L'histoire

  • Ce récit entraîne le lecteur à la suite de la chevelure rousse d'une des femmes les plus surprenantes de l'Histoire de France. Belle, assurément, et de moeurs libres... On lui connait de nombreux amants. Ses deux mariages la firent deux fois reine : d'abord en épousant le roi de France, Louis VII en 1137 et ensuite, en 1152, Henri Plantagenêt, futur roi d'Angleterre sous le nom d'Henri II. On la suit également au cours de la deuxième croisade, l'auteur nous faisant partager son émotion en découvrant Jérusalem. Parmi les femmes de la noblesse, elle fut la seule à se rendre en Terre Sainte. En son éblouissante compagnie, le lecteur assiste aux fastes de la cour qu'elle tenait en Aquitaine et rencontre les poètes et les troubadours dont elle aimait s'entourer. Une découverte du flamboyant XIIe siècle où se cultivaient l'amour courtois et la langue occitane. Une plongée capiteuse dans l'Histoire, le ravissement de l'amour et de la beauté. Une ode aussi à la joie de vivre.

  • Albert Soued, écrivain et politologue, nous propose un exposé de la situation constamment explosive de cette partie du monde. Les chroniques qui composent l'ouvrage tiennent le fil de l'actualité, déchiffrent et analysent le Moyen-Orient empêtré dans ses multiples convulsions, tiraillé au travers des crises qui secouent la Libye, la Syrie, l'Égypte, l'Iran, le Liban, le Qatar, l'Arabie saoudite, au milieu desquels Israël reste menacé et enclavé. Les comptes rendus d'Albert Soued nous permettent d'approcher des sujets sensibles et rarement évoqués dans la presse hexagonale tels que l'islam et son imprégnation, l'affrontement chiite-sunnite etc. La mise en perspective des événements dans l'ouvrage nous conduit à comprendre que cette région du monde possède tous les motifs de crise - sociaux, politiques, religieux, militaires -, qu'ils se ressemblent et se recoupent et que les problématiques s'interpénètrent et s'intègrent.

  • Simone Signoret et Yves Montand sont nés en 1921.
    C'est l'occasion de les honorer et de les faire revivre.
    Ce livre ne propose pas d'évoquer leur carrière magistrale mais leur vie de femme et d'homme. Le milieu familial où ils ont vu le jour. La confrontation avec la misère et la lutte pour s'imposer dans la vie.
    Avec une plume inspirée et chaleureuse, l'auteur nous propose d'attacher nos pas aux leurs. De saisir leur complicité et les codes qui gouvernaient leur mode de vie. De s'interroger, en compagnie de l'astrologue Martine Barbault, s'ils devaient se rencontrer - étaient-ils destinés l'un à l'autre ? De les suivre dans la dénonciation des injustices et les combats qu'ils ont menés sans relâche, avec un courage et une détermination exemplaires.
    Ce livre est l'occasion d'aller à la rencontre du couple qui compte parmi les plus célèbres du XX e siècle.

  • On connaît l'histoire tragique de Lucrèce, mais de son portrait, peint en 1666 par Rembrandt, on ne savait presque rien jusqu'au jour où un restaurateur découvre sur la toile une trace qui avait jusque-là été masquée. C'est à partir de cet indice que l'auteur nous conduit vers une quête de sens donnant au tableau toute sa profondeur et sa sincérité.

  • Jamais une telle enquête n'avait été réalisée à ce jour. Les auteurs Frédéric Albert Lévy, Kevin Bertrand Collette et Tony Crawley, tous passionnés depuis des années de la série des !lms du célèbre agent, nous entraînent à l'intérieur de l'univers de James Bond. Ils nous font découvrir de quelle façon chaque comédien a été choisi, ce qu'il a apporté à la série : réalisme, fantaisie, comédie.
    Nous sommes aussi invités dans les coulisses des tournages et, au passage, nous récupérons des anecdotes et des con!dences. L'ouvrage se veut aussi un hommage au créateur Ian Flemming qui lui-même collabora avec les services secrets britanniques.
    Pour votre plus grand plaisir venez à la rencontre des 8 visages de James Bond - Barry Nelson (télévision), Sean Connery, David Niven, George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et Daniel Craig -, et vous allez en apprendre de belles.

  • La fable de La Fontaine, « Le Loup et le Renard », met en oeuvre une approche anthropologique de l'image mangée. À partir de l'analyse de ce récit, envisagée sur l'angle d'une fiction théorique d'origine, sont mises en écho plusieurs oeuvres permettant de décliner les principaux enjeux des pratiques iconophagiques. Plus spécifiquement encore, l'étude s'appuie sur les figurations d'un aliment, le lait, dont il est fait l'hypothèse qu'il constitue l'une des substances élémentaires de l'iconophagie en art.

  • L'histoire de la Révolution française, de ses causes et de ses conséquences, est abordée dans une perspective mondiale. Les mécanismes déclencheurs de l'insurrection sont décryptés.

  • Pour des raisons qu'il ignore, et que ses parents n'ont pas jugées utiles de lui expliquer, du jour au lendemain Benjamin n'a plus le droit de voir sa grand-mère qu'il adore. S'il en souffre énormément, c'est également le cas de la vieille dame qui décide de s'exiler loin de sa famille, en attendant que les choses se clarifient. Pour Benjamin commence une longue période de tristesse, d'incompréhension, de réflexion et de révolte...

  • L'auteur de ces pages découvre dans le coin droit du col du joueur au centre des Tricheurs du Caravage un détail que l'on ne voit que si on se rapproche très près du tableau. Cependant, une fois ce détail aperçu, non seulement il fait intégralement et irrémédiablement basculer le centre de gravité, l'équilibre du tableau et en change le sens, mais, de surcroît, on ne voit plus que lui. Ce détail, fut-il voulu par l'artiste ou fut-il un fait du hasard? Historien et théoricien de l'art, spécialiste de la Renaissance, Jérémie Koering interroge les traditions poétiques et picturales de l'Italie du XVIe siècle pour vérifier si, à tout le moins, l'existence de ce détail peut être plausible historiquement, ou s'il faut la mettre sur le compte d'un acte manqué ou d'un glissement involontaire du pinceau du peintre ou encore d'une aberration... Dans cette enquête, Jérémie Koering entraîne le spectateur dans un questionnement vertigineux, non sur le vrai et le faux, mais sur le visible et l'invisible ou plus exactement sur les effets de l'invisible sur le visible, autrement dit sur le regard et la vision.

  • L'ouvrage est une étude du Rêve, pris comme support d'une réflexion plus générale sur le statut de l'invention en art, n'est pas tant une représentation de l'état de rêve, perpétuant la tradition romantique de « l'imagination créatrice », qu'une anticipation onirique de l'abstraction, telle que peut l'entendre, au passage du siècle, un artiste baigné de spéculations anarcho-théosophiques.Le tableau anticipe ainsi une double transformation mise en mouvement autour d'un subtil jeu de (dé)matérialisation: l'évolution de l'espèce accompagne celle de la peinture ou, plus encore, la nouvelle peinture, dégagée du plan matériel de l'objet, prépare l'évolution spirituelle de l'espèce. L'espèce humaine sera bientôt faite de créatures éthérées jouissant intégralement de l'ivresse cognitive des vibrations chromo-lumineuses. C'est là un premier niveau d'interprétation « ésotérique» du Rêve où la puissance visionnaire de l'artiste propulse le corps physique du rêveur dans un devenir télépathique de l'espèce.

  • Héloïse et Abélard se sont aimés il y a exactement neuf siècles.
    Leur liaison a commencé en 1115 et cependant, aujourd'hui encore, elle nous parle comme si l'empreinte du temps n'existait pas. Parce qu'au-delà d'une banale affaire de séduction entre un professeur et son élève, perdurent des sentiments d'une modernité exceptionnelle. Les lettres qu'ils s'écrivent pourraient être les nôtres : on y retrouve, comme pour n'importe quel couple, des mots tendres, des attentions délicates, mais aussi des préoccupa- tions quotidiennes, des fâcheries et des réconciliations.
    Éperdument éprise d'Abélard, Heloïse bouscule les codes de son époque en revendiquant son droit au plaisir charnel et sur- prend par la fougue avouée de son érotisme. Malgré les plus cruelles épreuves qui ont jalonné leur vie, elle ne cesse de procla- mer son amour sincère et désintéressé pour Abélard.
    Ne soyons pas surpris que cette passion libérée des conventions ait franchi la barrière du temps et nous émeuve encore aujour- d'hui : elle a le langage intemporel de nos amours.

  • C'est un moment rare lorsque s'ouvre une nouvelle bibliothèque d'histoire de l'art. Elle nous offre un nouvel espace, plus: un nouvel outil. Un nouveau rapport au temps, au savoir, à la pensée. Fût-ce avec l'héritage combiné de fonds d'ouvrages déjà constitués avant et ailleurs, elle inaugure, par sa configuration inédite et son fonctionnement, de toutes nouvelles possibilités pour la recherche, pour la connaissance et la pensée sur les images, sur leur histoire. Une nouvelle bibliothèque d'histoire de l'art serait donc, à strictement parler, un ouvroir d'histoires de l'art potentielles (il faut évidemment écrire histoires de l'art au pluriel, puisque qui dit potentialité dit aussi multiplicité des possibles).Georges Didi-Huberman

  • En juillet 1830 les Parisiens se soulèvent pour défendre la liberté de la presse.
    En trois jours la monarchie conservatrice de Charles X s'effondre. Ce qu'on a oublié, c'est que cette année-là, de Bruxelles à Varsovie, de Leipzig à Bologne, c'est une bonne partie du Continent qui s'enflamme au nom de la liberté. Mais quelle liberté ?
    Libertés individuelles, droit de vote, souveraineté des nations, dignité du travail... tout se mêle. Même si 1830 a souvent été un feu de paille, un sérieux coup a été porté à l'Europe des rois.

  • Qui est cette femme représentée sur le fameux Portrait d'une femme noire réalisé en 1800 par Marie-Guilhemine Benoist (1768-1826)? Qui se cache derrière cette présence en gloire presque qui s'impose par sa beauté souveraine sur ce tableau pourtant réalisé par une peintre dont l'engagement politique en fait bien une partisane des royalistes esclavagistes plus que d'un Girodet républicain, son prédécesseur qui, avant elle, avait réalisé le portrait de Jean-Baptiste Belley, premier député noir de France? C'est en opérant un déplacement radical du point de vue et de la méthode qu'Anne Lafont, en historienne de l'art spécialisée dans la représentation des Noir.e.s,, propose une nouvelle « lecture » de ce tableau. Se détournant des intentions de son auteur, sondant à la fois la généalogie des portraits de personnes de couleurs et l'histoire des femmes noires affranchies, Anne Lafont fait l'hypothèse que l'histoire de cette femme pourrait s'apparenter à celles des signares et ou des Créoles placées, esclaves qui ont conquis leur affranchissement par des jeux d'alliance; elle imagine, par ailleurs, au-delà de toutes les influences de l'histoire de l'art, une influence exercée par la modèle elle-même sur sa portraitiste.

  • Les collections de l'histoire hs n  92 : amazonie, une foret et des hommes - juillet 2021 Nouv.

  • Le Bibliothécaire, peint par Giuseppe Arcimboldo probablement vers 1566, est un tableau maintes fois analysé et commenté. Lui-même bibliothécaire, Yann Sordet propose dans ce texte un nouveau regard sur l'oeuvre. Historien du livre et des bibliothèques, l'auteur se livre à une lecture archéologique, examinant et caractérisant les types de livres représentés. Qu'y voit-on vraiment?Une énigme se fait jour, intrigue du regard en même temps que mystère de l'image qui se délite, se décompose, se dérobe au regard, s'éloigne à mesure que l'on s'en rapproche, qu'on la détaille (au sens de découper). Dans un texte nerveux et tendu comme une enquête, policière ou « archéologique », Yann Sordet, mobilisant une extraordinaire érudition, fait émerger du tableau d'autres images, d'autres récits, d'autres histoires. Ici, une lecture se raconte où chaque élément, présent et même absent du tableau, infléchit le récit. Dans ce travail d'analyse et de déconstruction, qui rappelle tous les enjeux de la lecture d'un tableau, que reste-t-il du bibliothécaire? Et si le bibliothécaire n'était pas un bibliothécaire? En plus d'une passionnante étude sur le Bibliothécaire d'Arcimboldo, Yann Sordet signe ici un véritable petit traité de la méthode. Dans cet instable échafaudage, l'image du bibliothécaire surgit puis se dissout. Par cette apparition-disparition, c'est la place et le rôle du bibliothécaire, au XVIe siècle comme de nos jours, que l'auteur interroge. Ce texte est issu d'une conférence prononcée à l'occasion des Sixièmes Rencontres de la galerie Colbert.

  • L'histoire n 485 : les russes et leur empire, de pierre le grande (1721) a poutine - juillet/aout 20 Nouv.

  • Les gravures de Piranèse agrandissent ou réduisent à plaisir les monuments, elles jouent de l'infiniment grand et de l'infiniment petit, elles tordent les perspectives et modulent les premiers plans comme si le graveur, conscient de ses effets, ployait les monuments à son propre plaisir pour les faire parler à sa place.

  • Les oeuvres du Land art se déploient dans le silence des déserts, nues, massives, monumentales et cependant d'une fragilité extrême. Pures présences, elles sont toujours sur le point de devenir invisibles, toujours au bord de la disparition. Penser leur restauration excède largement le domaine de spécialisation dans lequel on a souvent tendance à enfermer l'acte même de restaurer.

  • Tout se passe durant la longue construction du palais Farnèse de Caprarola (1559-1630) et la réalisation de son programme décoratif. Entre un dessin préparatoire de Taddeo Zuccaro représentant la Maison du Sommeil (1562) et la peinture à fresque du médaillon qui en découle dans la chambre d'été du cardinal Alexandre Farnèse, quelque chose a disparu... S'est perdu? C'est sur les traces de cet évanouissement que s'engage ici Jean-Claude Lebensztejn, historien de l'art dont l'oeuvre se définit plus par une méthode que par une période ou un type d'objets spécifiques. Ce qu'on peut souhaiter à l'histoire de l'art, disait-il, « ce n'est pas seulement qu'elle tienne compte de tous les paramètres de la recherche, documentaire, formel, théorique, fantasmatique, mais qu'elle les intègre davantage; que la production qui se constitue là soit un va-et-vient organique, innervant de part en part le matériau d'étude ».Ce qui se rejoue ici entre un dessin préparatoire, la peinture à fresque d'une chambre d'hiver puis d'une chambre d'été et enfin d'une chapelle d'un même palais, c'est un drame qui affecte le statut des rêves ou des songes ainsi que l'histoire de leur représentation et de leur interprétation. Drame épistémologique qui, du point de vue thématique, met en jeu le passage de motifs mythologiques à d'autres bibliques. Drame moral aussi, parce que dans ce passage le sommeil a pu aussi devenir coupable. Cette collusion des langages et des époques nous fait effectivement transiter de la maison du Sommeil au rêve proprement dit, qui n'est sans doute pas encore le rêve tel que nous le connaissons et l'interprétons aujourd'hui, mais qui n'en est pas moins déjà rêve. En un court précipité, Jean-Claude Lebensztejn convoque, dans ce cheminement sinueux entre les différents espaces du palais Farnèse de Caprarola, des siècles de spéculation sur les rêves.

  • Gertrud Bing collabore à partir de 1921-1922 avec Aby Warburg à Hambourg. En 1933, elle organise le déménagement de l'Institut Warburg à Londres. En 1955, elle prend la direction du Warburg Institute. Lorsqu'en 1958, elle décide de réaliser une biographie d'Aby Warburg. L'ouvrage présente toutes les archives inédites de ce projet de bio interrompu.

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