Bouquins

  • Cet ensemble illustre on ne peut mieux la comédie humaine balzacienne aux confins de la noirceur des âmes et à travers les vertiges de l'ambition et les faux-semblants de la réussite. Un personnage parcourt et domine ces trois romans, aux côtés du père Goriot, de Rastignac et de Rubempré dont il est en quelque sorte inséparable : celui de Vautrin.
    La figure diabolique de cet ancien forçat évadé du bagne de Toulon aurait été inspirée à Balzac par celle de Vidocq. De son vrai nom Jacques Collin, il change sans cesse d'identité et agit sous diverses surnoms : Trompe-la-mort, M. de Saint-Estève, Carlos Herrera puis William Baker. Il en impose par son autorité naturelle alliée à un grand savoir-faire dans la manipulation des êtres. Il s'est fait une spécialité d'aider les jeunes gens qui ont de l'ambition, de les soutenir dans leur ascension jusqu'à tuer pour eux si nécessaire, à condition qu'ils lui soient eux-mêmes dévoués à la vie à la mort.
    À travers le personnage de ce protecteur ambigu, Balzac est un des premiers romanciers du XIXe siècle à évoquer l'homosexualité masculine. Vautrin n'est pas le personnage principal de ce triptyque, mais il est à la fois celui qui sert de révélateur aux autres et qui donne à cet ensemble sa plus profonde cohérence.

    Ce volume contient : Le Père Goriot - Illusions perdues - Splendeurs et misères des courtisanes.
    Préface de Félicien Marceau, de l'Académie française.
    Postface et notes établies par André Jardin.

  • A la fin du XIXe siècle, un grand bibliophile belge, Spoelberch de Lovenjoul, découvre chez un savetier la première lettre de Balzac à Madame Hanska. Et le savetier, intéressé par cette trouvaille, aide le collectionneur à retrouver, chez les commerçants du quartier, d'autres lettres, avant qu'elles ne se transforment en cornets ou en enveloppes de deux sous de beurre. C'est ainsi que les Goncourt relatent dans leur Journal la découverte d'un des plus importants manuscrits littéraires de notre temps. Si la vérité est moins pittoresque, il n'en fallut pas moins de longues années à Lovenjoul pour réunir et publier les Lettres à l'Etrangère, dont quelques échantillons tronqués avaient été donnés par Madame Hanska, veuve Balzac, en 1876. Le premier volume parut en 1899, le quatrième en 1950... Mais ce texte n'était ni complet ni sûr. Ce n'est qu'en 1967 que Roger Pierrot, l'éditeur de la Correspondance de Balzac, entreprit la première publication intégrale de cet étonnant document qui, par son indiscrétion, avait scandalisé bien des lecteurs.
    Lettres passionnées d'un auteur fantasque s'employant pendant des années à faire la conquête de la femme aimée, mais aussi chronique corrosive et divertissante de la vie littéraire et artistique d'une époque. Les portraits de George Sand ou de Frédérick Lemaître voisinent avec l'évocation du retour des cendres de Napoléon ou la description de la révolution de Juillet. Et les impressions de voyage nous entraînent sur les pas de Balzac en Suisse, en Italie ou en Allemagne et jusqu'en Russie.
    Robert Kopp.

  • Balzac n'est pas seulement le génial inventeur de la comédie humaine.
    En entrant dans la carrière littéraire, le jeune auteur - qui utilisait alors plusieurs pseudonymes dont lord r'hoone et horace de saint-aubin - voulait prouver à sa famille qu'il était capable de conquérir la gloire et la fortune par la vertu de sa plume. si les directeurs de théâtre se sont montrés réticents devant ses essais dramatiques, les éditeurs de littérature populaire, en revanche, étaient très friands de ses romans d'aventures, tels l'héritière de birague, jean louis ou la fille trouvée, clotilde de lusignan ou le beau juif, le centenaire ou les deux béringheld.
    Ecrits entre 1822 et 1825 dans un style rapide et coloré, ces histoires tiennent du roman noir (mis à la mode par frankenstein), du roman historique (à la manière de walter scott), du roman fantastique (inspiré de cazotte) et du roman terrifiant (selon lewis). romans d'apprentissage, ces récits n'ont certes pas la gravité du père goriot ; en revanche, ils ont la fraîcheur, l'innocence, parfois l'impudence et souvent la drôlerie de ces histoires racontées par un affabulateur qui donne libre cours à sa fantaisie.
    Ce sont des romans pleins de verve et d'imprévu ; le jeune balzac y crie sa haine des conventions sociales et son amour pour les héros prêts à se brûler au feu de leurs passions.
    Robert kopp les premiers romans comprennent deux tomes; le second contient la dernière fée ou la nouvelle lampe merveilleuse, le vicaire des ardennes, annette et le criminel et wann-chlore.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

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