Pierre Milza

  • Napoléon III

    Pierre Milza

    Parlez de Napoléon III et aussitôt une avalanche de clichés survient : le démagogue, le populiste, Napoléon le petit, l'homme du coup d'Etat et des chemins de fer, le prince de la fête impériale et le vaincu de Sedan. Il incarne le XIXe siècle français aussi puissamment que Louis XIV le Grand Siècle. Pierre Milza a nettoyé ces visions convenues pour partir à la recherche d'un Napoléon III tel qu'en lui-même. Adoptant la démarche qui lui avait valu le succès du public pour ses biographies de Mussolini et de Verdi, Milza a enquêté sur la jeunesse, la formation intellectuelle et les exils de Louis Napoléon Bonaparte ; il s'est intéressé à ses livres comme à ses amitiés italiennes ou anglaises, à ce mélange si original de césarisme, d'audace individuelle et de légende napoléonienne qui envoûte à nouveau les Français de 1848. En expert des parties politiques et des relations internationales, il démonte les mécanismes du bonapartisme et de l'idéologie impériale ; il rend à la politique étrangère de l'empereur sa place majeure en Europe et dans le monde, y compris dans le rayonnement d'un Paris, capitale des artistes et des intellectuels de la planète. Sans jamais statufier son héros, ni l'instrumentaliser, Pierre Milza réussit à restituer toutes les facettes du personnage et à trouver la cohérence d'un grand homme.

  • Y a-t-il en Europe une terre qui ait connu en quatre millénaires davantage de bouleversements que l'Italie ? La Péninsule aura expérimenté tous les modèles d'organisation politique et elle les a souvent exportés. Elle aura subi aussi, de tout temps, des bouleversements démographiques et des brassages sans équivalents. En dépit de cette instabilité, c'est en vain qu'on chercherait une époque où l'Italie aurait cessé d'illustrer le génie humain : de l'Empire romain à la Cité-Etat, du latin au toscan - qui a été fixé bien avant les autres langues vernaculaires -, des sciences à la peinture, etc., elle n'a pas souffert d'avoir eu dix ou douze villes capitales rivales (la France n'en a jamais eu qu'une seule !), au contraire, elle en a fait une force...
    À la différence de quelques autres « miracles » que les historiens relèvent ici ou là dans l'espace et le temps mais, qui sont souvent éphémères, le miracle italien est permanent. De l'âge du bronze à aujourd'hui, Pierre Milza guide son lecteur sur tous les fronts : l'événement bien sûr, le portrait d'une longue cohorte d'hommes d'exception, mais aussi la civilisation.

  • Garibaldi

    Pierre Milza

    • Pluriel
    • 10 Septembre 2014

    Originaire d'une famille de modestes marins et lui-même marin, Garibaldi a choisi tout jeune de consacrer sa vie à la cause de la liberté. En Amérique latine d'abord, où il a combattu pendant près de quinze ans au service des démocrates du Rio Grande do Sul et de l'Uruguay, puis en Italie, où ce guérillero désintéressé a achevé de bâtir sa légende. Personnage aux multiples visages, Garibaldi restera jusqu'à sa mort, et longtemps après, le « héros des Deux-Mondes », l'homme qui le plus a oeuvré pour l'émancipation et pour l'unité de l'Italie, avant de militer pour la paix entre les peuples et pour plus de justice sociale.

    C'est ce personnage de légende, sans doute celui dont la notoriété dépasse celle de tous les « grands hommes » du XIXe siècle, dont Pierre Milza retrace dans ce livre le destin héroïque

  • Voyage en Ritalie

    Pierre Milza

    • Payot
    • 16 Avril 2004

    Plus de trois millions et demi de descendants d'italiens vivent aujourd'hui en france.
    Qu'ils soient petits-fils d'émigrés politiques, héritiers des ouvriers de lorraine, des mineurs ou des colporteurs, issus de la banlieue ou installés le long de la côte d'azur, paysans du gers ou artisans parisiens, ils forment la grande famille des ritals. c'est leur histoire que pierre milza, professeur à l'institut d'études politiques de paris et spécialiste des migrations, a voulu écrire. ce sont les récits de la vie des immigrés venus de ces italies si diverses, leurs comportements, leurs ambitions, leurs combats politiques ou sociaux, les voies de leur intégration et les rejets de leur mémoire qu'il déchiffre.
    Mais parce que pierre milza est aussi un rital, que ses racines s'ancrent à la fois sur les rives du pô et sur les bords de la seine, ce livre établit un dialogue exceptionnel entre l'histoire d'une communauté et la chronique d'une vie.

  • Mussolini

    Pierre Milza

    • Fayard
    • 6 Octobre 1999

    Entre le Mussolini de ceux qui le prennent pour une marionnette de l'histoire, celui des nostalgiques du fascisme qui ressassent la propagande des années 20 et 30, des amateurs d'anecdotes qu'intéresse uniquement la vie sentimentale (agitée) du Duce et celui dont une érudition parfois accablante risque d'estomper les traits, la véritable personnalité de l'une des figures noires du siècle qui s'achève demeure pour beaucoup d'Européens une énigme.

    Comment saisir les sinuosités d'une carrière commencée à l'ombre de Garibaldi et Mazzini, de Proudhon, Marx et Nietzsche et achevée dans la fange de la République de Salo ? Pourquoi un fils du peuple devenu militant ouvrier et journaliste, héraut de l'intervention dans la Première Guerre mondiale et numéro 2 du PSI, s'est-il métamorphosé en nationaliste à tous crins ; comment l'agitateur s'est-il fait le promoteur d'un régime d'ordre, comment le futuriste a-t-il fini par prôner le retour à la Rome antique ? Pour quelles raisons un homme de longue date hostile à l'Allemagne et indifférent aux problèmes "raciaux" a-t-il pu être l'alter ego latin du Führer, jetant son pays dans une nouvelle guerre, mal préparée, et se faisant le complice du génocide ? Qui est cet anticlérical signant les accords du Latran, cet anticolonialiste conquérant l'Ethiopie, ce républicain offrant au roi le titre d'empereur, cet adepte de l'union libre exaltant la famille traditionnelle ? Etc., etc. Ces contradictions, ces revirements, ces reniements, Mussolini les a assumés et même voulus, car il s'est très tôt persuadé qu'il était à lui seul le salut de l'Italie, et cette certitude l'habita jusqu'à la fin ou presque. La passivité voire le soutien (au moins jusqu'au milieu des années 30) des Italiens firent le reste en le confortant dans cette idée.


    Pierre Milza, professeur d'histoire contemporaine à l'Institut d'études politiques de Paris et directeur du Centre d'histoire de l'Europe du vingtième siècle (CHEVS/FNSP), est spécialiste de l'histoire du fascisme et de l'Italie des XIXe et XXe siècles.

  • Voltaire

    Pierre Milza

    Aujourd'hui plus que jamais, Voltaire est invoqu contre le fanatisme religieux et en faveur des liberts. L'auteur du Trait sur la tolrance (1763) s'est en effet engag dans tous les combats de son sicle contre l'obscurantisme. Cet écrivain surdou a pratiqué tous les genres, cet ambitieux s'est introduit dans tous les milieux o rgnaient le pouvoir et l'argent. Mais jamais il n'a abdiqué son indpendance d'esprit. Ce petit homme maladif, au cours d'une vie mouvemente, a port trs haut et très loin les droits de la conscience et l'esprit franais. Voltaire, flambeau des Lumières, est universel. " Voil un Voltaire qui se lit comme un roman [...] tant le personnage est prenant, les rebondissements innombrables, la trajectoire unique. " Roger-Pol Droit, Le Monde des Livres


  • giuseppe verdi fut, au même titre que garibaldi et cavour, l'un des héros du risorgimento, l'homme dont l'image s'est identifiée pour les italiens avec celles de la liberté et de la nation.
    nombreux sont ceux qui, bourgeois ou représentants du peuple citadin, vont trouver dans la musique du maître de busseto le moyen d'exprimer leur désir de vivre libres. cette communion patriotique suscitée par l'opéra verdien ne saurait faire oublier que ses oeuvres sont acclamées de paris à saint-pétersbourg. verdi est bien le " patron " de la seconde moitié du xixe siècle par l'ampleur et le renouvellement de ses créations.
    mais l'homme verdi se montre aussi ami fidèle, époux et père brisé par la disparition des siens, puis compagnon de vie d'une autre victime du destin, la cantatrice giuseppina strepponi, qu'il lui faudra imposer face aux préjugés du temps. tels sont, continûment mêlés, les traits d'un personnage qui, à l'instar de victor hugo en france, a mis son génie au service de la liberté.

  • Milan, le 25 avril 1945, 20 heures : le convoi qui emporte Mussolini et ses plus fidèles lieutenants s'ébranle vers une destination incertaine. Trois jours plus tard, à Giulino di Mezzegra, sur la rive ouest du lac de Côme, le Duce et Claretta Petacci, sa maîtresse, sont exécutés. Que s'est-il passé au cours de ces trois longs jours ? Qui a tiré ? Quel a été le rôle des services secrets américains et britanniques ? Mussolini a-t-il emporté dans sa sacoche les secrets du fascisme ? Pierre Milza, grand spécialiste de l'Italie, met en lumière un événement qui concerne non seulement l'histoire de l'Italie contemporaine, mais aussi celle de la Deuxième Guerre mondiale. Les trois derniers jours de Mussolini se déroulent à la manière d'un roman d'espionnage sur fond de tragédie, celle du peuple italien, confronté aux horreurs de la guerre civile. A cela près qu'il s'agit d'une histoire vraie et que, 65 ans plus tard, elle n'a toujours pas livré tous ses secrets.

  • Référence pour le grand public et les historiens, Pierre Milza nous propose le premier tome d'un livre consacré à la guerre de 1870 et l'épisode de la Commune, il y apporte une analyse globale et un éclairage nouveau qui renouvelle notre regard sur ces événements et ses conséquences.

    " L'année terrible " est l'une des clefs de notre histoire contemporaine. Entre juillet 1870 et juin 1871, la IIIe République s'est bâtie sur les soldats tombés au champ d'honneur d'une défaite, sur les ruines de Paris et des villes du Nord et de l'Est, sur les cadavres des fédérés tombés à Rueil et à Neuilly ou fusillés au mur du Père-Lachaise.
    Pierre Milza a construit le premier épisode, celui de la guerre franco-prussienne, comme un drame en trois actes.
    Le premier se déroule pendant l'été et ressemble à la chronique d'une défaite militaire annoncée. Depuis les prémices de la guerre, l'imbroglio diplomatique qui la déclenche jusqu'aux revers à répétition conclus par la capitulation de Sedan, Pierre Milza fournit une analyse magistrale de la manière dont un régime, présumé fort, se délite.
    Le deuxième acte est celui des résistances et des espoirs déçus. Comment organiser à la fois la République et la poursuite de la guerre ? Comment mobiliser des hommes et du matériel pour sauver la capitale et forcer une paix digne ? Comment employer ces hommes généreux venus, Garibaldi le premier, du monde entier sauver la France de la liberté ? Comment survivre aussi dans Paris assiégé et affamé ?
    Le dernier acte se déroule dans les fracas des obus qui tombent sur Paris, dans les ultimes sorties de soldats et de gardes mobiles épuisés, à la lueur des torches d'une foule inquiète, au bord de l'émeute.
    Dans un récit vivant, précis, plein d'aperçus originaux, Pierre Milza réussit le tour de force de passionner le lecteur avec un des plus sombres événements de notre histoire.

  • 7e éditionUne synthèse, par pays et internationale, sur l'histoire du monde de la Première Guerre mondiale à la fin de la Seconde. Dans chaque chapitre : bibliographie, vocabulaire, documents, cartes, biographies, et sujets avec plans. Le retour à la paix. Bilan de la Première Guerre mondiale. Les problèmes économiques de 1919 à 1929. La France de 1919 à 1932. États-Unis et Royaume-Uni de 1918 à la crise. L'Allemagne de 1919 à 1929. La Russie des soviets de 1917 à 1921. Les relations internationales de 1919 à 1933. La crise de 1929. Les États-Unis de 1929 à 1941. La Grande-Bretagne et son Empire de 1931 à 1939. La France de 1932 à 1939. L'Italie de 1919 à 1940. L'Allemagne de Hitler. Fascisme et réaction dans l'Europe de l'Entre-deux-guerres. L'URSS de 1921 à 1941. L'Extrême-Orient de 1919 à 1939. Les relations internationales de 1933 à 1939. La Seconde Guerre mondiale.

  • La Seconde Guerre mondiale a-t-elle été tout entière en germe dans la façon dont s'est déroulée et conclue la première ? Y a-t-il eu un enchaînement irréversible des faits ayant produit Hitler et Staline et qui relient, sans changement possible, la « paix dictée » de Versailles et l'affrontement entre les démocraties et les totalitarismes ?
    Si l'histoire n'est pas déterminée par la manière dont a été mis en place en 1919 le nouvel ordre international, ceux qui ont installé le système ont pu générer en même temps la possibilité de le détruire, et avoir une responsabilité dans le déroulement des faits aboutissant aux agressions hitlériennes de 1938-1939. Ce problème du rapport entre l'enchaînement causal des faits et leur contingence est au centre de ce livre consacré aux relations internationales de l'entredeux- guerres, une période ponctuée d'événements dramatiques et qui s'achève par un conflit qui deviendra planétaire.

  • L´année 1871 consacre la prépondérance de l´Allemagne bismarckienne en Europe et le début de l´apogée européen dans le monde. La Grande Guerre sera fatale à cette double hégémonie en provoquant la défaite militaire de l´Allemagne et le déclin économique du Vieux Continent face aux États-Unis. Pierre Milza renouvelle la vision des événements en soulignant l´action des forces profondes : derrière le jeu diplomatique, il montre le poids des intérêts économiques et les grands courants de l´opinion.

  • L'europe en chemise noire

    Pierre Milza

    On se trompe lourdement en croyant que l'émergence des
    multiples partis, groupuscules et sociétés de pensée d'extrême
    droite constitue en Europe un phénomène récent, dû à la
    crise économique, au chômage, à l'immigration ou encore à
    la fin des régimes communistes à l'Est. Pour la plupart, ces
    courants sont en effet enracinés dans nos sociétés depuis un
    siècle au moins - certains ont même été au pouvoir. Le
    déclenchement de la guerre froide leur a permis de se refaire
    une virginité dans les pays anciennement occupés, comme
    dans ceux de l'Axe proprement dit. Le discrédit et la réprobation
    les ont longtemps marginalisés dans les opinions
    publiques, mais le temps a passé...Cet ouvrage veut faire le point sur ces mouvements de flux et
    de reflux d'idées et de groupes qui ont en commun de rejeter
    l'humanisme des Lumières. Sans équivalent en Europe, cette
    enquête historique éclaire sous un jour nouveau notre passé
    récent et nous donne à réfléchir sur notre avenir.

  • Cet ouvrage relate avec clarté et précision une histoire tragique. L'auteur montre que la Seconde Guerre mondiale n'était pas tout entière en germe dans la façon dont s'est déroulée et conclue la première. Il n'y a pas eu d'enchaînement irréversible des faits qui ont produit Hitler et Staline et qui relient la "paix dictée" de Versailles et l'affrontement entre les démocraties et les totalitarismes. Le sort de l'Europe et celui du monde s'est sans doute joué sur un petit nombre d'options.

  • Pie XII

    Pierre Milza

    • Fayard
    • 29 Octobre 2014

    Pie XII déchaîne les passions. Accusé, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, d'avoir laissé accomplir la Shoah sans intervenir, d'avoir été un anticommuniste viscéral et d'avoir couvert la fuite des criminels nazis, ce souverain pontife n'en a pas moins été proposé pour la béatification par son germanique successeur, Benoît XVI. C'est que le même personnage a couvert le sauvetage de juifs pourchassés à l'heure du génocide, a choisi de rester à Rome quand la ville était menacée par les bombardements pour partager le sort de ses fidèles et a replacé le Vatican au coeur de la vie internationale.Pour peser un tel homme au trébuchet de l'histoire, il fallait rien moins que Pierre Milza. Spécialiste de l'Italie contemporaine et des régimes autoritaires, ce dernier a repris le dossier avec une approche inédite : montrer combien a joué sur le prélat son attachement viscéral à sa Rome natale, combien son ascétisme et mysticisme ont pesé sur l'histoire ! Et cela change la perspective de cette étonnante trajectoire spirituelle et géopolitique.Professeur émérite à Sciences Po, Pierre Milza y a enseigné pendant plus de trente ans et y a dirigé le Centre d'histoire de l'Europe du xxe siècle. Parmi ses nombreux ouvrages consacrés à l'Italie, ses biographies de Mussolini (Fayard, 1999) et Garibaldi (Fayard, 2012) font référence, des deux côtés des Alpes.

  • On se trompe lourdement en croyant que l'émergence des multiples partis, groupuscules et sociétés de pensée d'extrême droite constitue en Europe un phénomène récent, dû à la crise économique, au chômage, à l'immigration ou encore à la fin des régimes communistes à l'Est. Pour la plupart, ces courants sont en effet enracinés dans nos sociétés depuis un siècle au moins - certains ont même été au pouvoir. Le déclenchement de la guerre froide leur a permis de se refaire une virginité dans les pays anciennement occupés comme dans ceux de l'Axe proprement dit. Le discrédit et la réprobation les ont longtemps marginalisés dans les opinions publiques, mais le temps a passé...
    Qu'elle se manifeste sous sa variante populiste ou fasciste, la présence de l'extrême droite - xénophobe ou franchement antisémite et raciste - est donc, de l'Italie à l'Ukraine, de la France au Danemark, de l'Autriche à la Belgique, des Pays-Bas à la Scandinavie, une donnée permanente de la vie politique et sociale de l'Europe d'après guerre : elle a, selon les circonstances et la personnalité de ses leaders, gêné ou favorisé les partis classiques ; elle a servi tantôt de repoussoir, tantôt de boîte à idées ; aujourd'hui, elle se fait fort de camper aux portes de certains gouvernements et à tout le moins perturbe gravement le jeu démocratique - en France notamment.
    Le regard de l'historien est indispensable pour saisir, dans un temps long (depuis 1945) et dans un espace élargi (l'ensemble du continent), les mouvements de flux et de reflux d'idées et de groupes qui ont en commun de rejeter l'humanisme des Lumières. Nul mieux que Pierre Milza, spécialiste du fascisme et du nazisme, auteur en dernier lieu d'un exceptionnel Mussolini, n'était mieux placé pour le faire. Sans équivalent en Europe, son enquête historique jette une lumière inattendue sur notre passé récent et nous donne à réfléchir sur notre avenir.

    Pierre Milza, professeur d'histoire contemporaine à l'Institut d'études politiques et ancien directeur du Centre d'histoire de l'Europe du vingtième siècle (CHEVS/FNSP), a consacré l'essentiel de ses travaux au fascisme et au nazisme. Sa biographie de Mussolini (Fayard, 1999) a obtenu de nombreux prix littéraires et a été traduite en plusieurs langues.

    Collection Nouvelles études contemporaines sous la direction de Serge Berstein et Pierre Milza

  • Les attentats meurtriers du 11 septembre, l'élimination du pouvoir taliban à Kaboul, la deuxième guerre d'Irak, le non français et néerlandais au référendum sur la constitution européenne, l'émergence de la Chine et de l'Inde si longtemps annoncée et retardée, l'histoire se précipite en ce début du XXIe siècle que certains avaient décrit comme devant être le début d'une ère de paix et de démocratisation de la planète.
    Cette nouvelle édition d'un ouvrage devenu classique prend en compte ces divers événements, avec le double souci de montrer comment ils s'enracinent dans le processus de mondialisation des trente dernières années, et en quoi ils sont révélateurs d'un bouleversement des relations internationales dont les analystes les plus perspicaces

    POINTS FORTS :
    - Un ouvrage qui ne se limite pas aux rapports entre les grandes puissances, et qui intègre les relations entre les nations africaines, asiatiques, latino-américaines, arabo-musulmanes, etc.
    - Place importante accordée aux questions stratégiques, au problème des armements, au terrorisme international
    - Présentation de documents accompagnant chaque chapitre susceptibles d'éclairer la problématique du chapitre
    - Souci de maintenir, dans un langage clair, l'équilibre entre le récit événementiel et la réflexion sur les faits. ont de plus en plus de mal à discerner les conséquences à moyen et à long termes. .

  • De juin 1934 à juillet 1944, Hitler et Mussolini se sont rencontrés à dix-huit reprises, accompagnés le plus souvent de leur ministre des Affaires étrangères, Ribbentrop pour l´Allemagne, Ciano pour l´Italie. Que se sont-ils dit ? De quoi ont-ils parlé ? Et en quelle langue, car s´il ne faut pas oublier que si le Duce pratiquait assez couramment la langue de son interlocuteur, celui-ci ne s´exprimait qu´en allemand.  Pour examiner cette question, l´historien dispose, conservés dans les archives diplomatiques des deux pays, des procès verbaux des réunions au sommet. Certes, mais leur principal interprète, Paul Otto Schmidt, nous le dit : il s´agit de documents rédigés par lui-même, captés à l´écoute d´un Führer tonitruant, dont les péroraisons, véritables déluges logomachiques, pouvaient durer plus de deux heures, puis traduits en italien et soumis à la lecture sourcilleuse des deux dictateurs.
    Heureusement, les sources « secondaires » ne manquent pas (Mémoires, correspondances, témoignages divers), qui nous permettent de suivre au jour le jour, et jusque dans les moindres détails, le déroulement des entretiens entre Mussolini et Hitler, et de mieux comprendre comment deux personnages aussi dissemblables, ont pu développer et entretenir jusqu´à la fin de leur vie une complicité dans le crime le plus monstrueux qu´ait connu l´histoire de l´humanité.

  • Fascisme francais

    Pierre Milza

    C'est contre l'usage incohérent du terme «fasciste» que s'élève l'ouvrage de Pierre Milza qui décrit, analyse, dissèque tous les mouvements, ligues, groupes, groupuscules qui, du début du siècle à aujourd'hui, ont été situés dans la mouvance fasciste.
    Y a-t-il eu, y a-t-il un fascisme «à la française» ? L'étude de Pierre Milza se refuse à toute simplification face aux options idéologiques dont se réclamèrent par le passé le colonel de la Roque et Jacques Doriot, Brasillach et Drieu La Rochelle, et, plus proches de nous, Pierre Poujade et Jean-Marie Le Pen. Les conclusions de l'auteur sont claires : plus qu'un fascisme, un «totalitarisme brun», il y a en France une permanence «vichyste» et «ligueuse» dans des mouvements qui se nourrissent cependant de certains thèmes fascinants et comptent en leur sein d'authentiques nostalgiques de l'ordre hitlérien.

  • L'année 1871 consacre la prépondérance de l'allemagne bismarckienne en europe et le début de l'apogée européen dans le monde. la grande guerre sera fatale à cette double hégémonie en provoquant la défaite militaire de l'allemagne et le déclin économique du vieux continent face aux états-unis.
    Pierre milza renouvelle la vision des événements en soulignant l'action des forces profondes : derrière le jeu diplomatique, il montre le poids des intérêts économiques et les grands courants de l'opinion.

  • Le colloque qui s'est tenu au collège de france les 19 et 20 mai 2008, et qui fait l'objet de cette publication, n'avait pas pour but de " réhabiliter " napoléon iii.
    Il y a longtemps que la " légende noire ", forgée du vivant même de l'empereur et continûment reproduite par une historiographie dont le principal objectif était de survaloriser le régime qui a succédé à l'empire, a lait long feu. en position dominante dans l'université française, au moins jusqu'à la guerre de 1914-1918, la littérature " savante " consacrée au régime impérial et à son fondateur n'a cessé en effet de perdre du terrain au profit d'un regard plus distancé et plus serein.
    Peut-être parce qu'ayant recouvré les territoires perdus un demi-siècle plus tôt, la principale hypothèque pesant sur le second empire s'est trouvée considérablement allégée. c'est néanmoins avec le second après-guerre qu'a pris corps une véritable approche scientifique de cette période, aussi éloignée que possible des présupposés idéologiques et axée tantôt sur le régime impérial examiné de manière globale, tantôt sur tel ou tel aspect de son histoire, tantôt encore sur l'homme qui, pendant plus de vingt ans, en a assumé le destin.
    A l'occasion de la commémoration du bicentenaire de sa naissance, ce colloque ne visait ni à faire oeuvre apologétique ni à peaufiner des arguments en vue d'une confrontation mais à faire le point sur les connaissances relatives à la personnalité et à l'action de napoléon iii.

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