Denoel

  • Sur Pao, planète sans saison, où le temps s'écoule sans heurt, le peuple s'est fondu dans une homogénéité exceptionnelle que révèle son langage.
    Ainsi les mots " meilleur " ou " pire " n'existent pas. Mais si cet état de choses assure une paix durable, il a aussi émoussé au fil des générations le goût de l'innovation autant que la combativité. Aussi, lorsqu'une planète guerrière s'en prendra à Pao, les envahisseurs ne se heurteront qu'à l'indifférence générale. C'est un sorcier qui trouvera le remède : le comportement. oeuvre d'un précurseur puisque abordant dès 19158 une discipline que les sciences humaines ne devaient développer que plus tard, la socio-linguistique, Les Langages de Pao est un classique de la science-fiction.

  • sur la planète durdane existe un ensemble de communautés disparates, le shant, sur lequel règne l'anome, aussi surnommé l'homme sans visage.
    dans cette région, chaque femme, chaque homme se voit équipé à la fin de l'adolescence d'un torque explosif que l'anome peut faire détoner à tout moment. la terreur qu'inspire ce juge et bourreau a maintenu une paix relative pendant des décennies. mais voilà que débarquent d'on ne sait où les rogushkoïs, de féroces créatures humanoïdes qui massacrent les hommes et s'accouplent avec les femmes. et contre lesquelles l'anome ne prend aucune mesure particulière.
    parce que les rogushkoïs ont tué sa mère, le jeune etzwane se jure de découvrir l'identité de l'homme sans visage et de mettre un terme à son règne. bientôt tous les secrets de durdane tomberont aux pieds du jeune homme, brisés comme des jouets trop fragiles. et il sera bien obligé de comprendre que le prix de la responsabilité est parfois exorbitant.

  • «Que ce soit en ce jour de l'été 1960 (ça l'était) où j'ai ouvert mon premier Jack Vance, ou en une quelque autre saison de cette insignifiante et avant-dernière année américaine de 1962, j'ai découvert dans cette oeuvre une prose inégalée et la poésie de la science-fiction, me condamnant alors, non seulement à tenter d'écrire un jour dans le même domaine que ce Maître des Dragons, mais aussi à essayer de jouer les notes simples dont ce maestro faisait de si parfaits concertos et des symphonies aériennes semble-t-il faciles. S'il était Mozart, je ne serais que son Sallieri, peut-être, mais je savais que j'avais rencontré le matériau idoine, la sensation exacte, la vraie poésie, et un motif de continuer d'aimer la science-fiction bien après l'adolescence, la fac et mes années d'apprenti écrivain.» Dan Simmons.

  • «Que ce soit en ce jour de l'été 1960 (ça l'était) où j'ai ouvert mon premier Jack Vance, ou en une quelque autre saison de cette insignifiante et avant-dernière année américaine de 1962, j'ai découvert dans cette oeuvre une prose inégalée et la poésie de la science-fiction, me condamnant alors, non seulement à tenter d'écrire un jour dans le même domaine que ce Maître des Dragons, mais aussi à essayer de jouer les notes simples dont ce maestro faisait de si parfaits concertos et des symphonies aériennes semble-t-il faciles. S'il était Mozart, je ne serais que son Salieri, peut-être, mais je savais que j'avais rencontré le matériau idoine, la sensation exacte, la vraie poésie, et un motif de continuer d'aimer la science-fiction bien après l'adolescence, la fac et mes années d'apprenti écrivain.» Dan Simmons.

empty