Entreprise, économie & droit

  • Ce dernier volume reprend, cette fois dans sa chronologie du XVe au XVIIIe siècle, l'histoire économique du monde. Non pas de l'univers tout entier, mais de ces seules zones très minoritaires qui vivent selon « le temps du monde », le regard tourné vers les échanges internationaux - toutes zones de civilisations denses, à la richesse ancienne. En gros deux blocs : l'Europe d'un côté, de l'autre l'Extrême-Orient qui lie Inde, Chine, Islam en un puissant réseau, longtemps à égalité avec l'Europe. L'histoire de ces quatre siècles est précisément celle de la rupture progressive de cet équilibre ancien. Il a été bouleversé, recréé à partir des hauts lieux du capitalisme qui ont successivement pris la tête de l'Europe : Venise au xve siècle, puis Gênes, Amsterdam, Londres, jusqu'à la révolution anglaise du XIXe siècle, qui a scellé l'inégalité du monde. Nous en vivons encore les conséquences. En conclusion : le destin du capitalisme d'aujourd'hui s'explique-t-il à la lumière du passé?

  • "Civilisation matérielle, économie et capitalisme XVe - XVIIIe siècle 1. Les Structures du quotidien.
    2. Les Jeux de l'échange.
    3. Le Temps du monde.
    Ces trois volumes sont une introduction à l'histoire du monde du XVe au XVIIIe siècle, un voyage à travers le temps et l'espace des civilisations qu'a bousculées alors - en Asie, en Amérique, en Afrique - la violente expansion de l'Europe. C'est aussi une réflexion peu orthodoxe sur la nature et le rôle d'un acteur important : le capitalisme, que l'auteur, contre toutes les règles, distingue vigoureusement de l'économie de marché. L'accent est mis sur le poids énorme d'un troisième secteur, celui d'une production paysanne encore majoritairement enfermée dans le troc et l'autosuffisance, à l'écart du marché.
    Ce premier volume, Les Structures du quotidien : le possible et l'impossible, est un inventaire de la culture matérielle avant la grande rupture de la révolution industrielle : misère et luxe; routines paysannes; nourritures, costumes et logement, du riche et du pauvre; outils, techniques, monnaies et pseudo-monnaies, villes... C'est donc un grand livre d'images où toutes les civilisations du monde ont leur mot à dire. Chemin faisant se mesure l'étroitesse des limites du possible pour ces sociétés d'hier, en butte, toutes, à des famines meurtrières, à l'inexorable faiblesse des sources d'énergie et des techniques, à la lenteur et au débit dérisoire des transports, des communications. L'auteur nous entraîne ainsi loin des facilités que la vie actuelle nous prodigue, dans une autre planète, dans un autre univers des hommes "."

  • Avec Les Jeux de l'échange, nous quittons la vie matérielle stagnante qu'évoque le premier volume pour entrer dans le mouvement de la vie économique. De bas en haut de l'échelle, voici tous les outils de l'échange : colportage, marchés, échoppes et boutiques, foires, bourses, banques. Autant d'étapes de l'épanouissement de l'économie de marché, confondu d'ordinaire avec celui du capitalisme. L'auteur, au contraire, distingue ou même oppose les activités et les acteurs de l'économie de marché et du capitalisme, celle-là sous le signe de l'échange naturel et sans surprise, de la transparence et de la concurrence, celui-ci animé par la spéculation et les calculs savants d'un petit groupe d'initiés. Parce qu'il se fonde sur la puissance, le capitalisme a toujours pu se réserver les secteurs privilégiés de l'accumulation, secteurs changeants au fil du temps :
    Du XV au XVIII siècle, non pas l'industrie, mais la banque et le négoce international.

  • La monnaie de toutes les réalités économiques, la monnaie est la plus difficile à discerner. cela tient notamment à la diversité de ses fonctions et de ses formes. instrument de mesure des valeurs, c'est aussi un intermédiaire des échanges et une réserve de pouvoir d'achat. pièces, billets, cartes bancaires, chèques et crédits témoignent de son caractère protéiforme. chacun perçoit donc son omniprésence dans la vie quotidienne comme son importance dans le débat public, que l'on ne peut guère suivre sans quelques idées claires sur la monnaie.
    Le présent ouvrage voudrait aider le non-spécialiste à les acquérir. quelles notions essentielles faut-il retenir des grandes théories économiques classiques, monétaristes, keynésiennes, post-keynésiennes ? quels sont les principaux mécanismes de la création monétaire ? de quels moyens disposent les pouvoirs publics pour maîtriser l'évolution de la masse monétaire en fonction des objectifs globaux de la politique économique ? comment s'organisent les relations monétaires et financières entre un pays et l'extérieur ? quels sont les tenants et les aboutissants de la coopération monétaire européenne, internationale ? quelles sont les perspectives de la monnaie unique ? comment sont assurés la collecte de l'épargne, le financement des entreprises ou de l'etat ?
    Telles sont, pour l'essentiel, les questions auxquelles s'efforce de répondre cet exposé de synthèse précis, actuel et documenté.

  • Un Romain digne de ce nom est bon général, bon orateur et bon jurisconsulte. Ainsi, à côté de la guerre et de l'éloquence, le droit s'affirme comme une donnée fondamentale de la civilisation romaine. II peut sans doute constituer un savoir technique, mais ses échos se retrouvent bien souvent dans la littérature.
    Ces allusions, ces parodies et ces réflexions qui se réfèrent à un langage et à des usages précis échappent parfois à ceux qui n'en sont pas vraiment familiers. Aussi cet ouvrage a-t-il d'abord pour but de proposer une introduction aux données juridiques romaines. En premier lieu, l'accent est mis sur ce système qui s'appuie sur des éléments bien différents du nôtre, puis les principales questions du droit sont exposées brièvement : famille, propriété, testament et procédure, tout en suggérant les rencontres qui s'accomplissent avec les oeuvres littéraires.
    Car ceux qui font le droit sont également des hommes proches de la société et des courants intellectuels de leur temps. A un moment où notre connaissance de leurs personnalités et de leurs méthodes se renouvelle, il nous a paru nécessaire d'insister sur cette communauté culturelle trop souvent oubliée. II n'est pas moins nécessaire de s'attacher à la réflexion sur le droit qui s'est élaborée au cours des siècles dans le monde romain. Son influence sur la pensée européenne n'est pas à négliger et, aujourd'hui, alors que la philosophie du droit suscite un intérêt renouvelé, l'apport de la Rome antique mérite d'être reconnu.
    Michèle Ducos, professeur de latin à l'université de Bourgogne, s'intéresse au droit et à la réflexion sur le droit à Rome. Elle est notamment l'auteur de Les Romains et la Loi, publié aux Belles Lettres.

    Série Antiquité dirigée par Paul Demont.

  • "Le commerce international est caractérisé par deux mouvements apparemment contradictoires : d'une part une tendance à la libéralisation des échanges, et de l'autre la multiplication de conflits commerciaux. Ces conflits concernent des secteurs aussi divers que l'agriculture, l'aéronautique civile ou l'audiovisuel. Ils impliquent des pays développés (Etats-Unis, Europe et Japon) dont les pouvoirs publics affichent pourtant une doctrine libre-échangiste et la volonté de ne pas interférer dans la gestion des échanges internationaux. Toutefois, et en rupture avec la situation fréquemment rencontrée jusqu'au premier tiers du XXe siècle, ces conflits commerciaux n'enclenchent pas de mécanisme de représailles généralisées conduisant à un phénomène de " contagion protectionniste ".
    Ce livre est consacré à l'analyse de ces nouvelles tendances des échanges internationaux. Il dresse un panorama des développements théoriques réalisés ces vingt dernières années et les replace dans une perspective historique. Il présente les nouvelles formes de protection qui se substituent aux traditionnels droits de douane. II détaille enfin les politiques commerciales menées par les Etats-Unis, l'Europe et le Japon et fait le point sur les négociations internationales en cours en vue de leur harmonisation.

    Philippe Barbet est professeur de sciences économiques à l'Université de Poitiers. Il est membre du CREI (Centre de recherche en économie industrielle) de l'Université de Paris XIII et du département d'économie de l'ENST (Ecole nationale supérieure des télécommunications)."

  • Laurent Martin
    La Presse écrite
    en France au xxe siècle

    Si les premiers journaux de diffusion populaire voient le jour sous la monarchie de Juillet, la presse moderne indépendante et libre ne prend véritablement son essor qu'avec la grande loi de 1881.
    Le présent ouvrage retrace l'histoire du monde journalistique depuis cette date marquante. Il évoque donc, au tout premier chef, les grands combats intellectuels et politiques français depuis l'aube de la IIIe République.
    Il décrit également l'exercice d'une profession singulière qui a partie liée avec tous les débats d'idées, qui s'y engage avec passion mais ne peut ignorer les pesantes lois de l'économie.
    D'où l'importance accordée également, dans l'exposé, aux mutations technologiques, aux méthodes de diffusion, aux questions économiques et financières qui ont pu affecter en profondeur la vie des quotidiens et des périodiques, sans négliger bien entendu le rôle des personnalités les plus marquantes, celles qui ont su imposer un style, captiver un public ou mettre en question la société de leur temps.
    L'actualité la plus récente n'est pas ignorée et le lecteur trouvera des éléments qui lui permettront de nourrir sa réßexion sur ce que l'on appelle communément aujourd'hui la « crise de la presse ».

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