Noam Chomsky

  • Alors que le 6 août 1945, l'humanité entrait dans l'ère nucléaire, il est devenu clair que tout espoir de maîtriser une escalade guerrière capable de mettre fin à la vie humaine devrait passer par la coopération internationale. De même, toute mesure permettant de contenir efficacement les effets de la catastrophe environnementale doit être de portée mondiale. Croisant l'analyse de la menace nucléaire et l'ère de l'Anthropocène, Chomsky montre comment ces périls à l'existence humaine évoluent et interagissent. Il plaide l'urgence de conclure et mettre en oeuvre des traités internationaux sur le climat et l'armement. Partout dans le monde, des mouvements populaires se mobilisent pour contraindre les gouvernements d'être à la hauteur de ce défi sans précédent qui met la civilisation en péril.

  • En 2018, le journaliste allemand Emre Feroz est allé rencontrer Noam Chomsky à l'Université d'Arizona, à Tucson, près de la frontière avec le Mexique.
    Il a tiré un livre des ses entretiens avec l'un des intellectuels les plus importants de notre époque.
    Chomsky y parle notamment de ce qu'on appelle par erreur la «crise des migrants» et de l'impérialisme, du réchauffement planétaire et de la menace nucléaire, de la présidence de Donald Trump, de la responsabilité des intellectuels, des religions et de l'éducation.
    On le dit souvent, Noam Chomsky se répète, mais les thèses justes et cruciales comme la sienne doivent être martelées, affinées, ciselées. C'est ce que Feroz permet à Chomsky de faire dans ce recueil d'entretiens, bref et percutant.

  • Dans cet essai concis, brillant, et extrêmement polémique, Noam Chomsky, un des critiques les plus virulents du nouvel ordre mondial, montre comment, sous couvert de divers paravents (organisation mondiale du commerce, otan, etc.) le capitalisme, en particulier américain, est en train d'imposer au monde une véritable tyrannie, qui non seulement empiète sur la souveraineté des Etats, mais sur celle des individus eux-mêmes.

  • «Qui mène le monde? Cette interrogation en soulève une autre : quels principes et quelles valeurs mènent le monde? Cette question devrait préoccuper en premier lieu les citoyens des pays riches et puissants. Ceux-ci jouissent en effet d'une liberté, de privilèges et de possibilités considérables, fruits des luttes de leurs prédécesseurs, et se trouvent devant des choix décisifs quant à la manière de répondre à des enjeux d'une importance cruciale pour l'humanité.» Dans cet ouvrage, achevé au lendemain de l'élection de Donald Trump, Noam Chomsky offre une vue d'ensemble de la géopolitique actuelle et une synthèse des rouages politiques qui la sous-tendent : des sanctions américaines contre l'Iran à la politique de torture que pratique l'armée des États-Unis, en passant par la montée en puissance de la Chine et ses conséquences sur les États-Unis et l'«ordre mondial», sans oublier la nouvelle guerre froide qui couve en Europe de l'Est et la guerre planétaire contre le terrorisme.

    De moins en moins contraintes par la structure que l'on dit encore démocratique, les puissances mondiales d'aujourd'hui ont un tel potentiel destructeur qu'il est plus urgent que jamais de prêter attention à leurs détracteurs.

  • L'étude de la structure du langage peut nous aider à mieux comprendre l'intelligence humaine. Telle est, depuis plus de quarante ans, la conviction de Noam Chomsky, père de la grammaire générative, théorie qui a révolutionné la linguistique, influencé les sciences cognitives et profondément modifié ce que nous savions de l'apprentissage du langage par les enfants. Il s'en explique dans ce livre qui reparaît aujourd'hui dans une version augmentée de quatre chapitres inédits, où Chomsky revient sur certains concepts et expressions clés de sa pensée - la grammaire universelle, la structure profonde, la biolinguistique, l'aspect créatif de l'utilisation du langage -, fournissant ainsi l'une des meilleures introductions à une théorie majeure.

  • Les discussions et conférences rassemblées dans Comprendre le pouvoir donnent une perspective profonde et généreuse pour l'évaluation de l'état du monde et pour la compréhension du pouvoir, depuis le fonctionnement des médias modernes jusqu'à la globalisation, en passant par le système d'éducation, les crises environnementales, les stratégies militantes, le complexe militaro-industriel, et plus encore. Comprendre le pouvoir couvre ainsi toute l'étendue de la pensée de Chomsky, à laquelle il constitue la meilleure introduction qui soit.

    Ce qui distingue la pensée politique de Noam Chomsky n'est pas une vision nouvelle ou une seule idée synthétique. Sa grande contribution réside dans sa maîtrise d'une énorme quantité d'informations factuelles, et dans son habileté surprenante à démasquer, au cas par cas, les mécanismes et les tromperies des puissantes organisations du monde d'aujourd'hui. Sa méthode implique l'enseignement au moyen d'exemples incitant les gens à penser par eux-mêmes de façon critique. Comprendre le pouvoir épouse à merveille cette méthode en présentant, sous forme de dialogues clairs, une vue d'ensemble des réflexions de ce grand intellectuel états-unien.

  • De la propagande

    Noam Chomsky

    " la pratique de noam chomsky, c'est de vous dire ce qu'il pense, pas ce que vous devez penser.
    Il ne se contente pas de maudire l'obscurantisme, il allume une bougie pour que nous puissions y voir. " voir ou comprendre quoi ? l'impérialisme américain, d'abord, qu'il démonte avec une remarquable acuité - de l'éradication des résistances sud-américaines au contre-terrorisme. les ressorts psychologiques et lexicaux de la " fabrication de l'assentiment " dans le monde. mais aussi la signification de la mobilisation contre l'omc à seattle, le fonctionnement de l'onu et des cours internationales de justice, notamment à propos du cas pinochet, le fondement de l'économie capitaliste depuis les années 1970.
    Derrière le chomsky politique apparaît alors le chomsky linguiste, insistant sur la détérioration et la falsification du langage, moyen pour une certaine idéologie néolibérale de faire passer les vessies pour des lanternes.

  • Malgré leurs différends sur bien des sujets, Dewey et Russell s'accordent sur ce que ce dernier appelait la conception humaniste, issue des Lumières, selon laquelle l'éducation ne consiste pas à remplir un contenant mais, bien plutôt, à accompagner l'éclosion d'une plante (en d'autres termes, à préparer le terrain où fleurira la créativité). En cela, ils sont les héritiers de l'esprit du XVIIIe siècle. Dewey et Russell comprennent également ce que ces idées directrices des Lumières et du libéralisme classique ont de révolutionnaire à leur époque, dans la première moitié du XXe siècle. Mises en application, ces idées pourraient former des êtres libres, qui n'auraient pas pour valeurs l'accumulation et la domination, mais la libre association en termes d'égalité, de partage et de solidarité, et qui coopéreraient en vue d'objectifs communs et démocratiques.

  • Quand la massue américaine s'est abattue sur l'Afghanistan, les combattants étrangers d'Al-Qaïda ont pris la fuite et les talibans se sont dispersés. Mais Washington désespérait de trouver des terroristes à écraser. Alors le pays fut gouverné par des seigneurs de guerre impitoyables. La massue a été ensuite ramassée par le président Obama. Au milieu d'un soulèvement du Printemps arabe contre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1973, exigeant un "cessez-le-feu immédiat et la cessation totale des violences et de toutes les attaques et exactions contre la population civile".
    Le triumvirat impérial - France, Angleterre, Etats-Unis - décide immédiatement de violer la résolution en accélérant brusquement les violences. Le résultat est que la Libye est désormais déchirée par des milices rivales, tandis que la terreur islamiste et les stocks d'armes se sont répandus sur une grande partie de l'Afrique ainsi qu'en Syrie. Les conséquences du recours à la massue sont largement connues...

  • Dans ce livre, celui que l'on associe volontiers à la "conscience morale" des Américains s'exprime sur des sujets qui sont emblématiques de l'inquiétante époque dans laquelle nous sommes entrés il y a quelque temps: Trump, la Russie de Poutine, l'Europe, la crise des migrants, la montée de l'intégrisme religieux. À 88 ans, Chomsky regarde le monde en proie à des régimes autoritaires et totalitaires, un néolibéralisme débridé, une crise écologique dévastatrice, une guerre perpétuelle, mais ce qu'il voit surtout, ce sont les mouvements sociaux qui résistent à l'injustice et les inégalités. Même si la situation est critique, Chomsky défend un point de vue optimiste. Il persiste et signe:
    Non seulement est-il encore possible d'espérer, mais l'espoir est plus que jamais indispensable.

  • Comment un individu, à partir de données très limitées, peut-il développer un savoir aussi riche que le langage ? L'enfant, immergé dans une communauté linguistique, est confronté à un ensemble très restreint de phrases souvent imparfaites, inachevées. Néanmoins, il parvient à "construire" la grammaire de sa langue, à développer une maîtrise très complexe que l'expérience seule ne peut induire. En étudiant les problèmes posés par l'acquisition du langage, Chomsky rejette les spéculations empiristes et insiste sur les nécessités biologiques qui a priori déterminent le système cognitif.

  • Il y a un Chomsky politique, citoyen des Etats-Unis qui s'est opposé à la guerre du Vietnam et a dénoncé l'impérialisme américain. Il parle ici de l'intelligentsia, du FBI, de la contestation étudiante... Il y a un autre Chomsky, linguiste celui-là, fondateur de la «grammaire générative». Il en expose les enjeux (rendre compte de l'acquisition du langage, et comprendre comment les phrases sont produites) et explique sa conception des rapports entre l'étude du langage et la psychologie, la sociologie et la philosophie.
    Pour le citoyen, pour le spécialiste, une introduction vivante à la pensée de l'un des plus grands linguistes et intellectuels de notre temps.

  • Probablement le livre le plus fondamental et le plus célèbre sur la critique et l'éducation aux médias. Paru en 1988, Manufacturing Consent provoqua une onde de choc. Noam Chomsky est devenu l'auteur le plus in uent de tous ceux qui critiquent la politique internationale des Etats-Unis, leurs nombreuses guerres et la désinformation qui les accompagne. Moins connu, Edward Herman est en fait à l'origine de ce projet exceptionnel. Tous deux se sont retrouvés en butte à l'hostilité des médias français et autres. Il semble que certains aient du mal à accepter que le simple citoyen puisse jeter un oeil dans la petite cuisine et les grandes manipulations de l'information. Et pourtant, en ces temps de mé ance généralisée et de crise morale, véri er et débattre nos infos, n'est-ce pas une démarche de salut public ?
    Manufacturing Consent avait été publié par d'autres éditeurs en une traduction tronquée et bâclée. Il est à présent republié en version intégrale, dans la traduction originale approuvée par les auteurs et avec un complément qui nous montre combien ce propos reste totalement actuel.

  • Depuis l'effondrement des régimes communistes, le dogme néo-libéral est le pavillon sous lequel les etats-unis, imités par la majorité des pays occidentaux, ont décidé de défendre leurs intérêts stratégiques.
    Les deux grands mots d'ordre de ce que l'on appelle la " mondialisation " - " moins d'etat " et " liberté des marchés " - sont désormais leurs armes privilégiées pour assurer leur domination sur le reste du monde. pourtant, noam chomsky souligne à quel point la réalité du néo-libéralisme actuel tourne le dos aux principes du libéralisme " classique ". la compétition est truquée et les pays riches, en position de force, recourent à toutes sortes de mesures qui sont autant de violations déguisées de la liberté qu'ils prétendent défendre.
    " un brûlot fustigeant les hypocrisies du dogme néo-libéral. ", midi libre.

  • Réflexion sur la mise à mal du rêve américain dans les Etats-Unis des années 2010.

  • Dans cet ouvrage qui rassemble des cours donnés à Columbia University, le Chomsky d'abord linguiste et chercheur en sciences cognitives explore les thèmes fondamentaux qui définissent notre humanité. Dans un langage clair, simple et concis, il résume un demi-siècle d'étude du langage et explique les origines du langage, les liens qui l'unissent à la pensée et ses possibles fondements biologiques. Il se penche aussi sur la portée et les limites des capacités cognitives de l'être humain.
    Passant du langage et de l'esprit à la société et la politique, il conclut ce passionnant exposé avec un plaidoyer pour ce qu'il appelle le "socialisme libertaire" qu'il lie à l'anarchisme et aux idées de John Dewey, ainsi qu'à certaines des convictions de Marx et de Mill.

  • La faculté du langage est la capacité de créer à l'infini des phrases et des pensées à partir d'un tout petit nombre d'éléments. Elle distingue l'espèce humaine de toutes les autres. Selon quels principes cette faculté est-elle structurée, qui la rendent aussi diverse (les différentes langues) et aussi universelle (commune à tous les humains) ? Le dualisme corps-esprit est scientifiquement indéfendable et ces principes doivent s'enraciner dans le biologique : il y a un « organe du langage ». Comment est-il construit ? C'est cette question risquée qu'explore le « programme minimaliste ».

    Constitué de deux conférences et d'un long entretien, ce livre constitue une introduction aux idées actuelles de Noam Chomsky sur le langage, l'esprit et le cerveau. Il offre des perspectives radicales et novatrices sur les relations entre linguistique, neurosciences et biologie.

  • Le bien commun

    Noam Chomsky

    Véritable condensé de la pensée politique de Chomsky, ce livre est construit autour d'entretiens réalisés en 1996 et 1997 avec le journaliste indépendant David Barsamian. Il couvre un large spectre des questions qui ont fait sa renommée et le lecteur sera frappé de l'actualité du propos. Remontant aux fondements du développement de la pensée politique, Chomsky réfléchit à l'état actuel de la démocratie américaine et y analyse les faux fuyants des élites politiques et économiques. Détournement de la notion de ' liberté ' aux fins de promotion du concept de ' libre marché ', transfert de richesses des pauvres vers les riches, montée en puissance de multinationales définies comme des ' institutions totalitaires ' et des ' tyrannies privées ', justice différenciée entre les riches et les pauvres, imposition de la logique de marché à l'ensemble des institutions. Revenant également sur la critique des médias qu'il a élaborée avec Edward S. Herman, Chomsky démontre à quel point les idéaux démocratiques ont depuis longtemps été dévoyés par la puissance de l'argent et les intérêts particuliers, nous éloignant toujours davantage du ' bien commun '. Une mise au rencart des principes démocratiques qui trouve également son corollaire sur la scène internationale, la politique étrangère étatsunienne étant depuis toujours guidée par une implacable logique du ' deux poids-deux mesures ' menée au seul profit des intérêts de la grande entreprise. Mais fidèle à sa posture rationnelle, en aucune façon Chomsky n'y voit les résultats d'un quelconque complot. Plutôt, il s'agit là, 'd'un capitalisme d'État ordinaire'.

  • Tout écologiste sérieux est sûrement d'accord pour dire que sauver les baleines ne va pas au fond du problème, et qu'occuper des plateformes pétrolières est au mieux une tactique pour attirer l'attention sur des causes plus profondes.
    Le mouvement écologiste doit établir les liens qui s'imposent entre justice environnementale, sociale et économique.
    En plus d'être ceux qui (comme d'habitude) souffrent le plus, les pauvres sont aussi souvent à l'origine des actions qui s'attaquent aux véritables racines du problème. Ainsi, lors du Sommet du peuple (Bolivie, 2010) a été rédigée une « Déclaration universelle des droits de la Terre Mère », où les peuples indigènes du monde entier s'unissent contre la quête de profits prédatrice et auto-destructrice menée par les riches. Le patronat américain a fait preuve d'une franchise admirable en annonçant publiquement qu'il organisait de gigantesques campagnes de propagande pour convaincre le public d'ignorer l'actuelle destruction de l'environnement, ce qui devient pourtant assez difficile même pour les plus aveugles.
    Dans ce livre d'entretiens, Noam Chomsky se penche pour la première fois sur les menaces nucléaires et les catastrophes environnementales qui pèsent sur le monde. À travers des thèmes tels que les dangers (y compris environnementaux) de la guerre nucléaire, l'industrie des énergies renouvelables ou encore les mouvements conservateurs qui s'opposent à toute réglementation environnementale, il revient sur l'urgence de renforcer les liens entre luttes écologistes, exigences démocratiques et justice sociale.
    Linguiste, Noam Chomsky est professeur émérite au Massachusetts Institute of Technology (MIT, Boston).
    Parallèlement à sa prestigieuse carrière universitaire, il est mondialement connu pour son engagement politique et sa critique de la politique étrangère des États-Unis.

  • L'action Politique Et Sociale doit être animée par une vision de la société future et par des jugements de valeur explicites, qui doivent découler d'une conception de la nature humaine.
    Si l'esprit humain était dépourvu de structures innées, nous serions des êtres indéfiniment malléables, et nous serions alors parfaitement appropriés au formatage de notre comportement par l'Etat autoritaire, le chef d'entreprise, le technocrate et le comité central. Ceux qui ont une certaine confiance dans l'espèce humaine espéreront qu'il n'en est pas ainsi. Je pense que l'étude du langage peut fournir certaines lumières pour comprendre les possibilités d'une action libre et créatrice dans le cadre d'un système de règles qui reflète, au moins partiellement, les propriétés intrinsèques de l'organisation de l'esprit humain.
    Ce livre réunit onze textes de Noam Chomsky pour la plupart inédits en français. Offrant un large panorama de ses idées, il fait apparaître le fil qui relie son socialisme libertaire à son oeuvre de linguiste et à son anthropologie : notre irrépressible besoin de liberté est inséparable de la créativité illimitée du langage qui fait de nous des êtres humains. Chomsky montre comment l'école et l'université pourraient éduquer à autre chose qu'à l'obéissance, les intellectuels de gauche jouer un autre rôle que celui de commissaires du contrôle des esprits, et les mouvements civiques et sociaux imposer des réformes radicales.
    C'est en héritier des Lumières et de la tradition rationaliste que Chomsky pense et intervient.

  • Structures syntaxiques

    Noam Chomsky

    • Points
    • 1 Février 1979

    Point de départ d'une oeuvre qui a profondément renouvelé la linguistique, cet ouvrage est à la fois critique et constructif.
    Critique : chomsky, formalisant les diverses théories structuralistes, montre qu'elles sont inadéquates pour rendre compte de leur objet.
    Constructif : à partir de cette critique est élaboré le modèle transformationnel, et sont posées des questions fondamentales si étrangement absentes à la linguistique jusqu'alors : qu'est-ce qu'une grammaire ? comment en définir les tâches ? et quel modèle se montre, de ce point de vue, le plus satisfaisant ?.

  • La politique étrangère des États-Unis d'Amérique depuis la Seconde Guerre mondiale expliquée par le professeur et militant Noam Chomsky, exemples à l'appui. Au Viêt-nam, les États-Unis n'ont pas perdu la guerre : ils ont laissé un pays en ruine, divisé, qui ne pourra jamais s'en relever. En Amérique latine, les États-Unis se sont affairés à écraser toute esquisse de démocratie ne cadrant pas avec leurs intérêts économiques. L'Europe de l'Est, tombée sous le joug de l'Ouest après la chute de l'Union soviétique, est maintenue dans un état de sous-développement. Avec la complicité des médias, Washington manie un double langage constant auprès de sa population afin de justifier sa politique étrangère. Court, accessible et très incisif, « Les dessous de la politique de l'Oncle Sam » est devenu un classique des relations internationales et présente un condensé des analyses géopolitiques, économiques et sociales de Noam Chomsky.

  • la politique actuelle de l'administration bush sur la scène mondiale constitue-t-elle une rupture avec la position traditionnelle des etats-unis ? pour noam chomsky - qui signe là son premier grand essai depuis une quinzaine d'années -, la stratégie de sécurité nationale adoptée en 2002 a eu de nombreux précédents dans la pratique des administrations passées, tant républicaines que démocrates.
    ce qui est vraiment nouveau, c'est que cette attitude n'est plus déniée mais revendiquée ouvertement. en s'appuyant sur un travail de recherche de premier ordre et sur l'exploitation de nombreuses archives, chomsky analyse, avec autant d'indignation que d'humour, le discours du projet américain, dont il souligne très efficacement l'illogisme et l'injustice. hégémonie ou survie : tel est, selon chomsky, le choix historique aujourd'hui, et nul ne sait quelle orientation va l'emporter.

  • « L'An 501 » tente de jeter un regard clairvoyant sur les 500 ans de la conquête européenne du monde, depuis l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique le 12 octobre 1492. Dans cet ouvrage publié initialement en 1993, Chomsky expose les mécanismes et principes au fondement de cet envahissement et ce que celui-ci laisse entrevoir pour l'avenir. Car en l'an 501, alors que les États-Unis d'Amérique ont pris le relais de l'hégémonie mondiale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en développant le plus puissant et implacable empire que le monde ait connu, force est de constater que la conquête continue. Vingt-cinq ans après sa parution, ce livre demeure un incontournable pour comprendre les dynamiques géopolitiques actuelles et pour s'initier à la pensée politique de Noam Chomsky. Dans un style tout imprégné d'une âpre ironie qui n'est pas sans rappeler Voltaire, le célèbre linguistique et intellectuel analyse la situation en Haïti, en Amérique latine, à Cuba, en Indonésie et ailleurs, tout en décrivant la constitution d'un tiers-monde au coeur même des États-Unis. Chomsky dresse des parallèles entre les génocides de l'époque coloniale et l'exploitation et les meurtres associés à l'impérialisme contemporain. Véritable cours d'histoire des cinq derniers siècles dont le propos est encore criant d'actualité, cette nouvelle édition est bonifiée d'une préface inédite de l'auteur dans laquelle il rappelle que la conquête se poursuit toujours.Remplace EAN 9782921561198.

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