Littérature traduite

  • À lire Alexandre Pouchkine on a l'impression qu'il pense en vers tant sa poésie coule de façon limpide. Quand il commence à écrire Eugène Onéguine, le poète a laissé derrière lui sa période romantique. Le ton est libre, tour à tour grave, mélancolique, empreint d'humour. Pouchkine porte un regard pénétrant, voire caustique, sur les castes dirigeantes et nous dépeint le petit peuple, le monde du théâtre et de la littérature. Si son héros donne son nom au roman, c'est avec amour que Pouchkine trace le portrait de Tatiana, jeune femme aux hautes aspirations morales, sensible et cultivée.

  • Après une entrée fracassante sur la scène politique lors du procès Blaise Diagne, l'ancien tirailleur sénégalais Lamine Senghor se lance corps et âme dans le combat anticolonisaliste jusqu'à sa mort prématurée en 1927. Ce livre rassemble pour la première fois ses écrits dispersés, dont La violation d'un pays (1927), allégorie anticolonialiste d'une violence étonnante.

  • "Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, René Debs a 14 ans. Il fera partie des quelque 130 000 incorporés de force à partir de février 1943 pour combattre aux côtés de l'ennemi. Ce qui frappe avant tout dans ce récit, c'est la capacité à se défendre coûte que coûte, à compter sur l'amitié de ses camarades, à crier son incompréhension devant tant de barbarie, tout en gardant la fraîcheur d'âme d'un jeune soldat malgré lui, qui partage ses émotions lors des rares moments de répit. Il sera l'un des rescapés de la terrible bataille de Budapest de décembre 1944, et fêtera ses 20 ans quatre mois après son retour de guerre. - - "

  • Best-seller en Iran, ce livre, qui a donné lieu à une série de télévision iranienne, met en scène une famille de la classe ouvrière qui vit dans un modeste logement habité également par plusieurs familles. La famille s'apprête à recevoir un jeune couple. Cette visite donne lieu à toute une série d'incidents décrits avec un grand sens de l'humour...

  • Quatre saisons. A la fin de l'hiver 1973 ou au début du printemps suivant, un jeune homme récemment démobilisé rentre à Séoul et éprouve le plus grand mal à se réadapter : sa mère veuve depuis peu, ses amis en train de changer, ses amours qui connaissent des hauts et des bas etc. Tout cela dans la Corée des années 70, coincée entre une toujours vivace tradition et de nécessaires aggionamentos, conté par un écrivain pour qui l'écriture est une façon de vivre et qui nous demande de changer notre façon de lire.

  • "J'ai 44 ans et je ne suis pas célèbre. Un jour, un ami de Manhattan m'a dit que le récit d'un fils de paysan de l'Afrique profonde, du fin fond du Tchad, qui aboutit au milieu des gratte-ciel, serait fascinant." Voici donc un récit de sa vie, écrit pour le partager avec les immigrants et avec tous ceux qui les acceptent sur leurs terres.

  • Une fois le talent - la muse - posé en principe, toute oeuvre d'art est le fruit du travail. Cette pochade, sur l'artificiel et le naturel, à travers deux figures, la ballerine et la danseuse d'expression, est un ardent plaidoyer en faveur de l'exercice quotidien du métier, du travail quasi monacal de l'artisan, dans les limites imposées par des règles intangibles, aux antipodes de la démesure. Afin d'aboutir à l accomplissement de l'oeuvre d'art. Dans ce texte écrit en 1963, Günter Grass part d'un modèle conventionnel, même s'il fut sans doute inspiré par sa première femme, danseuse classique, pour énoncer des principes applicables à l'art de l'écrivain, du peintre ou à celui de tout artiste.

  • Miniyah est une jeune métisse parisienne. Elle veut découvrir le fleuve Niger. Elle se rend donc en Afrique. Un jour, en compagnie de Zubulu, son grand-père, ils longent le cours d'eau et ils tombent sur un peuple qu'on appelle " les hommes bleus ". Leur rituel de prière la méduse. Elle interroge son grand-père à propos de cette pratique. Au vieil homme de lui répondre : " C'est leur manière de rendre grâce à Dieu pour son amour. ". " Dis ! Dis-moi grand-père ! Qu'est-ce que l'amour ? " répliqua-t-elle. Le vieux sage tente de dévoiler à sa petite-ille le mystère qui entoure ce beau mot à travers un conte.

  • Ce livre est consacré au personnage principal du cinéma moderne brésilien des années 60 : Glauber Rocha. Son oeuvre révélatrice du "cinéma novo" alliant esthétique et politique de façon originale est bien connu des cinéphiles et suscita de nombreuses études en Europe. Ce livre constitue la contribution la plus solide à sa compréhension.

  • Dans les cinq contes du Rwanda rassemblés dans ce recueil, les animaux ressemblent étrangement aux hommes avec leurs qualités et leurs défauts. Le lecteur y découvre comment Bakame le lièvre rusé trompe Rugwe le Léopard et Nzovu l'Eléphant, pourquoi Kanyamasyo la Tortue fabrique une flûte, et d'où vient la haine que se portent les enfants de Nyirangwe la mère Léopard et de Nyakabwana le Chien

  • L'oeuvre de Mahmoud Mohamed Taha annonce-t-elle la naissance d'une théologie islamique de la libération ? La conviction profonde de ce croyant musulman, la maîtrise parfaite de ses connaissances en théologie, la puissance de son argumentation en faveur d'une interprétation radicalement nouvelle de la foi, en rupture ouverte avec le credo dogmatique conservateur officiel dominant, témoignent de l'importance de cette contribution à un renouveau islamique qui, par bien des aspects, rappelle sur l'essentiel celui qu'anime la théologie chrétienne de la libération.

  • Au Maroc, le chef de la DGST est sur le départ. Son remplaçant potentiel inquiète les alliés. La CIA et le Mossad lui reprochent son nationalisme et son indépendance. Ils décident de s'en débarasser, en le discréditant. Sur fond d'actualité brûlante -islamisation rampante, trafics, attentats- le Mossad aura recours au Bnaï Brit (Maçonnerie juive internationale) de Paris pour infiltrer ses agents spéciaux à Casablanca.

  • "Compris dans l avant garde artistique du XXe siècle par sa position politique radicale et une réflexion permanente sur le rôle du théâtre, dont il questionne de manière incisive la vocation institutionelle visant à plaire, le Living Teatre propose une relation interactive entre l acteur et le public. Ces derniers doivent contester ensemble les conventions établies d un théâtre fondé sur l lillusion. ""Paradise Now"", création théâtrale collective exprimabt l esprit de révolte du temps, recherche le paradis et l Utopie ""hic et nunc"" à travers la détermination infatigable de mener à bout l entreprise théâtrale par l action, la rebellion et la révolution anarchique non-violente. Le 24 juin 1968, la première de paradise Now à Avignon est une révolution dans le théâtre : la plus accomplie de leur performances représente l apogée de leur création artistique, transgressant la frontière scène-salle et la bienséance bourgeoise."

  • "L'Advaita Vedanta représente la plus haute doctrine métaphysique de la tradition hindoue, élaborée par Sa?karacarya et transmise sans interruption jusqu'à nos jours. L'auteur des deux brefs traités publiés dans ce volume, Svami Satcidanandendra Sarasvati (1880-1975) est l'un des plus éminents représentants contemporains de cette école et il a voué son oeuvre à la défense de l'authentique doctrine de Sa?karacarya contre les distorsions qu'elle a pu subir. Dans ces deux traités réunis pour la première fois, il expose cette doctrine non comme une simple spéculation philosophique, mais comme une quête intérieure de la réalisation de l'identité entre le Soi et le Principe Suprême, le Brahman. C'est aussi la première fois que sont présentées explicitement au lecteur occidental, par un maître et savant traditionnel, les données de la méthode qui conduit à cette réalisation."

  • "Yûnus Emre (1240-1320) naît l année où meurt ibn Arabî, le grand maître andalou qui a révolutionné la pensée dans le cadre du soufisme. Il est l'auteur d'un grand recueil de poèmes spirituels et d'un long poème de jeunesse didactique qui ont constitué le fond sur lequel la poésie turque anatolienne s'est développée. Il représente de manière exemplaire la contestation spirituelle du soufisme institutionnel que Hallâj inaugura. C'est pourquoi, si sa poésie peut être rapprochée de celle de Rûmî, elle témoigne d'une radicalité plus grande encore. Il frappe de son ironie irrespectueuse, déjouant a fascination mystique dont s alimente le soufisme et chante l amour de l aimée dans la dépossession de soi. - - - "
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  • Glauber Rocha, à peine âgé de 24 ans, mais déjà auteur de Barravento (1961), est en pleine réalisation de Le Dieu noir et le diable blond quand il publie Révision critique du cinéma brésilien en 1963. Malgré le véritable désert en livres d'histoire ou d'esthétique du cinéma qu'il affronte alors, le jeune créateur, producteur, journaliste et critique, cherche cependant à se situer dans une histoire du cinéma national et mondial. C'est ainsi qu'il dégage une ligne directrice lui permettant de désigner Humberto Mauro comme le père du cinéma brésilien. Il n'épargne guère la tentative d'industrialisation de la Vera Cruz, ni la production de chanchadas, pour exposer ce que devrait être le vrai cinéma selon lui. Théoricien, polémiste et militant, il définit les caractéristiques du cinema novo en train de naître, avant d'être stoppé par le coup d'État de 1964. L'édition que Sylvie Debs a très judicieusement choisie de traduire ici est celle d'Ismail Xavier_ le plus éminent interprète de Glauber Rocha _ enrichie, qui plus est, par une préface de Paulo Antonio Paranaguá, historien du cinéma et journaliste, grand passeur des cinémas d'Amérique latine en France.

  • "Par l'illustration de la clinique mise en oeuvre au sein de l'Antenne 112 de Venise - structure à l'avant-garde dans la cure des psychoses infantiles à la lumière des théories de Freud et de Lacan -, ce livre dessine un panorama ample et approfondi des méthodologies et conceptions théoriques qui ont tenté d'appréhender ce syndrome si complexe qu'est l'autisme infantile."

  • Chili, septembre 1973. Le mois, dont radios et journaux se plaisaient à dire qu'il était le mois des gloires nationales, devenait le mois de la honte, de la tristesse et de la répression. Sur les places et dans les lieux publics, tanks, jeeps et autres véhicules chargés de soldats armés et prêts à tirer contrôlaient les avenues et les passants. L'auteur, professeur de biologie jusqu'en 1975, année où il fut arrêté et torturé pour ses idées contraires au régime militaire, relate ici ce qu'il a vécu dans les camps de concentration où il fut interné presque deux ans.

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