé grandissant entre le Nord et le Sud, l'exceptionnalisme aux États-Unis (qui perdure sous la présidence d'Obama), les fiascos meurtriers d'Irak et d'Afghanistan, l'offensive israélo-états-unienne à Gaza et les récentes crises financières. Mais Chomsky n'en perd pas pour autant espoir et se réjouit de ce que les récents mouvements démocratiques en Amérique latine et les mouvements de solidarité internationale fassent état d'un " réel progrès vers la liberté et la justice ". Une lecture incontournable qui fait la lumière sur les défis fondamentaux auxquels fait face l'espèce humaine aujourd'hui.

  • La guerre au terrorisme s'incarne dans la contradiction des figures du musulman fanatique et dangereux, de la femme musulmane victimisée et de l'homme blanc civilisé. La chasse aux musulmans explore l'utilisation de ces représentations dans la création et la définition du mythe du devoir d'intervention des nations occidentales (démocratiques) par l'intermédiaire de moyens politiques, militaires et légaux dans son objectif de protection contre la menace étrangère. Sherene Razack démontre que ce mythe est utilisé afin de justifier l'expulsion des musulmans de la sphère publique par l'intermédiaire de processus de stigmatisation, de surveillance à outrance, d'incarcérations injustifiées, de torture et de bombardements. Dans cette contribution importante, l'auteure s'attarde aux mécanismes légaux (certificats de sécurité, interdiction du port de symboles religieux, etc.) et sociaux mis en place par les nations occidentales (Scandinavie, Canada, États-Unis, France) pour contrer la « menace » musulmane et les insère dans un contexte historique.

  • Comme dans un roman noir trop réel, Jeremy Scahill entraîne le lecteur de l'Afghanistan au Yémen en passant par le Pakistan, la Somalie et, bien entendu, les États-Unis, où il recueille des témoignages bouleversants des différents acteurs d'une guerre cachée et interminable. Ce saisissant reportage démontre que, sous Obama, les bavures et les missions secrètes sont non seulement loin de prendre fin mais qu'elles contribuent à créer toujours plus d'ennemis contre lesquels les États-Unis et l'Occident peuvent prétendre lutter. Le nouvel art de la guerre porte un éclairage nouveau sur la guerre au terrorisme à l'échelle mondiale dirigée depuis Washington. Scahill brosse un portrait alarmant des opérations secrètes et clandestines des nouveaux groupes d'intervention qui vont jusqu'à traquer et assassiner des citoyens américains. Loin des lignes de tirs, des fronts de guerres déclarées, là où trop peu de journalistes vont, il enquête sur les nouvelles formes que prennent les guerres modernes.

  • Edward S. Herman et David Peterson analysent l'instrumentalisation du terme " génocide ". Gouvernements, institutions internationales, médias et universitaires l'utilisent pour diaboliser ceux qui s'opposent à la politique et au capitalisme américains. Si le mot est très peu employé pour décrire les exactions des États-Unis et leurs alliés, il est presque systématiquement appliqué quand les meurtres se trouvent commis par des ennemis réels ou supposés de l'Amérique du Nord.
    En étudiant de manière rigoureuse les discours officiels autour des massacres perpétrés depuis la seconde moitié du XXe siècle, l'ouvrage est à la fois une condamnation accablante et un exposé stupéfiant d'un système de propagande destiné à tromper la population et à promouvoir l'impérialisme américain.
    En filigrane, deux grandes questions parcourent le texte. Quel est le véritable sens des mots que l'on utilise et particulièrement du terme " génocide " ? Et comment les États-Unis ont-ils réussi à presque faire oublier au reste du monde que la fondation de leur pays repose sur une grande extermination de masses ?

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