Pluriel

  • Relire le relié

    Michel Serres

    • Pluriel
    • 21 Avril 2021

    Le dernier livre de Michel Serres, consacré à repenser la religion, et qui vient clore l'aventure de sa pensée.
    « Voici sans doute mon dernier livre. Il varie sur les deux origines du mot religion, l'une probable, l'autre usuelle : relire et relier. Il ne cesse, en effet, de relire les textes sacrés tout en cheminant le long des mille et une voies qui tissent le réseau global de nos vies, de nos actes, de nos pensées, de nos cultures. En cela, il conclut quelques décennies d'efforts consacrés à lier toutes opérations de synthèse.

    À l'âge analytique - celui des divisions, décompositions, destructions, y compris celle de notre planète - succède celui de la synthèse et de la reconstruction. Nos problèmes contemporains ne peuvent trouver que des solutions globales.

    Comment ne point finir par le religieux, dont on dit qu'il relie, selon un axe vertical, le ciel à la terre, et, horizontalement, les hommes entre eux ? ».
    Michel Serres

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  • Les cinq sens

    Michel Serres

    • Pluriel
    • 5 Novembre 2014

    Le nouveau corps confie au sport son souffle, son coeur, sa sueur et ne travaille presque plus de force mais sur des codes ; sanitaire et aseptique, rectifié par les remèdes et la prédiction médicale, il repousse la mort de trente ans et l'antique souffrance quasi définitivement ; diététique, grignotant des calories du bout des dents, il absorbe ce que ses pères n'auraient pas reconnu pour nourriture ni pour breuvage ; nu et libre sur les plages mixtes, le nouveau corps sexuel se reproduit peu et artificiellement parfois ; toutes nouveautés contrebalancées par les squelettes ravagés d'épidémies sans recours, se multipliant et mourant par millions vers l'hémisphère Sud, livrés à toutes les horreurs dont nous nous délivrons ; comment ces corps si vite changés en moins d'un demi-siècle habiteraient-ils le même monde, sentiraient-ils par les mêmes sens, logeraient-ils la même âme ou une semblable langue que l'ancienne chair accablée de poids et de nécessités, malade, sale, affamée ou repue, verbeuse, soumise au labeur et non à l'exercice, à la morale plus qu'à la médecine, dont la philosophie de nos pères a parlé ?

  • La parasite

    Michel Serres

    • Pluriel
    • 5 Novembre 2014

    « Qui mange à table d'hôte, invité gourmand, parfois beau causeur, est dit parasite. La bête petite qui vit de son hôte, qui change son état courant et le met en risque de mort, est dite, encore, parasite. Le bruit qui interrompt sans cesse nos dialogues ou intercepte nos messages, voici toujours le parasite. Pourquoi nommer d'un même mot un homme, une bête et une onde ? Voici un livre d'images, d'abord, comme réponse à la question, une galerie de portraits. Il faudra un peu deviner qui se dissimule sous les plumes et sous les poils, et sous l'accoutrement du fabuleux. Des animaux, grands et petits, mangent ensemble, leur festin est interrompu. Comment ? Par qui ? Pourquoi ? Sortent les animaux, les repas continuent. Nous mangerons avec Jean-Jacques, avec Tartuffe, avec Socrate, avec les frères de Joseph... Le parasite prend et ne donne rien : des mots, des bruits, du vent. L'hôte donne et ne reçoit rien. Voici la flèche simple, irréversible, sans retour, elle vole entre nous, c'est l'atome de la relation, et c'est l'angle du changement. Abus avant l'usage et vol avant l'échange. On peut construire, à partir d'elle, ou repenser au moins, techniques et travaux, économie et société. »

  • La couverture est un tableau de l'ecole de fontainebleau.
    Dans le fond, en haut, un bâtiment s'élève, le colisée, peut-être, un peu stylisé, un cirque colossal, une sorte de tour de babel romaine. derrière elle, d'autres monuments occupent l'horizon, un pont du tibre, une mince pyramide, un temple, la ville de rome, la ville antique, sujet de ce livre.
    Rome a bâti, pierre sur pierre, des routes, des ponts, des places, des ares, des villes entières, un empire long.
    Si elle a su les construire, il a fallu qu'elle sache les fonder. devant le colisée, sous l'ensemble des constructions, dans une esplanade large a lieu une bataille à mort. on dirait que des gladiateurs, échappés du cirque par la brèche, continuent leur combat au-dehors, on dirait l'assassinat des curiaces par horace. quand rome a décidé de construire le capitole, on a découvert au fond des fondations une tête humaine au visage entier.
    On dirait que le soldat du premier plan, debout triomphant sur un podium rond, vient de la retrouver. il la montre, comme un trophée. ces batailles fondamentales sont le sujet de ce livre, nommé livre des fondations.
    Fondations des murs de pierre sur la chair, fondations de la ville, de son histoire, de sa culture, de ses spectacles, de sa politique, des nôtres aussi, des nôtres encore. qui est ce pauvre mort dont la tête lamentable donne son nom au capitole ?.

  • Le parasite

    Michel Serres

    Qui mange à table d'hôte, invité gourmand, parfois beau causeur est dit parasite.
    La bête petite qui vit de son hôte, qui change son état courant et le met en risque de mort, est dite, encore parasite. le bruit qui interrompt sans cesse nos dialogues ou intercepte nos messages, voici toujours le parasite. pourquoi nomme d'un même mot un homme, une bête et une onde ?
    Voici un livre d'images d'abord comme réponse à la question, une galerie de portraits. il faudra un peu deviner qui se dissimule sous les plumes et sous les poils, et sous l'accoutrement du fabuleux.
    Des animaux, grands et petits, mangent ensemble, leur festin est interrompu. comment ? par qui ? pourquoi ?
    Sortent les animaux, les repas continuent. nous mangerons avec jean-jacques, avec tartuffe, avec socrate, avec les frères de joseph.
    Le parasite prend et ne donne rien : des mots, des bruits, du vent. l'hôte donne et ne reçoit rien. voici la fléche simple, irréversible, sans retour, elle vole entre nous, c'est l'atome de la relation et c'est l'angle du changement.
    Abus avant l'usage et vol avant l'échange. on peut construire, à partir d'elle, ou repenser au moins, techniques et travaux, économie et société.

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