Écosociété

  • Du champ à l'assiette, c'est environ la moitié des aliments qui sont jetés sans avoir été consommés. Devant ce gaspillage alimentaire qui ne cesse de prendre de l'ampleur, Estelle Richard lance un appel à l'action, dans nos cuisines et nos frigos. Bien que ce phénomène soit largement attribuable à l'agrobusiness et au mode de consommation qu'elle encourage, il dépend également de la gestion de la nourriture dans les chaumières. Pour Estelle Richard, chaque personne peut agir et avoir une influence significative afin de renverser la tendance. En plus de détailler les causes structurelles du gaspillage alimentaire, elle partage ses trucs et astuces pour mieux conserver et consommer nos denrées. Les étapes d'une campagne de mobilisation citoyenne sont aussi au menu de ce plaidoyer qui nous invite à renouer avec la réelle valeur des aliments. De quoi envisager une société sans gaspillage, un coup de fourchette à la fois.

  • «Le vélo, c'est pour s'amuser et ça grille les feux rouges. C'est culturel. Ça ne marchera jamais en France.» «Le vélo, c'est dangereux!» Qui de mieux pour démonter ces idées reçues qu'un Néerlandais installé en France? Peu savent que les Pays-Bas, reconnus comme le paradis du vélo, étaient eux-mêmes un «pays de la bagnole» dans les années 1970, avant que la population ne déclenche une révolution du vélo spectaculaire. Comme quoi la révolution de la pédale relève avant tout d'une volonté citoyenne et politique.

    Avec un humour redoutable, Stein van Oosteren nous explique pourquoi il faut rendre le pays du Tour de France cyclable: parce que c'est bon pour la santé, le moral, l'autonomie des enfants, la vie de quartier, la planète... Il démonte les multiples freins à la pratique du vélo, qu'ils soient politiques ou bien souvent situés «entre nos deux oreilles». Car pour cet auteur rompu aux débats avec les élu.e.s municipaux,il est temps de se poser les bonnes questions à propos du transport. Par exemple, non pas combien de voitures peuvent circuler sur une rue, mais plutôt combien de personnes? Une piste cyclable faisant passer sept fois plus de personnes qu'une voie pour les voitures, le calcul est vite fait!

    Pour croire au changement, il faut le vivre. À défaut de pouvoir vous emmener aux Pays-Bas, Stein van Oosteren vous propose de revisiter l'espace public avec son regard de Néerlandais. De ce voyage, vous reviendrez heureux et étonné, comme vous revenez d'un séjour au royaume du vélo: pourquoi pas le vélo, en effet?

  • Lorsque deux bombes nucléaires sont tombées sur Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945, le monde entier a réalisé que l'humanité avait atteint un point de non-retour dans sa capacité d'autodestruction. Aujourd'hui, l'Anthropocène est en train de provoquer la sixième extinction de masse et tous les signaux sont au rouge: hausse des émissions de GES, fonte des glaciers, feux de forêt, inondations, réfugiés climatiques...
    Pour Chomsky, ces deux menaces exigent une réponse qui ne peut être que de portée mondiale. Dans un contexte de montée en puissance des grandes entreprises mondialisées qui ont privé les États de leur capacité de façonner l'avenir, il plaide pour la signature urgente de traités internationaux contraignants sur le climat et l'armement, et lance un appel à une mobilisation populaire sans précédent.
    «Seul Noam Chomsky a su communiquer avec une telle passion les liens qui unissent les deux catastrophes d'origine humaine auxquelles fait face la civilisation, soit le bouleversement du climat et l'apocalypse nucléaire, et jamais n'a-t-il lancé ses mises en garde et ses appels à l'action de façon aussi impressionnante.»
    - Daniel Ellsberg, lanceur d'alerte des Pentagon Papers

  • Prendre le temps de cuisiner peut parfois paraître laborieux. Horaire chargé, recette compliquée, ingrédient introuvable pour accomplir le plat de tel ou telle chef réputé.e... le prêt-à-manger semble soudain si simple. Et si on apprenait à cuisiner sans recettes? Véronique Bouchard nous propose de libérer le créateur culinaire qui dort en nous et d'adapter notre alimentation à la saisonnalité et la disponibilité des aliments. Il est temps de reconquérir notre autonomie alimentaire!
    Dans un contexte de changements climatiques, d'épuisement des ressources,
    de risques de pandémie et d'inégalités sociales grandissantes, il devient urgent de réapprendre à consommer, à cuisiner et à conserver les aliments produits localement. Véritable anti-livre de cuisine traditionnel, Cuisiner sans recettes donne tous les conseils et techniques pour développer de bons réflexes culinaires et favoriser notre résilience alimentaire. Au menu:
    - Les grands principes culinaires pour sortir du prêt-à-penser et du prêt-à-manger, et (re)découvrir les vertus de la saisonnalité, du local et du bio.
    - Les bases d'une saine alimentation, pour le corps et l'environnement.
    - Des conseils en matière de congélation, de mise en conserve, de lacto-fermentation et de déshydratation.
    L'ABC pour faire pain, kombucha, kéfir, pousses et germinations.
    Une cartographie du terroir québécois.
    Des variations culinaires autour de 27 thèmes: salades, risottos, tartes, croquettes, crêpes, sauces diverses, pesto, potages, végépâté, muffins, pâtes, sautés, etc.
    Cuisinier sans recettes pourrait bien être votre dernier livre de cuisine! Véritable ode aux artisan.e.s qui nous nourrissent, ce guide est l'outil idéal pour développer votre confiance et adapter vos repas au rythme des saisons, tout en contribuant à une culture alimentaire plus écologique, solidaire, résiliente et nourrissante.

  • + + NOUVELLE ÉDITION REVUE ET AUGMENTÉE + +

    Porté par le succès international de la première édition du Jardinier-maraîcher, Jean-Martin Fortier a continué à perfectionner ses techniques de maraîchage diversifié et à tester des outils pour optimiser ses cultures biologiques sur petite surface. Dans cette nouvelle édition revue et augmentée, c'est avec la même générosité qu'il partage de nouveau son savoir-faire afin d'aider les personnes qui rêvent de se lancer en agriculture biologique et les jardiniers-maraîchers qui souhaitent améliorer leurs pratiques culturales. Oui, il est possible de cultiver des légumes bio de façon intensive sur un terrain de moins d'un hectare, de nourrir en circuits courts plusieurs centaines de personnes et de rentabiliser sa micro-ferme!
    Désormais considéré comme une référence en agriculture biologique, ce guide pratique fournit des notes culturales sur plus de 25 légumes et vous apprend, étape par étape, comment :

    - choisir l'emplacement d'un site en s'inspirant de la permaculture ;
    - minimiser les investissements au démarrage de votre entreprise ;
    - utiliser de la machinerie alternative au tracteur ;
    - cultiver en planches permanentes avec une approche de travail minime du sol ;
    - fertiliser organiquement ses cultures ;
    - lutter efficacement contre les maladies et les insectes nuisibles ;
    - désherber avec les meilleurs outils ;
    - prolonger la saison en « forçant » ses cultures ;
    - élaborer un calendrier cultural ;
    - faire une bonne planification financière.

    Vendu à plus de 40 000 exemplaires et traduit dans plusieurs langues, Le jardinier-maraîcher est un incontournable pour tous ceux et celles qui veulent pratiquer une agriculture écologique, locale et véritablement nourricière. L'heure est venue de tourner le dos à l'agriculture agro-industrielle, dépendante du pétrole, qui est si dommageable pour notre santé et notre environnement. La révolution agricole est en marche et c'est le livre tout indiqué pour y participer.

  • Qualifiée de «fléau de la Terre» par l’ONU, la pénurie d’eau est une menace bien réelle: 3,6 milliards d'individus en souffrent déjà l'équivalent d'un mois par année et, si rien n'est fait, c’est une personne sur deux qui n’aura pas accès à l’eau en 2050. Chaque jour, au moins deux milliards de personnes dans le monde boivent de l’eau contaminée par des excréments et plus d’un demi-million d’entre elles en mourront chaque année. Militante de la première heure pour le droit à l’eau, Maude Barlow a sillonné la planète pour défendre ce bien commun et dénoncer les visées des grandes entreprises qui font main basse sur l’or bleu, que ce soit pour l’embouteiller et la vendre à prix fort ou pour alimenter des industries polluantes, avec de graves conséquences sur les populations locales et leur accès à l’eau potable. Pour Maude Barlow, écologie et droits de la personne ne font qu’un, car plus nous malmenons l’eau, en la pompant de façon excessive et en la polluant, moins il en reste à partager équitablement. Devant l’inaction des États, Maude Barlow appelle à faire barrage à la privatisation de cette ressource vitale par les Véolia, Suez, Coca-Cola et autres Nestlé, en embrassant le modèle des communautés bleues. Né au Canada avant de se répandre ailleurs dans le monde, ce mouvement citoyen vise à faire reconnaître le droit à l’eau et à s’assurer que la gestion des services d’eau demeure sous la gouverne publique. Par cette invitation à faire de l’eau un trésor collectif, Maude Barlow en appelle à un monde plus bleu, une communauté à la fois.

  • Vos proches et vous vivez dans un environnement stressant et pollué? Vous vous inquiétez pour un parent fragile? Vous prenez soin d'un enfant hypersensible? La toux ne vous lâche pas, l'anxiété vous tenaille? Vous souhaitez peut-être simplement écouter et fortifier votre corps, réapprendre à vous servir des plantes qui poussaient dans le jardin de votre grand-mère ? Nous avons tous et toutes de bonnes raisons de nous tourner vers le soin par les plantes et de mieux connaître l'herboristerie.
    Cet héritage précieux, ce savoir construit pendant des millénaires sur tous les continents s'est vu longtemps marginalisé par la médecine moderne. Aujourd'hui, les médecines naturelles commencent à être reconnues, étudiées et enseignées. Ce livre participe à cette émancipation en nous encourageant à retrouver un contact direct avec les plantes afin de développer notre autonomie par rapport à l'industrie pharmaceutique.

    Vous y trouverez entre autres:
    o 50 fiches techniques de plantes, en priorité non menacées et indigènes d'Amérique du Nord ou d'Europe;
    o des conseils pour prévenir et soulager plus de 40 pathologies simples et courantes, allant des maladies infantiles aux rhumatismes en passant par le syndrome prémenstruel, la nausée et l'eczéma;
    o des explications sur les manières de choisir, cueillir, préparer et utiliser ces plantes (huiles florales, décoctions, etc.);
    o des avertissements sur les effets secondaires et des contre-indications;
    o des sections consacrées aux huiles essentielles et aux suppléments couramment utilisés en naturopathie.
    Ce livre prodigue une multitude de conseils pour la prévention et le soin, dans un langage simple et précis. Il comprend tout ce qu'il faut savoir pour composer sa pharmacie familiale à la maison. L'auteure partage ses connaissances professionnelles avec rigueur et sagesse et nous fait en outre bénéficier de son regard unique, dû à son expérience sur plusieurs continents, qui allie anthropologie, travail au champ, études théoriques et soin des malades. Ce parcours donne à son travail une profondeur exceptionnelle et contribue à redonner à l'herboristerie ses lettres de noblesse.

  • Mûrs pour la révolution agroécologique? Les échecs de la révolution verte des années 1960 et les dysfonctionnements du système alimentaire mondial actuel ne sont plus à démontrer: épuisement des sols, érosion de la biodiversité, problèmes de santé liés aux pesticides, carences alimentaires chez des millions de personnes, sans compter l'endettement des paysans, la privatisation du vivant et la domination des géants de l’agrobusiness sur les semences et les réseaux de distribution alimentaire… Il est temps de conjuguer agriculture et écologie!

    Fort de son parcours d’enseignant et de chercheur en agriculture, Alain Olivier nous guide dans cet ensemble de principes scientifiques et de pratiques agricoles qu’est l’agroécologie. Il est important de miser sur une gestion appropriée des sols, sur le recyclage de la biomasse végétale et animale, sur la protection de l’eau et des écosystèmes. Rotations, associations des cultures et agroforesterie devraient être la norme, tout en intégrant l’élevage de façon raisonnée. Puisque l’agroécologie valorise le terroir, le savoir paysan et le rôle des femmes, il est également crucial que ceux et celles qui nous nourrissent aient accès à la terre et aux semences.

    À l’ère des changements climatiques, les processus écologiques, la justice sociale et la souveraineté alimentaire doivent se trouver au cœur du fonctionnement des agroécosystèmes ainsi que du système alimentaire en général. Vaste mouvement social qui cherche à établir des pratiques plus soutenables et plus justes, l’agroécologie est la voie toute désignée pour métamorphoser les liens qu’entretient l’être humain avec sa nourriture, son territoire et une nature à bout de souffle.

  • L’automobile a transformé radicalement nos villes, au point de s’imposer comme l’étalon de mesure de la planification urbaine. Architectes et urbanistes ont embrassé cette vision de la ville qui mène à des espaces pollués, peu sécuritaires, et dont les infrastructures pèsent lourd sur le trésor public. Devant l’urgence climatique, Olivier Ducharme veut renverser ce modèle pour redonner au piéton la place qui lui revient. Il livre une charge pour sortir de nos villes ces « requins d’acier », qu’ils soient électriques ou à essence, et remettre la vie de quartier et le transport collectif au centre de l’aménagement urbain. Pour se libérer des embouteillages et amorcer la transition écologique, nous devons avoir le courage politique de bannir l’auto solo de nos villes. L’automobile est un piège, il est temps de s’en libérer.

  • Que seraient nos sociétés sans pétrole ? Brutalement métamorphosées... Plus d'ordinateurs, plus de nourriture des quatre coins du monde, plus de voitures ni d'avions, plus de plastique ; nous devrions rapidement réapprendre à produire un nombre incalculable de choses pour assurer notre survie. Mais serions-nous capables d'une telle autonomie ?
    Ce scénario catastrophe est loin d'être paranoïaque. Il représente au contraire un avenir proche que nous devrons affronter tôt ou tard. Car allié aux changements climatiques, le pic pétrolier (la fin d'un pétrole abondant et peu cher) exige un changement draconien de nos habitudes de vie, une Transition énergétique qui mettrait fin à notre vulnérabilité collective. Comme nos gouvernements refusent de prendre les mesures qui s'imposent, il nous revient à nous, citoyen.ne.s, de prendre l'initiative et de nous préparer.
    C'est ce que propose ce Manuel de Transition, outil révolutionnaire et inspirant, entièrement consacré aux solutions pour construire dès maintenant des sociétés écologiques et résilientes, capables de s'adapter aux catastrophes que constituent le pic pétrolier et les changements climatiques. Enfin traduit et adapté en français, ce livre accessible, clair et convaincant expose tous les outils, les détails pratiques et les étapes nécessaires pour préparer l'avenir en diminuant radicalement les besoins énergétiques à l'échelle de sa communauté.
    Déjà, des milliers d'Initiatives locales ont démarré leur processus de Transition. Planter des arbres fruitiers, réapprendre à la population à cultiver un potager, développer la résilience, réorganiser la production énergétique, développer le transport actif, réapprendre les savoir-faire que nous avons oubliés, telles sont, entre autres, les nombreuses actions concrètes que les citoyenNEs peuvent réaliser au sein de leur village, leur ville, ou leur quartier.
    Vous tenez entre vos mains un outil de changement incroyable... Alors, on commence quand?

  • Vous avez un peu d'espace dans votre cour arrière ou votre jardin et vous avez envie d'avoir des oeufs frais au quotidien? Que vous soyez en ville ou en banlieue, ce rêve n'est pas si utopique. À l'heure où nous nous soucions davantage de l'environnement et où nous souhaitons privilégier une alimentation saine et locale, l'installation d'un poulailler en milieu urbain s'inscrit résolument dans les réalités citadines d'aujourd'hui et de demain.
    Grâce à l'expérience de l'auteure avec des poules pondeuses et à l'ensemble de ses recherches sur le sujet, les personnes ne sachant pas trop par où commencer trouveront dans ce guide pratique toute l'information et le savoir-faire nécessaires pour cohabiter harmonieusement avec des poules (Gallus gallus domesticus). En plus de vous familiariser avec leur anatomie et leur comportement, ce manuel de garde vous apprendra notamment à:
    - respecter le bien-être animal;
    - planifier votre projet;
    - choisir des poules pondeuses saines;
    - construire ou acheter un poulailler adéquat pour 3 à 5 poules;
    - prendre soin de vos poules en hiver;
    - respecter leurs besoins nutritionnels;
    - réduire les risques de maladies par la prévention et la biosécurité;
    - comprendre la formation d'un oeuf et les principes de la ponte.
    Vous apprendrez également à approcher les élu.e.s et les représentant.e.s de votre municipalité pour collaborer à la mise en oeuvre de projets de poulaillers urbains, de projets communautaires ou de projets thérapeutiques avec les personnes âgées. Ce manuel vous offre tous les outils et les meilleurs conseils pratiques afin de pouvoir réaliser votre projet dans les règles de l'art. Les poules étant possiblement parmi les meilleures représentantes du mouvement «manger local», Des poules dans ma cour est une invitation à ce qu'elles fassent désormais partie de la grande mosaïque de l'agriculture urbaine et des principes de la permaculture.

  • Le lien entre l’exposition aux écrans et les impacts négatifs sur le cerveau des enfants fait désormais l’objet d’un large consensus scientifique. Troubles du sommeil, sautes d’humeur, problèmes d’attention, hyperactivité, difficultés sociales, isolement, baisse des résultats scolaires… pour la pédopsychiatre Victoria Dunckley, ces symptômes sont majoritairement le fruit de ce qu’elle appelle le «Syndrome de l’écran électronique» (SEE). Les écrans sont à mettre sur le même pied d’égalité que des stimulants comme la caféine, la cocaïne et les amphétamines: en provoquant une forte excitation du cerveau des enfants encore en construction, ils perturbent rapidement leurs comportements.

    Télévision, ordinateur, jeux vidéo, tablette, téléphone portable, comment gérer ces écrans qui ont pris une place grandissante dans la vie des jeunes, à l’école comme à la maison? Aux parents souvent découragés, Victoria Dunckley propose un programme de sevrage électronique de quatre semaines qui a largement fait ses preuves. S’appuyant sur de nombreux cas de jeunes qu’elle a elle-même pris en charge, elle aborde de front toutes les questions et réactions des parents, et ce, en évitant tout jugement.

    Véritable outil pratique, ce livre présente une analyse fouillée des effets des écrans sur les enfants ainsi qu’un programme complet pour réduire pas à pas la dépendance au quotidien et ainsi «réinitialiser» leur cerveau. Il est temps que la place des écrans devienne un enjeu de société: il en va de la santé et de la vie sociale de toute une génération.

  • «On vole à l'enfant sa terre pour lui apprendre la géographie, sa langue pour lui apprendre la grammaire. Il a soif d'épopées, mais on lui donne des chroniques de faits et de dates.» Ainsi s'exprime Rabindranath Tagore (1861-1941), poète, romancier, dramaturge, peintre et compositeur mais surtout philosophe et éducateur.
    Première anthologie du genre en langue française, Une école sans murs propose une incursion dans l'oeuvre de Tagore portant sur l'éducation, thème sur lequel le célèbre penseur indien a consacré énormément de temps et d'énergie, jusqu'à fonder une école et une université qui existent encore aujourd'hui. Il faut (re)découvrir sa pensée pour la place centrale qu'il accorde aux arts dans le curriculum, pour le singulier concept de nature qu'il déploie en pédagogie, pour l'originalité de sa perspective sur le cosmopolitisme (tout en défendant les cultures nationales) ou encore pour le rôle social et politique qu'il assigne à l'éducation.
    Présentés par Normand Baillargeon et Chantal Santerre, les 12 textes réunis ici s'achèvent sur un entretien inédit avec Amartya Sen, célèbre Prix Nobel d'économie. Cette anthologie est l'occasion de plonger dans une oeuvre résolument originale et actuelle. Par son invitation au dialogue entre les traditions culturelles et philosophiques de l'Orient et de l'Occident, Tagore tisse la toile de notre commune humanité.

    «Je suis fier de mon humanité quand je peux reconnaître et apprécier les poètes et les artistes de pays autres que le mien.»

  • En 2008, Dominic Lamontagne et sa conjointe Amélie décident de s'installer à Sainte-Lucie-des-Laurentides avec leurs deux enfants, motivés par le désir de fuir le bitume, de prendre la clef des champs et d'apprendre à se nourrir par leurs propres moyens. À leur grande surprise, le projet rencontre de nombreux obstacles réglementaires. En dépit de ces contraintes, ils arrivent à bâtir sur moins d'un hectare de terre défriché une ferme de production vivrière composée d'un nombre restreint de chèvres laitières, de poules pondeuses et de poulets de chair.
    Étape par étape, en tenant compte du cadre législatif et des normes environnementales en vigueur, ce guide pratique, comportant plus de 250 illustrations de l'auteur, vous apprend comment:
    - élever poules pondeuses, poulets de chair et chèvres laitières sur une terre de moins d'un hectare;
    - privilégier l'élevage saisonnier au pâturage;
    - construire une cage mobile pour l'élevage du poulet de chair et un poulailler mobile pour celui de la poule pondeuse, une table pour traire les chèvres et un petit poste d'abattage à volailles, illustrations à l'appui;
    - produire, transformer et cuisiner vos propres oeufs, volailles et produits laitiers;
    - préparer du fromage frais et fabriquer du savon au lait de chèvre;
    - créer un écosystème autonome pour assurer votre subsistance.
    Que vous soyez intéressés par une agriculture à l'échelle humaine ou que vous rêviez d'avoir une petite ferme et d'y pratiquer une agriculture vivrière diversifiée, non mécanisée et écologique, L'Artisan fermier est une source de renseignements d'une ampleur sans précédent. Mangeons libres!

  • Le tourisme est la première industrie mondiale, même s'il est pratiqué par seulement 3,5 % de la population... Un luxe réservé aux occidentaux qui, depuis l'avènement des congés payés, ont intégré «un devoir d'ailleurs et de loisirs». Mais qui n'a pas senti ce malaise, dans une boutique de souvenirs ou sur une plage des Caraïbes couvertes de baigneurs blancs? Qui n'a jamais ramené de vacances le sentiment de l'absurde? Car même les mieux intentionnés des voyageurs contribuent malgré eux à la mondophagie touristique. Et rien ne semble pouvoir arrêter cette conquête démesurée des quatre coins du monde: ni la pollution qu'elle impose, ni la disparition des spécificités culturelles qu'elle vient niveler et encore moins la conscience de l'Autre qu'elle réduit à une relation marchande. Pouvons-nous nous évader du tourisme? Rodolphe Christin nous invite à retrouver l'essence du voyage: préférer le chemin à la destination, et «disparaître» plutôt qu'apparaître partout.

  • Le plastique est désormais omniprésent. On connaît tous ces images spectaculaires de tonnes de déchets flottant en mer ou de carcasses d'oiseaux le ventre rempli de plastique. On en retrouve aussi des particules microscopiques là où on s'y attendait le moins: dans les profondeurs marines jusqu'aux cimes des plus grands sommets en passant par l'ensemble de la chaîne alimentaire... et nos propres corps. Couramment utilisés dans une multitude d'emballages et de produits du quotidien, la plupart des plastiques peuvent en effet libérer des substances chimiques et persister très longtemps dans l'environnement. Pour atténuer les effets de ce matériau toxique et polluant, on fait miroiter les promesses du recyclage qui tiennent plutôt du mirage.Et si nous prenions le problème à sa source? Et si nous devenions les protagonistes de notre consommation? La surabondance de particules plastiques qui étouffent la nature et mettent en péril notre santé est telle que nous ne pouvons l'éradiquer complètement. Ce que nous pouvons faire, par contre, c'est freiner l'afflux de nouveau plastique dans nos vies, ce à quoi nous invitent justement les auteur.e.s de ce guide en nous donnant tous les outils pour y arriver.Ouvrage de vulgarisation qui nous permet de mieux connaître les différents plastiques et leurs dangers à court et à long terme, Vivre sans plastique est aussi une véritable boîte à outils pour parvenir à nous en passer au quotidien. Chantal Plamondon et Jay Sinha montrent comment analyser notre utilisation personnelle de plastique et donnent des idées de substituts sûrs, réutilisables et abordables, confirmant ainsi que nos choix personnels représentent une puissante force de changement.

  • Victimes des ravages de l'agriculture industrielle et chimique, les abeilles voient leur population gravement menacée dans plusieurs régions du globe. Leur vitalité étant un des indicateurs de la santé de la biosphère, il devient urgent de développer une apiculture écologique qui s'inscrit dans un vaste mouvement de révolution biologique en agriculture.
    Faire découvrir le monde des abeilles, comprendre leur sensibilité et partager de bonnes pratiques apicoles, tels sont les objectifs de ce manuel. Ayant développé un petit rucher (35-40 ruches) dont la tenue est respectée de ses pairs, Alain Péricard partage avec une grande générosité le fruit de son expérience et son savoir pour accompagner toute personne aspirant à se lancer ou à se perfectionner en apiculture. Qu'il s'agisse de connaissances théoriques et techniques ou de précieuses habiletés physiques, manuelles, visuelles, voire olfactives et auditives, ce livre vous apprendra:
    - les bases de la biologie de l'abeille et ses interactions avec l'environnement;
    - les ressources nécessaires pour installer vos ruches, sur quel site;
    - l'équipement et les outils indispensables pour accomplir les différentes tâches lors des visites de ruches tout au long de la saison apicole;
    - comment identifier, prévenir et protéger ses ruches des maladies, parasites et prédateurs, et comment maintenir la bonne santé des colonies;
    - les techniques spécifiques aux interventions qui concernent la reine et la sélection génétique;
    - comment extraire, utiliser et transformer le miel et les autres produits du rucher ; ---- comment favoriser des colonies vigoureuses au terme de la période critique de l'hivernage.

    Inscrivant sa démarche dans la nécessaire reconfiguration de nos rapports avec la nature, l'auteur expose en outre tout ce que nous apporte la fréquentation des abeilles, collectivement et individuellement, et leur importance pour l'environnement, l'alimentation, la santé et pour notre plaisir. Richement illustré et rédigé par un apiculteur d'expérience, ce livre vient combler un grand besoin en offrant au public le premier véritable manuel d'apiculture écologique dans l'espace francophone.
    «Le temps d'aimer et de prendre soin de la vie à laquelle nous devons la vie est plus que venu. Au-delà d'un simple vade-mecum, cet ouvrage est, par son écriture et son propos, un témoignage. Nul doute que le lecteur de cet ouvrage sera gratifié d'une belle initiation comme j'en ai eu moi aussi le privilège.»
    - Pierre Rabhi, extrait de la préface

  • C’était un consensus scientifique avant même l’apparition de la COVID-19: 90% des épidémiologistes avaient prédit qu’un virus ou une bactérie causerait une pandémie planétaire. Avec l’éclosion de plus de 300 maladies infectieuses ces dernières décennies, la prévision paraît logique. Mais d’où viennent les coronavirus, les maladies comme Ebola, le paludisme ou le choléra, une des plus mortelles de l’histoire? Et si la santé mondiale dépendait de l’équilibre écologique mis à mal par des siècles de développement industriel? Des bidonvilles de New York au XIXe siècle aux marchés d’animaux sauvages en Chine, en passant par Port-au-Prince et les forêts centrafricaines, la journaliste Sonia Shah est partie sur les traces des épidémies dans cet essai digne d’un polar scientifique. Véritable voyage dans le corps, le temps et l’espace, Pandémie démontre avec brio le lien entre épidémie et écologie, mais aussi entre maladies infectieuses et conditions de vie des populations. De quoi regarder d’un autre œil la défense de la biodiversité et de la justice sociale.   Les pages qui suivent racontent l’histoire des pandémies à travers le prisme de l’action humaine. C’est une histoire où l’avenir des pandémies, tout comme leur passé, est mêlé au nôtre. Nous le tenons entre nos mains. — Sonia Shah  

  • Considérant les ravages du tourisme et les effets délétères de son industrie, il est généralement de bon ton d’opposer à la figure du touriste celle du voyageur, dont les intentions seraient nobles et les agissements respectueux des populations et des environnements. Or, est-il encore possible de concevoir le voyage comme mode d’être au monde et comme moyen d’aller à sa rencontre? Et d’où nous vient ce «besoin» de voyager? C’est à partir de ces questions d’ordre philosophique que Rodolphe Christin nous invite à penser le voyage, lui pour qui cette notion doit avant tout constituer «un acte de l’esprit, une expérience particulière de la pensée et du corps. Autrement dit, une certaine expérience du monde que les infrastructures touristiques mettent à mal et qu’il conviendrait cependant de sauver».

  • «Dès l'enfance, on nous peint un portrait consensuel et idyllique de la vie des animaux de ferme, entre autres à travers les livres [...]. On finit par y croire.»
    À partir d'une expérience concrète et anodine, alors qu'elle prépare machinalement un repas, l'autrice se heurte à une contradiction fondamentale: elle, pourtant si empathique, s'apprête à consommer un être doué de sensibilité, qui a souffert toute sa vie pour lui procurer quelques instants de saveur. C'est le point de départ pour elle d'une série de réflexions engageantes sur notre rapport à l'animal, sur les pratiques cruelles des abattoirs, sur notre dissonance cognitive, mais aussi sur les problèmes environnementaux auxquels nous faisons face.
    À travers un argumentaire rafraîchissant qui anticipe toute critique, Comment (et pourquoi) je suis devenue végane s'adresse à toute personne préoccupée par les conséquences de ses choix alimentaires, curieuse d'en comprendre plus précisément les enjeux et soucieuse d'adopter des comportements plus cohérents avec ses valeurs éthiques.

  • Le retour de la religion auquel nous assistons dans les discussions politiques depuis le début du XXIe siècle fait ressurgir des questions anciennes. La religion est-elle compatible avec un esprit résolument moderne? Comment devons-nous envisager la cohabitation entre les croyant.e.s, les non-croyant.e.s et les agnostiques au sein de nos sociétés? Est-il possible d'aménager un espace de dialogue entre les groupes appartenant à différentes religions à l'échelle nationale et internationale?

    Michel Seymour s’engage dans une riche investigation philosophique pour réfléchir à la laïcité des institutions des États démocratiques occidentaux et aux difficultés que pose le pluralisme des conceptions morales, religieuses et philosophiques. Il examine notre rapport à la religion à partir de trois angles différents: le passage de la tradition à la modernité, l’aménagement d’un espace laïque au sein d'une société nationale et les relations internationales envisagées dans la perspective du droit des peuples, en trouvant inspiration chez les penseurs Charles Taylor, Ludwig Wittgenstein et John Rawls.

    Même s'il peut sembler périlleux, l'exercice est d'autant plus nécessaire qu’on assiste à une montée du racisme et de l’intolérance un peu partout en Occident ainsi qu'à l'adoption de lois sur la laïcité qui visent en filigrane le port du foulard islamique. Dénouant le fil rouge qui sépare la raison de la déraison, la tolérance de l’intolérance, le respect du mépris, Michel Seymour nous invite à dépasser nos vieux réflexes manichéens afin de permettre une véritable rencontre entre les sociétés libérales et communautariennes.

  • Le futur est dans l'enfance. Pas seulement parce que le futur appartient aux enfants, mais surtout parce que l'enfance est le seul état dans lequel l'humain fait profondément alliance avec l'univers qui l'entoure. Or, en ces temps difficiles que nous traversons, notre principale possibilité d'un futur émancipé réside précisément dans cette alliance avec l'univers que portent en eux les enfants. Si la pédagogie est le soubassement essentiel à toute entreprise d'émancipation de l'enfant, elle doit l'accompagner dans sa création de liens avec tout ce qui vit autour de lui. Autrement dit, la pédagogie doit cultiver des liens qui libèrent. Ce n'est pas seulement une question de formation des nouvelles générations, c'est toute notre culture et notre futur qui sont en jeu.

  • Il y a une dizaine de milliers d'années, la sédenta­ri­sation des groupes humains, l'émergence de l'agriculture et l'établissement des premiers États ont jeté les bases de notre civilisation. Et si cette «révolution néolithique» n'était qu'une parenthèse malheureuse dans le cours de l'histoire humaine, comme le prétendent les primitivistes ? Et si ces événements, loin d'être «civilisateurs», avaient précipité l'humanité dans un processus écocide et autodestructeur dont nous mesurons seulement aujourd'hui toute la gravité? Stimulé par ces questions qui imprègnent les débats écologistes depuis les années 1960, Pierre Madelin examine d'un regard critique les fondements historiques et anthropologiques de cette théorie selon laquelle les multiples formes de domination ne sont pas inhérentes à la vie sociale, mais résultent de cette «catastrophe fondatrice» du Néolithique. Or le primitivisme se révèle une impasse politique, affirme l'auteur: plutôt que de mythifier la vie préhistorique en anticipant l'effondrement de la civilisation industrielle, ne vaudrait-il pas mieux se mobiliser pour une transition vers une société agroécologique?

  • Nous le constatons tous les jours: la nouvelle économie numérique qui carbure aux algorithmes et aux mégadonnées (Big Data) pose des défis de plus en plus préoccupants à nos sociétés, surtout en ce qui a trait à la protection de la vie privée, au travail ou au vivre-ensemble. Au-delà des promesses de progrès et de liberté que nous chantent ses principaux laudateurs, dont Google, Amazon et Facebook, quelles logiques, quels intérêts se cachent dans la lumière de nos écrans? Qui possède nos donnée? Quels dangers recèle la rencontre de l'automatisation du travail, de la cybernétique, de la quantification et du néolibéralisme à travers le Big Data?
    Ces logiques numériques capitalistes participent à l'amenuisement, voire à la suppression de l'espace politique, à l'érosion de la pertinence économique et sociale du travail humain et à la destruction de la société comme lieu de mutualisation des activités, des projets et des risques. Les moindres aspects de nos existences sont paramétrés en données, c'est-à-dire en marchandises ou en outils de surveillance. Il s'agit de tout mesurer, de numériser le réel et de réduire la vie à des indicateurs: seul ce qui est compté compte. Qui plus est, ces dynamiques accélèrent la mise en place d'oligopoles de la donnée d'une puissance financière et technologique sans précédent. En un mot, elles menacent ni plus ni moins nos sociétés de dissolution.
    Pierre Henrichon déploie une analyse percutante des dynamiques sous-jacentes à ce véritable complexe sociotechnique et financier qu'est le phénomène du Big Data, mais offre également un vibrant plaidoyer contre cette tendance à réduire l'humain à une forme de capital dont il faut uniquement mesurer le rendement.

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