Albin Michel

  • Des moines qui dansent ! N'est-ce pas surprenant ?
    Les danses sacrées du Tibet, que Matthieu Ricard nous fait découvrir ici, ont peu de choses à voir avec l'idée de spectacle, même si le jeu et l'humour n'en sont nullement absents. Elles sont support de méditation, exploration partagée de la paix intérieure, don spirituel des moines à la communauté laïque. Chaque geste est porteur d'une symbolique, chaque masque et chaque costume correspondent à un récit qui véhicule les valeurs du bouddhisme. Danse et musique s'unissent pour marquer les étapes de la libération de l'homme, prisonnier de ses poisons mentaux.
    Pour la première fois, cet ouvrage nous donne les clés pour comprendre l'origine et le sens de cet art sacré et empreint de sagesse, de paix et de beauté. Témoignages d'un peuple victime d'un génocide culturel, ces danses extraordinaires sont l'un des fragiles trésors du patrimoine de l'humanité.

  • Le XIVe Dalaï-Lama, Tenzin Gyatso, est considéré par tous les Tibétains comme la manifestation du Bouddha de la compassion. Maître spirituel reconnu à travers le monde, chef d'État en exil, prix Nobel de la Paix, il fait se rencontrer les valeurs de l'Orient et de l'Occident, dans une vision spirituelle qui dépasse les dogmes et les particularismes culturels. Connu pour son combat pour la sauvegarde du Tibet, le dalaï-lama s'est souvent entretenu avec des Occidentaux ou bien s'est exprimé dans des livres dont il est l'auteur. Il nous fait partager ici ses pensées sur la solitude, l'amour de soi et l'amour des autres, la compassion, l'ignorance, le corps et l'esprit, le bien et le mal ....

  • La vie de Shabkar (1781-1851), traduite ici par Matthieu Ricard et Carisse Busquet, est sans doute la biographie la plus célèbre au Tibet après celle de Milarépa. Comme l'auteur des Cent Mille Chants, mais beaucoup plus proche de nous dans le temps, Shabkar est révéré par le peuple tibétain pour sa sainteté et sa simplicité, sa faculté d'émouvoir aussi bien que de faire rire, la profondeur de sa spiritualité exprimée en un style qui la rend accessible à tous.
    Ayant atteint l'ultime étape de l'accomplissement (dzogchen), Shabkar fut supplié par ses disciples de raconter les étapes de son itinéraire mystique. Il s'y appliqua en retraçant, dans un passionnant récit en prose entrecoupé de chants poétiques, son chemin d'errance. Ayant connu le plus extrême dénuement et la plus grande félicité, cet ermite inspiré prodiguait ses enseignements à tous les êtres qu'il rencontrait, y compris des bandits dangereux ou des animaux sauvages. Son histoire illustre parfaitement l'enseignement bouddhiste sur le sens de la vie humaine, sur la mort, l'impermanence et sur notre possible délivrance vis-à-vis de la souffrance.

    En un temps où le Tibet était en proie au sectarisme religieux et aux rivalités ethniques, Shabkar incarna la tolérance et l'altruisme - ce qui rend son message d'autant plus contemporain.

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