le foot passe au Pavé

  • Football factory

    John King

    • Points
    • 2 Novembre 2011

    Pour Tom, la vraie vie commence le week-end. Chaque samedi après-midi, lui et sa bande
    accompagnent leur équipe favorite. Victoire, défaite, peu importe, car c'est toujours le même
    scénario qui se déroule après le match : bières, baston avec les supporters des clubs rivaux et
    castagne avec les flics.
    Comme des milliers de jeunes, ils sont les parias d'une société britannique en crise, ravagée par le
    chômage et l'alcoolisme, auxquels s'ajoutent le racisme et le machisme ordinaires. John King les
    montre tels qu'ils sont. Un récit réaliste, cru et dérangeant.

  • Un printemps 76

    Vincent Duluc

    « Dans l'ennui d'une adolescence provinciale au beau milieu des années 1970, les footballeurs de l'AS Saint-Étienne ont laissé la marque d'une évasion en nous laissant entrevoir une autre vie. Pendant quelques jours de printemps, la France s'est prise de passion pour le feuilleton télévisuel et sportif de cette équipe qui ressemblait à sa ville, ouvrière et fiévreuse, une ville qui accédait à la lumière, grâce à la Coupe d'Europe de football, au moment même où elle fermait ses mines.
    J'avais treize ans, répartissais mes admirations entre Dominique Rocheteau, Neil Young et les filles, jouais au foot et me languissais à la lisière de ce monde fantasmé, de ce territoire qui cachait mes racines familiales. Comment se soustraire à l'assignation à résidence par l'âge et par la géographie ? Il m'est arrivé de croire, en 1976, que les Verts étaient la réponse à tout. »

  • Depuis 1998, Football et Littérature semblent s'être réconciliés.
    La victoire de l'équipe tricolore " black, blanc, beur " a, en quelque sorte, légitimé auprès des et récurrente activité de beaux manchot. De Homère à Pierre Desproges, de Jean Giraudoux à Frédéric Dard, de Pier Paolo Pasolini à Anthony Burgess, en passant par Vladimir Nabokov, Antoine Blondin, Umberto Eco, sans oublier Albert Camus, Jean-Paul Sartre, Marguerite Duras, Georges Haldas, Gunther Grass, tous ces monuments se proposent de rapprocher Plumes et crampons sur le terrain de la pure émotion et du style à panache.
    Fragments de romans, de pièces de théâtre, d'essais ou de poèmes font ici la part belle aux experts et aux passionnés, sans oublier les dilettantes, les transis de l'amour foot, les iconoclastes, les décalés, et la belle majorité des rêveurs d'enfance.

  • Le sport aura été, avec le cinéma, une des plus belles inventions de notre siècle.
    Né en Grèce, disparu pendant deux mille ans, redécouvert par les Anglais à la fin du dix-neuvième, il a peu à peu conquis tous les publics et tous les pays. Une conquête magnifique - et pacifique. Il a résisté à tout. A la télévision, qui banalise. À l'argent, qui corrompt. Il a fait triompher, contre ces deux plaies de la vie moderne, ses évidences : la vérité contre l'artifice, le courage vrai, le dépassement de soi, l'esprit d'équipe.
    Chaque jour, il nous rappelle le message de la Grèce : le monde est plein de merveilles, mais la merveille des merveilles, c'est l'Homme. Il a eu ses peintres et ses poètes, de Giraudoux à Hemingway, et de Paul Morand à Antoine Blondin. Sans oublier Montherlant, prince du style, grand parmi les grands, l'auteur du Paradis à l'ombre des épées et de Onze devant la porte dorée. Voici un livre qui prendra place à côté de ces deux chefs d'oeuvre.
    Vladimir Dimitrijevié est aujourd'hui, avec Guy Roux, l'homme qui parle le mieux du football. Lui-même a pratiqué ce jeu depuis l'âge de dix ans, et a été obligé de s'arrêter à dix-huit, à la suite d'un accident. Il nous donne ici un essai lumineux, chaleureux, rempli d'analyses, d'anecdotes, de remarques techniques et psychologiques, de portraits, de souvenirs, sur le Sport-Roi du vingtième siècle.
    Il évoque les grands joueurs, les grandes équipes, les grandes époques. Et l'enfance, qui est l'âme du sport. Un texte où l'intelligence contribue à chaque instant à éclairer la passion. Bernard de Fallois.

  • Jamais, comme pendant la Coupe du monde au Japon en 2002, je n'ai éprouvé une aussi parfaite concordance des temps, où le temps du football, rassurant et abstrait, s'était, pendant un mois, non pas substitué, mais glissé, fondu dans la gangue plus vaste du temps véritable. C'est peut-être là l'enjeu secret de ces lignes, essayer de transformer le football, sa matière vulgaire, grossière et périssable, en une forme immuable, liée aux saisons, à la mélancolie, au temps et à l'enfance.

  • Pierre-Louis Basse retrace cette demi-finale de Coupe du monde perdue par la France face à l'Allemagne. Un match où tous les éléments de la tragédie étaient réunis.
    « Plus jamais ils ne joueraient aussi juste que dans cette prolongation qui leur était promise. Plus jamais ils n'auront accumulé autant de haine et en même temps de détachement à l'égard de leur métier.
    Cette nuit de Séville 82. C'était une nuit très claire. Chaude. Une nuit décidée à suspendre tous les sommeils. Rocheteau et Platini ont engagé. Ils ne savaient pas encore que c'était pour la vie. » Pierrre-Louis Basse.

  • England away

    John King

    Tommy Johnson est un hooligan qui rallie péniblement l'Allemagne depuis la Hollande pour assister à un match de foot de l'équipe d'Angleterre à Berlin.
    Le vétéran de la Seconde guerre mondiale Bill Farrell se remémore ses expériences de guerre à Londres.
    Harry Roberts entrevoit et attend, lui, un monde futur qui carburerait à la beuh hollandaise et au speed allemand.
    Au présent, passé et futur, à travers trois personnages des classes populaires anglaises, England Away ancre la culture du foot dans ses origines et pratiques sociales et explore les stéréotypes de langage et du nationalisme, mais aussi l'attraction pour le sexe et la violence.
    « L'auteur des meilleurs livres écrits sur la culture anglaise depuis la guerre. » Irvine Welsh « King est l'écrivain du football et de la classe ouvrière anglaise. » Hubert Artus, DonQuiFoot

  • « Maradona good, Pelé better, George best ».

    George Best a été la première popstar du football, le premier joueur médiatisé au-delà de ses performances, le sportif le plus photographié des années 1960 et 1970, un joueur d'une grâce infinie, une gueule d'ange qui a débarqué dans la nuit en même temps que la minijupe et la pilule. Les penseurs d'alors affirmaient que les Beatles s'occupaient de la musique et George Best de la chorégraphie.
    Le Cinquième Beatles est une histoire dont le football n'est pas le coeur, mais une atmosphère. Une histoire d'innocence, de sexe et de rock'n'roll. George Best est devenu un mythe de la culture foot, parce que les traces de son jeu sont celles d'un génie, parce qu'il venait d'Angleterre, berceau du sport le plus populaire au monde, de la musique et d'une presse tabloïd qui a raconté son existence au jour le jour, en noir et blanc puis en couleurs, des sommets des années 1960 avec mannequins et voitures de sport à la déchéance, l'alcool et la mort, avant ses soixante ans. « Toute ma vie, j'ai rêvé de coucher avec George Best. » C'est ce que, au crépuscule de sa vie, les femmes disaient de lui.
    Il est devenu un mythe parce qu'il a arrêté le football de haut niveau à vingt-sept ans, dans le désintérêt d'autres sommets, parce que la plupart de ceux qui l'ont vu étaient persuadés qu'il était le plus grand, parce que personne n'a jamais osé, ni avant ni après, vivre et brûler comme lui.
    À l'image glamour qui a porté son mythe, il a su ajouter une légende faite de panache, d'humour et d'autodérision.
    Partout se vendent les tee-shirts qui reprennent ses formules et ne s'encombrent pas de signatures. Épitaphe favorite de tous ceux qui le vénèrent : « J'ai dépensé tout mon argent en filles, en verres et en voitures. Tout le reste, je l'ai gaspillé. »

empty