Gallimard

  • Charlotte

    David Foenkinos

    Le roman de David Foenkinos retraçant la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans à Auschwitz, a connu un succès considérable depuis sa publication en septembre 2014.
    Il a obtenu deux prestigieux prix littéraires, le prix Renaudot et le prix Goncourt des lycéens, avec près de 500 000 exemplaires vendus à ce jour.
    De nombreux lecteurs ont demandé à l'auteur de montrer les oeuvres peintes de Charlotte, quelques-unes des centaines de gouaches qu'elle a laissées et dont l'ensemble, intitulé Vie ? ou Théâtre ? raconte son histoire.
    Cette édition intégrale illustrée du roman est accompagnée de cinquante gouaches de Charlotte Salomon choisies par David Foenkinos, et d'une dizaine de photographies représentant Charlotte et ses proches.
    Ce livre représente une nouvelle expérience pour les admirateurs de David Foenkinos qui ont été touchés, bouleversés par l'histoire de Charlotte et qui ainsi entreront plus profondément dans l'univers de ce roman inoubliable.

  • Icônes de l'art moderne, la collection Morozov Nouv.

    Après le grand succès succès de l'exposition « Icônes de l'art moderne. La collection Chtchoukine » le Fondation Louis Vuitton présente du 24 février au 25 juillet 2021 « Icônes de l'art moderne. La collection Morozov ». Les frères Mikhaïl et Ivan Morozov, hommes d'affaire moscovites, ont constitué une collection extraordinaire d'oeuvres d'art moderne d'artistes tels Picasso, Matisse, Gauguin, Van Gogh, Cézanne, Bonnard, Denis, Degas, ainsi que d'artistes russes (Vroubel, Chagall, Malevitch, Repine, Larionov, Serov...) Nationalisée lors de la révolution de 1917, la collection fut distribuée, après la Seconde Guerre mondiale, entre le musée de l'Ermitage (à Saint-Pétersbourg), le Musée des beaux- arts Pouchkine et la galerie Tretiakov (à Moscou). C'est grâce à la collaboration remarquable de ces musées russes que la Fondation Louis Vuitton présentera ces oeuvres. Il s'agit d'un événement artistique exceptionnel puisque jamais cet ensemble d'oeuvres n'a été présenté hors de Russie. Un dispositif spécial d'accueil du public sera mis en place dans la stricte application des recommandations sanitaires du gouvernement a?n de garantir la sécurité et la meilleure protection des visiteurs.

  • Si À Rebours, grand roman de l'esthétique ?n-desiècle, af?rme le désir de briser les limites que s'imposait le naturalisme des années antérieures, ce « roman mental » n'en est pas moins truffé d'allusions et de références à l'époque. Son héros, Des Esseintes, s'est dépris des « peintres de la vie moderne ». Entendons Degas, Forain, Manet... Redon, Moreau, Rops et Whistler conviennent mieux à son nouvel idéal de vie. Au-delà des oeuvres et des artistes que le texte s'approprie à différents niveaux, d'autres présences, de la torture endiamantée aux ?eurs arti?cielles commandées sur catalogue, des locomotives érotisées aux virées nocturnes, reposent sur une iconographie d'époque, dont Huysmans était friand. En somme, il faut traiter À Rebours comme un imagier où l'auteur aurait déposé ses goûts et ses dégoûts, résumé son parcours esthétique et exprimer l'in?ation du visible dans le monde moderne. Un oeil, le sien.

  • Salammbô

    Collectif

    « C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar. » La première phrase de Salammbô, roman de Gustave Flaubert publié en 1862, a marqué pour des générations de lecteurs le début d'une expérience unique. Dans une tentative démiurgique de restituer la cité perdue, l'écrivain met en scène les passions humaines et donne naissance à un tourbillon d'images et de sensations qui déchaîneront l'imaginaire des artistes de la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours.
    Peintres, sculpteurs, photographes, musiciens, cinéastes, auteurs de bande dessinée : tous s'emparent de Salammbô pour transposer les mots que Flaubert ne voulait pourtant pas voir illustrés. A l'occasion du bicentenaire de la naissance de l'écrivain, cet ouvrage et l'exposition qu'il accompagne entreprennent de révéler la portée considérable de ce chef-doede la littérature moderne et son héritage dans l'histoire de la Méditerranée.

  • Cet ouvrage est le catalogue de la double exposition "Picasso Rodin" présentée au musée national Picasso- Paris et au musée Rodin du 9 février au 18 juillet 2021. La confrontation du travail des deux monstres sacrés Auguste Rodin (1840-1917) et Pablo Picasso (1881-1973) révèle des points de contacts déjà connus, mais aussi des rencontres inédites.
    Les inventions formelles de ces deux artistes hors du commun marquent à leurs époques respectives des tournants dans l'art moderne. Le croisement de leur processus créatif mettra donc en lumière des convergences saisissantes qui jalonnent leurs recherches, comme l'expérimentation, le travail en séries et la perpétuelle mutation des formes. Le catalogue, illustré de plus de 350 oeuvres, permettra de découvrir un dialogue entre les deux artistes et maintes facettes de ces proximités inattendues.

  • Catalogue de l'exposition « Ex Africa » qui vise à montrer et à faire comprendre les relations qui existent aujourd'hui et depuis la fin du XXe siècle entre les arts contemporains et les arts africains anciens. Il s'agit d'en finir avec la notion de primitivisme telle qu'elle était énoncée en 1984 dans l'exposition « Primitivism » au MoMA et de montrer que les idées et les formes propres à ces arts sont aujourd'hui plus vivantes que jamais.

  • Artiste camerounais de renommée internationale, Barthélémy Toguo est à l'écoute du monde, dont il explore les dysfonctionnements pour mieux les dénoncer : guerres, abus de pouvoir, immigration, famine... Il nous interroge sur notre humanité, sur notre capacité à prendre conscience des désordres et des maux qui perturbent nos sociétés. Dans ses oeuvres s'exprime une grande vitalité nourrie par la révolte, l'engagement et la transgression.
    Si l'inspiration fertile de Barthélémy Toguo ne connaît pas de frontières, on ne peut ignorer qu'elle puise aussi dans des « traditions » ancestrales. Nombre de ses oeuvres - dessins, peintures, sculptures, installations, vidéos et performances - intègrent des signes récurrents qui renvoient à des pratiques, voire à des objets, qui en sont les supports.
    Cet ouvrage met en lumière ces proximités formelles ou symboliques qui marquent de manière intrinsèque les figures hybrides de l'artiste. Ainsi, créations contemporaines et objets d'arts africains anciens entrent en résonance.

  • Le XIXe  siècle a connu un développement sans précédent des sciences naturelles. Si les grands voyages d'exploration témoignent de la diversité du monde et de la variété des espèces vivantes, la géologie dévoile l'inimaginable antiquité de la terre, et l'étude des fossiles révèle les prémices de la vie et l'existence d'espèces disparues, dont les dinosaures. La découverte de l'homme préhistorique questionne tout autant : comment le représenter ? Qui était le premier artiste ? Dans la seconde moitié du siècle, Darwin et ses adeptes interrogent les origines de l'homme, sa place dans la Nature, ses liens avec les animaux ainsi que sa propre animalité dans un monde désormais compris comme un écosystème. Ce bouleversement dans les sciences, ainsi que les débats publics qui traversent le siècle, in?uencent profondément les artistes. L'esthétique symboliste de la métamorphose se peuple alors de monstres et d'hybrides. L'in?niment petit, la botanique et les profondeurs océaniques inspirent les arts décoratifs. À la croisée des sciences et des arts, cet ouvrage confronte les principaux jalons des découvertes scienti?ques avec leur parallèle dans l'imaginaire.

  • Publié à l'occasion des 20 ans de la mort de Charlotte Perriand (1903-1999), cet essai biographique illustré dresse le portrait de la conceptrice engagée, femme libre et visionnaire qui a marqué l'architecture moderne et le design du XXe siècle.
    Dans un essai très personnel, Laure Adler aborde trois facettes complémentaires de la créatrice : tout d'abord celle de la conceptrice qui développera, avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret dans les années 1930, des meubles fondateurs du design moderne ; celle de la femme libre, engagée, sportive et aventurière ;
    Et en?n celle de la visionnaire, capable de s'inspirer de toutes les cultures, en particulier japonaise, pour développer une pensée de l'espace et de l'habitat adaptés à l'humain.
    Grâce à la richesse des archives Perriand, le récit de Laure Adler est accompagné d'une sélection de 200 photographies, dont un grand nombre ont été réalisées par Charlotte elle-même, qui donnent à voir la femme libre, indépendante et moderne qu'elle était.

  • Un peu de Paris

    Sempé

    Un peu de Paris est un album entièrement consacré à la capitale, mais vue avec l'humour et l'oeil inimitables de Sempé, où l'on retrouve, à travers les scènes et les lieux du Paris qu'il aime, toute la tendresse et l'ironie délicatement distanciée qui ont fait le succès des albums précédents.

  • « Au fond quand on parle d'art abstrait, on dit toujours que c'est de la musique. Quand on veut en dire du bien on parle musique. Tout devient musique [...]. Je crois que c'est pour ça que je n'aime pas la musique. » Pablo Picasso.
    Contrairement à cette déclaration volontiers provocatrice, l'observation de l'oeuvre de Picasso dévoile un intérêt considérable pour l'imaginaire musical : des premières scènes de vie gitane aux joueurs de flûte des années 1970, en passant par les saltimbanques musiciens, les Guitares cubistes, les collaborations avec les Ballets Russes, les poèmes sonores de l'artiste ou les bacchanales qui colorent après-guerre un nombre infini de toiles, d'oeuvres graphiques, de céramiques et de sculptures, tout son oeuvre est traversé par la musique.
    Cet ouvrage s'attache à explorer cette dimension, en soulignant notamment l'attachement de l'artiste pour les instruments, son intérêt pour la musique populaire et ses diverses manifestations, les ambiances sonores de spectacles auxquels il aimait assister (cirque, fanfare, corrida), le chant de la poésie, ainsi que la dimension rituelle de la musique.

  • Revendiquée par les impressionnistes au nom de la sincérité et de la spontanéité, la pratique de la peinture en plein air est l'aboutissement d'un long processus au cours duquel le paysage s'affirme comme un genre à part entière. En France mais aussi en Angleterre et en Italie, les peintres s'attachent dès le XVIIIe siècle à l'observer et à saisir avec objectivité les effets de la lumière. En 1708, le traité Du paysage de Roger de Piles (1635-1709) conseille aux peintres de travailler en plein air. Mais peindre hors des murs de l'atelier pose de sérieux problèmes d'organisation. L'artiste doit en effet transporter sur le site élu un attirail encombrant : ombrelle, pliant, feuilles de papier et boîte à couleurs. Il doit aussi être rapide, car le spectacle de la nature évolue en permanence et le passage d'un nuage suffit à transformer le motif au fil des heures. Malgré ces contraintes, les impressionnistes et leur approche singulière du paysage révolutionneront la peinture de plein air.

  • L'amitié de plus de vingt ans entre Degas et Paul Valéry a donné naissance, en 1936, à un ouvrage remarquable mais méconnu, Degas Danse Dessin.
    Dès 1896, le nom de Degas figure dans une note des Cahiers de Valéry. L'idée d'écrire sur Degas va s'accomplir grâce à Ambroise Vollard : lors d'une rencontre en juin 1929, Valéry lui fait part de son désir de consacrer un livre à Degas. Quelques pages paraissent en janvier 1934 dans La Nouvelle Revue française, mais ce n'est qu'en février 1937 que Valéry reçoit à son domicile un exemplaire de ce luxueux ouvrage de grand format tiré sur vélin de Rives. Il confie ensuite à Gallimard la réalisation d'une édition courante, qui paraîtra au mois de juin 1938.
    Texte à la fois intime et universel, Degas Danse Dessin s'offre comme une évocation fragmentaire et poétique de la personnalité de Degas et de son art, et comme une méditation sur la création.

    Fac-similé de l'éd. d'Ambroise Vollard (1936). Édition à tirage limité.

  • Yves Peyré, écrivain et ami de Francis Bacon, consacre à l'oeuvre et au destin de ce dernier un ouvrage particulièrement complet tant en terme d'analyse que de représentation des peintures.
    Ce livre se compose de sept textes à la fois philosophiques et littéraires, offrant des angles d'attaque différents. Ce sont autant de variations sur le thème de l'apport de l'artiste à l'histoire de son art. Chacune des parties peut s'appréhender pour elle-même ou au contraire se relier aux autres. Le texte est toujours fondé sur des faits précis tout en élargissant considérablement la vision de l'oeuvre par des interprétations fouillées. Cet ensemble inédit constitue un apport indéniablement nouveau à la perception de l'oeuvre et de l'homme.
    Un ouvrage exceptionnel qui s'appuie sur une connaissance sans faille de l'oeuvre et s'enrichit de la proximité de l'auteur avec Francis Bacon lui-même.

  • Quel sens a la notion de chef-d'oeuvre pour Pablo Picasso ? L'exposition « Picasso. Chefs-d'oeuvre ! » répond à cette question en réunissant des oeuvres maîtresses (les Arlequins de 1923, Les Baigneuses, Les Femmes à leur toilette, La Danse, La Chèvre...), pour certaines présentées à Paris pour la première fois. L'ensemble réuni propose une nouvelle lecture de la création picassienne, grâce à une attention particulière portée à la réception critique. Le parcours revient ainsi sur les expositions, les revues et les ouvrages qui ont accompagné chaque oeuvre et qui ont contribué, au ?l des années, à forger leur statut de chefs-d'oeuvre.
    Illustré des plus belles oeuvres de Picasso, mais aussi de clichés de Brassaï, Robert Doisneau, Man Ray et bien d'autres, le catalogue retrace l'histoire des tableaux de Picasso et en propose une analyse riche et nouvelle. Le catalogue propose également une observation de l'oeuvre du maître dans son ensemble, à travers le prisme de la photographie, de la presse et des expositions.

  • Près de cinquante ans après « Les Maîtres de l'art naïf », organisé par Dina Vierny, le musée Maillol va réunir à nouveau, des oeuvres qui ne sont quasiment plus visibles depuis plusieurs décennies.
    Cette exposition présente le monde passionnant, insolite et inépuisable des artistes qu'on dit naïfs ou, pour reprendre le terme de l'un de leurs inventeurs, « primitifs modernes ». Tout en s'appuyant sur les ?gures d'Henri Rousseau et de Séraphine Louis, l'exposition vise à sortir de l'oubli une constellation de peintres tels que Louis Vivin, André Bauchant, Camille Bombois, René Rimbert, Jean Ève, Dominique Peyronnet et Ferdinand Desnos. Organisée par sections thématiques, elle pointera aussi la singularité de chaque artiste. Le catalogue donnera l'opportunité aux historiens, auteurs et artistes d'aujourd'hui de porter un regard actuel sur les primitifs modernes, les sortant en?n du silence critique dans lequel ils ont longtemps été tenus.

  • Le 21 octobre 2016 s'ouvrait à la Fondation Louis Vuitton de Paris « Icônes de l'art moderne. la collection Chtchoukine », une exposition destinée à marquer les esprits des visiteurs français et de ceux venus du monde entier pour admirer cet ensemble d'oeuvres unique. À la veille de cette manifestation, le nom de Sergueï Chtchoukine n'évoquait pas grand chose au grand public. Cet incroyable personnage, marchant de tissus et collectionneur éclairé, avait réuni entre la fin du xixe siècle et 1917 un ensemble exceptionnel d'oeuvres des plus grands artistes de l'époque.
    Confisquée par les révolutionnairs, et conservée depuis l'après-guerre au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, et au Musée Pouchkine à Moscou, la collection a été enfin réunie et présentée au grand public lors de cette exposition unique. Il a fallu toutes les énergies d'Anne Baldassari et de la Fondation Louis Vuitton pour convaincre l'État Russe à prêter ces chefs-d'oeuvre qui font désormais partie du patrimoine de l'humanité.
    Une manifestation qui a attiré plus d'un million de visiteurs et dont le catalogue a été un énorme succès à la Fondation comme en librairie. Cet ouvrage imposant, malgré les nombreuses réimpressions, est aujourd'hui épuisé.
    Pour prolonger ce grand événement, la Fondation Louis Vuitton et les Éditions Gallimard s'associent de nouveau et publient une nouvelle édition de ce catalogue devenu désormais un livre de référence. De plus, un cahier richement illustré d'images en couleurs de l'accrochage de l'exposition, souvenir impérissable de cette manifestation majeure, vient enrichir le contenu et met physiquement en scène la passion pour l'art de Sergueï Chtchoukine.

  • «Tu représentes pour moi non seulement l'amour mais l'élégance indé?nie» (lettre d'YSL à Betty Catroux) En 1967, au coeur de la nuit parisienne, Yves Saint Laurent rencontre son double féminin, Betty Catroux.
    Alors mannequin chez Chanel, elle incarne mieux que quiconque, aux yeux du couturier, la femme androgyne et un certain idéal féminin qu'il met en scène dans ses dé?lés. Elle restera, jusqu'à la mort du créateur, l'une de ses plus proches amies et sera la seule à pouvoir conserver des prototypes de chaque collection. C'est une partie de ces 1200 pièces (vêtements et accessoires) rassemblées par Betty Catroux au ?l des années qui ont été sélectionnées par Anthony Vaccarello (actuel directeur artistique de Saint Laurent) pour être présentées au musée Yves Saint Laurent Paris. Plus qu'une collection, il choisit de présenter le « style Betty Catroux » - une façon d'associer créations haute couture et vestiaire quotidien en toute liberté. Cet ouvrage présente la sélection, par A. Vaccarello, de photographies issues des fonds du musée et de la collection personnelle de Betty Catroux, et offre la vision d'un artiste sur une icône, une incarnation du style Saint Laurent au-delà même du créateur.

  • Par son histoire et son esthétique, le tatouage japonais est unique au monde. À travers une approche historique et anthropologique, des références littéraires et des entretiens avec des maîtres tatoueurs au cours des trente dernières années, l'ouvrage replace cet art populaire dans l'histoire sociale de l'archipel, depuis son âge d'or (mi- XVIIIe - mi-XIXe siècles), époque au cours de laquelle la mode pour les "peaux de brocart" (tatouage intégral) s'est apparentée à une sorte de revendication d'identité plébéienne, jusqu'à l'époque contemporaine. En ce début de XXIe siècle, le grand art du tatouage traditionnel, apprécié à l'étranger, est sur son déclin et perd de son authenticité, mais le tatouage béné?cie néanmoins d'une popularité croissante chez la jeune génération japonaise.

  • Lorsque les foules emportent la Bastille le 14 juillet 1789, le sort de la « police despotique » paraît scellé. Au nom du roi, ses représentants ont enfermé des milliers de personnes. Ses espions et ses mouches sont devenus insupportables à une population en quête de liberté et de justice.
    Pourtant, la police de l'Ancien Régime ne se résume pas au seul contrôle du corps social et de l'opinion. Les archives attestent de la variété de ses tâches. Conçue comme un art de gouverner, elle régule l'approvisionnement en blés des villes, organise le travail et les échanges, veille à la santé et à l'hygiène des populations. Le XVIIIe siècle est, à bien des égards, une étape charnière au cours de laquelle la police se structure pour devenir une force incontournable de la puissance étatique.
    Fille de son siècle, perméable aux idées des Lumières, la police est aussi au coeur de nombreux débats, comme le contrôle des actes policiers par l'autorité judiciaire, la régulation de la presse ou encore l'intervention de la puissance publique dans l'économie.

    Sous la direction de Vincent Denis et Vincent Milliot, historiens, et d'Isabelle Foucher, responsable aux Archives nationales.

  • Charlotte Perriand (1903-1999), ?gure majeure de la modernité, a traversé le XXe siècle en oeuvrant dans les domaines du design, de l'architecture, de l'urbanisme et de la photographie. De ses débuts, où elle travaille aux côtés de Le Corbusier et Pierre Jeanneret, à la ?n de sa carrière, où elle conçoit notamment un bâtiment pour la station des Arcs, ses productions sont marquées par un profond engagement en faveur d'un « mieux vivre » individuel et social.
    Révolutionnant l'équipement de l'habitation a?n qu'il soit fonctionnel et accessible à tous, elle concilie les savoir-faire industriels ou artisanaux.
    En synergie avec les mouvements d'avant-garde de son temps, elle en appelle à une « synthèse des arts » et associe ses créations à des peintures, sculptures et tapisseries d'artistes avec lesquels elle collabore, notamment Fernand Léger, Calder et Picasso.
    Sous la direction de Pernette Perriand, Jacques Barsac et Sébastien Cherruet, cet ouvrage est le catalogue of?ciel de l'exposition.

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