Editions Du Patrimoine

  • Le ministère de la Culture a créé en 2010 le label "Maisons des Illustres". Au total, 244 maisons sont labellisées. Toutes conservent et transmettent la mémoire de femmes et d'hommes qui les ont habitées et se sont illustrés dans l'histoire politique, sociale et culturelle de la France.

    Certaines sont des maisons-musées permettant d'entrer dans l'intimité de ces personnes illustres à travers des objets et un mobilier conservés dans leur cadre d'origine. D'autres sont des maisons-archives qui présentent et valorisent divers documents et témoignages. D'autres encore, des maisons-création où carte blanche a été donnée à un artiste pour une évocation esthétique. D'autres enfin perpétuent l'esprit de l'illustre personnage par l'accueil en résidence d'écrivains, de peintres ou de comédiens. Du domaine au studio, du château à l'appartement, la maison ou l'atelier, ces lieux authentiques sont encore trop rarement connus et visités.

    Ce guide est l'unique publication qui les rassemble.
    244 idées de visites à travers la France entière et les départements d'outre-mer.

  • À nouveau et pour la première fois depuis Le Pont-Neuf empaqueté en 1985, une intervention de l'artiste Christo à Paris est réalisée sur un projet conçu il y a près de 60 ans :
    L'empaquetage de l'Arc de triomphe, symbole de la Nation et de Paris.
    Cette oeuvre - imaginée dès 1962 - nécessitera 25 000 mètres carrés de tissu recyclable en polypropylène argent bleuté et 7 000 mètres de corde rouge. L'Arc de triomphe empaqueté sera visible du 18 septembre au 3 octobre, après une installation de deux mois.
    Prévu en septembre 2020, annulé pour raison sanitaire, ce projet voit le jour en 2021, malgré la disparition de Christo, qui avait laissé toutes les consignes nécessaires.

  • Décédé en 2012 à la veille de ses 105 ans, l'architecte brésilien Oscar Niemeyer est mondialement connu pour la ville de Brasilia. Après une formation à l'École des beaux-arts de Rio, il entre au cabinet d'un proche de Le Corbusier, Lucio Costa. Aussi, quand ce dernier se voit confier par le président Kubitschek la conception de la nouvelle capitale, Niemeyer en construit naturellement les principaux bâtiments publics. Avec l'inauguration de la ville en 1960, il devient immédiatement une célébrité mondiale.
    Quatre ans plus tard, fuyant la dictature militaire, il trouve refuge en France où il reçoit plusieurs commandes, impulsées par le Parti communiste ainsi que par le ministre de la Culture du général de Gaulle, André Malraux. Il ne rentrera au Brésil qu'en 1985.
    Se succéderont nombre d'édifices emblématiques comme le siège du Parti, place du Colonel-Fabien, la Maison de la culture du Havre dite « Le Volcan », la Bourse du travail de Bobigny, ou le siège de L'Humanité. L'étude de Vanessa Grossman et Benoît Pouvreau est l'occasion de découvrir d'autres constructions ou projets moins connus comme les résidences dans le midi (à l'instar de la villa Nara Mondadori à St-Jean-Cap-Ferrat), les logements collectifs (comme ceux de Dieppe ou Villejuif), ou les bureaux (comme ceux de Renault à Boulogne-Billancourt).
    Grâce aux archives de la Fundação Oscar Niemeyer, ce livre jette un éclairage unique sur l'oeuvre de Niemeyer, montrant comment ses réalisations françaises ont marqué le développement de son oeuvre international. Sa riche personnalité le vit également dessiner des meubles, collaborer à la Fête de l'Humanité à partir de 1978, participer au jury qui choisit les jeunes Piano et Rogers pour le Centre Pompidou, ou encore imaginer une salle de spectacles amovible pour la Cour carrée du Louvre.

  • Environ 2 500 monuments ou sites protégés par l'État en raison de leur intérêt historique, artistique ou architectural exceptionnel sont présentés dans ce guide unique en son genre, véritable manuel de « savoir-visiter ». Il s'adresse à celles et ceux qui veulent découvrir l'extraordinaire diversité du patrimoine français sous toutes ses formes, des plus modestes aux plus grandioses, des plus anciennes aux plus contemporaines. Ouvrage de référence sur le patrimoine de la France, il recense par régions, départements et communes les édifices et sites protégés visitables tout au long de l'année.
    Depuis sa première édition, son succès ne s'est jamais démenti ; il est aujourd'hui proposé dans une nouvelle version entièrement revue et augmentée, avec 2 500 adresses pour multiplier les opportunités de visites.
    De nombreux outils permettent au lecteur de tirer le meilleur profit du guide : cartes, pictos, logos, index, Sillonnez la France de long en large, du phare de Cordouan à la maison de Jean de La Fontaine, du château d'If aux sites mégalithiques de Bretagne, ou de la Cité radieuse de Le Corbusier à la villa Cavrois !

  • La reconnaissance des bois est une étape indispensable à l'authentification des meubles. Des prélèvements pour une identification au microscope n'étant pas toujours possibles, il s'avère très utile de disposer de critères objectifs de reconnaissance macroscopique des bois des meubles du patrimoine. Cette connaissance n'est actuellement pas écrite ou elle est très partielle et segmentée.
    Dans l'ouvrage sont explicités les caractéristiques macroscopiques de chaque bois mais aussi un historique de son utilisation ou de son commerce.
    Près de 80 essences différentes sont ainsi décrites, puis examinées « en situation » à travers plus de 60 meubles emblématiques conservés dans de grandes collections publiques (Louvre, musée des Arts décoratifs, musée des Arts décoratifs et du Design de Bordeaux, musée Dauphinois, musée de l'École de Nancy...
    Les auteurs abordent également la grave question du commerce international des espèces menacées, régi par la CITES, convention établie en 1973 et signée par 183 pays à ce jour.
    La diversité de l'iconographie rassemblée par les auteurs, qui mêle vues de détails et vues d'ensemble des meubles étudiés, mais aussi des documents anciens et des graphiques spécialement dessinés, dispense un éclairage totalement inédit sur ce matériau fascinant : le bois.

  • Victor Hugo s'éteignit le 22 mai 1885. Celui qui « était entré vivant dans l'immortalité », incarnation de la République, génie littéraire et synthèse politique de toutes les contradictions du XIXe méritait des funérailles exceptionnelles qui devinrent l'enterrement du siècle (environ deux millions de personnes!). Le grand homme repose aujourd'hui au Panthéon, en compagnie de Voltaire et Rousseau.
    Tout au long de sa vie, Hugo ne sépara jamais la politique de la poésie. Dans ses écrits comme dans sa vie publique, il lutta contre la peine de mort, milita pour la laïcité, la conservation des monuments historiques, défendit les pauvres...
    De monarchiste il devient républicain, ce qui l'oblige à s'exiler près de vingt ans. Il ne reviendra en France, à Paris, qu'en 1870, avec la Troisième République. Aux yeux du peuple, ses engagements en ont fait le chantre de la liberté. Bien plus qu'un écrivain, il est l'incarnation de la République.

    Cet ouvrage accompagne l'exposition Victor Hugo. La liberté au Panthéon (21 avril - 31 août 2019). Il retrace le parcours d'une vie, entre réussite et souffrance - il verra mourir presque toute sa famille. Le livre raconte aussi la journée du 1er juin 1885, durant laquelle la France institutionnelle et citoyenne va défiler derrière le corbillard du poète, de l'Arc de Triomphe au Panthéon, hommage sans précédent et dédié au poète immortel.

  • En 2004, le ministère de la Culture a créé le label « Jardin remarquable ». Il distingue des jardins et des parcs, publics ou privés, présentant un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique. Six critères régissent l'attribution du label : la composition, l'intégration dans le site et la qualité des abords, la présence d'éléments remarquables, l'intérêt botanique, l'intérêt historiques pour les jardins anciens et la qualité de l'entretien. Aujourd'hui, 450 parcs et jardins sont labellisés en France.

    Ce guide est la première publication qui rassemble les jardins d'Île-de-France labellisés et invite à de belles promenades à travers les 40 jardins de la région, dont les plus célèbres comme le domaine national de Versailles dans les Yvelines ou le jardin du Palais-Royal à Paris ou de plus méconnus comme la Vallée aux Loups à Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine, la Roseraie du Val-de-Marne à l'Haye-les-Roses ou encore le domaine de Segrez dans l'Essonne.

  • L'image la plus connue de Victor Hugo est certainement celle du patriarche à la barbe blanche photographié par Félix Nadar, qui a voué un véritable culte à l'écrivain dès les années 1850. Or, dans son atelier sont venues poser toutes les célébrités des lettres, des arts et du monde politique, dont beaucoup ont joué un rôle important dans la vie d'Hugo: éditeurs, journalistes, députés....
    Cet ouvrage illustre un demi-siècle de rencontres autour de Victor Hugo grâce à quelque 200 portraits photographiques et caricatures de Félix Nadar ou de son fils Paul. Il fait ainsi revivre tout un contexte d'échanges entre le grand homme et ses contemporains - échanges amicaux, admiratifs ou au contraire virulents et hostiles, mais jamais indifférents.

  • Fleuron de la collection, Architecture, méthode et vocabulaire de Jean-Marie Pérouse de Montclos fait autorité en la matière, depuis sa première édition en 1972. Unique au monde, il fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition avec un texte revu et enrichi par l'auteur et une iconographie généreusement augmentée et ouverte à la couleur. Ainsi, une relation étroite est établie entre le texte et l'image, tandis que l'appareil de notes précise les références historiques et bibliographiques.
    Plus de 1 200 illustrations viennent ainsi illustrer quelque 1 200 termes d'architecture classés en trois parties : le vocabulaire général (de la représentation à la construction), les différentes parties d'un édifice (de ses fondations au décor, en passant par les baies, les couvertures, les escaliers, etc.) et enfin les différents genres d'édifices (religieux, public, militaire, etc.).

    Historien de l'architecture français, enseignant, Jean-Marie Pérouse de Montclos fut le premier chercheur recruté par André Malraux et André Chastel pour l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France en 1964 ; il y dirigea pendant vingt ans les recherches scientifiques et documentaires et en présida la commission nationale. Il est l'auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages sur l'architecture de l'époque moderne.

    - Le véritable best-seller de la collection depuis près de quarante ans.
    - Un ouvrage fondamental, tant pour les amateurs d'architecture ou les étudiants que pour les passionnés de beaux livres d'art.
    - Une nouvelle édition avec un texte revu et enrichi et une iconographie généreusement augmentée et ouverte à la couleur.

  • 36 chefs d'oeuvre de la peinture française du XVIe siècle, les plus beaux portraits de la Renaissance, autrefois présentés au château d'Azay-le-Rideau, y sont à nouveau présentés pendant l'été 2021.
    En 1939, un exceptionnel ensemble de portraits du XVIe siècle était donné au musée Condé de Chantilly par la vicomtesse de Montaigne de Poncins. Cette collection avait été réunie aux XIXe siècle par ses ancêtres, les marquis de Biencourt, alors propriétaires du château d'Azay-le-Rideau. Pour la première fois depuis ce don, 36 chefs-d'oeuvre restaurés pour l'occasion, quitteront Chantilly pour retrouver les murs du château d'Azay-le-Rideau où ils étaient autrefois admirés. L'occasion de retrouver les portraits de Charles VII, Charles IX, Catherine de Médicis, Marguerite de Navarre, Anne de Montmorency ou encore d'Henriette de Balzac d'Entragues... dont les auteurs se nomment Jean Fouquet, François Clouet, Jean Decourt ou François Quesnel, les plus grands noms de la peinture française de l'époque. Conservateur du patrimoine au musée Condé, Mathieu Deldicque fait revivre ici l'art du portrait à la française, mis au point par Jean Clouet et son fils François Clouet, qui allie vérité des traits du modèle et acuité psychologique. Il permet également au lecteur de comprendre le fonctionnement d'un atelier de portraitiste, ainsi que l'usage du portrait à la Renaissance qui pouvait être aussi bien un cadeau diplomatique que destiné à orner une galerie familiale. Alexandra Zvereva, spécialiste de la peinture du XVIe siècle, retrace quant à elle l'histoire de cette collection unique.

  • En 2020, le Centre des monuments nationaux a conclu un accord avec le musée de l'Armée qui permettra de dévoiler, au fil d'expositions temporaires dans les monuments, les trésors méconnus de cette prestigieuse institution. La première étape sera gasconne, et aura l'accent rocailleux des mousquetaires ! C'est l'histoire, entre mythe et réalité, de cette élite militaire que furent les Gascons qui est dévoilée dans l'album Regards qui accompagne l'exposition accueillie au château de Cadillac, au coeur de l'Aquitaine.
    Les mousquetaires caractérisent un tournant de l'histoire où les cadets de Gascogne passent du service des Grands à celui des Rois et de la nation. Mais l'ouvrage embrasse une période plus large, du Moyen-Âge à l'Empire. Pourquoi a surgi du Sud-Ouest une telle élite militaire ? Comment a-t-elle perduré ? Issus du musée de l'Armée, les auteurs l'abordent sous l'angle de douze figures de Gascons, héros de guerre réels qu'on découvre à travers de précieux objets de collections rassemblés pour l'occasion.
    L'éclat de quelques personnages est revu au prisme du réel : d'Artagnan redevient Charles de Batz de Castelmore, le Bergerac de Cyrano se retrouve dans la vallée de Chevreuse, et une Gascogne historique mythifiée se confronte à la géographie. Ces valeureuses compagnies sont forcément constituées de cadets, bretteurs désargentés intrépides et fiers - à moins qu'ils fussent vaniteux et sanguins... Cet album révèle une réalité plus complexe, tant le passé ne saurait être résumé à l'ardeur de quelques héros.

  • C'est l'évènement culturel majeur de 2021 : après le temps long de sa rénovation, l'Hôtel de la Marine ouvre ses portes au public. Ce monument exceptionnel, rendu aux Parisiens est l'un des sites touristiques majeurs de la capitale, place de la Concorde. Cet album abondamment illustré, permet de découvrir l'ampleur des travaux réalisés dans l'ancien Garde-Meuble de la Couronne par le Centre des monuments nationaux, ayant permis de restaurer un cadre somptueux et majeur dans l'organisation de la vie politique française : on pourra notamment y découvrir la spectaculaire verrière de l'architecte Hugh Dutton au-dessus de la cour de l'Intendant, la redécouverte de décors du XVIIIe siècle, la restauration méticuleuse des modénatures de Gabriel, la création d'un parcours de visite et d'un remeublement réalisé notamment grâce au Mobilier national. L'hôtel de la Marine accueille également la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, ainsi que les chefs d'oeuvres de la collection Al Thani qui seront révélés au public.
    Une place. Un architecte. Un roi. La rencontre des trois permit à l'édifice de voir le jour : Louis XV fit le choix d'une place royale, confiée à Jacques-Ange Gabriel, premier architecte du Roi. Après avoir accueilli le Garde-Meuble de la Couronne, il abrita le secrétariat d'État à la marine après la Révolution pour devenir l'Hôtel de la Marine. Désaffecté en 2005, il vit sa destinée confiée au CMN.
    Alexandre Gady, éminent spécialiste de l'architecture, propose de faire découvrir un monument remarquable de l'histoire de France.

  • Lion d'or de la Biennale de Venise en 2015, membre de la Royal Academy of Arts (Londres), l'artiste ghanéen El Anatsui est l'un des plus grands noms de l'art contemporain. Dans le cadre majestueux de la Conciergerie (Paris), il conçoit une exposition originale, en écho à l'histoire du site.
    Lion d'or de la Biennale de Venise en 2015, membre de la Royal Academy of Arts (Londres), l'artiste ghanéen El Anatsui est l'un des plus grands noms de l'art contemporain. Dans le cadre majestueux de la salle des Gens d'Armes de la Conciergerie (Paris), il conçoit une exposition originale, en écho à l'histoire du site.
    Sous les voûtes séculaires du monument, il imagine une installation poétique créée pour l'occasion, propice à la méditation sur le Temps qui passe. Plongée dans une lumière tamisée, rythmée par les piliers et les voûtes, l'installation fait appel à cinq éléments de la nature : l'eau, le vent, le bois, le métal et la pierre.
    Deux rivières mêlant textile et projection vidéo, clin d'oeil aux deux bras de la Seine entourant l'île de la Cité, parcourent la salle des Gens d'Armes sur de vieilles traverses de chemin de fer. L'effet du déplacement est suggéré par le cheminement ininterrompu de l'eau qui reflète le ciel et par une projection du cycle journalier du soleil.
    Une cinquantaine de pierres, posées tel une haie d'honneur, invitent les visiteurs à s'asseoir et méditer pour devenir, le temps d'un songe, les éléments vivants de cette installation et des auteurs de l'histoire à venir du monument. Leur présence renforce l'idée d'une mémoire collective que cette installation vient réveiller.
    Sur les murs et dans les cheminées, six sculptures métalliques aux reflets chatoyants, tels des drapés composés de capsules de bouteilles d'alcool et de lames de canettes de sodas, symbolisent les portes ouvrant sur un champ infini de possibles.

  • Cet immense répertoire recense dans ses deux volumes tous les aspects du meuble : appellations, fonctions et formes. L'ouvrage, par sa présentation méthodique et son illustration très riche, met en évidence les évolutions historiques ou stylistiques du mobilier domestique ainsi que son rôle dans la vie quotidienne. Avec le vocabulaire consacré aux objets civils domestiques, il constitue une véritable encyclopédie des objets mobiliers français.

  • Ça s'est passé où ? raconte aux enfants quelques événements fondateurs de l'histoire de France qui ont eu lieu dans des monuments ou des sites que l'on peut encore visiter aujourd'hui.
    Un choix astucieux de dates et de lieux permet aux jeunes lecteurs, à partir de 6 ans, de voyager à la fois dans le temps et dans l'espace et d'imaginer le décor d'événements historiques célèbres ou moins connus.
    Pourquoi Homo sapiens s'enfonça profondément dans des grottes pour peindre ? Comment les Vikings assiégèrent longuement l'île de la Cité ? Quand les caravelles quittaient-elles le port d'Aigues Mortes pour traverser la Méditerranée ? Comment se passèrent les derniers jours de Marie-Antoinette à la Conciergerie ?
    Des châteaux (Versailles, Villers-Cotterêts), des ports (La Rochelle, Aigues-Mortes), des champs de batailles (Verdun, Alésia), des funérailles (Victor Hugo), des couronnements (Napoléon), des sièges (le Mont Saint-Michel, la Cité), des révoltes (Mai 68), des moments de liesse (la libération de Paris), etc. : au fil des pages, les enfants voyagent de la Préhistoire au XXe siècle.
    Un texte court et simple contextualise l'événement et apporte les informations nécessaires à sa compréhension. Les dessins, extrêmement documentés, ouvrent l'imagination sur une scène particulière, de celles qui nous ont marqués et dont on se souvient encore, une fois grand !

  • C'est à Chandigarh, capitale indienne au pied de l'Himalaya, que Le Corbusier mit en oeuvre pour l'unique fois de sa vie ses théories urbaines à l'échelle d'une ville entière. En 1947, lors de la partition de l'Inde et du Pakistan, l'état du Punjab fut divisé : Lahore, son ancienne capitale, étant désormais au Pakistan, Nehru confia trois ans plus tard la construction d'une nouvelle capitale à une équipe dirigée par Le Corbusier.

    En photographiant Chandigarh à partir de 2010, l'intention de Manuel Bougot était de faire un portrait intime de la ville en figeant sur la pellicule exclusivement des intérieurs privés et administratifs. Mais face à l'architecture impressionnante des sites et notamment celle du Capitole Complex, qui regroupe la Haute cour de justice, l'Assemblée législative et le Secrétariat général, ce projet a évolué pour raconter cette ville que ses habitants appellent "The City Beautiful".

    Manuel Bougot s'est attaché à montrer l'appropriation par les Indiens de cette architecture occidentale et, au-delà, la confrontation de deux cultures que tout semblerait opposer, faisant un état des lieux soixante ans après la naissance de cette capitale prévue pour cinq cent mille habitants et qui en compte aujourd'hui plus de deux millions.

    À des années-lumière de l'idée que l'on se fait des grandes villes indiennes, au coeur de la densité minérale des bâtiments en béton, Chandigarh exhibe de magnifiques espaces verts, des parcs luxuriants où écureuils et singes se promènent en liberté et où les habitants font leur jogging quotidien.

    C'est cette capitale originale, le plus grand chantier de Le Corbusier, que nous restitue le photographe, dans ce livre auquel contribuent également l'historienne de l'architecture Caroline Maniaque, et l'architecte indien Balkrishna Doshi, Pritzker prize 2018, qui accompagna Le Corbusier dans cette aventure hors norme.

  • De la princesse idéale à la « reine scélérate », de la traîtresse étrangère à la figure martyre, de l'héroïne adolescente à la mère bigote, de la femme de culture à l'icône de mode, l'image de la reine Marie-Antoinette, tour à tour adorée ou honnie, n'a cessé d'évoluer au cours des siècles.

    En suivant le fil de l'exposition qui se tiendra à la Conciergerie du 16 octobre 2019 au 26 janvier 2020, cet ouvrage, à travers 14 essais et 16 notices, commentera les multiples représentations de la reine et montrera comment le rapport à Marie-Antoinette a souvent été passionnel, déterminant des cultes, des hommages, ou au contraire de violentes attaques.

    Si la France de son temps l'a peu comprise - aux portraits de cour et images pieuses répondent les caricatures -, les imaginaires s'en sont emparés par la suite, jusqu'à en faire une héroïne de cinéma interprétée par les plus grandes actrices (de Sarah Bernhardt à Diane Kruger), le personnage culte d'un manga japonais (La Rose de Versailles de Riyoko Ikeda) ou encore un produit de grande consommation.

    La reine Marie-Antoinette connaît aujourd'hui un revival étonnant. Devenue une icône, un objet de pop culture, elle est la figure historique la plus internationalement commentée dans les livres ou les films, la plus dépeinte par les artistes contemporains ; elle incarne, tout simplement, une jeune femme de son/notre temps.

  • L'album Où vivent les hommes ? présente de manière originale et vivante l'évolution de l'habitat privé au fil des siècles. Grâce aux illustrations ludiques et au contexte historique et artistique, le jeune lecteur est immédiatement plongé dans le quotidien de ces hommes. Un vrai album à remonter le temps !

    De la morphologie des maisons aux gestes de nos ancêtres, le jeune lecteur découvre pourquoi les hommes habitent ainsi et ce qui se cache derrière la forme des maisons.

    Ce documentaire retrace chronologiquement l'histoire de l'habitat privé en France. Un résumé situe le contexte historique et artistique, puis décrit les inventions et évolutions qui ont ponctué la construction : comment les hommes ont construit et vécu au fil du temps. L'illustration pleine page s'attache à représenter la vie quotidienne des hommes dans et autour de leur « maison ».

    Pour chaque période, une dizaine de termes sont expliqués et illustrés. Ils concernent des mots clefs de l'architecture et de la construction : technique, évolution des moeurs, découvertes, mode... qui se répercutent sur l'habitat.

  • L'oeuvre de Jean Prouvé (1901-1984) est d'une telle richesse que l'on est généralement obligé de l'aborder en privilégiant tel ou tel aspect de son travail. C'est le bâtisseur qui retient ici l'attention. Par les architectes auxquels il est associé comme par ses propres réalisations, Prouvé appartient d'emblée au Mouvement moderne. Mais sa place y est à nulle autre pareille. Olivier Cinqualbre propose un parcours original à travers cette oeuvre unique, de l'aéro-club de Buc ou de la Maison du peuple de Clichy aux prototypes des années 1960.

  • Édifiés sur les rives de la Loire ou de ses affluents, parfois plus distants, voire éloignés dans les terres, les châteaux qui jalonnent la «vallée des rois» ont largement dépassé la centaine d'édifices entre le XVe siècle et l'aube du XVIIe. Aujourd'hui, quelques-uns ont disparu, mais beaucoup ont survécu et sont ouverts au public. Généralement modifiés au fil des siècles, ils ont suivi les évolutions architecturales et culturelles de la France.

    Une introduction historique guide le lecteur avant la découverte en images d'une cinquantaine de châteaux, à visiter, classés par ordre alphabétique et accompagnés d'une carte pour se repérer dans la région.

  • La tapisserie constitue un ornement privilégié des monuments historiques civils ou religieux, du fait de son caractère monumental, de son impact décoratif et de sa force narrative.
    Ce numéro est particulièrement dense, en raison de l'importance des deux dossiers thématique et scientifique, ainsi que par la nature exceptionnelle des chantiers présentés.
    Étayé par de nombreuses études de cas, ce dossier a pour objectif de mettre en valeur les actions menées par les services de l'État en faveur de la conservation de ce patrimoine fragile, très présent dans les collections publiques, comme privées. Outre les questions de conservation et de restauration, seront exposés les moyens mis en oeuvre pour la présentation des tapisseries, leurs rotations, les réserves, avec un focus sur la politique de conservation dans les musées, et au Centre des monuments nationaux.
    Les études de cas conduiront le lecteur à La Chaise-Dieu, Montpezat-du-Quercy, Angers (la tenture de l'Apocalypse), Aix-en-Provence, Toulouse, Beauvais, Le Mans, Saumur, Aubusson, Strasbourg, Vannes, Chateaudun...
    L'actualité des chantiers est dominée par la réhabilitation de l'hôtel de la Marine à Paris ; mais elle rend compte aussi de la restauration des vitraux du XVIe siècle de la cathédrale d'Auch ; la maison de Victor Hugo à Hauteville House (Guernesey) ; le Castel Gesta, demeure et atelier du peintre-verrier (Toulouse) ; la réhabilitation du lycée du Raincy ; la reconstitution du mobilier de la villa E-1027 (Roquebrune-Cap-Martin) ou la villa de l'architecte André Bruyère (1968 ; Maussane-les-Alpilles).
    Le dossier scientifique et technique est consacré à la microbiologie, soit l'étude des altérations biologiques des oeuvres patrimoniales.

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