Humour

  • 80 chroniques pour affronter les rigueurs du XXIe siècle «L'open space, on aurait d'abord dû le tester sur des rats.» «Le monde se divise en deux : ceux qui voient la batterie de leur téléphone à moitié pleine et ceux qui voient la batterie à moitié vide.» «Toute une carrière passée à Pôle emploi, tout ça pour finir chômeuse? C'est là que je me suis dit, Mireille, t'as été inspirée de ne pas faire boucherie.» «Dans la société de l'image, il y a plus emmerdant que de rater son clafoutis : il y a rater la photo de son clafoutis.» Cyclo-prolétariat, flexisécurité, PMA post mortem, ubérisation, start-up nation : Charline Vanhoenacker dépeint avec délectation les travers et les vanités d'une société, la nôtre, qui court après la modernité comme un hamster dans sa roue.

  • L'ivre de mots

    Stéphane De Groodt

    Par amour des mots, on sème tant, que la récolte livre parfois quelques pensées fugaces.

    C'est donc le fruit de cette cueillette que je vous propose ici, en ouvrant le bal par l'exercice de la dédicace. Mais comme il me fallait choisir celui ou celle que je souhaitais honorer de cette tradition littéraire, j'ai choisi de ne pas choisir...

    C'est ainsi que je dédie ce livre «?au Goncourt qui ne l'aura pas, et réciproquement?», mais aussi «?à Einstein, qui m'a appris à relativiser?», «?au pain perdu et au plaisir retrouvé?», ou encore à ces autres, couchés sur papier au «?hasard du je et de l'amour?».

    En fait, cet ouvrage est dédié à vous. Emois...

    Après ces hommages aux intérêts divers, je me suis laissé aller à quelques pensées vagabondes. C'est donc la tête dans les étoiles, que mes idées passaient de lune à l'autre. De ces philosophes qui en font parfois tout une Montaigne, aux femmes à ventre dont je loue le courage en passant par l'histoire d'avant et Ève, ou de Molière, magnifique comédien, qui pourtant n'eut jamais de Molière.

    Ivre de mots, je vous invite à partager ces quelques vers.

    Qui mime me suive...

  • "Des amours, il en a connu avant. Elle en a vu passer aussi. Ceci est l'histoire de leur amour. Celui qui tombe comme un couperet, ici et maintenant."

  • Macron des sources

    Laurent Gerra

    L'année a été chaude. Caniculaire. Nous dirions même : accablante.
    Entre l'affaire Benalla, les gilets jaunes, les démissions de ministres, les gilets jaunes, les emportements de Jean-Luc Mélenchon, les Européennes, les gilets jaunes, l'incendie de Notre-Dame, les disparitions de Jean-Pierre Marielle et de Dick Rivers, le Festival de Cannes, les gilets jaunes, l'effondrement des Républicains, le Mondial de foot féminin et - nous avions failli les oublier - les gilets jaunes, l'actualité a été en surchauffe.
    Ajoutons-y les agacements de Gérard Depardieu, les embêtements du pape François, les analyses de François Lenglet, les lectures de Fabrice Luchini, les interventions de François Hollande et celles de Nicolas Sarkozy, qui ont ponctué cette année de chroniques matinales sur RTL.
    Sans oublier que, pendant ce temps-là, dans le vallon des Darmanin, au fond de la garrigue baignée du chant lancinant des cigales, Ugolin et le Papet n'ont cessé de garder un oeil sur le petit de la ville, ce Macron des sources qui pourrait bien prélever leur oseille...

  • S'il existe autant de spécialités journalistiques que d'activités humaines, je ne distingue que deux catégories de confrères : ceux qui recueillent l'opinion d'interlocuteurs qu'ils estiment plus qualifiés qu'eux et ceux auxquels on offre le grand luxe de ne donner que leur avis et lui seul. Après de rapides débuts chez les premiers, j'ai rejoint depuis plus d'un demi-siècle les seconds. Lorsque j'ai commencé à broder sur l'actualité, les haricots verts avaient encore des fils ; les plateformes ne se situaient qu'à l'arrière des autobus et pas sur internet ; les gens qui monologuaient dans la rue ignoraient le téléphone portable. La chronique a été mon bâton de maréchal. Elle m'a évité les déplacements et les démentis sans m'empêcher toujours de me tromper sur l'interprétation des événements et le caractère des hommes.
    De 1987 à 2019, j'ai donc tenté, alors que je n'ai jamais touché un ballon rond de ma vie, de rebondir chaque semaine dans la tribune privilégiée que m'offrait Le Figaro Magazine. J'ai surfé - sans plus d'expérience sportive - sur les chambardements politiques, sur les phénomènes de société, sur les vrais talents et sur les fausses gloires. A aucun moment, je n'ai manqué de matière première. Souvent, le choix était délicat entre tourner en ridicule les gouvernants et sublimer le dérisoire. Je me suis efforcé d'accorder la priorité aux contemporains les plus imaginatifs ou les moins futés en ratissant très large dans les univers des affaires et de la culture. Parfois, ma réaction était prémonitoire. Autrement, elle n'avait d'autre effet que de provoquer un sourire jusqu'à ce que le vaudeville tourne au drame ou qu'un scandale chasse l'autre. Car je me suis surtout délecté des orateurs peu doués pour la parole, des politiciens sans foi ni loi, des réformes avortées et des projets abandonnés en rase campagne électorale. J'assume mes contradictions : j'ai dénoncé l'argent-qui-ruine-tout mais j'ai refusé le bénévolat ; je me suis moqué des VIP affamés de notoriété mais j'ai offert un verre à mon entourage le jour où mon nom est apparu au-dessus de mon article plutôt qu'en-dessous ; j'ai daubé sur les frimeurs mais j'ai arrêté des bolides qui ressemblaient aux leurs devant les hôtels où je savais les retrouver ; j'ai osé écrire «Que notre République serait triste sans les rois d'à côté !» alors que je suis l'archétype du franco-français franchouillard.
    Au total, des centaines de chroniques dont j'ai sélectionné la quintessence et qui doivent à l'attention des lecteurs et au courrier qu'ils m'ont adressé autant qu'à mon inspiration. Sans ces complices indulgents et fidèles, je me serais trouvé dans l'impuissante position des champions de pelote basque dépourvus de fronton. Le bon Dieu qui veille sur le parcours des tâcherons agnostiques m'a permis de jouer les prolongations et la possibilité de transformer l'écume des semaines en morceaux choisis. Un grand merci.

  • Il peut nous arriver de déplorer le côté monotone et ennuyeux de la réalité mais si on l'observe bien, elle peut nous apporter son lot de cocasseries et d'insolite. Il suffit d'avoir l'oeil pour découvrir autour de soi, au coin de la rue, ou chez les bouquinistes, une telle matière à rire que l'on ne peut alors s'empêcher de s'écrier : « Ça ne s'invente pas ! » Jean-Loup Chiflet, très sensible à ce qu'il convient bien d'appeler « L'humour involontaire » s'est mis en quête depuis des années de plonger dans des eaux troubles pour en retirer des documents étonnants, insolites et improbables ; tels certains manuels scolaires ( Par admiration, on appelait Charlemagne l'empereur à la barbe fleurie bien qu'il n'ait pas de barbe) ou religieux (Le petit Jésus passait ses vacances à la montagne chez son cousin Jean-Baptiste) et de guides dits de civilités commis au début du XXe siècle par des baronnes et autres comtesses (On peut dire merci aux domestiques, mais seulement de temps en temps) et surtout les fameux Almanachs Hachette qui, avec l'usure du temps, sont tombés en désuétude pour notre plus grand plaisir (Les porteurs de grandes oreilles sont des naïfs). Mais cette intarissable source comique nourrie par la bêtise, l'étourderie, le mauvais goût, sans compter avec le génie du hasard ne jaillit pas seulement du fond des âges ; on trouvera aussi dans ce catalogue déraisonné, des perles récentes tout aussi saugrenues de fonctionnaires, de victimes de l'administration, de journalistes (Auguste Lumière s'éteint), d'élèves etc. Ainsi, la réalité, quand elle dépasse la fiction, est plus attrayante car elle n'obéit à aucune loi contrairement à la fiction, soumise à des règles strictes, condamnant l'écrivain à respecter une certaine véracité qui le met en état d'infériorité face à la vraie vie.

    Principales têtes de rubriques : Administration - Animaux - Amour - Arts - Assurances - Bon Dieu - Bon sens - Culture/Littérature - Éducation - Garde-à-vous - Petites histoires de l'Histoire - Ils auraient mieux fait de se taire - Justice - Jeunesse - Langage - Les politiques - Poste restante - Presse - Médecine - Savoir-vivre - Sciences et technique - Sports - Vie quotidienne - Voyage.

  • L'inénarrable François Morel est de retour ! Voici le nouveau recueil de ses chroniques du vendredi dans la matinale de France Inter de 2017 à 2019, pour le plus grand bonheur de ses lecteurs et de ses auditeurs.

    « On critique parfois ceux qui ont profité de la notoriété de leur père pour se faire connaître, mais est-ce que Jésus-Christ, je pose la question, je ne veux faire le procès de personne, n'a pas, plus que les autres, exagérément utilisé la notoriété de son père pour faire carrière dans la messianie ? » A la fois caustique, cinglant et émouvant, François Morel n'a pas son pareil pour nous parler de l'actualité, du quotidien, de la vie en général.
    Parmi les célèbres chroniques qui font, tous les vendredis, les délices des auditeurs, on retrouve dans ce recueil:
    « Elle est bonne la soupe » ;
    « Jean Rochefort et la mort n'ont rien à faire ensemble » ;
    « Cher monsieur Koons » ;
    « La littérature n'est pas morte » ;
    « L'art de la relance » ;
    « Des nouvelles du pays des tartelettes à la merde » ;
    « #Balancetavache ».

  • L'univers de l'entreprise dessiné par Voutch est peuplé de patrons tyranniques, d'employés résignés, d'assistantes goguenardes, de stagiaires désabusés et de petits chefs survoltés.
    Un monde implacable où le rapport de force est la règle et que Voutch observe avec son indulgence habituelle (c'est-à-dire très faible) et son goût (très prononcé, en revanche) pour les répliques idiotes et les situations totalement absurdes.

  • Le dictionnaire moderne

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    Aujourd'hui, les mots ont une autre portée, un autre sens qu'au siècle dernier, et nous avons décidé de leur enlever le costume fatigué de l'Académie française pour les revêtir d'un short et d'une chemise aux motifs tropicaux.
    Ce livre vient dépoussiérer les dicos traditionnels qui ne sont plus les véritables témoins de notre époque.
    Ici vous trouverez des définitions honnêtes et actuelles dont le but ultime est que la voix dans votre cerveau prononce cette phrase à leur lecture : « Mais oui, c'est trop ça ! » Nous espérons du fond de notre coeur que ce dictionnaire déclenchera chez vous ce petit sourire en coin si séduisant. C'est Wikipédia avec de l'humour, c'est Larousse avec la fibre.
    Bonne lecture, Mcfly & Carlito.

    CONCIERGE : BFM de l'immeuble.
    DJ : Playlist Spotify qui transpire.
    ÉCOUTEURS : Accessoire qui génère les noeuds les plus complexes de l'existence.
    IKEA : Immense magasin dans lequel des milliers de personnes tentent de trouver un vendeur disponible.
    IPAD : Système d'hypnose pour enfants.
    KEBAB : Laxatif grec.
    SELFIE : Capture d'ego.

  • En 1995, dans les Franches-Montagnes du Jura suisse, naquirent Plonk & Replonk, collectif à l'humour noir et grinçant, qui façonna sa vision du monde en mélangeant celle d'Edward Lear ou de Pierre Desproges avec le non-sens du dessinateur américain Gary Larson, la causticité et l'extravagance des sketches des Monthy Python. Plonk & Replonk créent dès lors tous azimuts, dans l'ordre et le désordre : des livres, des t-shirts, des nains de jardin coulés dans le béton. Les premières cartes postales estampillées Plonk & Replonk apparaissent en 1997. Déroutantes et drôles, elles vont faire leur succès. A partir de cartes anciennes provenant d'archives ou de banques d'images ils conçoivent des photo-montages et réalisent leurs propres clichés (dans les deux sens du terme) en y intégrant des photographies personnelles, en les colorisant ou en y ajoutant une kitschissime "Swiss retouch» de non-sens, notamment dans la légende lapidaire. S'inspirant des thématiques qui font la joie des cartophiles, Plonk et Replonk concoctent des séries radicalement absconses et résolument fumeuses : on découvre ainsi l'accorte Peigneuse de girafe et l'insouciante Petite marchande d'uranium (Série Métiers d'antan), L'immémorial combat de l'éléphant contre la porcelaine de Limoges (Série Sauvage et beau), l'implacable trajet de L'oeuf traversant un poulet à 300 km/h (Série Le monde de l'univers) ou le redouté Fantôme de l'apéro (Série Hors-série). Reconnu d'inutilité publique depuis 1997, Plonk et Replonk explorent également le détournement des panneaux d'information - Bienvenu sur l'A 45, prudence, vous roulez à contresens. Vous l'aurez compris, ces deux là sont suisses... Suisse, terre d'asile !

  • Qui mange un chien chie Ouah Ouah.
    Nul n'est prophète à Pompéi. On ne dit pas "Javellisé " mais " J'ai lu "... mais aussi moult réclames hilarantes vantant les bienfaits de l'homme des Tavernes, de l'huile à Rachid ou des lits Bidau... tels sont les ingrédients de cet ouvrage qui ne manquera pas de provoquer éclats de rire, maux de ventre et admiration, même chez les plus blasés !

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