Guillaume Mazeau

  • Histoire

    Guillaume Mazeau

    • Anamosa
    • 6 Février 2020

    L'histoire est une des plus anciennes activités humaines. Et pourtant, elle est tout sauf immobile : ses formes et son rôle n'ont cessé d'évoluer. Ce qui définit notre temps, c'est que l'histoire est partout : elle s'est démocratisée, investissant tous les domaines de la culture collective. Devant le sentiment d'accélération, de déclin ou de fin du monde, le passé a par ailleurs pris un poids inédit dans nos sociétés. Divertissement, outil de connaissance, l'histoire est devenue un formidable enjeu de pouvoir, faisant l'objet d'instrumentalisations intensives. Or dans le même temps, des conceptions conservatrices de l'histoire tentent de s'imposer : « fin de l'histoire », « roman » ou « récit » national, « crise », « réforme », « fake news » ou « postvérité », autant de mots qui nourrissent de nouvelles formes de confiscation de l'histoire commune. Face à ces discours, il serait contre-productif de réserver l'histoire à l'histoire savante des historiens, ou de prétendre qu'elle devrait se désintéresser du présent. Si toute histoire ne se vaut pas, si l'histoire ne peut pas tout, il ne faut pas céder à l'impression que nous serions impuissants devant elle : il est temps d'en rouvrir les portes et de la ressaisir comme un outil de connaissance et d'émancipation collective, comme une activité critique et partagée de la vie sociale. Dire cela, ce n'est ni l'affaiblir ni exagérer sa puissance, c'est au contraire, et à la condition expresse de respecter quelques règles, lutter contre toutes les formes de dépossession.


  • charlotte corday.
    un nom bien connu de l'histoire de france, associé à un événement central de la révolution : l'assassinat du député et journaliste jean-paul marat dans sa baignoire, le 13 juillet 1793. mais au-delà du pittoresque, que sait-on au juste de charlotte corday, jamais étudiée par l'histoire universitaire ? quels sont les vrais mobiles de l'attentat contre marat ? charlotte corday était-elle fanatique ? a-t-elle agi au nom d'intérêts personnels ? écrire l'histoire de charlotte corday, c'est démêler les fils de la mémoire pour tenter de savoir ce qui s'est passé.
    c'est aussi chercher à comprendre pourquoi tant de légendes continuent d'être colportées à son sujet.

  • Une vulgate ancienne, mais constamment réactualisée jusqu'à nos jours, voudrait imposer l'idée délétère selon laquelle l'étude de l'histoire devrait avoir pour objectif de faire aimer la nation.
    « Histrions de la cour du prince et éditorialistes de gouvernement s'entendent pour fustiger les universitaires étrangers à la mission patriotique et déconnectés de la réalité sociale (et dont les plus heureux vendent péniblement leurs livres à quelques centaines d'exemplaires). Cette dernière critique, du moins, n'est pas fausse. Beaucoup d'historiens, plus assidus à faire fructifier leurs carrières académiques qu'à diffuser le produit de leurs recherches, n'ont en effet jamais vraiment pris la mesure de leur fonction sociale. Mais contrairement à ce que racontent les chiens de garde du roman national, celle-ci n'est pas nécessairement d'appuyer les manoeuvres politiques les plus réactionnaires.
    La recherche historique n'a jamais cessé d'être créative, inventive et parfois engagée. C'est en référence à ce potentiel que nous voulons réhabiliter le concept d'«émancipation», galvaudé jusque dans les discours des politiques «en marche».
    Que serait une histoire émancipatrice ? Ce petit livre rappelle ce que l'émancipation signifie et plaide pour que la discipline historique y prenne sa part.
    Il faut regagner du terrain sur ceux qui confondent histoire et propagande haineuse, histoire et courrier du coeur. Replacer l'histoire dans la lutte contre les dominations et se débarrasser du fatalisme qui nourrit l'ordre dominant. » Historiens et chercheurs, Laurence De Cock, Mathilde Larrère et Guillaume Mazeau ont donné ensemble plusieurs cours libres aux étudiants qui occupaient leurs universités contre « Parcours Sup ». Ce livre en est issu.

  • Les tours jumelles de la Conciergerie, en bord de Seine, figurent parmi les tableaux qui véhiculent l'image de Paris à travers le monde. Mais sait-on toujours que le palais de la Cité fut la première résidence parisienne des rois de France. Avant de devenir une prison, qualifiée d'antichambre de la mort pendant la Révolution, la Conciergerie faisait partie en effet, avec la Sainte-Chapelle voisine, du somptueux palais édifié par Philippe le Bel. Outre de splendides salles médiévales, classées parmi les chefs-d'ouvre du XIVe siècle, elle conserve, juxtaposés, les vestiges des grandes époques de son histoire.

  • Dans le présent ouvrage sont publiés les actes des 6 èmes Journées franco-allemandes qui se sont tenues à l'Université de Bordeaux les 22 et 23 octobre 2015. Organisées, sous l'égide de l'Association Henri Capitant, par le Centrum Für Europäisches Privatrecht (CEP) de l'Université de Münster et l'Institut de Recherche en Droit des Affaires et du Patrimoine (IRDAP) de l'Université de Bordeaux, ces journées ont porté sur la représentation en droit privé à partir de comparaisons franco-allemandes.
    La représentation est un thème qui concerne chaque système juridique et presque l'ensemble de ses domaines. Tant en droit privé allemand qu'en droit privé français, la matière n'est pas seulement régie par des règles générales. L'émergence de droits spéciaux, à l'instar du droit des sociétés et du droit du travail, a, en effet, eu une incidence sur les règles de représentation, ce qui impose de considérer ces particularités et de les mettre en relation avec les dispositions générales.
    En dépit de la reconnaissance réitérée de l'importance de ce thème dans le cadre international, les démarches dans le sens de l'unification des droits au niveau international et de l'harmonisation du droit en Europe sont relativement peu avancées. L'absence de règles internationales, ou du moins leur insuffisance, révèle que le développement d'un futur droit international ou européen de la représentation est tributaire de l'analyse des droits nationaux de la France et de l'Allemagne dans une perspective comparative.
    En effet, il est nécessaire d'identifier les différences et les similitudes entre les pays, de relever les expériences positives et les problèmes rencontrés, afin d'être en mesure d'émettre des propositions pour chaque pays mais aussi pour un éventuel droit européen.

  • Marat a-t-il été assassiné par Charlotte Corday, ou par les historiens eux-mêmes ? L'événement, pris dans les tourbillons de la mémoire depuis le 13 juillet 1793 et longtemps rejeté par les historiens universitaires, ne fut très vite ressenti qu'à travers la figure de Corday et a fini par s'échouer sur les rives incertaines du patrimoine antirépublicain. Ce sont les pilleurs qui semblent aujourd'hui avoir gagné la bataille du passé, bradant les restes aux mieux-disants : Marat est mort une seconde fois, noyé sous le charisme encore exercé par Corday, transformée en énième figure de la société compassionnelle. Prendre parti au sein des débats mémoriels, ce n'est pas seulement retrouver les sources politiques du fameux attentat. C'est aussi inviter le lecteur à remonter le cours de la mémoire et accepter de plonger, avec Corday, Marat et leurs historiens, dans le grand bain du passé.

  • Au début du XIIIème siècle, naît Louis, fruit des amours coupables de Guy de Montperrou et de Mahaut, la femme d'Hervé IV de Donziais. Comme si Dieu avait voulu les punir, l'enfant vient au monde difforme. Il est rejeté, écarté, damné. Mais Louis, en grandissant, jette une malédiction sur Mahaut, sa mère infidèle, Hervé, son injuste père, et Guy, le tentateur... Une malédiction terrible... sans rémission possible... qui va poursuivre les descendants de cette famille à travers les siècles, du Moyen Âge à nos jours...Chaque épisode de cette série, il y en aura 6, se déroulera dans une époque différente, pour s'achever aujourd'hui. Sur chaque album, vous retrouverez les descendants de la famille initiale et l'inexorable malédiction s'abattant sur eux.L'écrivain "Jacques Mazeau" adapte son fameux best-seller en bande dessinée accompagné de "Guillaume Martinez", jeune dessinateur talentueux.

  • Délicat d'être depuis des générations sous le poids d'une malédiction implacable. Délicat aussi d'être victime de son immortalité, et de voir les terribles évènements du passé sans cesse se répéter ; conséquence d'une vengeance qu'on a gravé de son propre sang il y a des siècles de cela !
    A Nevers, en 1793, Louis, surnommé le fils du diable, ne peux plus souffrir sa condition. Mais il n'est pas aisé de se défaire d'un mauvais sort qu'on a soit même initié Pour retrouver son état de mortel, Louis, l'enfant difforme et rejeté, va devoir faire des sacrifices. Il lui faut pardonner aux descendants de sa mère, Mahaut, de son injuste père Hervé et de Guy le tentateur.
    /> L'histoire de Louis continue admirablement en plein chaos révolutionnaire, sous la Terreur décrétée par les Montagnards pour décimer les royalistes !

  • Les rois de France délaissent le palais de la Conciergerie à la fin du XIVe siècle pour s'installer au Louvre et à Vincennes. L'activité judiciaire s'y développe, et des prisons sont aménagées.
    La Conciergerie devient un des hauts lieux de détention pendant la Révolution française avec l'installation du tribunal révolutionnaire. Sa prisonnière la plus célèbre est Marie-Antoinette. Une chapelle commémorative est aménagée à l'époque de la Restauration à l'emplacement de sa cellule. Pendant les quelques jours ou semaines qu'y passèrent nombre de prisonniers, plusieurs écrivirent des lettres, témoignages, poèmes...

    Nouvelle collection : Mots & Monuments Châteaux, abbayes, cathédrales, les monuments gérés par le Centre des monuments nationaux figurent parmi les chefs-d'oeuvre de l'architecture occidentale, mais bien souvent, derrière les façades, se cachent aussi des textes, parfois écrits au sein même de ces murs. Les prisonniers de la Conciergerie, Voltaire ou Sade au donjon de Vincennes, Victor Hugo ou Gérard de Nerval à Notre-Dame de Paris, George Sand à Nohant ou Marie Durand dans la tour de Constance à Aigues-Mortes, les témoignages, les écrits, les récits abondent ; cette collection anthologique les (re)donne à lire.

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