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Littérature
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Petit manuel du parfait aventurier
Pierre Mac Orlan
- Mercure de France
- Le Petit Mercure
- 6 Novembre 2025
- 9782715267305
Pédagogue insolite, l'auteur de Quai des brumes et du Chant de l'équipage, dont Queneau faisait ses délices, s'adresse aux sédentaires, «compagnons de la bouteille d'encre», qui brûlent de vivre la grande aventure sans quitter le confort d'une vie douillette : petits voyages soigneusement choisis, villes et cabarets mythiques, lectures essentielles et rares, tout est là qui permet de planter le décor du roman d'aventures et de prendre la plume comme on prendrait la mer.
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«C'est la seule femme dans cette salle dont la chevelure ne soit pas coupée sur la nuque... L'odeur secrète du dancing, comme celle de l'année 1919, est encore l'odeur doucereuse et fade du sang. Nelly est belle, d'une beauté nettement parisienne. C'est vraiment une fille de la rue élevée au grand pouvoir. La bouche est une bouche pâle de la rue, et les yeux, durs et gris, ont pris leur éclat définitif dans un autre décor que celui-là.»
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La confrontation, pleine de sens et de saveur, de l'aventurier passif, Joseph Krühl, qui se contente de rêver aux pirates, et de l'aventurier actif, Simon Eliasar, occupé de chasse au trésor. Tous deux pourtant s'embarquent ensemble et leur destin s'accomplira sur une île.Étonnant adieu au romantisme et au pittoresque, ce récit ingénieux contient toute la poésie de l'aventure.
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Poésies documentaires complètes
Pierre Mac Orlan
- Gallimard
- Poésie Gallimard
- 21 Octobre 1982
- 9782070322282
«La somme réunie en 1954 sous le titre Poésies documentaires complètes a été composée pour l'essentiel de 1919 à 1925 ; de la fin de la guerre à la célèbre exposition des Arts Décoratifs. Elle s'articule autour des cinq grands poèmes ou recueils : L'Inflation sentimentale (1923), devenu Inflation sentimentale ; Simone de Montmartre (1924) ; Abécédaire des filles et de l'enfant chéri (1924), devenu Abécédaire ; Boutiques (1925) ; Boutiques de la foire (1925), devenu Fêtes foraines. [...] Période de transition, de mutation, de rupture entre l'ancien monde détruit par la guerre et le nouveau qui cherche à émerger de ses ruines. Elle se caractérise par une fièvre de modernisme d'abord sensible avec la promotion de médias nouveaux ou récents : cinéma, photographie, T.S.F., phonographe que Mac Orlan est l'un des premiers à introduire dans l'espace poétique. [...] La poésie de Mac Orlan ne fait qu'enregistrer la mutation des moeurs et le brassage social et cosmopolite entraîné par la première guerre. "Ici la reine Dactylo se mêle comme l'eau tiède au vin généreux des hommes" (Inflation sentimentale). La gigolette de Bruant a fait place à la garçonne aux cheveux courts et coiffés d'une cloche de feutre noir, comme un casque guerrier. Derrière elle le champ de la poésie s'ouvre à des personnages jusque-là confinés dans le roman ou la rubrique des faits divers.» Francis Lacassin.
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«J'ai souvent pensé à toi, sale fumier que tu es... Je pressentais qu'une nuit ou un jour quelconque, tu me lâcherais à la face les sales preuves que tu n'es qu'une bourrique. Cette nuit est arrivée maintenant. Je t'ai raconté tout ce que j'avais à te dire : c'est moi, moi, Filieth, l'assassin de Leboeuf, à Rouen... Que vas-tu faire ?... Allez... parle ! Lucas se tenait immobile, à quelques mètres de Pierre Gilieth. Quand celui-ci eut fini de parler, il se fit un grand silence. Les poules d'eau, craintives, bruissaient dans les roseaux. Au loin, vers Dar Saboun, on entendait les légionnaires qui chantaient en choeur : Trianera, Trianera.»
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«C'est dans ce paysage de mer et d'usines, de moulins à vent et de maisons basses à volets multicolores que Gertrude Dewryter se glissait quand les derniers pas des soldats allemands s'étaient perdus dans les dunes. Je l'imaginais mêlée à ces nuits surpeuplées d'apparences qui furent les nuits de guerre. Des pièces aboyaient à l'heure fixée dans la direction du large. Des automobiles, tous feux éteints, roulaient sans trop de bruit dans la direction de Bruges. La fille, émue par sa mission et par la nuit, se faufilait comme une ombre légère. Elle revenait ce soir vers moi, passant indiscret. J'apercevais son visage livide et sanglant. En se sacrifiant, elle ne pouvait prévoir qu'elle mourrait avec un visage aussi livide et aussi sanglant.»
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Les dés pipés ou les aventures de miss Fanny Hill
Pierre Mac Orlan
- Folio
- Folio
- 22 Octobre 1986
- 9782070377701
Fanny Hill est une coquine. Elle naquit en 1790 dans un petit village de la Somme. À dix ans, ses parents étant morts de la petite vérole, elle rencontre un vagabond qui l'initie à des procédés qui ne sont pas de son âge. Bientôt, nous la retrouvons à Boulogne. Elle est la maîtresse du matelot La Carline, un joyeux drôle qui lui fait connaître Mylord Coloquinte. C'est ainsi que la fillette passe en Angleterre. Trois ans de concubinage avec Mylord Coloquinte, espion britannique, c'est beaucoup. Fanny l'empoisonne. La voilà lâchée dans Londres. Après quelques années de misère dans le sordide quartier de Whapping, elle a l'idée d'aller à King's Place, centre luxueux de la vie galante londonienne. À King's Place, les «maisons» sont accueillantes. Fanny Hill fait fortune. Elle parvient même à avoir une de ces maisons à elle. Mais ses aventures pour autant ne sont pas finies.
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Mademoiselle De Mustelle et ses amies
Pierre Mac orlan
- La Musardine
- Lectures Amoureuses
- 26 Juin 2008
- 9782842713348
Dans le bref espace où l'auteur nous déroule ses aventures, Mademoiselle de Mustelle passe de treize à quinze ans. Courte période durant laquelle pourtant elle parcourt tous les degrés, dirons-nous de la débauche ? Non, plutôt de l'apprentissage le plus naturel de toutes les ressources de l'art d'aimer.
Il faut dire que son entourage n'incite guère à l'austérité : sa gouvernante anglaise, Miss Ketty, la soubrette Justine, le sournois valet Firmin, la grosse Alice, la lingère, sa mère elle-même, la toute jeune Madame de Mustelle, et sa petite soeur Marcelle " ne pensent qu'à ça ", donnant ainsi à Lucette les plus suggestifs et les plus variés des exemples.
Pierre Mac Orlan avait trente ans lorsqu'il signa Pierre du Bourdel cette délectable histoire. Aujourd'hui, on peut le rendre à son talent. -
Aventures amoureuses de mlle sommeran
Pierre Mac orlan
- La Musardine
- Lectures Amoureuses
- 10 Novembre 2000
- 9782842711450
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Un soir de décembre 1837, dans le Sud algérien, au seuil d'une contrée dominée par la mystérieuse «Rose des Sables». Un feu allumé par un voyageur en attire un autre, puis un autre. Avant de repartir dans la nuit, chacun de leur côté, les inconnus s'échangent des confidences. Tous trois suivent la trace d'une femme. Le premier pour la tuer, le second pour l'épouser, le troisième pour qu'elle lui rende son honneur.Ils se rencontreront une nouvelle fois mais dans la mort. Les cadavres de deux d'entre eux seront abandonnés aux charognards du désert. Seul le dernier aura droit à une tombe recouverte de pierres.Devinez lequel...
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Si l'on en croit la rumeur - vieille de plus d'un demi-siècle déjà -, l'ancre de miséricorde serait un peu l'ile au trésor de notre littérature.
Pur concentré d'aventure et de nostalgie.
A ceci près que mac orlan ne loge pas l'aventure à l'adresse prévue, et s'ingénie à conduire son lecteur sur des chemins parfaitement inattendus.
Nous sommes à brest vers le mitan du xviiie siècle, et le héros de l'affaire - encore gamin mais tout près de faire le grand saut dans ce qu'on appelle la vie rêve à d'improbables départs. a quoi il est encouragé par l'un des pensionnaires du grand collège (le bagne local) : le lascar réussit à le persuader qu'il se trouve innocent du crime pour lequel on l'a condamné.
Et que la seule carrière digne d'un coeur libre a nom évasion.
Rêve et réalité, dès lors, vont s'affronter en un combat peut-être promis à mal tourner : car si l'aventure est une garce séduisante, il arrive que ses galants finissent au bout d'une corde.
Mac orlan au sommet de son art.
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L'atmosphère est celle de la douceur coloniale qui voyait djellabas et uniformes français se mêler en paix dans l'avenue Jules-Ferry à Tunis comme aux terrasses des cafés de Tataouine parfumés de l'odeur des tomates cuites au charbon de bois. Le décor est celui du désert où, dès l'aube, la nature livre la guerre à l'homme ; ou celui des villes bleutées comme sorties du crayon de Gustave Doré. Dans cette atmosphère et dans ce décor, Mac Orlan a situé la préparation artisanale et paisible d'un drame international. Un roman d'espionnage en avance d'une génération. Guidés par l'ombre d'un cafetier de Strasbourg, un caporal, un ancien gendarme, un cafetier de Gabès et un vendeur de postes de T.S.F. préparent honnêtement et sans haine une guerre un peu trop proche à leur goût. Elle éclatera deux ans après la parution du Camp Domineau.
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Chroniques de la fin d'un monde Collection Arléa-Poche Pierre Mac Orlan Pierre Mac Orlan, dont nous avons réédité il y a peu Rues secrètes, est un écrivain épris de ce qu'il appelait le fantastique social .
Spécialiste des bas-fonds, de la pègre, de la Légion étrangère et autres figures d'aventuriers en tous genres, il était aussi profondément épris de son époque, qu'il voyait se transformer sous ses yeux, et dont il tenait à nous livrer les derniers feux avant extinction.
Chronique de la fin d'un monde se présente comme un tableau littéraire des provinces françaises et de la vie des hommes.
Au gré des chapitres, où le romantisme est associé aux noms des quatre points cardinaux, d'autres territoires romantiques viennent s'inviter à cette ronde de la terre : celui des bois, de l'été, de l'automne, de Strasbourg, de Rouen, des mers imaginaires, et jusqu'au romantisme de la fin du monde, qui ne manque ni d'humour, ni d'érudition. -
«Le Quartier Réservé nourrissait sa pègre, la dorlotait, l'éduquait, l'abandonnait, la reprenait en main, la lançait sur des pistes inexplicables. La ville abandonnait à son destin ce cloaque d'eaux grasses si riches en objets perdus.Le Cheikh régnait sur cette cité torride, comme un pape. Il confessait les filles et tordait le cou aux jeunes assassins prostitués...Quelquefois il plongeait son énorme patte dans le trou noir d'une chambre d'amour au bord de la rue. Il en sortait quelque chose de bleu de ciel ou de rose tendre qui se convulsait en gémissant.»Un équilibre de paix, fétide mais acceptable. Il sera rompu par la découverte de la tête (sans corps) de la patronne du Continental, et d'un corps (sans tête) qui, fâcheusement, n'est pas le sien.
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À travers l'Europe frappée de stupeur, la Cavalière Elsa entraîne les hordes révolutionnaires. Charmante et monstrueuse image de l'inconsciente fatalité, elle est l'idole créée de toutes pièces par un aventurier sceptique et corrompu, curieux de faire sur la plus vaste échelle possible, et pour son plaisir personnel, l'expérience de l'âme humaine en proie au mysticisme sensuel et à l'enthousiasme religieux.Toujours en avance sur son temps, Mac Orlan, avec ce livre légendaire, inventait la politique-fiction.
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Marguerite de la nuit
Pierre Mac orlan
- Éditions Grasset
- Les Cahiers Rouges
- 30 Mars 2011
- 9782246139430
Montmartre en 1924. Dans un meublé de la place du Tertre, un vieillard achève tristement sa vie. mais il s'appelle Faust - Georges Faust - et ce nom, entre tous, est fait pour donner de l'espoir aux vieux messieurs.Avec marguerite de la nuit, où le fantastique du mythe s'insère merveilleusement dans le Paris des années vingt, Pierre Mac Orlan a écrit l'un des plus célèbres de ces contes insolites où excelle son génie poétique.
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Dans leur maison de Santenay, les deux frères Gohelle, Nicolas l'écrivain et Simon le peintre, sont les témoins d'une époque historique, pendant laquelle l'Europe et le monde subissent une étrange transformation. Visionnaire lyrique, mais aussi humoriste, tel se montre Mac Orlan dans ce livre prophétique, écrit en 1923, et dont la dernière et hallucinante image fait apparaître le corps d'une petite femme de 1920, avec son chapeau cloche, crucifiée au milieu d'une immense plaine couverte de neige.
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Pour composer les figures du capitaine Hartmann, du père Barbançon et de la signorina Bambú, principaux personnages de ce récit, Pierre Mac Orlan a laissé parler ses souvenirs, évoqué ses expériences, fait jouer son imagination évocatrice et poétique, et il a pu ainsi recréer un monde disparu, presque une mythologie. Hartmann est un aventurier. Un aventurier de la nuit, de la vraie nuit où glissent les mauvais garçons, les policiers, les filles - de la nuit symbolique, celle des âmes inquiètes, des passions, des désirs excessifs. La signorina Bambú est une espionne qu'il a rencontrée et aimée à Naples, et qui finira dans un ravin, la tête trouée d'une balle. Le père Barbançon est aussi un espion qu'Hartmann rencontrera dans sa vie agitée de policier et d'agent secret, dans bien des ports d'Europe.
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Chansons pour accordéon
Pierre Mac Orlan
- Éditions de La Table Ronde
- La Petite Vermillon
- 13 Novembre 2002
- 9782710325307
" les chansons perdues sont probablement les plus belles et le vieux monde les a semées le long de sa route, sur ses routes piétinées par ses représentants de vanité nationale, les lourds et jeunes soldats du vieux monde.
La chanson est le meilleur moyen d'exprimer cette sentimentalité quotidienne de l'âge des souvenirs de la rue et de leurs conséquences. le fil conducteur de cette série de romances, qui ne sont pas tant des souvenirs personnels que des souvenirs collectifs de ma génération, relie une suite de villes dont j'ai souvent parlé mais qui, pour moi, ne sont plus que des villes fantômes. revenir sur mes pas en passant par rouen, le havre, naples, londres, mayence, serait un voyage parmi des ruines : il ne reste plus rien des décors oú j'ai vécu durant que j'étais jeune.
". -
«Au gibet de Savannah, sur le quai devant la Mer Océane, un homme jeune est pendu. Ses vêtements sont ceux qu'il portait sur L'Étoile Matutine : un bel habit rouge, un gilet brodé, des culottes de velours noir et des bas blancs. Le tout abondamment orné de galons d'or...» Mac Orlan, aventurier de l'imaginaire, invente des Antilles où les gentilshommes de fortune vivent mille aventures, de l'abordage à la potence.