L'harmattan

  • Inclassable et dérangeant, Miracle de Jean Genet n'est pas un ovni. C'est une exégèse sans les murs, sans l'académisme universitaire habituel. C'est un long poème écrit par une captive amoureuse aussi déjantée qu'érudite ; c'est une bombe littéraire sans retardement, tout comme on a parlé de la « bombe Genet » (Jean Cocteau) au sujet de l'auteur de Miracle de la rose. Le Miracle de Jean Genet, c'est celui de la poésie qui pulvérise tous les paradigmes éculés, fait voler en l'éclat les flicages quels qu'ils soient, y compris ceux de la pensée.

  • Qautre schizophrènes aux frontières de la raison humaine se côtoient, se frôlent, s'évitent entre les couloirs de l'hôpital et leurs froids appartements thérapeutiques. Prisonniers de leus hallucinations, captifs de leur monde intérieur, ils se montrent aussi capables d'une étonnante fraternité, d'une frappante lucidité, parfois même d'amour. C'est à la lumière de témoignages réels recueillis par la jeune psychologue Margot Morgiève entre 2006 et 2008 que cette pièce de théâtre a été écrite.

  • Dans l'atmosphère pesante qui succède aux représailles, le cauchemar de la Commune fait place à la légende. Les braves bourgeois commentent avec ahurissement et incrédulité les événements dont ils ont été les témoins volontaires. Quelle folie s'est donc emparée des gens? A quoi rime toute cette agitation? Mais, rétablie après cette hémorragie, Marianne a retrouvé sa jeunesse. Paris n'est pas toute la France. Les Français, qui ont gardé leur bon sens, continuent à alimenter leur bas de laine, à détester les étrangers. Vite, quelques scies, quelques bons mots!

  • De l'ombre du XXe siècle russe surgissent trois saltimbanques fascinants : Sergueï Essenine, le suicidé du bolchevisme; Sergueï Tchoudakov, le clandestin du Titanic froid; Natcha Medvedeva, la muse de Edward Limonov. Vies scandaleuses, naufrages anticipés. leurs chants sont des messages codés. Depuis quelques années, Thierry Marignac décryptent leurs tumultueuses mélopées d'une langue l'autre. Kira Sapguir se glisse sur scène pour raconter au présent ses contes narquois.

  • A partir de 1840 et tout au long de la seconde moitié du XIXe siècle, des millions de pionniers américains se lancent à l'assaut des immenses territoires qui s'étendent à l'Ouest du Mississipi. Les chansons de l'époque offrent un éclairage original sur la vie quotidienne, la culture matérielle, l'affectivité et la vision du monde des acteurs et témoins de cette entreprise historique qui constitue le récit fondateur de la nation américaine.

  • "Jardinier à bord des paquebots blessés dans les creux des mensonges, Ernest Pépin laboure l'âme et l'intelligence de l'île et sème à profusion les mémoires nocturnes. Il loue le feu de l'amour. Il faut entrer dans Le jardin de nuit où le poète nous associe au partage des agapes et à celui de savourer les fruits de l'intuitive émotion. La poésie du quimboiseur guadeloupéen est une invitation à vivre la Nuit épuisée par les regards de la mer des Ténèbres." (extrait de la préface de Danièle Maoudj)

  • En tournant avec Humphrey Bogart Le port de l'angoisse, à l'âge de dix-neuf ans, Lauren Bacall devient aussitôt une star. Son exceptionnelle carrière d'actrice, son mariage avec Bogart, dont elle sera veuve en 1957, feront d'elle une authentique légende. Loin des clichés de la presse people, Lauren Bacall raconte avec humour, franchise et truculence à Herb Stone, journaliste de Vanity Fair, ses succès et ses échecs, dans la vie ou sur l'écran.

  • En explorant les relations complexes entre bruit et musique, Louis Chrétiennot revisite l'histoire de la musique occidentale au regard des récentes évolutions : lorsque les moteurs se sont installés dans notre vie quotidienne, ils ont fait voler en éclats la frontière qui jusqu'alors séparait la musique du bruit. L'auteur trace les contours des nouveaux genres musicaux engendrés par cette révolution qu'a été la production de musique par des instruments mécaniques, électroniques ou informatiques.

  • C'est en 1945 que Jean Dubuffet amorce un travail de prospection d'oeuvres étrangères à l'art officiel, jusqu'alors insoupçonnées. Il les rassemblera en 1948 sous le noms d'art brut. Claude Lévi-Strauss va apporter également un nouvel éclairage sur ces oeuvres dès 1962 en développant une réflexion sur le bricolage, lui conférant une valeur artistique déterminante dans les oeuvres d'art brut. Cet ouvrage constitue une histoire du bricolage peu analysée jusqu'ici du point de vue de l'histoire de l'art...

  • Cet ouvrage est une chronique rétrospective que nous a laissée André Persiani, musicien français. Il nous offre un témoignage incomparable sur une tranche de l'histoire musicale, sociale et politique du XXe siècle. Ecrit dans un style dont la gouaille et

  • J'aime... Tableaux d'une voix qui chante la rencontre, l'approche des corps, les soupirs et les sourires... Tableaux animés où l'on se soucie encore de l'éclat des astres et des odeurs du monde. J'ai aimé... Âme errante cherche âme-soeur, parfois la trouve et lui laisse la parole, le temps d'une page. Ce sont des femmes de peine, des anges déchus qui viennent en réponse aux adresses du poète. Joano Vasco

  • "En présentant de façon chronologique les évènements les plus significatifs de la vie de l'écrivain, en retraçant et en éclairant les passages fondamentaux de ses apprentissages et de sa formation humaine, culturelle et politique, j'ai été naturellement conduit à donner à mon travail une allure de récit. Ce qui a peut-être donné naissance à un roman, le roman de la vie de Leonardo Sciascia." Matteo Collura

  • Le jeu d'échecs et la littérature ont une analogie de fonctionnement, faisant la part belle à la créativité et à la liberté. Nombreux sont les auteurs qui ont exploité la partie symbolique du jeu d'échec par une stratégie d'écriture où les combinaisons prolifèrent. Nabokov, Perec, Zweig l'ont utilisé d'un point de vue thématique ou structurel : le jeu d'échec est la métaphore même de la création.

  • Rebelles, nous pensions pouvoir vivre un corps autre, créateur, une "chair profonde",surgissante; qu'à partir de cette chair se construirait une société alternative, à l'instar de la beat generation, qu'elle enjamberait le vide du siècle finissant, qu'elle nous sortirait de l' "asphyxiante culture". Nous n'avions pas soupçonné la mondialisation, la férocité du libéralisme à venir. Nous avions des modèles, nous revendiquions un rapport nouveau à l'instant, sans se douter que du même coup nous retrouvions l'Orient. Voici ce roman de la contreculture, retour sur une utopie.

  • En 1952, François Baschet entreprend en avion le tour du Pacifique. Mais quand il embarque, sa guitare de rentre pas dans la soute. "Merde" ! François réfléchit. Il remplace alors le corps de l'instrument par un ballon gonflable. Puis il dégonfle le ballon, plie le manche, enroule les cordes et repart. Plus tard, avec son frère Bernard, il crée les "sculptures sonores". Aujourd'hui, le "cristal des frères Baschet" est connu dans le monde entier.

  • Le présent ouvrage, nommé en hommage à Brighton, ville culte de l'affrontement des mods et des rockers dans les années soixante, décrit la passion de l'adolescence sur fond de renouveau du rock au milieu des années 2000. Une passion qui vient s'écraser, parfois avec violence, contre une réalité plus prosaïque. La banlieue pavillonnaire, les losers, la masturbation, la tout mêlé de rêves de grandeur et de rédemption... tout un programme !

  • Un bestiaire, Apollinaire l'a fait, et très bien. C'était Le cortège d'Orphée. Ici, pas de cortège, plutôt une joyeuse tribu un peu dépenaillée. Et puis des animaux qui insistent sous tous leurs angles, jusqu'à quatre fois. Certains d'entre eux ont mauvaise réputation : ce sont mes préférés. Je ne sais pourquoi, ils sont venus en nombre réclamer leur grandeur cachée ou chanter leur noble misère. Mais ils ont souvent de l'humour et tous ont leur splendeur d'être.

  • Le présent ouvrage met en scène un flic tsigane aux prises avec le crime, la corruption, le détournement de fonds, le racisme, l'immoralité, et toutes ces sortes de choses, bref tout ce qui fait les joies de la Hongrie d'aujourd'hui. Cet ouvrage allie l'insolence, le sarcasme, le grincement de dents, les trouvailles stylistiques (dignes de L'"Ulysse" de James Joyce), à la brutalité (chère au "Berlin Alexanderplatz", d'Alfred Doblin). Il s'agit là du premier livre traduit en français de l'auteur Akos KERTESZ.

  • Nous les avions aimé parce qu'ils étaient beaux, sales, incultes : les rockers ! Souvenez-vous, c'était au XX° siècle. Ils n'occupaient pas encore la une des médias mais, en revanche, sortaient de putains de disques. D'orgies sonores en slogans nihilistes, nous imaginions l'avenir radieux quand, au début des années 80, tout a commencé à aller de travers. Que reste-t-il aujourd'hui de cette fun, fun music, capable de faire basculer son auditeur dans un univers de stupre et de chaos en moins de trois minutes oe

  • Lorsqu'une psychanalyste compagne d'un peintre observe le couple singulier qu'ils forment depuis plus de cinquante ans, son regard se dédouble puisqu'elle est à la fois celle qui a partagé un quotidien fait du labeur obstiné de la création, de ses doutes, ses fulgurances, et celle qui s'interroge encore sur les ressorts complexes d'un effacement lucide et assumé devant l'homme-artiste. Ecrite avec humour, émotion et gravité, cette étude donne au témoignage de Maria Pierrakos tout son intérêt et son originalité.


  • Connaître Breton, c'est à la fois l'admirer, l'aimer peut-être, et rendre l'écrivain au domaine auquel il appartient, la littérature. Mais c'est aussi approcher un homme affligé d'une "coupure de l'esprit", d'une perte de contact avec la réalité et d'un conflit insurmontable entre le Moi et le monde. Y aurait-il "deux Breton", le poète issu du romantisme et le "Pape du surréalisme" ? D'où la contradiction dont il était prisonnier, tourmenté comme les grands mystiques par le divorce éternel de la réalité et du rêve.

  • Arles - 23 décembre 1888. Deux hommes : Paul Gauguin et Vincent Van Gogh. La plus belle moustache et la plus grande esgourde de l'histoire de l'art se sont donné rendez-vous. Récit. Celui d'une oreille qui pleure.

  • Que reste-t-il de Bijou quarante ans après? Des disques et c'est le principal. Ce groupe de rock français fut le premier à oser des reprises alors que leurs contemporains, Joe Strummer et Johnny Rotten en tête prétendaient faire table rase du passé. Du rock en français coincé entre la vague pop du début des années 70 et la vague alterno des années Mitterrand, le rock comme révolution prolétarienne. Jean-François Jacq est un fan qui nous conte l'histoire d'un groupe effronté mais fier, jouant un rock éternel.

  • Maurice Sailland a débuté chez Michelin dans les premières années du siècle dernier, en écrivant des chroniques vantant l'automobile, qu'il signe "Bibendum". Il s'est ensuite forgé un autre pseudonyme, celui qui l'a rendu fort célèbre, Curnonsky. Entre 1921 et 1930, avec le journaliste Marcel Rouff, il entreprend un tour de France pour découvrir et recenser tous ses trésors et ses richesses gastronomiques. Ce travail de journalistes, de gourmets et d'historiens a été publié sous le titre La France gastronomique.

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