Alice

  • Construire un feu

    Jack London

    Dans le Grand Nord canadien, un homme, accompagné de son chien, tente de rejoindre ses compagnons... Il sait qu'il fait beaucoup trop froid pour un tel périple. Il n'aurait pas dû sortir. Mais s'il ne commet pas d'erreur, il devrait pouvoir y arriver. Un court roman d'aventure haletant, aussi glaçant que l'hiver en Alaska.

  • Tous les jours, un homme s'assoit sur le banc du parc. Son père est mort, puis sa maman, et lui, il doit continuer à vivre. Pour combler son chagrin, il s'assoit sur ce banc, qui est pile au centre de la ville, et il regarde les autres vivre. Parfois, des gens viennent s'asseoir à côté de lui, tout près ou à l'autre bout du banc, et ils partagent avec lui un petit bout de leur existence. Une femme triste, une autre qui lutte contre la gourmandise, un enfant qui apprend à rouler à vélo... tant de petites vignettes, de petits tableaux de vie, en touches impressionnistes. Lui qui «n'a jamais été qu'un fils» va devoir retrouver un sens à son existence pour pouvoir se lever... et vivre.

  • Je ne sais pas

    Marie Colot

    « Il y a du sang trois étages plus bas. Il paraît que c'est de ma faute. Enfin, en partie ».

    Un fait divers horrible vient d'avoir lieu. Il est minuit heure 32 et l'agent de police essaie désespérément de faire parler Clara. « Je ne sais pas ». Quatre mots tout simples qu'elle voudrait prononcer. Mais, même ça, elle n'y arrive pas.

  • C'est l'anniversaire d'Emma. Ses 16 ans. Elle attend l'événement avec impatience. Elle sait qu'elle aura droit à une belle surprise. Elle observe ses parents s'affairer. Elle regarde les invités arriver : sa grand-mère originale et son jeune compagnon au physique d'acteur hollywoodien, sa meilleure amie, Vera, et plein d'autres encore débarquent par dizaine et prennent possession de la maison, du jardin d'Emma, dans une ambiance étrangement feutrée et mystérieuse. Les cadeaux sont merveilleux, originaux, personnels. Son papa chante pour elle.
    Vera prononce un discours en son honneur. C'est sûrement sa plus belle fête d'anniversaire.

  • Lucien Lucien

    Anne Houdy

    Lucien a six ans et vit avec sa mère, qui se montre peu affectueuse envers lui. Elle n'arrive pas à se remettre de l'abandon du père de l'enfant et ne cesse de reprocher cette absence à son fils.
    Un jour, à bout de nerfs, elle décide d'envoyer Lucien dans une famille d'accueil pour les vacances. Elle abandonne le petit, sans même prendre le temps de lui dire au revoir.
    Et la chance n'est décidément pas du côté de Lucien : il se retrouve dans une famille qui ne lui était pas destinée et qui va le garder pendant plus de six mois ! Raoul et Léone, un couple de paysans assez rustres, finissent par s'attacher au garçon, même si les soins qu'ils lui prodiguent sont mal adaptés. Lucien a de grosses difficultés scolaires, car sa mère ne l'a jamais envoyé à l'école auparavant. Dyslexique, il a du mal à se concentrer et à se repérer dans l'espace. Les reproches dont sa mère l'accablait continuent de le hanter.
    Quand Lucien tombe très malade, le couple, rongé par l'inquiétude, finit par confier la situation au médecin du village.
    L'enfant est pris en charge par les services sociaux et placé au Pavillon des Enfants. De son côté, la jeune mère s'est rendu compte des conséquences de son geste et, au bord du désespoir, cherche son fils dans chaque recoin.

  • Lucie est une jeune étudiante en philosophie sans histoire. Jusqu'au jour où son visage fait la une des médias. Elle vient de commettre un attentat.
    À travers son journal et l'enquête policière, le lecteur tente de comprendre comment elle a pu commettre un tel acte. Une piste : son implication dans un mouvement écologique radical.

    Un ouvrage qui, sous un angle nouveau, tente de mettre en lumière pourquoi des personnes sont prêtes à commettre un acte irréparable au nom d'une certaine idéologie.
    On suit l'enquête pas à pas, on découvre des extraits du journal intime de la terroriste, on lit les journaux et les blogs, où l'on retrouve sans surprise les mêmes amalgames que suite aux attentats récents en France et en Belgique.
    Un texte qui montre que l'extrémisme peut rimer avec n'importe quelle idéologie une fois que l'on arrive à fanatiser ceux qui y adhèrent.

  • Happy-End

    Anne Loyer

    Lui, c'est Tom, un esprit d'enfant dans un corps d'adulte. Elle, c'est Béa, la nouvelle voisine. Tom vit avec sa maman. Le soir, elle lui lit des contes de fée pour que ses rêves soient peuplés de chevaliers. Béa vit avec son père et semble très malheureuse. Elle est encore plus belle que les princesses des contes de fée. Alors Tom se doit d'être encore plus brave que les chevaliers. Il sera là pour Béa, pour l'écouter, pour l'aimer, pour la secourir même, s'il faut.

  • Une jeune femme se retrouve à la rue après un drame familial et tente de se reconstruire en réglant ses comptes avec le passé.
    On ne prononce jamais son nom. Anonyme comme tous ceux qui traînent sur les trottoirs et qu'on ne remarque pas, ou qu'on oublie aussitôt. Une ombre sans âge et sans visage. Un courant d'air.
    Une droguée ? Une alcoolique ? Une pauvre fille sans boulot ?
    Non. Une jeune femme, étudiante en droit il y a quelques années encore, que la vie a éprouvée et qui ne s'est pas relevée...

  • Il y a la mer. Éternelle, immuable. En face de la mer, il y a ce banc. Éternel, immuable. Sur ce banc, tous les jours, de 8 heures à 20 heures, il y a la vieille. Éternelle, immuable. Aux pieds de la vieille, il y a le mignon chien chien. Et à côté de la vieille, il y a le tas de cailloux, bien ronds, petits, mais qui doivent faire mal si on les lance fort.
    Puis arrive un jeune. Qui ose s'asseoir sur le banc. Qui ose caresser le mignon chien chien. Et qui ose même adresser la parole à la vieille.
    « Que faites-vous là ? » « J'attends Théodore. » Et la machine à parole se met en route. Théodore l'a embrassée, hier, au bal, derrière la roulotte. Le si séduisant Théodore l'a choisie, elle, entre toutes. Et ils vont se marier, demain, Théodore l'a promis. Il est parti en mer mais il revient à 17 heures 30. Alors elle l'attend.
    Le jeune comprend que tout ça s'est passé il y a au moins 60 ans, que Théodore n'est jamais revenu, et que la vieille attend depuis lors, désespérément.
    « Et toi, mon gars, tu as déjà embrassé une fille ? » Pour qui elle se prend, la vieille, avec sa question qui fait mal tellement elle sonne juste ?
    La compassion du jeune cède la place à la colère. Il va inventer une réponse. Et une autre, le lendemain. Puis encore une autre. Le rituel se répète tous les jours. La vieille raconte son histoire, le jeune s'invente une vie.
    Puis la compassion revient. Et le jeune dit la vérité. Il dit aussi à la vieille qu'il ne sert plus à rien d'attendre, que Théodore ne reviendra pas.

  • Mélissa va bientôt passer le brevet des collèges. Son père est tellement fier d'elle qu'il décide de lui offrir un stylo plume. Elle s'en servira régulièrement, jusqu'au jour où elle se le fera voler. Le voleur perdra le stylo, qui sera retrouvé par un vieil homme. Il lui donnera l'impulsion qui lui manquait pour commencer à rédiger ses mémoires. Et, à sa mort, il léguera son stylo à son petit-fils. Qui l'offrira à sa meilleure amie qui s'en va au loin. De lettre d'adieu en liste de courses, d'article de journal en slam, de pamphlet en facture, d'homélie en dédicace, le stylo va parcourir le monde et inspirer (parfois) les vies de ceux qui croisent sa route.

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