Littérature européenne rare

  • Au retour d'un paisible séjour dans son Epire natale, le commissaire Charitos découvre avec plaisir qu'il est enfin promu directeur intérimaire de son service. Comble de bonheur, Katérina sa fille adorée attend un heureux événement.

    Une atmosphère détendue bientôt troublée par un premier meurtre, suivi d'un deuxième, puis d'un troisième. Ces trois crimes semblent connectés : les victimes sont d'anciens professeurs devenus ministres.
    Cette fois le projecteur est braqué sur l'université grecque. Charitos est confronté à un monde dont il ignore tout : l'université, dont les faiblesses, compromissions et magouilles malodorantes sont peu à peu exposées au grand jour. Et le commissaire va devoir plonger dans les méandres des technologies nouvelles et autres réseaux mystérieux pour faire la lumière sur cette sinistre affaire.

    Au bord de la crise de nerfs, Charitos pourra bien sûr compter sur son antidote de toujours : la chaleur humaine, l'amour familial et l'amitié indéfectibles.

  • L'iliade

    Homère

    • Seuil
    • 7 Octobre 2010

    A l'aube de la littérature européenne, le récit d'une guerre qui aurait eu lieu à Troie vers 1250 avant l'ère chrétienne. Homère le mystérieux aveugle se souvient et chante quelques siècles plus tard. Il raconte le siège impossible des Achéens devant Troie. Leur champion, Achille, s'est retiré du combat, par colère contre Agamemnon, le chef de l'armée. Hector, le meilleur Troyen, soutenu par Zeus, en profite pour briller et acculer les Achéens à leurs navires...Plus de 16000 vers. Une épopée en 24 chants. Une architecture grandiose. Un sublime indépassable. L'oeuvre la plus accomplie d'Homère selon Aristote. L'école de toute poésie et davantage encore. Celle de l'immortalité et de tous les rêves de gloire et de renom. La nostalgie de la paix et du bonheur perdu, l'exaltation de la vie éphémère. La référence absolue pour toute discussion sur le sens de la vie et sur l'art.Ce texte fondateur est enfin rendu accessible dans une traduction qui vise à en transposer le rythme, à en recréer le rituel langagier, pour redonner une chance à la voix épique en français. Vingt ans de labeur, le temps de prendre Troie et de rentrer à Ithaque, pour le traducteur qui a dit et fait dire différentes étapes de son texte lors de lectures intégrales en 2005-2006 à la Sorbonne, Avignon et Athènes.

    Né en 1960, Philippe Brunet, helléniste, professeur à l'université de Rouen, est spécialiste de la poésie antique, dont il restitue la voix en s'accompagnant d'une lyre. Il a publié Sappho, Hésiode, la Batrachomyomachie, Antigone. Avec la compagnie Démodocos, il recrée le répertoire théâtral antique ; il a monté les Perses, la trilogie de l'Orestie, les Grenouilles, Antigone, Circé et de nombreuses adaptations de l'Odyssée.

  • Utopies réalistes

    Rutger Bregman

    • Seuil
    • 24 Août 2017

    Ouvrir grand les frontières, une semaine de travail de quinze heures, le revenu de base universel... Des idées naïves et dépassées ou bien la force de l'utopie renouvelée ? Résolument anti-décliniste, Utopies réalistes tombe à pic et nous explique comment construire un monde idéal aujourd'hui et ne pas désespérer ! D'une ville canadienne qui a totalement éradiqué la pauvreté à l'histoire d'un revenu de base pour des millions d'Américains sous Richard Nixon, Rutger Bregman nous emmène dans un voyage à travers l'histoire et, au-delà des divisions traditionnelles gauche-droite, défend des idées qui s'imposent par la force même de l'exemple et le sérieux de la démarche historique. Tout progrès de la civilisation - des débuts de la démocratie à la fin de l'esclavage - fut d'abord considéré comme un fantasme de doux rêveurs.

    À la fois stimulant et passionnant, appuyé sur les travaux d'Esther Duflo, Thomas Piketty, David Graeber, etc., cet essai vif, pédagogique et amusant rouvre plusieurs perspectives : la réduction du temps de travail, le revenu universel, plus largement la lutte contre la pauvreté et la réduction des inégalités, la taxation des flux financiers, et enfin l'ouverture des frontières. Alors laissons l'enthousiasme de l'auteur, à contre-courant du pessimisme ambiant, nous convaincre que de nouvelles propositions utopiques peuvent être envisageables à court terme.

  • Alors que le commissaire Charitos fête la naissance de son petit-fils, son bonheur est vite troublé par une série d'attaques à la bombe, qui l'obligent à mener une nouvelle enquête. Cette fois, le meurtre des six victimes est doublement mystérieux : loin d'être des crapules, elles sont des personnes fort appréciées, et quant aux attentats, ils sont revendiqués par une obscure « Armée des Idiots Nationaux » dont les motivations restent inexpliquées.

    Et si les morts n'étaient pas aussi respectables qu'ils en ont l'air ? S'ils avaient une face cachée moins reluisante ? Au coeur d'une société toujours en proie à la crise sous la férule de la Troïka, Charitos démasque les coupables mais découvre une vérité dérangeante.

    /> Traduit du grec par Hélène Zervas et Michel Volkovitch

  • « Ce livre expose une idée radicale.

    C'est une idée qui angoisse les puissants depuis des siècles. Une idée que les religions et les idéologies ont combattue. Une idée dont les médias parlent rarement et que l'histoire semble sans cesse réfuter.

    En même temps, c'est une idée qui trouve ses fondements dans quasiment tous les domaines de la science. Une idée démontrée par l'évolution et confirmée par la vie quotidienne. Une idée si intimement liée à la nature humaine qu'on n'y fait souvent même plus attention.

    Si nous avions le courage de la prendre au sérieux, cela nous sauterait aux yeux : cette idée peut déclencher une révolution. Elle peut mettre la société sens dessus dessous. Si elle s'inscrit véritablement dans notre cerveau, elle peut même devenir un remède qui change la vie, qui fait qu'on ne regardera plus jamais le monde de la même façon.

    L'idée en question ?

    La plupart des gens sont bons ».

    Captivant et inspirant, formidable succès partout dans le monde, Humanité ouvre avec humour, sérieux et pédagogie de nouveaux horizons. Et si nous étions plutôt bons ? Et si un livre pouvait changer le monde ?

  • Le grand cahier

    Agota Kristof

    Dans un pays ravagé par la guerre, deux enfants (des jumeaux) abandonnés à eux-mêmes font seuls l'apprentissage de la vie, de l'écriture et de la cruauté. Premier roman d'une émigrée hongroise installée en Suisse, Le Grand Cahier est également le premier volet d'une trilogie qui comprend La Preuve et Le Troisième Mensonge. L'oeuvre d'Agota Kristof est aujourd'hui traduite dans une quinzaine de pays.

  • La preuve

    Agota Kristof

    Dans un pays en guerre, deux jumeaux se séparent. L'un d'eux franchit la rontière, laissant l'autre désemparé, privé d'une partie de lui-même. Lucas semble voiloir se consacrer au bien. Quand Claus revient, trente ans plus tard, Lucas a disparu. Seule preuve de leur existence commune : la Grand Cahier.Agota Kristof (1935-2011), née en Hongrie, est l'auteur de "la trilogie des jumeaux" (Le Grand Cahier, La Preuve et Le Troisième Mensonge) traduite dans le monde entier.

  • Trois jours

    Petros Markaris

    Dans ce recueil de huit nouvelles, Petros Markaris nous promène dans le temps et dans l'espace, de la Grèce contemporaine à celle des colonels, de l'Allemagne d'aujourd'hui à celle de 1944, d'Athènes à Istanbul durant les pogroms visant la communauté grecque. Le lecteur retrouve l'hypersensibilité de l'auteur à la question des migrants et de « l'étranger », le dégoût du nationalisme, l'analyse subtile des relations complexes entre Grecs et Turcs tantôt oppresseurs, tantôt opprimés. Et les effets durables de la crise sur la population.

    Au fil des énigmes, des investigations, des cadavres exhumés, Petros Markaris déploie tout son registre, du tragique abordé avec pudeur au rire franc en passant par le sarcasme et le sourire en coin.

    En fustigeant l'état de la société à travers des enquêtes criminelles, il démontre une fois de plus ses talents de conteur, d'observateur attentif de son époque, de commentateur incisif et lucide. Sans jamais se défaire de son empathie pour ses personnages.

    Traduit du grec par Loïc Marcou, Michel Volkovitch et Hélène Zervas.

  • Offshore

    Petros Markaris

    Finie la crise ! La Grèce va mieux !
    Hélas, il s'agit d'une fiction.
    Désormais la Grèce est aux mains d'un parti ni-de-droite-ni-de-gauche que dirigent de fringants quadragénaires, amis des patrons et des banquiers.
    Et l'argent coule à flots. Mais d'où vient l'argent ?
    Aux yeux du commissaire, tout ça est louche. Comme le triple assassinat d'un cadre supérieur de l'office du tourisme, d'un armateur, d'un journaliste à la retraite sur lequel il enquête. Et ces immigrés qui avouent leur crime avec un empressement suspect ? Seraient-ils des paravents dissimulant les vrais coupables ?
    L'argent, Charitos n'en aura jamais. Avec sa manie de privilégier ses convictions aux dépens de la discipline, point d'avancement. Mais plus que monter dans la hiérarchie, nous dit Markaris, l'important c'est de ne pas descendre dans l'estime de ceux qu'on aime.
    Et Adriani se déclare fière de son commissaire de mari !

  • Né en Bucovine en 1936, Norman Manea a été déporté dans un camp de concentration en Transnistrie, en 1941, comme l'ensemble de la population juive de cette région. Ses grands-parents y périront. A son retour, en 1945, il est fasciné par l'utopie communiste. mais s'aperçoit très vite de la réalité cruelle, perverse et tragi-comique de ce régime totalitaire. Dès lors, la littérature se présente à lui comme un véritable refuge. Poussé à l'exil en 1986. d'abord à Berlin-Ouest, puis à New York, il se voit privé de son dernier asile et seul ancrage, sa langue. A l'occasion d'un séjour en Roumanie en 1997, le temps se décloisonne : la mère est morte entre-temps. mais les fantômes du passé viennent croiser ceux du présent, entre réalité et hallucination. Ce somptueux roman évoque soixante ans de ténèbres. ce qui n'empêche pas un humour parfois burlesque. L'auteur explore un " je " aux multiples facettes pour faire revivre un destin individuel débarrassé des clichés de victimisation de la mémoire collective ; il offre un fulgurant autoportrait entre terreur et beauté, qui dévoile une époque chaotique et sanglante.

  • Ce cinquième roman (le troisième au Seuil) se déroule entièrement à Istanbul, ville de naissance de l'auteur.Katerina, la fille du bien aimé commissaire Charitos, a décidé d'épouser son amoureux, Phanis, mais civilement, pas devant le pope ! Le mariage civil est aussi gai qu'un enterrement : plus personne ne se parle. Pour calmer les nerfs de sa femme, Adriana, Charitos l'emmène faire un tour à Istanbul. Au programme : tourisme, gastronomie, premiers contacts avec la petite communauté des Roums orthodoxes.Mais le séjour est bientôt troublé. Maria, une nonagénaire, aurait empoisonné son frère dans le Nord de la Grèce avant de filer à Istanbul pour régler quelques comptes avec le passé. Pour éviter un incident diplomatique, Charitos est chargé par son supérieur d'enquêter en collaborant avec un jeune collègue turc élevé en Allemagne : méfiance ancestrale au programme. Multiplication de cadavres, indices minces. Cette Maria se déplace comme un fantôme et a toujours une longueur d'avance sur la police. Ni son âge ni sa faiblesse ne l'arrêtent. Mais tout s'arrange, les deux policiers finissent par tisser des liens amicaux, ils retrouvent Maria, et une fois son compte réglé, Charitos se presse de rentrer à temps pour le mariage religieux auquel Katerina a finalement consenti.

  • La Grèce en 2011 : la crise économique s'aggrave. Les riches vivent bien et ne payent pas leurs impôts, les pauvres, eux, sont partagés entre révolte ou désespoir. Un inconnu ne choisit ni l'un ni l'autre : il agit . en franc tireur. Plusieurs fraudeurs fiscaux reçoivent un courrier signé " Le percepteur national " les enjoignant de payer les sommes dues au fisc, faute de quoi ils seront exécutés. Trois fraudeurs qui n'ont pas obtempéré sont retrouvés morts sur un site archéologique. Mais d'autres ont payé, et le fameux percepteur national réclame alors à l'État une importante commission. Lors de la remise de l'argent, il échappe au piège qui lui est tendu. Il annonce que désormais il ne collectera plus mais exécutera des hommes politiques ayant favorisé naguère la fraude fiscale. Le gouvernement s'affole. Un politicien est bientôt assassiné. L'enquête piétine. Le commissaire débusquera l'assassin grâce à deux jeunes femmes : son assistante, experte en électronique, et une psychologue.
    L'enquête policière alterne avec la vie de famille du commissaire Charitos (sa fille chômeuse envisage l'exil) et la description d'Athènes en 2011, miroir d'une Grèce dévastée par la crise - salaires et retraites rognés, magasins qui ferment, suicides de personnes ruinées - tandis que les riches continuent de se la couler douce.

  • Au début du récit, Katérina, la fille du commissaire Charitos connue pour son action en faveur des immigrés, se fait tabasser par des nervis de l'Aube dorée. Parallèlement, à Athènes, un certain nombre d'assassinats se succèdent. Ici les victimes sont des gens simples à qui on n'a, à première vue, rien à reprocher, contrairement aux épisodes précédents où il s'agissait de notables : banquiers, riches évadés fiscaux, anciens militants de gauche installés au pouvoir.
    Les cinq victimes sont toutes abattues par la même arme, le Smith & Wesson en usage dans l'armée grecque après guerre. Les meurtres sont revendiqués par "Les Grecs des années 50". Le commissaire a fort à faire : d'une part pourchasser les néo-nazis de l'Aube dorée, les empêcher de perpétrer leurs sinistres exploits, et retrouver les agresseurs de sa fille. D'autre part, il n'aura de cesse d'enquêter et de remonter la piste complexe jusqu'aux "Grecs des années 50".

  • Hier

    Agota Kristof

    • Seuil
    • 1 Janvier 1998

    Aujourd'hui recommence la course imbécile. Se lever à cinq heures, prendre le bus, pointer... Pour que demain soit différent, il faudrait qu'apparaisse enfin Line, la femme idéale dont rêve Sandor Lester depuis qu'il a quitté son pays natal. Alors, il y aurait un avenir possible dans lequel Sandor deviendrait écrivain sous le nom de Tobias Horvath. Mais ce jour-là, ce n'est pas l'avenir qui monte dans le bus. C'est Line, la vraie Line, surgie du passé...

    Avec la simplicité et la précision qu'on lui connaît, Agota Kristof raconte «l'histoire d'un grand amour impossible» et se livre à une réflexion aiguë sur le passage du temps et les injustices du monde contemporain.

  • Ce volume donne une image riche, nuancée et authentique d'une jeune femme d'exception: non pas une sainte étrangère au monde, mais une personnalité audacieuse et libertine. amoureuse de la vie, qui tente de dompter des dons intellectuels et artistiques dont le foisonnement anarchique l'entrave. C'est aussi un merveilleux journal intime. la chronique minutieuse et inlassable d'une passion, avec ses moments exaltants et ses crises de jalousie. et en contrepoint des tentatives toujours recommencées pour reconquérir un peu de distance et de sérénité. En outre, ce qu'on n'a jamais dit, Etty Hillesum a beaucoup d'humour et un vrai talent satirique, qui éclate dans le tableau qu'elle brosse de son entourage, même dans les heures les plus tragiques. crin, cette oeuvre nous confronte au mystère d'un cheminement spirituel qui est un refuge sans être un rejet du monde et des hommes, qui semble au contraire être un acquiescement. parfois même un émerveillement, et ce au pire moment de notre histoire.

  • A Athènes, le commissaire Kostas Charitos est en congé pour trois mois, suite à une balle perdue reçue au poumon, lors de sa précédente enquête. Au bout d'un mois il se sent guéri, l'inaction lui pèse malgré son penchant pour la lecture des dictionnaires. Les soins trop attentifs de sa femme Adriana l'étouffent, il déprime. Se produit alors un événement qui "réveille le flic" en lui : Jason Phaviéros, entrepreneur de travaux publics bien connu (chargé de la construction du village olympique : nous sommes en 2003), pressé de questions dans un talk-show sur ses liens avec des membres du gouvernement qui favoriseraient ses affaires, répond en sortant un pistolet et en se tirant une balle dans la bouche. Qui peut considérer que ce suicide en direct sous les yeux de millions de téléspectateurs est suspect ? Personne sauf Kosta Charitos qui décide d'enquêter officieusement. Alors qu'il accumule ses informations avec patience et obstination, un second suicide encore plus spectaculaire a lieu en direct à la télévision : il s'agit cette fois du député Lucas Stéphanakos. Peu de temps après le célèbre journaliste Apostolos Vakirtzis s'immole par le feu. Dans chacun des trois cas, le commissaire Charitos observe le même scénario : un groupuscule d'extrême-droite revendique d'avoir poussé les trois personnalités au suicide, une biographie plutôt élogieuse paraît sur chacun d'eux. Ils ont en commun un passé gauchiste -- révolte étudiante, lutte contre la junte, prison, torture -- puis une reconversion dans les affaires, la politique, le journalisme, sans perte d'idéal en apparence. L'indifférence initiale des autorités vire à la panique tandis que dans une Athènes transformée en vaste chantier, Charitos déploie minutie et ténacité pour réunir toutes les pièces du puzzle d'autant plus qu'on complote pour lui prendre sa place au Département des homicides.

  • C'est à venise que le héros de petru dumitriu, archange, est immortalisé par le divin titien.
    Il devient l'homme aux yeux gris et son regard reflète le mystère amer de l'éternel errant sur les routes du monde. son périple commence à tolède, oú ses parents, parce que juifs, sont condamnés au bûcher. contraint à la fuite, il suit avec sa bien-aimée juana une troupe de mercenaires à travers l'europe du xvie siècle, déchirée par les guerres, enfiévrée par les idées de la réforme et tenaillée par l'inquisition.
    De l'espagne aux flandres, venise et ses masques mortels, malte et ses galères, oú il connaît le calvaire de la chiourme, les contrées étranges de l'orient, les rudes neiges de la moscovie, le royaume trouble du danemark, archange est de tous les combats, de toutes les passions. tour à tour esclave et confident des grands, il mène ses mille vies exacerbées jusqu'au terme de son destin douloureux et solitaire d'apatride.
    L'amour, la haine, la trahison, l'amitié, la cruauté et la pitié, archange et son auteur nous entraînent dans tous les transports de l'âme et les vertiges de l'histoire. un roman d'action et de méditation, une épopée haletante, portée par un extraordinaire souffle romanesque.

  • Plus des ¾ de notre empreinte écologique sont invisibles : la partie cachée de l'iceberg !

    Découvrez l'impact environnemental qui se cache lorsque vous roulez en voiture - électrique ou non -, prenez l'avion ou les transports en commun ; mangez de la sauce tomate ou une belle tranche de boeuf ; quand vous portez un simple jean ou un tee-shirt, utilisez un ordinateur ou un téléphone portable ; quand vous prenez une douche ou montez l'un de vos meubles favoris, etc.
    Un livre qui ouvre les yeux ! Richement illustré, il réunit infos, outils (à chacun de mesurer sa propre empreinte) et astuces. Babette Porcelijn nous guide joyeusement vers des choix plus responsables dans notre vie de tous les jours pour vivre d'un pas léger sur la Terre.

  • Déclenchée dans un contexte de ruée vers l'or et le diamant, la guerre anglo-boer est singulière à bien des égards. Aux origines de l'Apartheid, elle oppose le puissant Empire britannique aux deux petites républiques boers. Ce conflit asymétrique, largement médiatisé, évolue très vite en guérilla. Camps de concentration, déplacements de population, terreur contre les civils, usage du gaz, famine : aucun moyen n'est épargné pour soumettre les descendants des premiers colons néerlandais d'Afrique du Sud.

    Dans ce livre couronné de prix, Martin Bossenbroek donne toute son ampleur à ce conflit inaugural des tragédies du XXe siècle et restitue, avec un réel talent littéraire, les espoirs et le désespoir de tous ceux qui ont pris part au conflit, combattants ou simples civils - voire les deux à la fois. Il met ses pas dans ceux de trois acteurs du conflit - le diplomate et juriste Hollandais William Leyds, au service de la république blanche du Transvaal, un correspondant de guerre britannique quelque peu remuant qui n'est autre que Winston Churchill et le jeune soldat boer Deneys Reitz - et suit au plus près leur destin pour livrer un récit aux allures d'épopée.

  • Félix Hoffman, ambassadeur des Pays-Bas à Prague, est un diplomate au comportement assez peu... diplomatique. Eprouvé par la vie, insatisfait de nature, il trouve refuge dans la nourriture - qu'il avale par buffets entiers - et dans la lecture de Spinoza. Mais les derniers soubresauts de la guerre froide vont perturber à jamais ce fragile équilibre...

  • Vendredi 19 décembre 1897 : on trouve un inconnu évanoui dans la neige, dans une forêt aux environs de Bucarest. Il est habillé bizarrement, ne porte pas la barbe, s'exprime d'une drôle de façon. Toute la ville est en effervescence : serait-ce Jack l'Éventreur, à la une de tous les journaux, un fou échappé de l'asile, un vrai faussaire ou un faux journaliste? Et s'il venait d'une autre époque ?

    Un voyage dans le temps qui nous entraîne, à la suite de ce personnage mystérieux, dans la capitale roumaine à la fin du XIXe siècle, le siècle de la joie de vivre, où l'on croyait fermement à l'avenir et aux progrès de la science. Un compte à rebours, en treize journées trépidantes, avant le réveillon du 31 décembre 1897.

    Historique, fantastique, policier : Ioana Pârvulescu tire habilement tous ces fils, tissant le passé avec le présent, l'Histoire avec la fiction, dans un roman savoureux et pétillant.

    Prix de l'Union européenne pour la littérature (2013)

  • Grande découverte littéraire ! Une trilogie autobiographique poignante faite de fragments de mémoires et saisissante de justesse. Publiée pour la 1ère fois en France, l'oeuvre de Kovacic est à la Slovénie ce que celle de Milosz est à la Pologne, celle de Peter Nadas à la Hongrie ou encore celle de Kadaré à l'Albanie. Ce premier volume (1938-1941) s'ouvre sur le départ de Bâle et s'achève avec l'occupation de la Slovénie par les troupes de Mussolini. Kovacic enfant imagine le pays de son père, il en rêve et se voit déjà chevauchant des chevaux sauvages et naviguant sur les grandes rivières. Après un voyage cauchemardesque, arrivé dans la ferme de son oncle paternel, Lozje connaît la faim et rencontre l'hostilité d'une partie de la famille qui l'exploite tel un étranger. Les rapports tendus entre ses parents et le reste du village se dégradent au point que les Kovacic partent à Ljubljana. Réduits à la misère, ils survivent difficilement. Le père, malade, perd son travail, la soeur aînée vend ses charmes pour que la famille conserve un toit. La vie de l'enfant est si rude qu'il refuse d'apprendre le slovène et se réfugie dans le mutisme. Il vole, mendie, frise la délinquance, sans pour autant s'enfermer dans la culpabilité ou le désespoir. Il vit tout simplement comme un enfant, dissimulant son profond désarroi dans une attitude permanente de défi. Le caractère exceptionnel de cette oeuvre réside dans son écriture. C'est une pensée qui se charge à chaque instant de plusieurs dimensions de la réalité, pour constituer un puzzle foisonnant. C'est un regard innocent confronté à un monde nouveau et cruel. Un enfant qui photographie la vie en des instantanés fulgurants et précis qui se bousculent comme par rafales. Cette écriture, porteuse d'une très grande émotion, nous livre des pages admirables sur l'état des choses de cette époque, sans nul besoin de discours explicatifs ou de références à la "Grande Histoire". Le lecteur, fasciné, rencontre en compagnie du jeune Bubi des paysans sortis tout droit du Moyen-Âge, des exilés italiens antifascistes, des Slovènes fascinés par Hitler, des petits bourgeois, des criminels, des professeurs ultranationalistes, des affairistes douteux qui attendent l'arrivée de l'ordre nouveau.

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